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ONZE ANS APRÈS SON ASSASSINAT Témoignages inédits sur Lounès Matoub

Publié le 29/06/2009 à 13:58 par kabylieazouzanet
ONZE ANS APRÈS SON ASSASSINAT Témoignages inédits sur Lounès Matoub
Pour la première fois, depuis onze ans, des personnes très proches de Lounès Matoub sortent de leur mutisme et décident de parler. Mustapha Matoub, son ami d’enfance et cousin, la mère de Djamila sur laquelle le Rebelle a composé la majorité de ses chansons d’amour et une voisine qui le connaissait très bien, évoquent des détails inédits.

Taourirt Moussa est devenu, depuis onze ans, le village le plus visité de Kabylie. Chaque jour, des citoyens s’y rendent en famille ou entre amis pour revisiter l’une des pages les plus importantes de l’histoire de la région.
Comme il l’avait prédit dans l’une de ses chansons, sa maison est devenue le bien de la communauté. Les visiteurs s’y sentent chez eux. Tout le monde est convaincu que les onze années qui nous séparent du jour de son assassinat sont passées si vite. «Déjà, onze ans!» est l’exclamation qui revient chez toutes les personnes interrogées. La date de l’assassinat de Lounès Matoub est devenue un repère dans le temps.
L’une des personnes que la mort de Matoub Lounès a sans doute ébranlée le plus est son cousin Mustapha. Le jour de notre visite, il nous attend dans une salle qui fait office de bureau du secrétaire général de la Fondation. La ressemblance physique avec Lounès est frappante. Il est l’homme qui connaît sans doute le plus le cheminement de Lounès. Ils ont grandi dans la même maison. Ils étaient inséparables à tel point que, quand l’un d’eux faisait une bêtise lorsqu’ils étaient enfants, le premier attrapé est réprimandé. Dans la tête des parents, l’un ne pouvait pas agir sans la complicité de l’autre. «Je n’ai jamais réussi à comprendre comment il est (durant toute notre entrevue, Mustapha parle de Matoub au présent). Il est imprévisible. Il veut tout le temps faire cinq à six choses en même temps. Il ne programme rien pour le futur. Il peut décider avec moi de faire quelque chose et en cours de route, il peut passer à autre chose. Il lui arrive souvent de changer de programme cinq à six fois dans la journée.» Mustapha raconte que, quand ils étaient enfants, de tout ce qu’ils faisaient ensemble, Lounès voulait toujours aller plus loin. Même lorsqu’il s’agit de choses négatives. Il se souvient qu’à une époque, il était à la mode que les adolescents se brûlent le bras avec une cigarette. Lounès l’a fait carrément avec une bougie. Quand les enfants montaient sur les arbres, lui allait le plus haut possible. Cette obsession de prendre toujours le dessus l’a poursuivi toute sa vie. «Lorsque tu te bats avec lui, s’il t’arrive de le vaincre, il ne va jamais te lâcher. Il faut qu’il prenne le dessus, sinon, il te poursuivra tout le temps», explique Mustapha qui dit avoir retrouvé ce trait de caractère des années plus tard dans des situations plus sérieuses, une fois que Lounès Matoub est devenu artiste. A chaque fin de gala, il m’interroge s’il a été le meilleur. «Il l’a dans le sang, être le meilleur», souligne notre interlocuteur. Lorsqu’il a commencé ses premiers pas dans la chanson, Mustapha témoigne que là où il y a une fête au village ou dans les environs, il s’y rend et il monte sur scène sans qu’on le lui demande. Il ne rate aucune fête. Mustapha révèle que Lounès, depuis sa tendre enfance, lisait énormément. Tout ce qu’il lisait dans les romans, il fallait qu’il le mette en pratique. Il imitait tout le temps le personnage principal. C’est aussi un homme de principe. En 1972, son père, venu de France, lui ramène un mandole: «Nous avons parié sur cet instrument en jouant au poker. Je l’ai gagné mais je ne voulais pas le prendre car je connaissais l’importance qu’il avait pour lui. J’ai beau insister pour le lui restituer. Il ne voulait rien entendre. C’était une question de principe pour lui. Il était un homme de parole.» Nous demandons à Mustapha s’il arrivait à Lounès d’utiliser la ruse et il répond: «Il n’a pas le temps d’utiliser la ruse. Il se donne complètement. Il agit d’abord puis réfléchit ensuite. Il n’a pas de secrets. Pour lui, avoir des secrets est quelque chose d’anormal. Quand il fait quelque chose, il faut que tout le monde le sache. Sinon, c’est comme s’il ne l’a pas fait. Même ses problèmes les plus intimes, il en parle comme si c’était quelque chose de tout à fait naturel. Personne parmi nous ne le comprenait.» Le cousin explique que Matoub est un être exceptionnel: «S’il t’admet comme ami, fais-lui tout ce que tu veux, il t’aimera toujours et à fond, mais si tu es son ennemi, il ne te lâchera jamais.» D’après le récit de Mustapha, on conclut que Lounes était un homme plein de folies. Lorsqu’il était au Service national, où il a passé deux ans, contrairement à la rumeur qui parle de cinq ans, il s’enfuyait souvent au village. Il ramenait des tas de chansons qu’il avait composées et ils les interprétait à ses amis. Notre témoin raconte que Lounès avait le même comportement avec tout le monde. Il n’avait aucun traitement de faveur envers quiconque. Depuis sa tendre enfance, il était libre et personne ne pouvait lui demander des comptes. Il était un grand blagueur. Il riait de tout. Il ne prenait pas la vie au sérieux. Il n’avait jamais peur. Ni du danger ni de la mort. «Quand tu lui dis, il ne faut pas passer par là, c’est dangereux, il répond: allons-y par là justement!», ajoute Mustapha. Il pouvait composer une chanson en un rien de temps. Arwah Arwah, l’un de ses chefs-d’oeuvre, il l’a composé en un temps record. Il était à la maison avec ses amis. Il a commencé à la composer. Juste après, le groupe est monté au café et Lounès leur propose de leur jouer la dernière chanson qu’il vient de composer. Ils ont tous eu du mal à le croire. Pourtant, c’était vrai.
