Posté le 06.02.2008 par kabylieazouzanet
Dockers, boulangers, chauffeurs de taxi, professeurs, médecins, enseignants, fonctionnaires, lycéens, tous menacent de recourir à la grève. Jusqu’où ira le mécontentement ?
Pas moins de dix ports commerciaux seront aujourd’hui paralysés. 14.000 dockers risquent de répondre à l’appel de la Coordination nationale des syndicats des ports. Les chauffeurs de taxi menacent de suspendre la casquette. Les boulangers d’éteindre leurs fours. L’Intersyndicale de la Fonction publique revient à la charge.
Tandis que la Coordination des douze syndicats autonomes avec le CLA ont décidé d’une autre grève nationale de trois jours pour les 24, 25 et 26 février prochains. Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) grogne lui aussi. Réuni les 23 et 24 janvier 2008 en session ordinaire, le Conseil national a voté le recours à une grève nationale de 15 jours renouvelable à compter du mois de mai 2008. De grève en grève...
Les revendications de toutes ces franges sociales n’ont toujours pas été prises en charge. Alors que les syndicats représentent la majeure partie des couches sociales, le gouvernement reste de marbre. Il fait la sourde oreille à une contestation qui risque de faire des dégâts.
L’Intersyndicale autonome de la Fonction publique menace d’«internationaliser» son dossier. «Ainsi, après la mobilisation sans précédent du 15 janvier dernier et le message lancé par les travailleurs et les syndicats de la Fonction publique au gouvernement, force est de constater qu’une fois de plus, celui-ci reste sourd et insensible au ras-le-bol et aux revendications légitimes et pressantes des fonctionnaires», note un communiqué du CLA.
Etrangement habitué à ces situations «anormales», le gouvernement n’est nullement inquiet. Il a adopté la politique de l’usure. Certes, hier, le ministre de la Communication affirmait que «le gouvernement est disposé à élargir le débat pour toucher tous les partenaires sociaux agréés» au sujet de la grève de 3 jours annoncée par l’Intersyndicale à partir du 10 février. Une «disponibilité au dialogue» qui ne s’est pas traduite, du moins pour le moment, par des actions concrètes.
Les débrayages font partie des faits ordinaires de la vie des travailleurs algériens, tout comme la négligence au quotidien de nos dirigeants. La contestation exprimée pratiquement par les couches sociales n’a pas eu d’écho. Elle est même ignorée. Professeurs, médecins, cheminots...et potaches ont exprimé leur ras-le-bol et tiré la sonnette d’alarme. Une protestation aussi généralisée aurait renversé le gouvernement dans d’autres pays où la citoyenneté a son poids. En Algérie, en revanche, ces signaux de détresse se sont «évanouis» dans les colonnes de la presse écrite.
Jusqu’où les travailleurs doivent-ils aller pour faire valoir leurs revendications? Attend-on que la population durcisse davantage le ton en adoptant d’autres moyens d’expression? Sortir dans la rue, par exemple, ou recourir à l’émeute? D’ailleurs, ces méthodes extrêmes ne sont pas étrangères à notre société, notamment auprès des jeunes.
Devant le silence radio des responsables, le recours à de telles formes de contestation n’est pas à écarter. Des méthodes qui apparaissent sporadiquement dans différentes régions du pays; qui pour réclamer de l’eau, qui encore pour dénoncer un abus d’autorité. La gravité de la situation réside justement à ce niveau-là. Des partis politiques et des organisations de la société civile ont déjà attiré l’attention des pouvoirs publics sur les risques d’une explosion sociale aux conséquences navrantes.
Outre l’entêtement des responsables, il faut dire, aussi, que la ténacité dont font montre les syndicats autonomes est, en partie, liée à la situation économique du pays. Car on ne fera jamais admettre aux Algériens des vérités plus paradoxales: celle d’un peuple démuni vivant dans un pays riche.
Le ministre des Finances vient d’annoncer que les réserves de change ont atteint les 110 milliards de dollars. Les déclarations triomphalistes des membres du gouvernement ne peuvent, malheureusement, à elles seules changer un quotidien pénible.
