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kabylieazouzanet
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un blog sur des informations des droits de l'homme de tout les pays et sur les pouvoirs réprimant.
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Blog Actualité
Date de création :
20.03.2007
Dernière mise à jour :
06.10.2008
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Des auteurs des violations des droits de l'homme toujours impunis au Nord Kivu

Posté le 22.02.2008 par kabylieazouzanet
La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monuc) a déploré mercredi qu'aucune enquête judiciaire ne soit diligentée jusque là contre des violations graves des droits de l'homme perpétrées par les éléments de la 2ème brigade intégrée de l'armée congolaise et du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) de du général dissident Laurent Nkunda au Nord-Kivu, dans l'est de la RDC.

"Depuis leur déploiement au Nord-Kivu, des éléments de la 2ème brigade intégrée auraient tué plusieurs civils dans la localité de Musezero, située à environ 50 km de Goma.

Le Bureau des Nations Unies pour les droits de l'homme (BNUDH) a identifié huit personnes tuées parmi lesquelles trois enfants, et une personne disparue." a décalré ce le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki.

Il a indiqué que les éléments du CNDP, des preuves accablantes attestent qu'ils auraient tué une trentaine de civils à Kalonge petit village situé à environ 60 km de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, et dans les villages environnants entre le 16 et 20 janvier dernier.



Selon le porte-parole de la Monuc, ces tueries, apparemment préméditées, étaient commises à titre de représailles contre cette population civile, pour s'être réfugiée dans une zone contrôlée par les Patriotes résistants Congolais (PARECO).

"Les violations des droits de l'homme par certaines parties signataires des actes d'engagement de Goma au cours des mois de janvier et février 2008, préoccupe également la Monuc", a-il indiqué.

Malgré l'engagement solennel de respecter les règles du droit international humanitaire et des droits de l'homme, la Monuc continue à enregistrer de nombreuses allégations graves des violations de la part des signataires.

D'une manière générale, poursuit M. Saïki, ces allégations concernent des actes susceptibles de constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.



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Grâce à l'or noir, Alger engrange des recettes fiscales colossales

Posté le 22.02.2008 par kabylieazouzanet
Plus de 27 milliards d'euros de recettes sont entrés dans les caisses du fisc algérien en 2007, grâce au pétrole. Sur cette manne, plus de 17 milliards d'euros vont abonder le Fonds de régulation des recettes.

Les cours élevés du pétrole aidant, l'Algérie a réalisé plus de 27 milliards d'euros (2.711,84 milliards de dinars) de recettes fiscales pétrolières en 2007, a annnoncé ce mardi le directeur de la fiscalité des grandes entreprises, Djilali Kouider Benhamed. Ce montant est nettement plus élevé que celui inscrit dans la loi de finances pour 2007 qui tablait sur des recettes fiscales pétrolières de 973 milliards de dinars (10 milliards d'euros environ).

La plus-value s'explique essentiellement par le fait que le prix de référence pour le calcul de la fiscalité pétrolière est arbitrairement fixé par les autorités à 19 dollars le baril contre un prix moyen effectif de vente d'environ 90 dollars le baril. Alger explique ce mode de calcul par une démarche "prudente" dans la gestion des revenus pétroliers pour parer à une éventuelle chute des prix du brut.

La différence entre les recettes fiscales pétrolières effectives et celles prévues par la loi de finances, soit plus de 17 milliards d'euros, est versée au Fonds de régulation des recettes (FRR), placé sous la haute main de la présidence de la république. Les ressources du FRR sont passées à plus de 32 milliards d'euros fin décembre 2007.

Le Kosovo proclame son indépendance

Posté le 18.02.2008 par kabylieazouzanet
« C’est fait. Tout le monde le sait. Les autorités de Belgrade ne peuvent plus influer sur le processus vers la déclaration et la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo », a dit M. Thaçi, en affirmant que quelque 100 pays étaient déjà d’accord pour reconnaître la séparation avec la Serbie.