Pour Mustapha, c’est un miracle que Lounès ait vécu jusqu’à quarante-deux ans parce qu’il avait tout le temps vécu dans le danger. Il était insensible au danger. Mustapha confie qu’au début de sa carrière d’artiste, Lounès avait promis de ne jamais reculer dans son engagement. «Il ne pensait pas à sa vie privée. Si ce n’était pas moi, il n’aurait jamais construit cette maison. Pour lui, l’argent, n’avait pas d’importance. S’il rentre dans un café, il paie toutes les consommations des clients. Il distribue son argent à tous ceux qui sont dans le besoin. Sa personnalité est construite de chair et de sentiments. Quand il prend une décision, ça ne sert à rien d’insister pour qu’il change d’avis. Il ne connaît ni la joie ni le malheur. Il aime taquiner. Il n’est pas rancunier malgré sa franchise hors du commun.» Pour Mustapha, Matoub est mort, le film est terminé.
Pour tous les jeunes de Kabylie, parler de Matoub Lounès, c’est aussi évoquer Djamila, son grand amour qu’il a immortalisé dans son oeuvre artistique. Matoub Lounès n’a pas cessé d’aimer de manière inédite cette femme sur laquelle il chantait sans cesse. Même quand il était lié à une autre femme, Djamila revenait tel un leitmotiv dans chaque nouveauté. Y compris dans son album posthume, Lounès n’a pas oublié l’inoubliable puisqu’il l’évoque dans la chanson pathétique: «Iniyid kan (Dis- moi seulement).» Lorsque nous arrivons à Taourirt Moussa, Yuba, le jeune secrétaire général de la Fondation, nous montre la maison de Djamila qu’on peut voir à partir de la fenêtre de celle de Lounès. Nous avons alors émis le souhait de discuter avec la mère de cette femme qui a tant marqué l’homme le plus populaire de Kabylie. On découvre une femme d’une modestie extrême et d’une gentillesse rare. «Qu’est-ce que votre fille a de si spécial et que les autres n’ont pas pour marquer Matoub à ce point?» interrogeons-nous. La mère répond que «Djamila est une femme posée et très sage et qu’elle ne ment jamais, quelle que soit la conjoncture». On comprend vite que Matoub cherchait la sincérité qu’il avait dans son coeur, chez la partenaire. Il l’avait trouvée chez Djamila.
«Lorsqu’il a vu Djamila, il a dit: je ne peux pas me marier si ce n’est pas avec celle-là», se rappelle notre interlocutrice. Djamila et sa famille vivaient en France. Ils venaient seulement pendant l’été. Le jour où la famille de Djamila devait repartir à Paris, Matoub a aussi pris l’avion. Une fois en France, il s’est rendu directement chez eux. Au premier jour, il n’avait rien dit. La mère de Djamila, quoiqu’intriguée, a pensé qu’il s’agissait d’une visite de courtoisie car elle avait des liens de parenté avec l’artiste. Puis, les visites se répétaient. Jusqu’au jour où Lounès décide de s’exprimer: «Je veux épouser ta fille», lâche-t-il enfin en regardant Djamila avec un sourire timide. La mère de la future épouse a répondu que sa fille était fiancée. Matoub a répliqué, sûr de lui: «Il ne va pas l’épouser. C’est moi qu’elle épousera.» Le mariage a eu lieu en 1983. Dans sa cassette El Vavour, sortie en 1984, Matoub a composé une chanson sur son mariage et cite pour la première fois le prénom de sa femme publiquement, en cassant un tabou et non des moindres dans la société kabyle. Djamila qui vivait en France a suivi Matoub en Algérie. Comment ils ont vécu? Tout le monde le sait grâce aux chansons où il raconte avec précision les péripéties de sa vie conjugale comme aucun artiste ne l’avait fait auparavant. Le couple a résisté à toutes les tempêtes. Quand Matoub est sur son lit d’hôpital, suite aux événements d’Octobre 1988, les choses vont prendre une autre tournure. Comme il le chantait souvent, la patience a des limites. Djamila a craqué devant cette vie faite de dangers et de risques constants. Ils se séparent mais ne s’oublient pas. Surtout Lounès.
Ce dernier n’a jamais perdu l’espoir de revivre avec elle. Même quand cette dernière se remarie et même avec ses trois enfants. Jusqu’à la dernière minute de sa vie Matoub a toujours demandé après elle. «Il me demandait toujours si cette année elle allait venir passer les vacances au village. Il n’était pas du tout rancunier», nous dit une parente à Djamila, également rencontrée à Taourirt Moussa. Elle ajoute: «Matoub n’a jamais oublié Djamila. Quand il a été assassiné, le cadre avec la photo de cette dernière a été découvert caché derrière l’armoire de sa chambre à coucher.» Trois jours avant son assassinat, notre interlocutrice raconte qu’il lui a demandé d’appeler Djamila et de la lui passer au téléphone.
Elle a refusé pour éviter de créer des problèmes. «Si je savais qu’il allait mourir trois jours plus tard, j’aurais exaucé son voeu. Je le regretterai, toute ma vie», conclut-elle.