Farouk DJOUADI (L'Expression)
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Posté le 03.02.2008 par kabylieazouzanet
Le mouvement citoyen des aarchs réagit à l’assassinat d’un jeune homme par les services de sécurité et parle d’une « velléité de mettre le feu aux poudres.» Le texte de leur déclaration parvenu à notre rédaction.
La situation de confusion, de pourrissement et de violence voulue en Kabylie, par les marionnettistes du pouvoir mafieux et assassin, vient de prendre corps encore davantage par l’ajout d’une nouvelle note tragique. Les forces de sécurité ont commis, une fois de plus, et une fois de trop, l’irréparable à Tizi Ouzou en mettant fin à la vie d’un jeune innocent, sans sommation et sans aucun motif valable. La victime, un jeune citoyen de Tizi Ouzou, en l’occurrence BERRKLA Zineddine, qui était au volant de sa voiture, a été abattue d’une balle tirée par derrière et ce, bien après avoir passé le plus normalement du monde le point de contrôle dressé par une brigade mixte (militaires et gendarmes) au niveau de l’intersection entre les lieudits Takhoukht, Tavarkukth et Oued-Aissi. Cet acte d’agression délibéré que rien ne justifie visiblement ne peut qu’être assimilé à un homicide dont le mode opératoire nous rappelle les tragiques événements du Printemps noir.
S’agit-il encore une fois de « parasitage » et « d’infiltration » au sein même des forces de l’ordre ? Cet acte meurtrier procède-t-il d’une velléité de mettre le feu aux poudres ? Ou s’agit-il plutôt d’une volonté de semer la terreur au sein de la population pour la forcer à la soumission ? A quoi obéit enfin toute cette stratégie du chaos menée particulièrement en Kabylie ? Il est clair que cet assassinat, quand bien même ses auteurs tenteront-ils de le faire passer pour une banale bévue, n’est certainement pas sans relation avec le bouillonnement que connaît ces jours-ci l’actualité nationale à l’approche de certains rendez-vous politiques très cruciaux.
Dans le même ordre d’idées, il est aisé de constater, depuis quelques mois, la coïncidence et l’enchaînements des faits à travers une réelle escalade dans la provocation et une multiplication des foyers de tension avec notamment la réouverture des lieux de débauches au mépris de la loi et des protestations citoyennes, la démission flagrante des autorités locales face à la délinquance urbaine, le blocage de toute initiative privée d’investissement, l’alimentation des tensions au sein des lycées et des cités universitaires et bien d’autres facteurs de désordre.
Ajoutons à cela, l’annonce récemment du redéploiement de la gendarmerie par le sinistre Zerhouni, qui à l’époque avait – aux fins de justifier le crime – traité le martyr Guermah Massinissa de « voyou ». Aussi ce perpétuel pyromane semble vouloir faire l’impasse sur les engagements pris par l’Etat quant à la mise en œuvre des revendications de la plate-forme d’El-Kseur notamment le jugement des auteurs, commanditaires et responsables des assassinats perpétrés lors du Printemps noir. Plus provocateur encore, ce triste sire veut coller l’infamie du retour des gendarmes à la population alors que celle-ci ne fait qu’exprimer son droit légitime à la sécurité par la substitution des sûretés urbaines à ce corps de gendarmerie toujours en quarantaine. En toute évidence, il est question donc d’une véritable mise en condition pour une explosion sociale incontrôlable.
Au moment où les clans au pouvoir s’accordent pour asseoir définitivement un régime totalitaire, le peuple algérien est livré à lui-même, faisant face aux pratiques abjectes d’un système mafieux et corrompu qui s’exprime quotidiennement à travers les phénomènes de la hogra, les passe-droits, la tchipa, la clochardisation et surtout la paupérisation alors que l’Etat dispose d’une manne financière jamais égalée.