L’indépendance de la province serbe du Kosovo a été proclamée hier, et à vrai dire, sans que cela ne surprenne qui que ce soit. Le Parlement du Kosovo a voté hier par acclamation la proclamation d’indépendance de cette province du sud de la Serbie à majorité albanaise. Alors même que se déroulait cette cérémonie, le président serbe, Boris Tadic, faisait savoir que la Serbie ne reconnaîtra jamais l’indépendance du Kosovo. De quelle manière et avec quels moyens ? Là est toute la question. Toujours est-il que des dizaines de milliers de Kosovars ont salué l’événement. Ce qui sautait aux yeux, c’est le drapeau de l’Albanie, représentant un aigle bicéphale noir sur fond rouge, déployé partout, un drapeau spécifique du Kosovo n’ayant pas encore été défini. Ce n’est même plus la fin d’un suspense, tout a été fait dans cette perspective depuis 1999, quand la KFOR (la force de maintien de la paix de l’ONU) s’est substituée aux structures existantes jusqu’à certains symboles de souveraineté. Telle est la conséquence aujourd’hui de la guerre menée en 1999 contre le régime de ce qui restait de l’ancienne Yougoslavie, dirigée à l’époque par Slobodan Milosévic, décédé dans une prison du TPIY (tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie). Sa défaite allait donc être aussi celle de la Serbie à qui il ne reste que le verbe pour dénoncer ce processus. Personne n’y a prêté attention, comme le montre la détermination des dirigeants kosovars. Ou encore les Européens – pas tous il est vrai – qui semblent avoir pris au mot le secrétaire général de l’ONU qui déclarait que le dossier du Kosovo était une « question européenne ». Quant au Premier ministre kosovar, il affichait une assurance à toute épreuve. « C’est fait. Tout le monde le sait. Les autorités de Belgrade ne peuvent plus influer sur le processus vers la déclaration et la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo », a dit Hashim Thaçi, en affirmant que quelque 100 pays étaient déjà d’accord pour reconnaître la séparation avec la Serbie. M. Thaçi a indiqué à plusieurs reprises que le processus menant à la déclaration d’indépendance était mené par les responsables du Kosovo « en coordination » avec les Occidentaux. Les Etats-Unis et plusieurs grands pays de l’Union européenne (UE) ont exprimé, au cours des dernières semaines, leur intention de reconnaître rapidement l’indépendance du Kosovo après sa proclamation. En revanche, Belgrade, fermement soutenu par la Russie, et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10% de la population) sont opposés à toute indépendance unilatérale de la province. « Je n’abandonnerai jamais la lutte pour notre Kosovo », a juré, en prêtant serment vendredi, le président serbe, Boris Tadic, réélu le 3 février, qui avait auparavant averti que « les relations ne seraient plus les mêmes » avec les pays qui reconnaîtraient le Kosovo.

La 1244 en question

Cette proclamation intervient alors que les pays de l’UE ont donné samedi leur feu vert à l’envoi d’une mission de quelque 2000 policiers et juristes, baptisée Eulex, chargée d’accompagner l’indépendance du Kosovo. Cette mission doit prendre la relève de la Mission de l’ONU au Kosovo (MINUK), qui administre la province depuis 1999. Et c’est là justement où surgit un problème de taille, et qui constitue un argument entre les mains des dirigeants serbes. La KFOR assure depuis 1999 la sécurité au Kosovo. Avec la MINUK, elle y a été envoyée au terme de la résolution 1244 du Conseil de sécurité adoptée en juin 1999, qui accorde au Kosovo une « autonomie substantielle » tout en réaffirmant la souveraineté de Belgrade sur ce territoire. C’est ce qui sert de base à l’opposition serbe et aussi à celle de la Russie, mais visiblement ceux qui ont adopté cette résolution ont tout fait pour en oublier jusqu’à l’existence. Dans une première décision contestant d’avance la souveraineté kosovare et augmentant le risque d’une sécession, les Serbes du Kosovo ont annoncé qu’ils organiseraient sur leur territoire les élections municipales prévues en mai en Serbie et indiqué qu’ils formeraient leur propre parlement. Parmi les scénarios possibles figure une sécession du nord du Kosovo, où vivent 40000 des 100 000 Serbes présents dans la province. Retour donc à la case départ, mais à l’inverse de ce qui prévalait jusqu’en 1999, c’est-à-dire que les Serbes entendent devenir une minorité active dans le nouvel Etat. Mais à ce rythme, l’UE n’aura-t-elle pas encouragé un processus qu’il lui sera impossible de maîtriser et qui sera aussi dangereux pour elle ?

Quand Bouteflika sanctionne la Kabylie : Des projets économiques délocalisés de Bejaia et Azzefoun

Posté le 17.02.2008 par kabylieazouzanet
La raffinerie de pétrole de Bejaia sera, selon toute vraisemblance, délocalisée malgré toutes les expertises (Sonatrach compris) qui donnaient Bejaia comme site privilégié (existence de pipeline, port pétrolier…). Une autre étude commandée par le ministère de l’énergie à un bureau d’études étranger qui a coûté 3 millions de dollars au trésor public est arrivée aux mêmes conclusions que celles de Sonatrach.
S’étant saisi du dossier, le député Djamel FERDJELLAH apprend que le conseil du gouvernement à l’époque d’Ouyahia a entériné le choix des bureaux d’études en retenant l’implantation de la raffinerie à Bejaia. Transféré sur Tiaret, la réalisation patine depuis plus de deux ans à cause de contraintes techniques et surtout l’absence d’adduction d’eau dont le projet nécessite des quantités considérables.
Dans le même temps une centrale thermoélectrique devant approvisionner toute la région d’Azzefoun vient d’être délocalisée cette semaine alors que toutes les études ont été finalisées. A noter que sans cette centrale, il ne sera même pas possible d’alimenter une grue dans le nouveau port d’Azzefoun. Les élus locaux informés par M.Hamdani, émissaire du ministère de l’agriculture, venu signifier le blocage du projet s’apprêtent à organiser la réplique à cette entreprise d’étouffement économique et énergétique.
Bureaucratie tentaculaire qui décourage tout investisseur potentiel, délocalisation consécutive aux désordres et abus fiscaux et gestion opaque du foncier rendent toute affectation de terrain illusoire dans des délais raisonnables. Rien n’aura été épargné à la Kabylie.
Non content de ne rien programmer, Bouteflika bloque les projets antérieurs.

