Posté le 11.06.2008 par kabylieazouzanet
Bientôt innocenté ! Accusé, depuis 2005, de dilapidation, corruption, trafic d’influence, faux et usage de faux et passation de marchés contraires à la législation et confondu depuis 2005, l’ex-wali de Blida, Mohamed Bouricha, se dirige vers l'impunité. Il vient de se voir débarrassé de son contrôle judiciaire, selon le Soir. Il est désormais libre de ses mouvements. Selon El-Watan, il a été entendu récemment par le magistrat conseiller auprès de la Cour suprême, « étant le dernier à être auditionné sur le fond après que toutes les personnes impliquées dans son affaire soient entendues. »
La justice est tendre avec les gros délinquants. « Veut-on nous faire oublier les affaires judiciaires des ex-walis d’El-Tarf et Blida ? », se demandait en mai dernier l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) dans son dernier rapport. L’AACC a multiplié et intensifié ces 2 dernières années ses observations et ses enquêtes sur l’étendue de la corruption dans les wilayas et les communes. « Où en sont les poursuites judiciaires contre ces ex-walis, alors que les faits sont accablants ? Il y a trop de lenteur au niveau de la Cour Suprême, juridiction « privilégiée » pour les commis del’Etat. La Cour suprême ne doit pas être un obstacle à la lutte contre la corruption de hauts fonctionnaires. » poursuit le communiqué.
Parlant d’ « administration impunie », l’association souligne que « la détresse des citoyens face aux abus de l’administration découle de l’absence de voies efficaces de recours et de l’impunité généralisée. Aux allégations et accusations contenues dans la presse ou propagées par la rumeur, font rarement suite des enquêtes approfondies, encore moins des sanctions. Lorsque des contrôles sont effectués, l’utilisation des résultats suit des logiques politiciennes. »
Le texte nous apprend que plusieurs walis agissent comme des agents de la police politique contre les dénonciateurs de la corruption, contre les journalistes, contre les élus locaux, les militants des droits de l’homme et la société civile indépendante, et les exemples sont malheureusement abondants : Blida ;Chlef ; Béjaïa ; Ghardaïa ( Berriane) ; Jijel ; Tarf ; Djelfa ; Khenchela, etc. Obéissent-ils à des instructions de leur ministère de tutelle ou sont-ils plus zélés que leurs autres collègues ?
L.M.
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Posté le 08.06.2008 par kabylieazouzanet
* 08 Juin: Deux attentats successifs ont fait une douzaine de morts dont un ingénieur français.
* 7 Juin: Un islamiste armé tué et quatre autres blessés dans une embuscade tendue par les forces de sécurité algériennes
* 4 Juin: Six militaires tués dans une embuscade terroriste à Cap Djinet
* 4 Juin: Attaque d’une caserne de la garde républicaine à Bordj El Kiffan
* 2 Juin: un militaire tué et un autre blessé dans une embuscade
* 31 Mai: Deux civils tués jeudi à Tizi-Ouzou, en Kabylie, par un groupe armé.
* 30 Mai (Xinhua) -- Deux hommes, un père et son fils, gérants d'un débit de boissons, ont été tués par un groupe islamiste
* 27-30 Mai: Emeutes violentes à Oran, plus de 140 policiers blessés, un policier a été tué et 128 voitures détruites, pillages, agences bancaires attaquées, barricades sur la rue principale, population apeurée...
* 16 Mai: emeutes violente a Berriane dans la Wilaya de Ghardaia qui vont durer des jours.
* Avril: échauffourées à Chlef entre des centaines de jeunes et des éléments de la police antiémeute. Edifices publics saccagés et brûlés, vitres cassées et abribus détruits...
* Avril: commune de Gdyel, 15 Km d'Oran, echauffourees violente, degats dans les biens publics
* etc...
* etc...
* etc...