Aomar MOHELLEBI



AUCUNE CÉRÉMONIE N’EST PRÉVUE Boudiaf, l’oublié des hommages

Publié le 29/06/2009 à 13:34 par kabylieazouzanet
 AUCUNE CÉRÉMONIE N’EST PRÉVUE Boudiaf, l’oublié des hommages
Mohamed Boudiaf a été assassiné, en direct à la télévision, un certain 29 juin 1992 à la Maison de la culture de Annaba. 17 ans après, la commémoration de la mort de ce grand homme est passée sous silence.

Si Tayeb El-Watani dérange-t-il à ce point-là ? Même l’évocation de sa mort, une fois par an, semble perturber la quiétude de tout un monde. Ni la fondation qui porte son nom, encore moins le ministère des Moudjahidine et l’Organisation nationale des moudjahidine, ou encore le FLN qu’il a enfanté, personne n’ose organiser un hommage officiel à cet homme, pourtant assassiné alors qu’il présidait aux destinées de l’Algérie. Mohamed Boudiaf a consacré toute sa vie pour l’Algérie. Militant dans le mouvement national de la première heure, il est l’un des pères fondateurs, sinon le père, du FLN. Après l’Indépendance, il marque son désaccord avec Ahmed Ben Bella. Il sera arrêté et forcé à l’exil en 1963. Il élira domicile à Kenitra, au Maroc. Il créera un parti d’opposition, le Parti révolutionnaire socialiste (PRS), qu’il dissoudra à la mort de Houari Boumediene en 1979. Il se consacrera à la gestion de sa briqueterie. En 1992, alors que l’État vacillait, on fait appel à lui pour sauver le bateau Algérie. Le peuple algérien découvre un homme humble qui utilise un langage clair, direct, et qui parvient, l’espace d’une parenthèse, à se faire aimer comme jamais un chef d’État algérien ne l’a été. Ce natif de Ouled-Madi (M’sila) a su, en quelques mois seulement, gagner le cœur des jeunes à travers sa simplicité et sa modestie.
Boudiaf, qui a été déconnecté des réalités du sérail, ne s’est pas fait que des amis depuis son arrivée à El-Mouradia. Hostile au faste et autres extravagances liées au pouvoir, Boudiaf bousculait les bonnes vieilles habitudes du sérail. Appelé à la rescousse en 1992, au lendemain de l’arrêt du processus électoral et de la démission forcée du président Chadli Bendjedid, Mohamed Boudiaf ne faisait aucune ambiguïté sur ses choix politiques. Ceux qui ont décidé de l’arrêt du processus électoral et poussé Chadli à la démission savaient que Boudiaf était un homme de principes. Ils l’ont pourtant laissé mourir, un certain 29 juin, six mois seulement après son arrivée à El-Mouradia. Le procès de son assassin présumé, Lembarek Boumaârfi, un sous-lieutenant du GIS, a conclu à l’acte isolé. Une page a été tournée et refermée à jamais. Son livre Où va l’Algérie ? restera, cependant, comme un os en travers de la gorge de tous ceux qui portent la responsabilité des assassinats de l’homme. Oui, Boudiaf a été assassiné plusieurs fois. Celui qui voulait bâtir une Algérie démocratique, débarrassée de la corruption et dédiée aux jeunes compétences, a payé le prix de sa vie. Après 1992, la corruption n’a jamais été aussi prospère, la démocratie n’a jamais connu un tel recul et les jeunes n’ont jamais été aussi désespérés.
Les millions de personnes qui avaient pleuré la mort de Boudiaf ont vite oublié. On cultive bien l’amnésie générale !

Par : Azzeddine Bensouiah

ESQUE LES ALGERIENS ONT OUBLIER LES ANNEES NOIRS, ET L'ISLAMISME?