flicage informatisé : Maroc Telecom et Facebook supplétifs de la police marocaine

Posté le 15.02.2008 par kabylieazouzanet
Maroc Telecom, entreprise marocaine emblématique et principal FAI du Maroc, en voyant son nom associé à l'affaire Fouad Mourtada (le jeune homme incarcéré, torturé pour avoir créé un profil de prince sur Facebook) risque de ternir un peu plus son image et asseoir définitivement sa réputation de premier flic du pays.

Maroc Telecom, filiale du groupe français Vivendi, s'est faite remarquer il y a quelques mois pour avoir tout simplement rendu Youtube inaccessible à l'ensemble de la population marocaine. Pour une entreprise cotée à la bourse de Paris, ça fait un peu désordre. Elle n'en était pourtant pas à son premier coup d'essai dans le domaine de la censure : le site Google Earth est par exemple inaccessible aux clients de l'entreprise, alors que les deux autres FAI marocains, Wana et Méditel ne le bloquent pas.

Avec l'affaire Fouad Mourtada, et en étant clairement montrée du doigt pour avoir divulgué l'adresse IP du jeune homme à la police marocaine (avec la complicité présumée de Facebook), Maroc Telecom semble avoir franchi un pas supplémentaire dans la délation et la traque de ses clients pour le compte de la police.

L'affaire Fouad Mourtada n'est pourtant pas une affaire comme les autres. Il s'agit là, à n'en pas douter, d'une énorme bévue de la police marocaine, qui commence d'ailleurs déjà à lui coûter très cher en terme d'image. Pour rappel, le jeune ingénieur a créé sur le site social Facebook, durant quelques jours, à l'instar de milliers d'autres cas dans le monde, un profil du prince marocain Moulay Rachid. Grâce à l'aide précieuse (et zélée ?) de Maroc Telecom et celle présumée du site social mondial, la police marocaine a réussi à l'identifier avant de s'acharner sur lui, le « kidnappant » pendant 36 heures (durant lesquels il a subi moult sévices), avant d'enfin déclarer son incarcération à l'agence officielle MAP.

Depuis, un véritable mouvement international en faveur du jeune homme a vu le jour, et l'affaire est en train de prendre des ampleurs catastrophiques, notamment pour l'image de Maroc Telecom.

Caricature controversée de Mahomet : Dix-sept journaux danois la publient au nom de la liberté d'exp

Posté le 13.02.2008 par kabylieazouzanet
Dix-sept journaux danois, dont les trois plus grands quotidiens nationaux, ont publié mercredi 13 février, au nom de la liberté d'expression, une caricature du prophète Mahomet réalisée par un auteur qui était la cible d'un attentat, déjoué mardi par la police.

Le dessin en question - la tête du prophète coiffée d'un turban en forme de bombe à la mèche allumée - est l'une des douze caricatures de Mahomet qui avaient été publiées en 2005 par le journal Jyllands-Posten, provoquant le courroux du monde musulman.

Mardi, la police a arrêté un Danois d'origine marocaine et deux Tunisiens qui projetaient d'assassiner Kurt Westergaard, l'auteur du dessin satirique reproduit mercredi.

Parmi les 17 journaux figure le grand quotidien conservateur Berlingske Tidende qui a décidé pour la première fois de publier ce dessin très controversé afin de montrer, à l'instar des autres journaux, son refus de l'autocensure après les menaces de mort contre M. Westergaard, un dessinateur de la presse.

"La liberté d'expression donne le droit de penser, de parler et de dessiner ce qu'on veut (...) et tous les plans terroristes n'y changeront rien", écrit le quotidien dans un éditorial, appelant "les médias danois à être unis contre le fanatisme".

Le tabloïd Ekstra Bladet a lui reproduit les 12 dessins de Jyllands-Posten.

La communauté musulmane, tout en prenant ses distances par rapport au projet d'attentat dont M. Westergaard était la cible, est contre la publication de son dessin satirique.

L'imam Walid Abdoul Pedersen, un protestant converti à l'islam, pense que que "ce n'est pas une bonne idée de le reproduire et les journaux auraient pu soutenir le dessinateur d'une autre manière sans recourir à la provocation", a-t-il déclaré à l'AFP.

"C'est bien d'engager un dialogue sur la liberté d'expression, mais sans chercher la confrontation dès le début", a-t-il estimé, n'excluant pas "des réactions négatives à l'étranger".

Le ministère des Affaires étrangères a de son côté indiqué "suivre de très près l'évolution de la situation dans le monde", selon Uffe Wolffhechel du service consulaire, mais n'a pas changé ses conseils aux voyageurs à destination des pays musulmans.