Posté le 08.06.2008 par kabylieazouzanet
ALGER - Deux attentats successifs ont fait une douzaine de morts dont un ingénieur français, son chauffeur algérien et des membres des forces de l'ordre dimanche près de Lakhdaria, à l'est d'Alger, a-t-on appris de sources sécuritaires dimanche.
La voiture de l'ingénieur français a sauté sur une bombe à la sortie du chantier d'une entreprise française de travaux publics pour le compte de laquelle il travaillait et qui remettait en état la voie ferrée près de la gare de Beni Amrane.
Grièvement blessé, le Français a succombé à ces blessures, selon les mêmes sources.
Les autres victimes ont été tuées par une seconde bombe qui a été déclenchée lorsqu'elles se sont portées au secours de l'ingénieur français, selon ces sources. Parmi ces victimes figurent des membres des forces de l'ordre et de la protection civile.
(©AFP / 08 juin 2008 20h56)
Posté le 07.06.2008 par kabylieazouzanet
Le séisme qui a secoué la ville d’Oran, vendredi à 21h02, a fait 15 blessés, selon le dernier bilan fourni par la Protection civile. Selon la même source, ces blessés sont notamment dus à des bousculades à la sortie des immeubles. Plusieurs milliers de personnes ont en effet quitté leurs domiciles après la secousse de crainte de répliques.
Un pêcheur est par ailleurs porté disparu depuis hier soir. Selon le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, un second séisme a été enregistré hier soir à 23h48 en mer, à 30 kilomètres des côtes oranaises.
Posté le 07.06.2008 par kabylieazouzanet
Le séisme qui a secoué la ville d’Oran ce soir a fait au moins 11 blessés, selon un premier bilan provisoire fourni par la Protection civile. Selon la même source, ces blessés sont notamment dus à des bousculades à la sortie des immeubles. Plusieurs milliers de personnes ont en effet quitté leurs domiciles après la secousse pour se réfugier dans les rues de la ville ou chez leurs proches qui posséderaient des maisons individuelles de crainte de répliques.
Depuis la secousse, le centre-ville d'Oran est privé d'électricité, selon des habitants. Le séisme a été également ressenti dans plusieurs wilayas de l'ouest du pays : Tlemcen, Sidi-Bel-Abbes, Mostaghanem et Aïn Temouchent. Aucune victime n'a été enregistrée, selon la Protection civile.
Selon le Centre américain spécialisé dans l'activité sismique mondiale, USGS, la magnitude du tremblement de terre a été de 5,6 degrés sur l’échelle ouverte de Richter. Son épicentre a été localisé à 25 kilomètres au nord-ouest d’Oran, selon la même source. Le séisme a été très fortement ressenti dans toute la région, provoquant la panique parmi les habitants.
Posté le 07.06.2008 par kabylieazouzanet
L’Association Mondiale des Journaux, qui tient actuellement son 61ème Congrès Mondial des Journaux et le 15ème World Editors Forum à Göteborg, en Suède, condamne avec fermeté la poursuite du harcèlement judiciaire exercé à l’encontre du célèbre dessinateur de presse algérien, Ali Dilem.
Dans le dernier procès en diffamation intenté contre Dilem par le ministère de la Défense, le Procureur général a requis le 1er juin deux mois de prison ferme contre le dessinateur, mais aussi contre l’éditeur du quotidien Liberté, Ali Ouafak, et le directeur de la rédaction, Farid Alilat.
Le dessin humoristique à l’origine de ce procès montrait le Lt. Gen. Mohamed Lamari au moment où il quittait ses fonctions de Chef d’état-major de l’armée algérienne. Il avait été publié par Liberté en juillet 2004.
C’est le troisième procès intenté à Dilem depuis le début de l’année 2008. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis dans une affaire, alors que l’autre affaire est jugée en appel. Depuis le début de sa carrière, il y a 19 ans, Dilem a été poursuivi plus de 50 fois, principalement par la Présidence et par les autorités militaires.
