En avril 1992, une nouvelle structure était créée à l’initiative du général Larbi Belkheir (à l’époque ministre de l’Intérieur, puis éminence grise avant de devenir conseiller du président Abdelaziz Bouteflika en 1999) : l’Office national de répression du banditisme (ONRB). Officiellement placé sous la direction de la police (Direction générale de la sécurité nationale, DGSN), l’ONRB a été basé dans la caserne de la police de Châteauneuf (qui est aussi une école de police), dans la banlieue ouest d’Alger. L’ONRB était constitué d’unités spéciales d’intervention de la police (des « ninjas », portant un uniforme bleu) et de la gendarmerie, ainsi que d’éléments du GIS (Groupement d’intervention spéciale), dépendant directement du DRS, qui étaient chargés notamment des opérations secrètes (création de faux maquis, infiltration de groupes armés, création de groupes comprenant de vrais islamistes mais dirigés pas des membres du GIS, etc.).
Au même moment, en avril 1992, le PCO (Poste de commandement opérationnel, chargé comme on l’a vu de la coordination de l’action répressive des différents services de « sécurité ») fut également transféré de Aïn-Naâdja à Châteauneuf et rattaché à la DGSN — alors que, dans les faits, tous ces organismes étaient contrôlés par le DRS et agissaient sous la direction du chef de la DCE, le colonel Smaïl Lamari.
L’objectif, selon l’ex-colonel Samraoui, était notamment de faire croire à l’opinion internationale « que la lutte contre l’intégrisme islamique n’était pas menée par les services et par l’armée, mais par la police[2] ». En réalité, comme le rapporte par ailleurs le « Mouvement des officiers libres » (MAOL), « toute personne arrêtée par les membres du PCO (police, gendarmerie et DRS) était interrogée par les éléments du DRS ; et principalement par les membres du Centre Antar détachés ou dépêchés sur les lieux de l’interrogatoire, auquel pouvaient assister les éléments des autres forces. C’est ainsi que les éléments de Smaïn Lamari ont servi de professeurs de la terreur aux autres[3] ».
D’ailleurs, l’ONRB, dirigé par le commissaire Tahar Kraa, secondé par les commissaires Mohamed Issouli et Mohamed Ouaddah, dépendant donc en principe de M’hamed Tolba, le directeur général de la Sûreté nationale, sera dissous dans les faits trois mois après sa création (même si les appellations ONRB ou « brigades de répression du banditisme » continueront à être utilisées par la suite pour désigner le PCO et ses antennes). Tous ces commissaires continueront à « opérer » au PCO — placé, jusqu’à ce jour, sous le contrôle direct du général Smaïn —, recevant leurs ordres des généraux Toufik, Smaïn et Belkheir.
Les forces spéciales de l’armée organisées au sein du CCC/ALAS
La disparition en juillet 1992 de l’ONRB coïncide avec le retour aux commandes du général Mohamed Lamari, chargé par le général-major Khaled Nezzar, ministre de la Défense, de mettre en place la nouvelle structure de « lutte contre le terrorisme », le « Centre de conduite et de coordination des actions de lutte anti-subversive » (CCC/ALAS, ou, en abrégé, CLAS), qui deviendra opérationnel en septembre 1992 (il était installé au siège du commandement des forces terrestres, à Aïn-Naâdja).
Cette structure était composée d’unités des « forces spéciales » de l’ANP et d’éléments du DRS. Au début, le CLAS regroupait trois régiments de parachutistes (le 4e et le 18e RAP, le 12e RPC), un bataillon de police militaire (le 90e BPM) et un régiment de reconnaissance (le 25e RR). Des éléments du Groupement d’intervention rapide de la gendarmerie (GIR) et de la DCSA étaient également mobilisés pour encadrer les opérations de ratissage effectuées par ces « hommes de l’ombre ». Le CLAS était initialement placé sous la direction du général-major Mohamed Lamari, assisté notamment des colonels Brahim Fodhil Chérif, Amar Belkacemi et Hamana (après la nomination de Mohamed Lamari à la tête de l’état-major de l’ANP en juillet 1993, la direction du CLAS sera confiée au général Saïd Bey ; nommé en mai 1994 à la tête de la 1re région militaire.
En mars 1993, l’organisation territoriale du CLAS a été restructurée, avec la création de « secteurs opérationnels » couvrant plusieurs wilayate, dont chacun chapeautait localement la police, la gendarmerie, un détachement de l’ANP et plus tard des milices. Tous les services de sécurité devaient se plier aux ordres des « rambos » des unités du CLAS, qui agissaient dans le secret et dans l’impunité totale.
Les militaires des forces spéciales dépendant du CLAS travaillaient étroitement avec ceux du DRS. Certaines unités dépendaient conjointement de ces deux commandements. Dans chaque région militaire, les éléments des CTRI (dépendant du DRS) collaboraient étroitement avec ceux du CLAS, procédant ensemble à des ratissages, des arrestations, les interrogatoires et pratiquant la torture. Mais aussi, ils créèrent des escadrons de la mort, comme l’OJAL (Organisation des jeunes Algériens libres, créé au CTRI de Blida fin 1993), dont la mission était de terroriser la population par la liquidation physique de dizaines de personnes.