En janvier et février 2006, au plus fort de la crise des caricatures, de nombreux musulmans en colère s'en étaient pris aux intérêts danois, attaquant des ambassades, brûlant des drapeaux du royaume scandinave et proférant des menaces de mort.

La presse danoise était unanmine mercredi à condamner le projet d'attentat, considéré comme une attaque contre la démocratie. Même le journal de référence Politiken (centre gauche), le plus critique envers "les dessins provocateurs", selon lui, de Jyllands-Posten, s'est rallié à ces condamnations. Les arrestations de mardi "sont profondément choquantes et inquiétantes. Cela montre qu'il existe des islamistes fanatiques prêts à mettre les menaces à exécution, et qu'il y a des gens dans ce pays qui ne respectent ni la liberté d'expression, ni la loi", note son éditorialiste.

"Indépendamment du fait que Jyllands-Posten, en son temps, a utilisé la liberté d'expression à la fois de manière déraisonnable et avec des conséquences néfastes, le journal doit bénéficier d'une solidarité sans conditions lorsqu'il est menacé de terrorisme", souligne-t-il.

Cependant Politiken, tout comme plusieurs partis de centre gauche et Amnesty International, a vivement critiqué la décision d'expulser sans jugement les deux ressortissants tunisiens, annoncée mardi.

Par Slim ALLAGUI - AFP

Télévisions par satellites : La Ligue arabe adopte des mesures pour restreintre leur diffusion

Posté le 13.02.2008 par kabylieazouzanet
Le 12 février 2008, les ministres de l’Information des pays arabes ont adopté un document qui restreint la liberté de diffusion des chaînes de télévision satellitaires et prévoit des sanctions en cas d’offenses dans le contenu de leurs programmes.

“Non seulement ce texte est liberticide mais il est également rétrograde. Au lieu d’œuvrer à assouplir les codes de la presse, souvent très rigides, en vigueur dans leur pays, les ministres de l’Information des Etats de la Ligue arabe se sont alliés pour faire pression sur des médias jugés gênants et qui échappent à leur contrôle. Depuis leur apparition dans la région, les télévisions satellitaires ont révolutionné le paysage médiatique arabe. A l’inverse des télévisions nationales, soumises à l’autocensure, des chaînes telles qu’Al-Jazira ou Al-Arabiya constituent de vrais espaces de libre expression, où les populations du monde arabe peuvent faire entendre leurs doléances”, a déclaré Reporters sans frontières.

“Il n’est pas étonnant que ce projet ait été promu par l’Egypte et l’Arabie saoudite. Au cours de ces dernières années, les chaînes de télévision satellitaires ont connu des difficultés dans ces deux pays. Nous demandons au secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, d’intervenir auprès des Etats membres pour les convaincre de revenir sur cette décision”, a ajouté l’organisation.

Vingt-et-un des 22 ministres de l’Information des Etats de la Ligue arabe ont adopté, le 12 février 2008, un document censé “réguler le fonctionnement des chaînes de télévision satellitaires”. Ce texte donne le droit aux pays signataires de “retirer, de geler, ou de ne pas renouveler les autorisations de travail des médias qui enfreindraient les règles”. Seul le Qatar, où siège Al-Jazira, a voté contre ce projet. Rédigé dans des termes très vagues, le texte demande aux chaînes satellitaires de “ne pas avoir de répercussions négatives sur la société, l’unité nationale, l’ordre général ou les moeurs”.


source RSF

Marina Litvinovitch, du Kremlin à la rue

Posté le 11.02.2008 par kabylieazouzanet
Drôle d'"ennemie du peuple" que cette blonde à la voix suave de 33 ans qui a mis son savoir-faire de chargée de communication au service d'une cause perdue. La porte-parole de Garry Kasparov, le plus résolu des opposants à Vladimir Poutine, vit un quotidien fait de tracasseries administratives, de séjours au poste, de menaces par téléphone. "En Russie aujourd'hui, si tu es contre Poutine, tu es contre l'Etat", dénonce Marina Litvinovitch depuis son petit bureau moscovite encombré de cartons.
En cette veille d'élection présidentielle (le 2 mars), l'opposition est entrée dans une stratégie de survie. L'ancien champion d'échecs a renoncé à se porter candidat. Les "marches du désaccord" ne font guère recette et les militants les plus audacieux, las des menaces et des passages à tabac, ont demandé l'asile politique, qui en Ukraine qui en Grande-Bretagne.

Il en faudrait plus pour entamer le moral de Marina. L'émigration n'est pas pour elle. Portable en main, rangers aux pieds, elle organise au jour le jour les mouvements de protestation contre le régime, s'érige contre les injustices, anime l'un des blogs les plus prisés du Jivoï Journal, le forum Internet de la jeunesse branchée, miraculeusement épargné par la censure.

Son intérêt pour la politique fait d'elle une anomalie dans un pays où la passivité est la chose la mieux partagée. "Etre dans l'opposition, c'est se faire harceler, c'est être condamné à vivre sans argent. La plupart des jeunes ne sont pas forcément attirés par ce genre de vie", reconnaît-elle.