Le Mouvement citoyen des Aârchs, qui condamne avec force cet assassinat qui a ciblé un jeune innocent, ne peut que dénoncer encore une fois les manœuvriers de l’ombre et leurs acolytes au sein de la mafia politico-financière qui veulent faire de la Kabylie un champ de bataille pour de viles ambitions. Par ailleurs, le Mouvement citoyen, tout en appelant la population à la vigilance, tient à mettre en garde les tenants du pouvoir quant aux risques concomitants à la déstabilisation de la région et ce, en prenant à témoin l’opinion internationale. Enfin, le Mouvement citoyen tient à assurer la famille de la défunte victime de son soutien agissant et réclame que toute la lumière soit faite sur les tenants et aboutissants de cette dramatique affaire.
ULAC SMAH ULAC
LE COMBAT CONTINUE
Pour la C.A.D.C,
La présidence tournante
Posté le 28.01.2008 par kabylieazouzanet
Trois Algériens dont une femme se sont vus amputer d'une main en Libye et certains autres ont été condamnés à mort dans ce même pays, a révélé maître Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l'homme (CNCPPDH), à la chaine trois de la radio nationale. «Il est inconcevable que des Algériens expatriés pour gagner de l'argent en Libye soient considérés comme des malfaiteurs», s'indignera maître Ksentini pour souligner «je ne crois pas à la justesse de ces jugements des Algériens dans ce pays».
Maître Ksentini invité de l'émission « En toute franchise » dira également que cinquante-six ressortissants algériens qui se sont expatriés pour gagner de l'argent se trouvent actuellement dans des prisons libyennes.
Le président de la CNCPPDH rassurera en disant que l'État algérien n'abandonne pas ses ressortissants. Rappelons que le ministre de la Justice, M. Tayeb Belaïz, avait affirmé qu'il n'existait aucune convention entre l'Algérie et la Libye qui permette le rapatriement d'Algériens détenus dans les prisons libyennes pour purger dans le territoire national leur peine prononcée par la justice libyenne.
Posté le 21.01.2008 par kabylieazouzanet
Taoufik Ben Brik a été empêché de présenter son dernier livre, "Je ne partirai pas", à Alger. Le journaliste et écrivain tunisien dénonce la solidarité qui prévaut entre les régimes arabes et affirme que "l'Algérie devient un duplicata de la Tunisie". Son entretien au Nouvel Obs.
Vous deviez tenir une conférence à Alger le 22 janvier. Pourquoi est-elle finalement annulée ?
- La rencontre portait sur la sortie de mon nouveau livre, "Je ne partirai pas", qui vient de paraître en Algérie aux éditions Chihab. J'ai été invité par cette maison d'édition et le Centre culturel français d'Alger, qui organisait une rencontre pour promouvoir le livre maghrébin. Dimanche, Pierre Barrot, l'attaché culturel de l'ambassade de France en Algérie, m'a appelé pour me dire que la conférence était annulée. C'est la présidence algérienne qui a contacté l'ambassade pour empêcher ma venue. J'étais pourtant prêt à partir, j'avais mes billets.
Est-ce le thème du livre qui posait problème ?
- Il parle de ce Tunis qui n'existe plus et qui est devenu Manhattan. C'est un ouvrage humoristique et littéraire. Je n'ai d'ailleurs pas pu le publier en France, parce que les maisons d'édition le jugent trop littéraire.
Comment expliquez-vous la décision de la présidence algérienne ?
- Tout a commencé en 2000. Abdelaziz Bouteflika a déclaré qu'il n'était pas question que je me rende en Algérie. La présidence algérienne affirme que ma venue dans le pays constituerait un incident diplomatique. Je suis déjà interdit de séjour au Maroc, en Egypte et au Liban. La solidarité arabe entre les régimes prévaut. En interdisant mon allocution, l'Algérie devient un duplicata de la Tunisie. Par ailleurs, il y a eu, en plus d'une solidarité algéro-tunisienne, une solidarité franco-algérienne.
En quoi gênez-vous les pays arabes ?