Publié le 08/06/2009 à 13:03 par kabylieazouzanet
ESQUE LES ALGERIENS ONT OUBLIER LES ANNEES NOIRS, ET L'ISLAMISME?
Aujourd'hui je me demande, si les algériens ont oublier leur souffrances pendant les années de la grande purge ou il suffit d'être scientifique, ou journaliste pour que on te condamne à mort.
cette histoire est relaté dans un article paru sur EL WATAN A vous de juger:

Une jeune étudiante, inscrite en 1re année tronc commun des sciences et technologie à l’université Ferhat Abbas de Sétif, risque l’exclusion. Le port de la tenue occidentale en est la cause. Les faits de cette affaire, qui n’est pas un cas isolé au niveau de l’institution précitée, où les fanatiques réinvestissent le terrain, remontent au 3 juin.


L’étudiante s’est présentée à l’amphithéâtre 8 pour passer son examen. Une enseignante portant le djilbab invite l’étudiante à changer de place. A ce propos, la jeune R. Ouafa dira : « Rien que pour me provoquer, l’enseignante m’oblige avec un air haineux de changer de place. En me levant, un clou de la chaise me déchire le pantalon. Au lieu de compatir, l’enseignante trouve non seulement le moyen de me vexer en disant que je ne devais pas porter cette tenue, mais de balancer des propos blessants. » Bouleversée par cette mésaventure, notre interlocutrice enchaîne : « A l’issue de l’examen, on m’apprend que les surveillants de l’épreuve ont établi un rapport et que je devais passer devant le conseil de discipline en mesure de prononcer mon exclusion. » « N’ayant pas omis de donner raison à sa collègue, un enseignant me suggère, quant à lui, de porter la tenue musulmane », précise non sans une certaine anxiété la jeune étudiante, qui n’en revient toujours pas. Afin de connaître l’autre version des faits, nous avons pris attache avec le recteur de l’université, qui a bien voulu nous recevoir.

« L’université de Sétif est régie par les lois de la République. Celles-ci sont au-dessus de tout le monde. L’institution que je dirige est apolitique. La diversité de pensées fait sa force. Nul n’a le droit d’imposer à autrui et, par la contrainte de surcroît, son propre mode de vie. Cela dit, la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Une enquête sera à ce sujet diligentée. Si les reproches s’avèrent injustifiés, l’étudiante sera, qu’elle se rassure, rétablie dans ses droits », dira Arselan-Baki Chakib, le recteur de l’université Ferhat Abbas en proie à l’extrémisme de ces fanatiques qui écument le cinquième campus universitaire du pays. Pour l’illustration, une autre étudiante « moutabaridja » (surnom donné aux filles ou femmes ne portant pas le hidjab) a été dernièrement prise à partie par un groupe d’étudiants extrémistes. La victime, dont le seul et unique tort est le port de la tenue occidentale, raconte son calvaire.

« Mercredi 29 avril, six étudiants ont tenté de m’agresser à l’intérieur du foyer situé non loin de la faculté de médecine, où je préparais un exposé avec une camarade. J’ai été ce jour-là bombardée d’injures et de menaces. Personne n’est venu à mon secours. Je n’arrive pas à expliquer un tel comportement qui me hante toujours. » Les cas précités, n’étant pas faut-il le rappeler une énième fois des cas isolés, donnent un petit aperçu sur l’activité de la mouvance qui se réinstalle petit à petit dans une université qui compte au bas mot plus de 50 000 étudiants...


Par Kamel Beniaiche

Commémoration des massacres du 8 Mai 1945 : Le « défilé » macabre

Publié le 07/05/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Alors que l’Europe célébrait en ce 8 mai 1945 la fin de la Seconde Guerre mondiale dans l’Algérie occupée, l’ordre colonial réprimait avec une violence inouïe des manifestations nationalistes. Dans les villes et provinces de l’Est algérien, à Sétif, Kherrata, Guelma, l’armée coloniale, appuyée par les services de police, de gendarmerie et par les milices des colons européens, s’est attelée 50 jours durant, à massacrer, méthodiquement, du « musulman ». Des milliers de morts, 45 000, selon des historiens, et autant de suppliciés. Le consul général américain à Alger parlera de 40 000 morts alors que l’association des Oulémas avance le chiffre de 80 000 morts.


64 ans après, le souvenir de cette furie vengeresse hante toujours la mémoire des Algériens. Ce vendredi, la mémoire tourmentée est de nouveau convoquée. Sétif, mardi 8 mai 1945. Jour de marché. Répondant à l’appel du Parti du peuple algérien (PPA) et des Amis du manifeste et de la liberté (AML), des milliers de manifestants défilent à travers les artères de la ville pour fêter la victoire des alliés, mais aussi et surtout, rappeler à la France et à ses alliés les revendications nationalistes. Les processions scandaient à tue-tête : « Vive l’Algérie libre et indépendante », « A bas le fascisme et le colonialisme » « Halte à la répression », « Libérez les détenus politiques », « Libérez Messali »… Le leader nationaliste, Messali Hadj, avait été enlevé et déporté à Brazzaville une dizaine de jours avant les massacres, soit le 25 avril. Ancien scout, Mohamed El Hadi Chérif témoigne (propos recueillis par l’agence APS) : « Arrivé devant l’angle de la rue Clémenceau, face au Café de France, le cortège s’immobilisa à la vue du commissaire Olivieri, arme au poing. Ne pouvant supporter la vue du drapeau algérien (drapeau du PPA, ndlr), brandi en tête de la procession par le jeune Saâl Bouzid, le commissaire lui hurla de baisser son chiffon tout en tirant en l’air. Le jeune homme refusa et Olivieri l’abattit d’une balle au cœur, c’est comme ça que tout bascula ».