A une époque, dès qu'elle se déplaçait en province, des policiers l'attendaient à la descente du train et l'embarquaient. Elle a fini par comprendre : "Les guichetiers avaient des listes d'opposants et prévenaient la police dès que j'achetais un billet." Elle n'a pas renoncé à se déplacer, simplement elle n'achète plus de billet, "il faut bien ruser".

Son pire souvenir ? Ce soir de mars 2006 où elle se fait agresser en sortant du bureau. Dans la rue, deux hommes lui emboîtent le pas. Elle n'a pas le temps de se retourner qu'elle est projetée à terre et reçoit une pluie de coups de pied et de coups de poing. "Ils visaient surtout mon visage."

Avant de perdre connaissance, elle entend l'un des agresseurs lui dire : "Il faut être plus prudente Marina !" Lorsqu'elle se réveille, son visage a doublé de volume, elle a perdu deux dents. Les médecins diagnostiquent une commotion cérébrale.

Selon l'enquête de police, la jeune femme aurait été renversée par une voiture. L'enquête a été classée sans suite, mais Marina, depuis, ne sort plus sans gardes du corps. A-t-elle peur ? Craint-elle l'empoisonnement, comme Garry Kasparov, qui n'absorbe ni liquide ni aliment dès lors qu'il voyage sur les lignes intérieures ? "Je n'y pense pas. Le poison c'est compliqué, une balle dans la tête serait plus efficace."

Elle en est sûre, son agression est à mettre au compte de son engagement pour les victimes de Beslan, cette petite ville d'Ossétie du Nord, théâtre d'une prise d'otages, qui fit 334 morts, dont 186 enfants, dans une école primaire, en septembre 2004. Aux premières heures du drame, Marina se rend sur place, loue une chambre chez l'habitant. Pendant six mois, elle partage les pleurs des mères, s'enivre à la vodka avec les pères. "Beslan, c'est ma deuxième maison", aime-t-elle à répéter. Le combat des familles qui veulent la lumière sur la mort de leurs enfants est devenu le sien. La comparution prochaine des mères de Beslan, accuséesd' "extrémisme", la met hors d'elle.

Selon la version officielle, les preneurs d'otage - des indépendantistes tchétchènes et ingouches - ont fait exploser leurs bombes dans l'école, faisant de nombreuses victimes, suscitant l'assaut. Le député Iouri Saveliev, expert en balistique et en explosif, a enquêté. Il dit tout autre chose : les explosions ont été causées par deux roquettes tirées depuis un toit voisin par les forces spéciales du FSB (services de sécurité).

Les conclusions du député - exclu depuis de la commission parlementaire chargée de l'enquête - seraient tombées dans l'oubli si Marina n'avait pas pris sur elle de les publier intégralement sur son site (www.pravdabeslana.ru). Elle en ferait bien un livre, mais où trouver le temps ? Ses activités de militante la dévorent, c'est à peine si elle peut se ménager des moments avec son fils de 6 ans qu'elle élève seule. Elle-même avait 7 ans lorsque sa mère est morte ; c'est son père qui l'a élevée.

Tout la destinait pourtant à une brillante carrière de communicante au service du Kremlin. Habile à concevoir des sites Internet, elle est recrutée à 22 ans par une firme de relations publiques proche du pouvoir.

Pour cette Moscovite ordinaire, fille d'ingénieurs en aéronautique, sans relations, c'est un bon départ. La voilà propulsée au coeur de la machine de propagande. "C'est là que j'ai tout appris." En 1999, elle participe à la campagne pour l'élection de Vladimir Poutine, crée le site présidentiel. A l'époque, elle croit en Poutine.

Entre elle et le président russe, c'est l'histoire d'une déception. Le premier désenchantement survient en août 2000, lorsque le sous-marin nucléaire Koursk fait naufrage avec 118 marins à bord. Vladimir Poutine ne juge pas nécessaire d'interrompre ses vacances dans sa villa des bords de la mer Noire pour rencontrer immédiatement les familles des marins. Aujourd'hui encore, elle s'interroge sur "un tel manque d'humanité".

Deux ans plus tard, la prise d'otages du Théâtre Nord-Ost - 129 morts, la plupart gazés par les forces de l'ordre avant l'assaut - n'a fait que renforcer sa désillusion. Bien des victimes auraient pu être sauvées si le FSB avait accepté de révéler aux médecins la nature du gaz employé - un "secret d'Etat". Après quarante mois d'une enquête infructueuse, les familles ont reçu une compensation de 18 dollars. Loin d'avoir été mis en cause, les officiers du FSB responsables de l'assaut ont été décorés.