- Je suis trop libre, je ne mâche pas mes mots. J'ai l'expression avant d'avoir la liberté. Un régime démocratique, on le critique, moi j'abhorre le gouvernement tunisien, qui est un régime despotique. Il a fait de mon pays une prison sans barreaux.
Seriez-vous prêt à être moins virulent pour ne plus être rejeté ?
- Je ne suis pas virulent. Je ne peux simplement pas ne pas être en colère. Comme je l'ai déjà dit dans Le Nouvel Observateur, je suis un parrain dans une prison sicilienne. Je suis incapable de quitter ce pays, même si je dois être sans le sou.
Interview de Taoufik Ben Brik par Bérénice Rocfort-Giovanni
(le lundi 21 janvier 2008)
Posté le 15.01.2008 par kabylieazouzanet
Les principaux amendements qui seront introduits dans la prochaine constitution sont connus, selon le quotidien Algérie News proche du clan Bouteflika et qu’un lecteur a aimablement traduit pour nous.
A. L’article 74 qui limite le nombre de mandats à deux sera définitivement enlevé. Aucune limitation de mandatures ne sera mentionnée, donnant ainsi droit à une présidence à vie, à l’image de celle de Moubarek, Benali, Assad, Kadafi, …
B. Le poste de chef de gouvernement sera enlevé et remplacé par le poste de Coordonnateur entre différents secteurs ministériels et la présidence de la république. Ainsi le principe de présenter le programme du gouvernement devant le parlement sera dépassé. Sa mission sera uniquement l’application du programme du président.
C. Plusieurs prérogatives des deux chambres basse et haute seront enlevées, et seul le programme du président sera privilégié sans aucun contrôle. Le président sera responsable de la nomination des présidents des deux chambres mais aussi de leur éviction à tout moment. –
D. La devise de la République Algérienne Populaire et Démocratique sera changée par République Algérienne (les mots Populaire et Démocratique enlevés). –
E. Assemblée Populaire Nationale (APN) sera changée par Association Nationale (Jam3iya Wataniya)
F. Conseil de la Nation par Conseil des Sages (Sénat)
G. Assemblée Populaire Wilayale (APW) par Assemblée Wilayale (le mot Populaire enlevé) - Assemblée Populaire Communale (APC) par Assemblée Communale (le mot Populaire enlevé)
H. Enfin il est à signaler que le poste de vice président n’est pas encore tranché et que Tamazight langue Officielle est définitivement non admise par Bouteflika, entraînant forcément la Kabylie à ne pas voter puisque celle-ci constitue l’une des revendications phares de toute la population depuis 1962.
Posté le 14.01.2008 par kabylieazouzanet
Sans vouloir épiloguer sur le report de la visite présidentielle à Constantine, décidée dans l’urgence, les deux hypothèses avancées par les observateurs pour l’expliquer (la situation sécuritaire et l’ébullition qui caractérise la ville) aboutissent à une conclusion terrible : le terrorisme et le mécontentement social ont atteint un tel degré de gravité (même Ksentini s’en alarme), qu’ils ont peut-être rendu le pays ingouvernable.
Car comment qualifier autrement un pays dont le président ne peut plus se déplacer dans une wilaya sauf à risquer sa vie (Batna) ou se faire escorter de 5000 policiers et d’une escadrille de l’armée de l’air (Tamanrasset) ?
Qu’il craigne un coup des groupes armés terroristes ou l’hostilité de sa propre population, ou les deux à la fois, le président de la République reconnait de facto une dégradation de la situation socio-politique sans précédent depuis l’indépendance. Pire : cette détérioration, en plus de bloquer le fonctionnement normal des institutions, semble échapper totalement au contrôle de l’Etat.
Pareille situation sous-entend une conséquence tragique pour le pays : elle le met dans une situation de faillite politique qui, à l’image de la faillite économique, implique de confier les tâches essentielles (endiguer le terrorisme surtout), à des mains extérieures. Ce qui rapproche le spectre de l’irakisation.