En 2001, les amendements connus sous le nom d’“amendements Dilem” ont été apportés au Code de l’information et au Code pénal pour empêcher la publication d’articles portant atteinte au président, au parlement, aux tribunaux et à l’armée, et pour renforcer les sanctions judiciaires infligées aux éditeurs, journalistes et dessinateurs en cas de délit de presse.
Ali Dilem faisait partie des orateurs de la table ronde annuelle de la liberté de la presse qui cette année a examiné et a défendu le droit de la presse à publier des contenus pouvant offenser, choquer et déranger.
L’AMJ et la presse mondiale, actuellement réunies en Suède, appellent les autorités algériennes à faire cesser la campagne de harcèlement contre Dilem et à veiller à ce que toutes les charges retenues contre lui et ses collègues soient abandonnées.
Par ailleurs, l’AMJ appelle les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à l’intimidation et à la répression de la presse indépendante en Algérie et à respecter pleinement les standards internationaux de la liberté d’expression.
L’AMJ, l’organisation mondiale de l’industrie de la presse, qui est basée à Paris, défend et promeut la liberté de la presse et les intérêts professionnels et économiques des journaux dans le monde entier. Elle représente 18.000 journaux et regroupe 77 associations nationales d’éditeurs, des entreprises de presse et des directeurs de journaux individuels dans 102 pays, 12 agences de presse et 11 organisations régionales et internationales de médias.
Association Mondiale des Journaux
Posté le 05.06.2008 par kabylieazouzanet
Un mort et des blessés lors d'un double attentat à la bombe commis dans la banlieu de la capitale, à Bordj El kifane aux environs de 16 heures cet apres midi. Les deux bombes de fabrication artisale deposées dans un colis à l'interieur d'un café ont par ailleurs fait au moins une trentaine de blessés parmi les citoyens. Les blessés ont été transferés dans les hopitaux les proches. Aussitôt les bombes ont éxplosé, un climat de panique s'est emparé de la ville d'Alger. Ce double attentat intervient au coeur de la capitale, alors que les forces speciales de l'ANP appuyées par les forces aeroportées ceniturent depuis 48 heures le sud-est de la Kabylie ou la nebuleuse organisation d'Al-Qaeda procéde quotidiennement a des incursions et à des operations de rackett soit par des enlévements, soit par des faux barrages. Cinglant désavoeu pour la politique de reconciliation entamée par le president de la republique A Bouteflika.Depuis le referendum du 29 septembre portant sur la paix et la reconciliation nationale, le Gspc qui s'est désormais affilié à Al-Qaeda Maghreb à redoublé de ferocité faisant des centaines de morts parmi les forces de securité. Cinglant désavoeu egalement aux affirmations megalomaniaques du ministre de l'Interieur qui à declaré à maintes reprises que la situation securitaire est desormais maîtrisée.
Said Radjef
Posté le 01.06.2008 par kabylieazouzanet
Amnesty International dresse un bilan peu reluisant des droits humains dans le monde depuis la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. L’ONG reporte son espoir sur l’émergence de nouveaux dirigeants, notamment aux Etats-Unis ou en Russie. Elle pointe du doigt le manque de libertés en Algérie.