Ecoeurée par les mensonges du pouvoir, Marina a fini par claquer la porte du Kremlin pour se mettre au service de l'opposition. Ses détracteurs la décrivent comme une experte en relations publiques prête à offrir ses services au plus offrant. Si c'était le cas, rétorque-t-elle, elle aurait choisi une activité plus rémunératrice et moins exposée, "la vente de voitures de luxe par exemple".
Marie Jégo le monde

Ben Ali a encore frappé : Un humoriste en prison pour l’avoir imité

Posté le 11.02.2008 par kabylieazouzanet
L’humoriste tunisien, Hédi Ouled baballah a été condamné par le tribunal de première instance de Ben Arous (banlieue de Tunis) à un an de prison et une amende de mille dinars, sous l’inculpation de « détention d’une matière stupéfiante classée dans la catégorie B. ». En fait, Hédi Ouled Baballah vient, de produire un sketch où il imite le président Ben Ali qui a largement circulé en Tunisie de façon informelle par un enregistrement de téléphone portable; Ce sketch a été présenté dans un lieu privé à Sfax, il y a moins de trois semaines. C’est la deuxième fois que l’humoriste produit sur le même sujet. Après la production du premier sketch, il avait été arrêté par la police et détenu au centre de détention de Bouchoucha du 9 au 11 mars 2007. Durant sa garde à vue, il a été violemment battu par les agents des services de sécurité et porté plainte pour « violences aggravées », mais sa plainte est restée sans suite. Les quelques grammes de « Zatla » (cannabis), prétexte à cette dernière condamnation ont découverts de façon « spontanée » par les services spéciaux lors d’un autre contrôle de « routine ». Lors de l’audience devant le tribunal, Hédi Ouled baballah a déclarer ignorer l’existence de cette drogue et évoqué un montage de la police contre lui.L’hypothèse d’une montage juridico-policier semble la plus probable pour les observateurs qui savent qu’en Tunisie, les dissidents ne sont jamais condamnés pour ce qui leur est réellement reproché, mais pour des délits déshonorants, comme cela avait été le cas pour l’avocat Mohamed Abbou (violences contre une consoeur) ou plus récemment, le journaliste Slim Boukhdhir (atteinte aux bonnes mœurs) !Après cette « récidive », c’est une sale affaire de drogue qui a été montée contre lui pour le punir d’avoir transgressé les lignes rouges.L’Observatoire pour la liberté de presse, d'édition et de création en Tunisie considère cette affaire, cousue de fil blanc, comme un montage juridico-policier et estime que Hédi Ouled Baballah est victime d’une violation de sa liberté d’expression, garantie par les lois tunisiennes ainsi que les instruments internationaux. Il exige la libération sans condition de l’humoriste Hédi Ouled Baballah et appelle tous ceux qui sont attachés à la liberté d’expression à se mobiliser pour exiger sa libération..

L’Algérie en faillite : Le poids de la crise identitaire

Posté le 10.02.2008 par kabylieazouzanet
l’armée au pouvoir est loin d’être une première dans ce monde . Dans de nombreux pays, l’armée est aux commandes mais ces pays ne souffrent pas de guerres civiles. Dans ces pays ,les protagonistes que sont l’armée au pouvoir et l’opposition islamiste, ont tracé des lignes rouges à ne pas franchir .Ces lignes rouges ont pour but de préserver le pays commun et l’avenir commun . En Algérie, on n’hésite pas à scier la bronche sur laquelle nous sommes tous assis car la notion d’intérêts communs est mal assimilée . L’absence du sentiment d’un avenir commun est liée à une crise identitaire .
Cette crise identitaire est patente en Algérie car une personne née en Italie se dit italienne, celle qui est née en Tunisie se dit tunisienne, de même qu’une personne née en Turquie se dit turque . En Algérie, les gens se disent arabes, musulmans ou kabyles, mais ils ne se disent algériens que rarement .

Les appartenances ethniques, culturelles et territoriales caractérisent les identités des individus et des nations .
En Turquie par exemple, en dehors du problème Kurde, les gens se disent turcs d’un point de vue ethnique, se déclarent de culture turque et islamique et s’affirment territorialement Turcs .
En Algérie, nous constatons une certaine confusion au sujet de l’appartenance ethnique . Les gens ne savent pas s’ils sont tous des descendants de berbères ou s’ils sont arabes . Culturellement, ils hésitent avant de se déclarer de culture arabo-islamique, comme s’il n’existait pas de culture en Algérie avant le 7e siècle de notre ère . Territorialement, la confusion est plus marquée, l’Algérien ne voit jamais son pays comme une entité à part . Il situe l’Algérie systématiquement dans le cadre arabo-islamique d’où les expressions « Bled laarab - Bled el Beylec » ( Le pays des arabes - Le pays du bey ottoman) .
Ces hésitations et cette confusion, expliquent à quel point la crise identitaire est présente .

Osmani, l’ancien gardien de but de l’équipe nationale de football, déclarait aux journalistes, le jour où l’Algérie remportait la coupe d’Afrique des nations en 1990, qu’il dédiait cette coupe à tous les musulmans .

L’athlète Merrah, championne olympique en 2000 sur le 1500 mètres, déclarait qu’elle dédiait sa médaille d’or à tous les arabes .

Pour des raisons idéologiques, les islamistes algériens rejètent le costume occidental . Cependant, ils ne mettent que rarement le costume traditionnel algérien car ils préfèrent ceux d’Egypte et d’Afghanistan .