Comment en est-on arrivé là aussi brusquement ? C’est la rançon du mensonge, de la dissimulation et de la démagogie.
Que faire, diriez-vous. De toute urgence, arrêter cette scandaleuse bouffonnerie qu’est la compétition pour le troisième mandat et qui accapare tous les esprits. D’abord parce que c’est indispensable pour commencer à réaliser la situation. Ensuite pour éliminer définitivement de la scène l’homme qui a conduit l’Algérie à cette faillite politique. Enfin, pour ouvrir la voie à une vraie opération de sauvetage qui est peut-être celle de la dernière chance.
Chacun est averti… Et l’heure tourne…
Posté le 09.01.2008 par kabylieazouzanet
Seuls les Etats de droits produisent des citoyens et des patriotes. Les régimes dictatoriaux, totalitaires, ne produisent que la pensée unique, une ruine économique, une justice aux ordres, une presse sous la botte, des rebelles et des terroristes fanatiques. Aussi, seuls les régimes démocratiques assurent-ils le bonheur de leur peuple. Quand bien même ils seraient riches, copieusement arrosés, les pays dirigés par des despotes sont transformés en déserts stériles. Ils contraignent leurs : cadres, cerveaux, techniciens… à la collaboration, à la soumission, à l’indifférence, au silence ou à l’exile.
Depuis la nuit des temps l’Algérie était synonyme de grenier à blé de Carthage, de Rome, de Byzance, de la Sublime Porte , des armées napoléoniennes. Jusqu’à 1962, sans ingénieurs importés ou formés à l’étranger, avec le seul génie des agriculteurs locaux, à l’ère des semences traditionnelles, du labourage à la charrue tractée par des bœufs, des soins phytosanitaires de grands-mères… l’Algérie était un pays pilote en matière de progrès agricoles et l’un des plus grands producteurs de : fruits, légumes et céréales du monde. Des fermiers américains de Californie se dirigeaient vers la Trappe , le célèbre domaine de Borgeaud pour s’y initier aux nouvelles techniques agricoles.
En 2007, L’Algérie peut aligner toute une armée d’ingénieurs agronomes formés à l'étanger, à l’ère de la mécanisation, de produits phytosanitaires hautement performants, de techniques d’arrosage au goûte à goûte pouvant économiser jusqu’à 70% d’eau, de semences hybrides pouvant multiplier les rendement par cinq, ce pays à la dérive importe plus de 98% de ce que mange son peuple, dont des pommes destinées porcs du Canada.
Alger, la capitale, autrefois s’appelait : « Alger la Blanche », « el Bahdja » (la sublime). Un rapport d’une ONG internationale l’a récemment classée la plus sale capitale du monde sur cent trente sept capitales visitées. Aujourd’hui, (23.10.2007), le journal algérien « Liberté » titre dans l’un des ses articles : « Alger étouffée par les ordures ».
Les coupures d’eau, d’électricité, les pénuries de gaz, d’essence, été comme hivers, ne se comptent plus. Les routes et hôpitaux algériens sont dans un état lamentables, indignes pour un pays producteurs de pétrole et de gaz.
L’Algérie, autrefois pays de cocagne, a connu 36000 affaires Khalifa avant le scandale du même nom révélé seulement en 2005 par les médias algériens. Tout comme il y a eu 36000 affaires tonic emballage, connues de tous, avant que l’affaire de l’unité de production d’emballage de Bou-Ismaïl ne soit révélée, pour faire diversion, par une presse aux ordres et à la solde de tyrans véreux. Depuis fort longtemps, depuis l’époque de Boumediene, les scandales financiers sont la règle et la gestion citoyenne d’une société l’exception. Depuis 1958, depuis la prise de pouvoir par des militaires analphabètes et illettrés, les dirigeants algériens se sont comportés comme une entreprise de démolition. Les Ali Babas et 400.000 voleurs formé à Ghardima’ (caverne sanglante), en Tunisie et Oujda, au Maroc, qui gravitent autour des palais : « el Mouradia » et « la Colonne Voiron ) respectivement siège de la présidence et du ministère de la défense, ont livré : plages oueds, secteurs publics, à la mafia du gravier et du sable. Le domaine de Borgeaud, symbole de la colonisation, longtemps principale source de richesse de l’Algérie, aux barons du béton et du macadam. Sur quelques 140 systèmes bancaires étudiés par la banque mondiale, le système algérien a été classé 107éme. Celui du Tchad, d'un pays du quart Monde, est mieux classé par le même organisme que l'algérien.