L’exécution froide du jeune scout déchaînera ensuite les enfers. A 13h, le couvre-feu est instauré et l’état de siège décrété à 20h. La répression s’organise. Une déferlante de violence barbare s’abattit sur les faubourgs de la ville et gagnera le monde rural. Témoin oculaire des évènements, Kateb Yacine écrit : « A Guelma, ma mère a perdu la mémoire (...) On voyait des cadavres partout, dans toutes les rues. La répression était aveugle ; c’était un grand massacre. » Dans la ville natale de l’écrivain, les arrestations et l’action des milices déclenchèrent les événements, incitant à la vengeance contre les colons des environs. L’historien Mohamed Harbi écrit dans un article publié dans Le Monde diplomatique (publié en mai 2005) : « Les civils européens et la police se livrent à des exécutions massives et à des représailles collectives. Pour empêcher toute enquête, ils rouvrent les charniers et incinèrent les cadavres dans les fours à chaux d’Héliopolis. Quant à l’armée, son action a fait dire à un spécialiste, Jean-Charles Jauffret, que son intervention « se rapproche plus des opérations de guerre en Europe que des guerres coloniales traditionnelles ». Pour l’historien, « La guerre d’Algérie a bel et bien commencé à Sétif le 8 mai 1945 ». « Les massacres du 8 Mai 1945 dans les régions de Sétif et de Guelma sont considérés rétrospectivement comme le début de la guerre algérienne d’indépendance. Cet épisode appartient aux lignes de clivage liées à la conquête coloniale », écrit-il.

Le séisme a eu pour effet la radicalisation du mouvement national. Une radicalisation qui se traduira, deux ans après, par la création de l’Organisation spéciale (OS) par le PPA-MTLD en 1947 et le déclenchement de la guerre d’indépendance le 1er novembre 1954. La reconnaissance officielle des crimes commis dans le Nord-Constantinois ne viendra que 60 ans après les faits. L’ex-ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet, a qualifié « d’épouvantables massacres » ce qui s’était passé à Sétif, Guelma et Kherrata. « Ce déchaînement de folie meurtrière, dans lequel les autorités françaises de l’époque ont eu une très lourde responsabilité, a fait des milliers de victimes innocentes, presque toutes algériennes, ainsi que des milliers de veuves et d’orphelins, même s’il ne faut pas oublier que plusieurs dizaines de civils européens ont également été assassinés au cours des affrontements. Ces journées, qui auraient dû être pour tous celles de la liberté retrouvée, de la fraternité redécouverte dans un combat commun et d’une égalité encore à bâtir, ont été celles de la haine, du deuil et de la douleur. Elles ont fait insulte aux principes fondateurs de la République française et marqué son histoire d’une tache indélébile », déclara-t-il lors de sa visite le 28 avril 2008 à l’université de Guelma.


Par M. Aziri EL WATAN

Antisémitisme et duplicité

Publié le 23/04/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
La conférence de l'ONU sur le racisme, dite Durban II, est l'occasion propice à une manœuvre de propagande d'ampleur mondiale. Un tir de barrage préventif a été déclenché à l'initiative des Américains, soucieux, disent-ils, de ne pas cautionner la réédition de la conférence de Durban I en Afrique du Sud, qui avait vu le sionisme être assimilé à une forme de racisme. Dans un élan unanime, les alliés indéfectibles d'Israël ont suivi la démarche américaine en boycottant la réunion de Genève.

Il n'est pas question en effet pour ces parangons autoproclamés de vertu et ces modèles consubstantiels de justice et d'humanisme de cautionner les dérives « antisémites » qui, selon eux, caractériseront obligatoirement les travaux de la Conférence. Le deuxième étage de la fusée d'agitprop, pris en charge par des pays non boycotteurs, a consisté à condamner d'avance le discours du président Ahmadinedjad. La diabolisation du chef d'Etat iranien est, depuis longtemps, l'axe privilégié du matraquage médiatique, où le mensonge grossier alterne avec la déformation «décomplexée» des faits et des propos de l'ennemi iranien voué à la vindicte. Ce n'est pas nouveau. Gamal Abdelnasser a bien été qualifié de « Hitler du Nil » par la meilleure presse d'Occident de son époque...

La dénonciation véhémente de l'antisémitisme s'accompagne de la réaffirmation de la légitimité de la critique des religions, déclinaison essentielle de la liberté d'expression. Les postures d'indignation se succèdent pour proclamer l'extraordinaire - l'évidente - supériorité morale de l'Occident, territoire exclusif et consacré de l'équité et du droit.