Alors que le Carthaginois Hannibal fait la fierté des tunisiens et son portrait figure sur de nombreux billets de banque en Tunisie, des personnalités historiques comme Massinissa ou Saint Augustin, ne sont connus que par très peu d’Algériens .

Ali Kafi, l’ancien président du haut conseil d’état ( Présidence collégiale de la république, de 1992 à 1994) , mentionne dans ses mémoires à plusieurs reprises l’expression « notre nation arabe »,mais il ne dira pas un mot au sujet de la nation algérienne .

L’ancien président de la République Benbella, déclarait à son retour à Alger en 1962 : « Je suis arabe, je suis arabe, je suis arabe » .

Messieurs les présidents, être algérien tout court, ne vous suffit-il pas ?
Si vous détester tant votre appartenance à l’Algérie, pourquoi avez vous accepté d’être à la tête de ce peuple pendant des années ?

En psychiatrie, la crise identitaire représente un des symptômes de la crise d’adolescence . Peut-on dire que l’Algérie souffre d’une interminable crise d’adolescence ? Peut-on affirmer que le processus qui mène à la création de la nation algérienne est en cours et qu’il n’est pas encore achevé ?

Dans ses discours, Bouteflika veut faire croire aux Algériens que du temps de Boumediene, l’Algérie était une grande nation . Monsieur le Président, avant de parler de grande nation, ne doit-on pas commencer tout simplement par créer la nation ? ou au moins commencer par achever le processus de sa création ?

Je ne sais pas si la nation Arabo-islamique a existé un jour, en tout cas je ne la vois nulle part aujourd’hui . Sinon comment peut-on expliquer les deux guerres du golfe arabo-persique ? Comment expliquer le fait que le problème Palestinien est toujours d’actualité ?
Les tractations qui se font actuellement entre les Etats Unis et les pays arabo-islamiques pour préparer une offensive contre les irakiens prouvent que la nation Arabo-islamique est loin d’être une réalité .

Le sentiment d’appartenir à des nations qui n’existent que dans l’imaginaire de certains, est révélateur de crise .

Même si cette nation arabo-islamique existait, elle ne servirait à rien . Sachant que le zéro est un chiffre absorbant, l’accumulation de nullités ne créera pas obligatoirement une force . Autrement dit, si on signe un pacte d’union entre par exemple le Yemen, le Pakistan et l’Algérie, on ne débouchera sur rien tant que ces pays n’ont pas réalisé chez eux un minimum de progrès politique, économique et socioculturel .

L’union pour commencer devrait se faire entre les différentes régions d’Algérie . Une dynamique économique et commerciale mobilisera les différents coins du pays dans un contexte de paix, sous l’œil veillant d’un gouvernement légitime représentant un état de droit . Une fois cet objectif atteint, l’Algérie se tournera vers ses alliés naturels que sont le Maroc et la Tunisie pour concrétiser enfin l’union du Maghreb . Cette union maghrébine ne sera possible qu’après un changement des mentalités . La conception tiers-mondiste du voisinage qui consiste à vouloir empêcher le soleil de briller sur le voisin est révolue . Quand le soleil brille sur un pays du Maghreb ,ce dernier ne fera pas obligatoirement de l’ombre à ses voisins.

Le régime en place en Algérie a oublié de donner une identité algérienne au peuple d’où la crise identitaire . Cette dernière est endémique et s’étend pour atteindre le sommet de l’état .
Le président Chadli au milieu des années 80,confondant les intérêts de « la nation arabe » et ceux d’Algérie, réconcilia l’Egypte et la Libye dont les relations diplomatiques et commerciales étaient en rupture depuis des années .

La médiation de Chadli a offert aux égyptiens le rôle de sous-traitants commerciaux vis à vis des libyens qui souffraient de plusieurs années d’embargo . En voulant défendre « les intérêts suprêmes de la nation arabe »,Chadli a privé l’Algérie d’un marché de plusieurs milliards de dollars .

Cette crise identitaire a des conséquences. En continuant à regarder vers l’orient tout en refusant de se regarder et d’avoir confiance en nos capacités, nous avons fini par prendre comme modèles des pays tels que l’Egypte et l’Afghanistan alors qu’on a les moyens de faire beaucoup mieux .

Beaucoup d’hommes politiques algériens se comportent comme des personnes adultères, ils vivent en Algérie, profitent des richesses du pays alors qu’ils ont le regard ailleurs .

La crise identitaire n’épargne pas l’opposition qui reste prisonnière de ses particularismes communautaires et idéologiques . Les différents courants de cette opposition refusent les moindres concessions en vue de créer un front capable d’assurer une véritable alternance politique .

Les Algériens devraient comprendre que ce qui s’écroule actuellement c’est l’Algérie et non pas l’Islam . L’application de la charia n’est pas une urgence . L’extrême urgence consiste à sauver rapidement le pays d’un écroulement qui semble imminent . Si les choses continuent à ce rythme, on risque d’appliquer un jour la charia sur les ruines de notre pays .