En 1992, au moment de la mise en place de la « machine à broyer l’être humain », toutes ces forces chargées de répandre la terreur ne représentaient guère plus de 5 000 hommes. Ces effectifs seront ensuite progressivement augmentés et plus que doublés (notamment par intégration au CLAS, à partir de 1995, de nouvelles unités des forces spéciales : 1er et 5e RPC, 85e et 93e BPM), et ils disposeront des meilleures armes et du matériel le plus performant.
L’organisation du secret
Il est essentiel de souligner que les organigrammes de ce « noyau dur » du dispositif de répression sont restés, tout au long de ces années, très largement secrets (ce n’est que par le recoupement de témoignages de militaires et policiers dissidents que les informations précédentes ont pu être synthétisées). Par ailleurs, les opérations de répression elles-mêmes ont été le plus souvent menées de façon quasi clandestine, avec des moyens sophistiqués pour tenter d’effacer toute trace des violations systématiques des droits humains.
Cette organisation de l’opacité explique que, souvent, les chaînes de commandement officielles ne correspondent pas à la réalité du terrain (au point qu’il n’est pas rare, par exemple que des officiers du DRS puissent donner des ordres à des officiers de l’ANP de grade supérieur). Seuls les quelques généraux au cœur du pouvoir sans discontinuer depuis 1992 (essentiellement les généraux Larbi Belkheir, Mohamed Lamari, Mohamed Médiène, Smaïn Lamari, Kamel Abderrahmane, Brahim Fodhil Chérif) ont une vision d’ensemble des méthodes illégales (en particulier la manipulation des groupes armés islamistes) employées par les différentes composantes de la « machine de mort » qu’ils ont déployée contre la population.
C’est ce qui explique aussi que de très nombreux exécutants des basses besognes du DRS et du CLAS (qu’il s’agisse de militaires ou d’agents placés à la tête et au sein des groupes islamistes) aient été liquidés : ils en savaient trop. De plus, afin de garantir la solidarité dans le crime des responsables impliqués et le bon fonctionnement du « plan d’éradication », les structures décisionnelles ont été très largement organisées selon des critères d’allégeance, de compromission, de clientélisme et de régionalisme.
Comme dans d’autres dictatures militaires, le terrorisme d’État doit en effet s’accompagner du secret pour garantir une certaine impunité aux principaux responsables impliqués et surtout pour les commanditaires. La torture est ainsi employée dans tous les lieux d’arrestation et de détention, mais la liquidation à une « échelle industrielle » se fait en général dans des lieux précis, tous contrôlés par le DRS. Et l’extermination de l’adversaire est une opération plus ou moins centralisée : à côté de quelques centres du Constantinois et de l’Oranais (de préférence les CTRI), cette machine est surtout concentrée dans ceux, très nombreux, de l’Algérois, comme nous le verrons plus loin.
Ensuite le Seigneur Dieu planta un jardin au pays d'Éden, là-bas vers l'est, pour y mettre l'être humain qu'il avait façonné. (Genèse 2:8)
Il fit pousser du sol toutes sortes d'arbres à l'aspect agréable et aux fruits délicieux. Il mit au centre du jardin l'arbre de la vie, et l'arbre qui donne la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. (Genèse 2:9)
Le Seigneur Dieu prit l'homme et l'établit dans le jardin d'Éden pour le cultiver et le garder. (Genèse 2:15)
Puis, après l'en avoir expulsé, le Seigneur plaça des chérubins en sentinelle devant le jardin d'Éden. (Genèse 3:24)
pourquoi ce que l'algerie et une manneuvre de tero eceque ça vous plais de tourmenter ce noble peuple qui a toujour ;;;;;manifester la justice des mafiosi eceque tous ce que vou joui et de torturee la moralitee dees honnettes algeriano ,, salutaion distinguer ,, cherie ,, de votre elcontractuel ,, vp sr ;; hhh b
la drs ne torture pas .c'est le travaille et vive la drs.
comment la DRS crée en1990 peut ètre aussi résponsable de tous en ai en2008 ça fait 18ans maintenant il y a un chef de corp armé à la tète de la DRS ;il y a en algérie encore des eléments dit SM ;une piste voir les loi algériènne qui dans son fond n'en pas beaucoup changé au niveau de la structure dans vous voulez parlé ;vpous pouvais consideré ceci comme un démontie car vous ne dit qu'une infim partie de la verité mème un non algérien peu dire ce que vous dite là;dans tous pays du monde la notion de CIA KGB DST MOSSAD ONU DRS existe dans l'etat alors accusé bien ou ne le faite pas ;je suis quelqu'un qui croit à la démocratie mais sans enfrèndre les règle divin.
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