L'accusation d'antisémitisme vaut, dans le discours de ces excellents donneurs de leçons d'intox, excommunication majeure de la communauté humaine et sonne comme une menace à peine voilée. Les cris d'horreur feints et les déclarations exaltées ne parviennent pas, malgré tout, à modifier la réalité. Et cette réalité, fondée historiquement sur le fait que l'antisémitisme - comme le racisme - est une invention occidentale, n'a rien à voir avec le cœur du débat.

Au-delà d'une tentative désespérée de vider les mots de leurs sens, ce qui est en cause, nul ne s'y trompe, n'est pas la haine des juifs ou de la religion hébraïque, mais bien la nature coloniale de l'Etat israélien et son soubassement idéologique. Ce qui pose problème à ces nobles âmes d'Occident est que la majorité de la communauté internationale - au sens plein de la formule - rejette le sionisme et ses tragiques implications.

Qu'ils le veuillent ou non, le sionisme signifie, dans les faits, spoliation, dépossession, exil et déshérence pour le peuple arabe de Palestine. Si noyer le sionisme dans l'antisémitisme est le mode traditionnel des propagandistes de la confusion, masquer l'islamophobie derrière la liberté d'expression est le revers, plus moderne, de la même médaille. La stigmatisation de l'Islam et les injures récurrentes sont enveloppées dans le lit virginal d'un droit fondamental.

Le talent indéniable des propagandistes peine pourtant à escamoter un niveau de duplicité insoutenable. Les héritiers d'une civilisation génocidaire peuvent tenter de laver leur culpabilité historique sur le dos des Palestiniens, ils ne parviendront pas à transformer le bourreau en victime.


Antisémitisme et duplicité

par M. Saâdoune, Le Quotidien d'Oran

nouveau blog

Publié le 13/04/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
un nouveau plus adapter et plus complet

http://liberta.dz.over-blog.fr/

Qui sont les bandits ?

Publié le 11/04/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Qui sont les bandits ?
Au cours de sa tournée à Tahoua en compagnie du Ministre des mines, le Ministre d’Etat, Mr Albadé Abouba, en parlant de la conviction et de la philosophie du Président de la République du Niger a, dans sa conférence, soulevé quelques questions qui méritent clarification.

Evoquant ainsi la rébellion, le Ministre la définit comme étant "des groupes d'individus qui ont pris les armes contre leur propre pays pour servir de couverture à des grands réseaux de toutes sortes de trafics plutôt que de porter des revendications politiques".

Mais, le problème est que les Nigériens savent que les trafiquants de toutes sortes ont la bénédiction et la complicité des plus hautes autorités du pays et qu’ils sont en grande partie dirigés depuis Niamey.
Il n’est nullement nécessaire de chercher des couvertures à une pratique qui se fait au su et au vu de tous.
En tout état de cause il est plus facile dans un pays gouverné par des arrivistes et des va-t-en guerre d’acheter les politiques et/ou les forces de défense et de sécurité que de s’offrir les services d’un Mouvement comme le MNJ qui constitue une menace pour les activités évoqués par Mr le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, Ministre de la Décentralisation, Secrétaire Général du MNSD (Parti de son excellence Mr le Président de la République), etc.
D’ailleurs plusieurs officiers sont trempés dans ces activités illicites et tiennent le gouvernement et le Magistrat suprême du pays par la menace ou le partage des revenus.

Somme toute, les propos du ministre ne visent pas en réalité le citoyen nigérien qui est en phase avec la réalité mais espèrent abuser une opinion internationale mise en quarantaine sous le fallacieux prétexte du droit à la non ingérence.

Eh, bien !, voila :

- un Etat de "droit" où la constitution a été écrite par des hommes avec le sang d’un Président de la République,
- une classe politique qui avait cautionné un assassinat,
- une justice qui continue à fermer les yeux sous le prétexte de la raison d’Etat,
- un système "démocratique" qui depuis dix ans était régi par la dictature d’un homme qui s’était trompé d’époque,
- une opposition politique qui en trois ans avait troqué son rôle de pôle d’équilibre, contre le partage des fonds publiques et le clientélisme exacerbé,
- un Pays dont la représentation du Peuple s’était simplement muée en une chambre de partage de marchés et de défense des intérêts des commerçants qui la composent.
- un Pays qui a eu à suivre des procès contre certains citoyens alors que d’autres narguent cette même justice pour des crimes et abus parfois pires, créant un État avec des droits sélectifs,
- des populations qui pendant quarante ans continuent de baigner dans de la poussière radioactives ; leur nappe souterraine asséchée, leur bétail décimé, leur environnement dévasté. Et, les différents gouvernements qui se sont succédés, loin de défendre le droit de ces populations s’évertuaient plutôt à empêcher toute enquête indépendante, à bloquer toutes les ONG venues pour faire des études sérieuses. Sous le titre pompeux de diversification des partenaires, tout le terroir a été vendu aux compagnies étrangères sans l’accord des populations qui y vivent : tout est fait pour la pérennisation des abus et de la loi du plus fort.
- un Etat qui défend les intérêts des multinationales contre ceux des populations et qui ose parler de DROIT !
- un Etat qui bâillonne sa presse nationale et qui emprisonne les journalistes étrangers dès lors qu’ils s’intéressent au sort de ses populations.
- un ministre dont le gouvernement utilise la force publique pour changer un bureau de parti politique pour juste se faire élire à la tête dudit parti.