Face à tous ces fléaux structuraux, destructeurs : partis politiques, médias, syndicats, associations, pseudo intellectuels… demeurent indifférents, retranchés dans un misérable cynisme, dans un scandaleux silence complice.
Si là où passent les éléphants d’Attila l’herbe trépas pour une saison, là où dominent les généraux algériens du Hizb França, un désert stérile s’y installe pour l’éternité.
Par conséquent, en Algérie, les patriotes et les citoyens déclarés sont forts rares. Le jour où le patriotisme triomphera, il faut espérer qu’il ne tombera pas dans l’escarcelle des opportunistes tout comme un certain 19 mars 1962, la révolution et l’indépendance ont été confisquées par des attentistes, des combattants de la vingt-cinquième heures.
Posté le 08.01.2008 par kabylieazouzanet
Depuis quelques semaines un mouvement de protestation et de colère est perceptible dans les mosquées, les milieux universitaires et les cercles culturels et intellectuels de Bengazi en Libye. Les imams dans leurs prêches de vendredi et les intellectuels dans une lettre ouverte au Procureur général Mohamed Mesrati, ont demandé l'interdiction et le retrait de la vente, d'un roman portant le titre "la faim a d'autres visages" de Wafa Al Bouissi.
L'écrivain, Wafa Al Bouissi est une jeune femme libyenne de 34 ans et d'une famille de Bengazi.. Elle est musulmane pratiquante et voilée (voir sa photo). Elle est depuis 1998, avocate spécialisée en droit pénal et inscrite au barreau de Bengazi..
L'éditeur est la revue Al Mouatamar éditée elle-même par le Centre du Livre Vert de Bengazi.
Un roman sur une adolescente
Le roman relate l'historie d'une adolescente libyenne qui a été retenue chez son oncle égyptien à Alexandrie à la suite de la rupture des relations entre l'Egypte et la Libye et la fermeture des frontières entre les deux pays en 1978. En subissant un mauvais traitement par l'épouse de son oncle, l'adolescente s'est trouvée dans la rue vivant sous l'emprise de la faim et l'insécurité. Sa vie se transforme en un ensemble de réflexes de survie et de recherche d'une liberté porteuse de beaucoup d'inconnus. Parce qu'elle avait faim, elle a trouvé refuge dans une église puisque la mosquée est fermée en dehors des heures de la prière. Elle constate qu'à l'église, personne ne lui demande rien. Mieux encore, elle observe une certaine égalité de traitement et de comportement entre l'homme et la femme et entre les paroissiens et les étrangers. L'adolescente s'est défaite peu à peu des contraintes de sa famille, de ses traditions et de sa société pour plonger dans une vie de liberté y compris la liberté sexuelle en se laissant vivre au grè des rencontres. Elle plonge aussi dans les nuits de joie et des plaisirs de Alexandrie des années 1980. Le roman est le récit d'une adolescente perdue et libérée de tous ses tabous et contraintes. Elle regarde le monde à travers une vie de vagabondage et un vide créé en elle par la faim et l'insécurité. Les deux tiers du roman, sont consacrés à une comparaison parfois tacite et souvent explicite, entre deux mode de vie: celle de la société traditionnelle libyenne et celle d'Alexandrie plus libre et très diversifiée. La comparaison fait appel aux traditions, à la religion, au comportement social des hommes et des femmes et à plusieurs aspects de la vie de deux mode très différentes, sinon contradictoires, de la société de Bengazi et d'Alexandrie.