Comme il existe des mythes fondateurs d’un pays, il existe aussi des mythes dévastateurs de celui ci . Des valeurs supposées sacrées telles que l’honneur de l’armée, la légitimité historique, le sacrifice pour un Islam qui serait menacé, la grandeur d’une nation arabe qui n’existe pas, constituent des mythes dévastateurs surtout s’ils évoluent sur un terrain marqué par une crise identitaire et par une indigence de la vie culturelle et politique .

Le mouvement islamiste algérien devrait prendre rapidement conscience et évoluer par pragmatisme et réalisme vers un mouvement nationaliste .

Le nationalisme algérien ne veut pas dire amour aveugle du F.L.N, ni culte des martyrs . Il ne veut pas dire non plus extrémisme, expansionnisme ni racisme . Il veut dire, une langue algérienne, une architecture algérienne, un moi algérien, des intérêts algériens défendus par un gouvernement légitime, moderniste, humaniste et réaliste .

Le nationalisme islamique est né au Moyen-Orient . Les Ottomans l’ont utilisé pour étouffer toute tentative de séparatisme arabe et consolider ainsi leur domination . Le roi Fayçal d’Arabie Saoudite s’en est servi pour contrer le nationalisme de Djamel Abdennasser . Les américains l’ont exploité pour précipiter la chute du communisme .

Le nationalisme arabe est né au Moyen-Orient aussi . Les anglais l’ont utilisé au 19e siècle pour encourager les soulèvements arabes contre les ottomans . Les Chrétiens d’orient l’ont utilisé pour éloigner toute menace de nationalisme islamique . Le Président égyptien Abdennasser s’en est servi pour pousser les pays de la région à payer les factures de ses guerres mal préparées et bien sûr perdues face à Israël . Ce même nationalisme arabe fut utilisé par les américains pour isoler l’Iran de Khomeyni .

L’Algérie n’est en rien concernée par ces nationalismes arabo-islamiques qui ne servent pas obligatoirement nos intérêts et qui ont pour but de réduire notre pays à une éternelle province d’un Moyen-Orient souffrant de dictatures, de corruption et d’instabilité .

Le Moyen-Orient, berceau des trois religions monothéistes est en faillite actuellement . Il n’a à nous proposer aujourd’hui que le populisme de Djamel Abdennasser, le cynisme et l’impulsivité de Saddam et le théâtralisme de Ben Laden .

Le séparatisme politique et idéologique vis à vis du Moyen-Orient, peut constituer un premier pas vers l’émergence en Algérie d’un état moderne et réaliste .

En sous-traitants fidèles à leurs maîtres respectivement américains et soviétiques, le roi Fayçal d’Arabie Saoudite et le Président égyptien Abdennasser voulaient se partager le monde arabo-islamique . La Turquie et l’Iran par leur poids et leur histoire ont échappé à ce contrôle.

C’est ainsi que le Pakistan, l’Afghanistan et la Tchétchénie se retrouvent dans les filets Saoudiens .
Les pays où Abdennasser a exercé le plus d’influences sont l’Egypte, le Soudan et l’Algérie .
En observant bien nous constatons que le Pakistan et l’Egypte sont aux bords de la guerre civile . Les autres pays sombrent dans des guerres civiles . Quant à l’Arabie Saoudite, elle s’affirme de plus en plus comme un protectorat américain et ne résiste à l’effondrement que grâce à la présence militaire américaine dans le pays . La manne pétrolière prolonge la survie du régime mais pour combien de temps encore ?

l’Algérie n’a pas su se protéger contre les courants idéologiques venus du Moyen-Orient . La crise identitaire a fait le reste en nous rendant plus réceptifs .
Ces courants idéologiques véhiculaient des lectures coraniques très conservatrices
et inadaptées . La dernière grande lecture du Coran (Tafssir ) remonte aux années 60 . Elle a été faite clandestinement dans l’obscurité des prisons égyptiennes par Sayed Kotb . Ce dernier n’avait comme bagage que sa foi, sa volonté et sa bonne maîtrise de la langue arabe. La grandeur du Coran exige qu’on l’étudie dans des centres de recherche en présence de groupes de spécialistes multidisciplinaires. Cette étude mettra en évidence les portées de chaque verset coranique . Cette nouvelle lecture devient une urgence absolue . Elle mettra en valeur les notions de foi, de liberté de pensée et d’amour entre les gens . Elle dynamisera la société et ne nous empêchera pas d’évoluer vers le réalisme, la mesure, le savoir faire et le savoir vivre .

Le retrait de l’armée du champ politique est impératif . Cependant il ne rétablira pas à lui seul la paix et l’ordre . Les islamistes doivent tenir compte des intérêts de l’Algérie . Le contexte international actuel est une donnée à laquelle ils ne pourront pas tourner le dos .
Le séparatisme idéologique et politique vis à vis du Moyen-Orient permettra à la classe politique algérienne d’évoluer vers le réalisme et le modernisme .

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