C’est cela une partie de la typologie de ce régime qui parle de Démocratie, de Droit, de Justice, qui qualifie les éléments de MNJ de "bandits et trafiquants", les sonne de déposer les armes et de revenir sans condition pour faire aboutir leurs revendications en utilisant les "instruments démocratiques".
Parler de Démocratie alors même que les acteurs de la société civile ne rencontrent que mépris et opposition de la part du gouvernement, quand il s’agit de défendre les intérêts du Peuple !!

Tout le monde sait très bien que ce sont les injustices comme celles évoquées ci-haut et le simulacre de Démocratie qui ont poussé les combattants du MNJ à prendre les armes.

In fine, ce pouvoir qui a hypothéqué l’avenir des populations contre des intérêts du clan et des intérêts des grandes multinationales étrangères ne cessera pas de surprendre par son arrogance et ses discours cyniques et démagogiques.

Le Mouvement.

karim tabbou ; « Le régime s’impose par la force contre la population et marchande le silence intern

Publié le 11/04/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Intervention du 1er secrétaire karim TABBOU sur « europe1 »

Ce taux de participation est très voire trop élevé pour Karim Tabou, l’un des dirigeants du FFS, le parti socialiste algérien, joint par Emilie Denètre.

source: FFS
Son associé :

Déclaration préliminaire de la conférence de presse de Saïd SADI le 11 avril 2009

Publié le 11/04/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Un chef de l’Etat qui passe commande et obtient un taux de participation surréaliste ;

Un premier ministre qui décrète que ceux qui refusent la soumission sont des traîtres ;

Un ministre de l’intérieur qui dénie le droit de porter le deuil devant ses abus ;

Un wali à Biskra qui exige publiquement le bourrage des urnes en disant qu’il assume ;

Un Président d’APC de la capitale qui mène un commando contre un siège de parti.



L’Algérie de 2009 est l’exact contraire de tout ce dont ont rêvé nos martyrs.



La campagne électorale s’est terminée comme elle était annoncée le 12 novembre : dans l’outrance et la violence.

Après l’asservissement du Parlement pour s’offrir une présidence à vie, le chef de l’Etat transforme les institutions, lors de l’annonce de sa candidature le 12 février, en comité de campagne et le trésor public en cagnotte personnelle.

Les résultats du 9 avril étaient déjà inscrits dans ces deux manoeuvres.



Les 58 centres de votes que nous avons pu suivre comptent 232 bureaux de votes. Ils couvraient des wilaya du grand sud, des hauts plateaux et du nord.

Etaient concernées :

- Illizi et Béchar pour le sud ;

- Tlemcen, Tiaret, Djelfa, Sétif et Batna pour les hauts plateaux ;

- Constantine, Béjaïa, Alger, Chlef, Mostaganem et Oran pour le nord.



D’autres wilaya à l’instar de Sidi Bel Abbes, Jijel ou Biskra, Blida… ont pu être couvertes grâce aussi au dévouement de fonctionnaires ou de sympathisants qui nous ont fourni les vrais résultats recueillis à leur niveau.

L’émigration a été suivie selon la même procédure.

Les taux de participation recueillis à l’émigration sont de 6,48% ;

Les taux enregistrés dans les wilaya que nous avons suivies donnent un taux de participation de 23, 78 %. Avec une tendance légèrement supérieure en zone rurale. Ainsi à Tlemcen ville le taux de participation est de : 21,13% alors qu’il est un peu plus élevé à la périphérie ; Maghnia a atteint 37,2%.

La même remarque vaut pour Sétif ville qui enregistre un taux de 20,57%.

A Jijel le taux de participation parvenu à la wilaya avant les manipulations est de 16,33%.

A Blida, au centre de vote DOUZIA, dans un bureau où il y avait 430 femmes inscrites seules 21 avaient voté à 18 heures. Le wali arrive, chasse tout le monde et le taux de participation est porté à 82%.

Sur Alger, les communes de Ain Benian, Mohammedia, Alger centre, Gué de Constantine, Bab Ezzouar, Bab El Oued, nous avons enregistré un taux moyen de 14,17%

En Kabylie tous les corps constitués ont voté deux fois y compris les militaires stationnés dans les camps de toile. Les rares votants issus de la région l’ont fait souvent par peur. De nombreux bulletins blancs ont été retrouvés lors du dépouillement.

Les maires de l’opposition ont été interdits d’entrer dans les centres de votes, pris en charge par les chefs de daïras et les services de sécurité.



Quelque soit la marge d’erreur que l’on se donne, il est impossible d’avoir un taux de participation nationale supérieur à 25%



Les dépassements ont été massifs et ont concernés tout le territoire national.