Tableau noir. La torture reste pratiquée dans au moins 81 pays, les procès ne respectent pas les normes d’équité dans au moins 54, il est impossible de s’exprimer librement dans au moins 77. Soixante ans après la signature en 1948 de la déclaration, le bilan donne peu de raisons de se réjouir, remarque Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France. Les foyers de tension ne manquent pas. Darfour, Zimbabwe, Ghaza, Irak, Birmanie, la liste est longue. « Les gouvernements qui ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme devraient faire amende honorable. L’Europe, si prompte à se présenter comme un modèle en matière de droits de l’homme, continue de s’accommoder du gouffre qui sépare les discours de la réalité, les normes de leur application et les principes de la pratique », déplore Geneviève Garrigos. « Amnesty ne sous-estime pas les progrès qui ont été accomplis pendant ces 60 ans, mais nous pensons que ces importantes avancées ne sont pas suffisantes. » Dressant un triste bilan de la présidence de George W. Bush, Amnesty place ainsi ses espoirs dans le prochain président américain, qui devra restaurer « l’autorité morale » des Etats-Unis en fermant le camp de Guantanamo à Cuba et en répudiant le recours à la torture. Autre sujet d’actualité, les JO et la Chine. L’organisation en août des jeux Olympiques à Pékin doit de même fournir l’occasion à la Chine d’évoluer, car son statut de puissance économique et politique majeure ne lui permet plus de négliger les droits de l’homme. Geneviève Garrigos estime que la Chine doit aussi s’engager un peu plus en Afrique sur la question des droits de l’homme. Pékin a ainsi tout à gagner à garantir la stabilité du Zimbabwe ou du Darfour. La principale préoccupation d’Amnesty en France concerne les demandeurs d’asile, en particulier depuis qu’ils relèvent de la compétence du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale créé par le président Nicolas Sarkozy. « Cela risque de faire un amalgame entre les demandeurs d’asile et les immigrés illégaux alors que les situations sont très différentes », observe Geneviève Garrigos. Amnesty cite notamment des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et du Comité contre la torture de l’ONU, reproche à la France l’expulsion vers l’Erythrée et la Tunisie de plusieurs demandeurs d’asile. Le rapport 2007 d’Amnesty International est mitigé sur l’Algérie. « Les violences politiques ont persisté dans tout le pays, faisant au moins 491 morts, un nombre plus élevé qu’en 2006. Beaucoup de victimes ont été tuées à la suite d’attentats à l’explosif qui ont été revendiqués par l’organisation Al Qaïda au Maghreb islamique. » Sur le chapitre de la liberté d’expression, toujours zéro pointé. « Des défenseurs de droits humains et des journalistes ont été harcelés. Un certain nombre d’entre eux ont fait l’objet de poursuites et ont été menacés d’emprisonnement pour diffamation. Ces manœuvres visaient selon toute apparence à les dissuader de critiquer la politique gouvernementale et les agents de l’Etat ou à les punir de l’avoir fait. » Par contre, Amnesty met au crédit des autorités algériennes des initiatives encourageantes en vue de protéger les femmes contre les violences et d’abolir la peine de mort.
Posté le 27.05.2008 par kabylieazouzanet
Un colonel du DRS emprisonné et radié de l'armée pour avoir dévoilé l'implication du général Kamel Abderrahmane et d'autres officiers de l'armée dans un vaste trafic de drogue.
Ce qui se passe en Algérie relève tout simplement de la fiction. Le colonel Kada Hezil, officier du département de Renseignements et de Sécurité, est de ceux qui ont le courage d’accomplir la véritable mission pour laquelle il s’est engagée dans les rangs de ces services qui a pour vocation de dénoncer tout ce qui nuit à la sécurité du pays. A commencer par la dénonciations des activités illégales et déshonorantes des généraux qui n’ont que trop souillé l’honneur de l’institution militaire.
En mars 2001, il envoie au président de la république un volumineux dossier accompagné d’une lettre dénonçant un grand trafic de drogue dans l’ouest du pays. Dans ce trafic dirigé par un célèbre baron de la drogue, Ahmed Zendjabil, est impliqué le chef de la 2ème région militaire qui n’était autre que le général major Kamel Abderrahmane.
Alors qu’il était attendu du magistrat suprême du pays que soit ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, au nom du peuple algérien victime du fléau mortel de la drogue, en laisse en liberté le général trafiquant et on condamne l’officier qui l’a dénoncé à deux ans de prison ferme. Cette condamnation est, évidemment, accompagnée d’une radiation des effectifs de l’armée de l’officier d’honneur. Pourtant le dossier présenté par le colonel Kada Hezil est le fruit d’investigations sérieuses menées par un corps qui dispose de tous les moyens pour être pris au sérieux. Malheureusement, en Algérie on continue de couvrir les indélicats et punir les hommes honnêtes qui servent loyalement leur pays.