Il ne s'agit donc pas d'un roman d'une femme libertine ou provocatrice. Il ne s'agit pas non plus d'un roman d'une femme non musulmane ou athée qui a voulu "abaisser" l'Islam. Il ne s'agit pas d'un roman d'opposition puisqu'il a été publié par le socle de l'idéologie dominante du pouvoir politique en place: le Centre du Livre Vert. Il ne s'agit pas non plus d'un roman glorifiant le régime politique en place et son livre vert, puisqu'il dresse une série de critiques visant le model social libyen. D'ailleurs, les autres essais de l'écrivain publiés en Libye, n'épargne pas les gouvernants libyens d'une critique parfois assez pertinente.
Alors pourquoi ces meutes composées d'un mélange étrange d'opposants islamistes, royalistes et autres tendances au pouvoir politique en place en Libye, de membres des comités révolutionnaires au pouvoir en Libye, de responsables politiques locaux et de plusieurs activistes accusant l'écrivain de blasphème et crimes contre la société et les traditions libyennes?
Pourquoi cette colère ?
Deux explications peuvent apporter une réponse à cette question:
La première explication trouve ses origines dans les années 1973-1977 à Bengazi lorsque le Colonel Kadhafi qui préparait à cette époque le lancement de son Livre Verte et sa conception du pouvoir des masses "Jamahirya", a ordonné à ses sympathisants de brûler dans les places publiques tous les livres, instruments de musiques et autres supports culturels qui ne sont pas conformes à l'idéologie dominante, celle du Colonel Kadhafi. Trente ans plus tard, toute une génération née de ce néant intellectuel - ou "ce savoir incendié et brûlé", se réveille sans repères. C'est cette génération perdue comme l'adolescente du roman de Wafa Al Bouissi, qui constitue cette meute qui veut interdire le roman. C'est une génération qui veut fuir sa peur et son acte de naissance écrit par les cendres du savoir.
La deuxième explication est la plus grave. La ville de Bengazi – puisque les protestations se sont fait entendre surtout à Bengazi - a abandonné son caractère de ville d'ouverture, de liberté et de croisement de cultures.
Ces meutes réclamant l'interdiction d'un roman qui n'est en fin de compte qu'un cri de liberté, ne sont-il pas des liberticides au moment où leur ville, leur pays et eux-mêmes, ont un besoin vital de liberté …
Dite moi c’est quoi la différence entre l’homme et la femme, pour quoi dans l’islam elle a le rôle d’un enfant on peut lui donner une correction nous les hommes les hommes « fidèle » si dieu a crée la femme ce n’est pas pour l’homme mais pour toute l’humanité.
Posté le 01.01.2008 par kabylieazouzanet
JANVIER 2008: une épidémie de diarrhée parmi les officiers supérieurs de l’armée algérienne a tué la moitié des généraux, ce qui a eu pour conséquence de désengorger le port d’Alger.
FEVRIER 2008: le nouveau jeune président algérien a fait changer l’hymne national pour le remplacer par une chanson de Baaziz « l’Algérie mon amour »
MARS 2008 : Khalifa Moumène a été extradé en Algérie ainsi le vrai procès de Blida a pu enfin avoir lieu, on a récupéré près de 8 milliards de dollars chouravés par AL Capone oh ! pardon par AL khalifat et ses commanditaires.
AVRIL 2008: on a enfin retrouvé les 100 milliards de dollars que TEMMAR a perdu. En fait, ce n’était qu’un poisson d’avril dont l’auteur n’était autre que son ancien président malade de son état.
MAI 2008 : la constitution algérienne a été amendée. La nouvelle déclare que l ‘algérie est un état laïc, pour répondre aux protestations de certains puritains le nouveau gouvernement instaure le vendredi férié pour les musulmans, le samedi pour les juifs, le dimanche pour les chrétiens et toute la semaine pour les chômeurs ( ce qui est un leurre pour ces derniers, puisque le chômage a été jugulé).