A Alger, les bus Tahkout ont rejoué le film de Marseille en baladant des chargements de militaires ou de policiers habillés en civil pour les exposer dans les bureaux de vote visités par les caméras. Certains jeunes « votants » ont d’ailleurs tenu à dire à des journalistes qu’ils appartenaient aux services de sécurité.



L’administration a ordonné en début d’après midi aux bureaux de vote de transmettre les taux qui leur ont été affectés. Ceux qui ont refusé de se plier aux manipulations ont été menacés de licenciement et, s’ils persistaient dans leur insoumission, ils ont été relevés sur le champ comme ce fut le cas à Kouba ou au Bd des martyrs.

En milieu d’après midi, les chefs de Daïra eux-mêmes mis sous pression sont pris de panique : ils exigent des préposés de relever les taux de participation au maximum. A Tipaza et Batna il a fallu que les wali « calment » le zèle de leurs collaborateurs en leur demandant de revoir à la baisse leurs taux ; ces derniers étant tous calibrés sur un 100% de taux de participation et autant de voix à Bouteflika.

Cet affolement a amené en fin de journée le ministère de l’intérieur à exiger la centralisation des registres de vote au niveau des sièges de wilaya. Ce qui est strictement interdit; les registres ne devant pas sortir des sièges communaux.
La pagaille était telle qu’il a fallu regrouper les registres pour corréler les données demandées aux structures locales avec les 75% exigés par Bouteflika.



Aujourd’hui le monde entier sait ce qui s’est passé à Alger. Les correspondants de la presse étrangère ont, dans leur écrasante majorité, témoigné des manipulations qui ont marqué ce scrutin.



Les messages de « félicitations » sont réduits au strict minimum diplomatique, nos partenaires se limitant à rappeler que l’Algérie est un partenaire important.

Le quai d’Orsay a refusé de commenter les résultats et l’Administration Obama a exprimé des réserves et des préoccupations sur les méthodes employées par le pouvoir algérien.

Cette mascarade va coûter cher au pays car chaque faux bulletin sera payé cash à ceux qui accepteront de recevoir Bouteflika. Mais le plus grave est le coup politique asséné au pays ce 9 avril. L’Algérie déjà singularisée par sa mauvaise gestion sur la scène internationale verra la crédibilité de l’Etat se dégrader davantage. Nos concitoyens hésiteront encore plus à sortir leur passeport vert dans les postes frontières.



Que peut-on et que doit-on faire face à cette humiliation nationale ?



Dans l’immédiat, le RCD engagera en tant que personne morale toute une série d’actions en justice contre le chef de l’Etat pour avoir violé à plusieurs reprises la loi électorale, notamment en abusant du patrimoine de l’Etat et contre celles et ceux qui l’ont soutenu et qui se sont rendus coupables de discours répréhensibles ou d’actes délictueux à l’instar du premier ministre, de l’animateur de la radio de Chlef ou du P/APC d’Alger centre qui devront répondre de leurs méfaits devant la justice.



Sur le plan stratégique, nous disons depuis le 12 novembre que la régression dans laquelle s’enfonce le pays ne menace pas un parti ou une catégorie de citoyens mais met en péril la cohésion et l’avenir de la nation.

Il s’agit de prendre la mesure du problème et de définir une base minimale de regroupement engageant toutes celles et ceux qui :

1) N’inscrivent pas leur combat dans les compétitions claniques ;

2) Refusent la violence et admettent le principe d’alternance basé sur la seule volonté populaire.

Naturellement, la jeunesse devra être associée à cette initiative. Elle est à la fois la majorité de notre peuple et la première victime du régime.



Le RCD relance son appel à l’union et saisit cette occasion pour saluer les militants des partis politiques ou des organisations sociales et culturelles qui ont exprimé leur détermination dans la solidarité en se mobilisant ensemble pendant toute cette campagne comme ce fut le cas à Souk el T’Nine, Akbou, Bouira, Ain El Hammam…Un défi est lancé au peuple algérien. Il y va de sa dignité, de son honneur et de son avenir.

Aujourd’hui, MM Bouteflika, Ouyahia et Zerhouni jubilent. L’Algérie est en deuil.

Chaque faux bulletin représente un acte de décès d’un citoyen.

Votre 9 avril 2009 est notre 8 mai 45. Il nous appartient de retrouver les chemins de notre 1er novembre.

Cela passe par un compromis historique pour organiser une phase de transition si l’on veut sauver l’Algérie du naufrage.

Alger, le 11 avril 2009

Bouteflika réélu avec 90,24% des voix

Publié le 10/04/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Abdelaziz Bouteflika a été réélu à la tête de l'Etat avec 90,24% des voix, a annoncé, vendredi, le ministre de l'intérieur Yazid Zerhouni. Le taux de participation a atteint 74,54%, selon les chiffres officiels.

Les autres candidats ont obtenu les résultats suivants :

Louisa Hanoune : 4,22%
Moussa Touati : 2,31%
Djahid Younsi : 1,37%
Ali Faouzi Rebaine : 0,93%
Mohamed Said : 0,92%

TSA
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