Un colonel du DRS emprisonné et radié de l'armée pour avoir dévoilé l'implication du général Kamel Abderrahmane et d'autres officiers de l'armée dans un vaste trafic de drogue.
Ce qui se passe en Algérie relève tout simplement de la fiction. Le colonel Kada Hezil, officier du département de Renseignements et de Sécurité, est de ceux qui ont le courage d’accomplir la véritable mission pour laquelle il s’est engagée dans les rangs de ces services qui a pour vocation de dénoncer tout ce qui nuit à la sécurité du pays. A commencer par la dénonciations des activités illégales et déshonorantes des généraux qui n’ont que trop souillé l’honneur de l’institution militaire.
En mars 2001, il envoie au président de la république un volumineux dossier accompagné d’une lettre dénonçant un grand trafic de drogue dans l’ouest du pays. Dans ce trafic dirigé par un célèbre baron de la drogue, Ahmed Zendjabil, est impliqué le chef de la 2ème région militaire qui n’était autre que le général major Kamel Abderrahmane.
Alors qu’il était attendu du magistrat suprême du pays que soit ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, au nom du peuple algérien victime du fléau mortel de la drogue, en laisse en liberté le général trafiquant et on condamne l’officier qui l’a dénoncé à deux ans de prison ferme. Cette condamnation est, évidemment, accompagnée d’une radiation des effectifs de l’armée de l’officier d’honneur. Pourtant le dossier présenté par le colonel Kada Hezil est le fruit d’investigations sérieuses menées par un corps qui dispose de tous les moyens pour être pris au sérieux. Malheureusement, en Algérie on continue de couvrir les indélicats et punir les hommes honnêtes qui servent loyalement leur pays.
Kada Hezil, un officier
qui fait honneur
à l'armée algérienne
En 2006, Kada Hezil, toujours aussi courageux et nullement intimidé par cette condamnation, il alerte la presse nationale. Salima Tlemçani, la courageuse journaliste d’El Watan s’empare de l’affaire. Contrairement à beaucoup de ses confrères qui mettent sous le coude ce genre de dossiers jusqu’à l’oublier, elle met en avant à travers une enquête menée à Oran l’implication de hautes personnalités, notamment militaires, en poste à Oran dans le réseau de trafic de drogue. Le fruit de son enquête est publié le 18 octobre 2006 dans les colonnes du quotidien El Watan que dirige Omar Belhouchet, un habitué des tribunaux pour délits de presse.
Là encore, la justice algérienne au lieu d’enquêter sur cette grave affaire, elle inverse les rôles. Le délinquant devient accusateur et poursuit ses dénonciateurs pour diffamation malgré la consistance du dossier. Et voici le général Kamel Abderrahmane au tribunal de Sidi M’hammed, le dimanche 13 avril 2008, pour une confrontation avec Kada Hezil.
Il s’est présenté devant le tribunal dans ses petits souliers. L’image du général arrogant et hautain a laissé place à celle d’un pauvre citoyen lambda venu se défendre contre ses accusateurs. Il ne réclame rien moins que le dinar symbolique parce qu’il « estime avoir été diffamé ». Il se montre gentil avec la presse, se dit navré de poursuivre un journal devant la justice. Le verdict, selon le quotidien El Watan est attendu pour le 27du mois en cours. En évoquant cette affaire, je saisi l’occasion pour rendre un vibrant hommage à la journaliste Salima Tlemçani, de son vrai nom, Zineb Oubouchou, pour son honnêteté intellectuelle et son courage d’aborder les sujets les plus brûlants. Un courage que refusent de reconnaître certains pseudo opposants, installés à l’étranger et évoluant sous l’aile protectrice de cercles qui se disent influents. Incapables de réaliser le dixième de ce qu’elle fait avec courage, ces poltrons usent de la lâcheté de l’anonymat pour l’accuser de rouler pour les services de sécurité. Si les écrits de Salima Tlemçani pouvaient être cautionnés par ces services de sécurité on pourrait dire sans hésitation que les services algériens sont les meilleurs au monde et sont plus honorables que ces pseudo opposants qui entretiennent le mythe de services secrets omniprésents pour faire avorter toute velléité d’organisation ou d’opposition réelle.