JUIN 2008: Une délégation d’hommes d ‘affaires européenne est venue à Alger visiter la zone de EL HAMIZ pour acheter le brevet et s ‘initier au savoir faire .
JUILLET 2008: toutes les plages algériennes, nettoyées et dépolluées ont été restituées au peuple.
AOUT 2008:La police a arrêté 3 vieux intégristes dans les montagnes de l’Ouarsenis se réclamant du FIS. A l’interrogatoire ils ont affirmé appartenir au FRONT INDENDENTISTE DES SMASRIAS et qu’ils menaient un djihad contre les marchands de SOUTENT-GORGES.
L’ancien ministre de l’intérieur a fait une déclaration depuis la prison de Serkadji pour affirmer qu’il s’agissait bien de terroristes résiduels dont il parlait du temps ou il était en poste.
SEPTEMBRE 2008 : Le ramadhan est devenu facultatif pour tout le monde en Algérie, des touristes de tous les pays musulmans déferlent pour voir le phénomène. L’Arabie saoudite a rompu les relations diplomatiques avec l’Algérie et l’a assignée en justice devant la cour internationale de justice pour concurrence déloyale.
OCTOBRE 2008 : en apprenant que le général de gaulle voulait modifier la constitution 2 vieux de mon quartier se sont suicidés sans laisser de ……
NOVEMBRE 2008 : il a fait très beau sur tout le territoire national sauf dans la zone sud et du sahel ou l’armée américaine a débarqué pour défendre l’Afrique du terrorisme résiduel.
Posté le 30.12.2007 par kabylieazouzanet

Le sketch « Bouteflika et les méchants loups du FLN », mis en scène par le régime et co-produit par El-Mouradia et les Tagarins, et qui connaît un grand succès, s’est poursuivi hier par un épisode savoureux à l’hôtel Mouflon d’or, où se réunissait l’instance exécutive du parti. Deux agneaux habillés en méchants loups, Abdelkader Hadjar et Abderazak Bouhara, ont montré leurs crocs en plastique, comme c’est écrit dans le scénario, pour faire savoir au Roi Abdelaziz qu’il ne passera pas et qu’il faut un Congrès extraordinaire plein de suspens et d’incertitudes pour désigner le prochain candidat du FLN. Le public, composé exclusivement de journalistes, et qui n’avait pas lu le scénario, prit peur…Alors les deux agneaux habillés en méchants loups firent du zèle et redoublèrent d’agressivité envers le Roi Abdelaziz. C’était assez pour que Le Grand Vizir Belkhadem, qui revenait d’une audience accordée par le Roi Abdelaziz, intervienne et mette les pendules à l’heure : « On n’a plus le temps de jouer. Les présidentielles sont dans 15 mois. Il y aura bien un congrès extraordinaire mais il sera consacré à consacrer le Roi Abdelaziz pour un troisième mandat ! » Estomaqués, les deux agneaux habillés en méchants loups, Abdelkader Hadjar et Abderazak Bouhara, répliquèrent que les propos du Grand Vizir n’étaient pas conformes au scénario et qu’il fallait encore faire croire au public que le Roi Abdelaziz ne passera pas. Le Grand Vizir les menaça alors de les exclure de la scène et de mettre fin au sketch. « Vous vous êtes pris au sérieux. Et je vous ai avertis contre le fléau de l’égocentrisme. Sachez que personne n’est indispensable au FLN et que l’heure aujourd’hui est venue de mettre de l’ordre sur la scène ! ».
Puis, le public, ignorant qu’il était invité à un dîner de cons, sortit en commentant « le courage » des deux agneaux habillés en méchants loups …
Le sketch joue encore, à guichets fermés, jusqu’en septembre 2008.
Deux comédiens de taille, Ahmed Ouyahia, dans le rôle du Raspoutine-hypnotiseur et Boudjerra Soltani, dans celui du derviche-ensorceleur, devraient entrer en scène dès janvier avec un numéro d’hypnose à succès : « Fais encore dodo mon petit, tu te réveilleras au troisième mandat ! »