Evidemment, un journaliste qui se place au-dessus des clans et refuse le parrainage des cercles occultes est mal vu par ceux qui veulent imposer leur tutelle sur toute voix contestataire. Salima Tlemçani, hormis un prix décroché en 2004, n’a jamais bénéficié des faveurs de ceux qui désignent les lauréats aux grands prix de la presse. Pour ces gens, ils ont leur lauréate qui n’écrit jamais rien mais qui rafle tous les titres. Salima Tlemçani pour sa part, elle ne rafledes prix de pacotille, mais elle rafle mieux : les coeurs de ses lecteurs. Des lecteurs issus du petit peuple dont elle est issue et auquel demeure attachée cette fille du quartier populaire, Bab-El-Oued.
Posté le 25.05.2008 par kabylieazouzanet
La Secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, dans un message lu le 20 mai par l'ambassadeur des Etats-Unis à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de son ambassade à Alger, a qualifié l'Algérie de «championne de la sécurité régionale et internationale». Dans ce message, la chef de la diplomatie américaine a également évoqué les «grands progrès» réalisés par l’Algérie dans le domaine économie. « En 2008, l'Algérie est un leader reconnu en Afrique du Nord et au-delà. L'Algérie est championne de la sécurité régionale et internationale, son économie a fait de grands progrès et sa société est en train de devenir plus ouverte que jamais», écrivait-elle dans son message.
En Algérie, comme à l’étranger, la lettre de Mme Rice a provoqué une grande surprise. Tout le monde le sait et les autorités algériennes le reconnaissent sans difficulté : l’Algérie est loin d’être la championne de la sécurité dans la région et encore moins dans le monde. Car si tel était le cas, pourquoi les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, continuent t-ils d’émettre régulièrement des messages d’alerte déconseillant à leurs ressortissants de se rendre en Algérie ? L’Algérie a connu une année 2007 et un début d’année 2008 sanglants, avec notamment de nombreux attentats suicide revendiqués par Al-Qaïda.
Pourquoi, dans ce contexte, Mme Rice qui, en dix ans de responsabilités au sein de l’administration Bush ne s’était jamais rendue une seule fois en visite à Alger, s’intéresse t-elle soudainement aux réalisations algériennes, en délivrant un quasi-satisfecit au gouvernement ? La réponse parait évidente : dans moins de six mois, Condoleezza Rice aura quitté l’administration américaine. Au regard de son bilan catastrophique à la tête de la diplomatie américaine, elle a peu de chances de figurer dans le prochain gouvernement, même en cas de victoire -improbable- du candidat républicain.
Une fois partie du gouvernement, Condoleezza Rice a de fortes chances de revenir à ses premiers amours, à savoir l’industrie pétrolière, dans un contexte où l’or noir est devenu un enjeu stratégique mondial. Comme la majorité des membres de l’administration Bush, elle a gardé des liens très étroits avec l’industrie pétrolière américaine. En effet, parallèlement à sa carrière politique, Mme Rice avait fait partie du conseil d’administration de la compagnie pétrolière Chevron de 1991 à 2000.
L’Algérie figure parmi les pays prioritaires pour les compagnies pétrolières amércaines. Le petit message flatteur adressé au gouvernement algérien pourrait alors s’avérer, pour Mme Rice, une référence précieuse pour des négociations futures…