Entretien imaginaire réalisé par Insi
Après la finale de la coupe du monde 2006 et la défaite de Zidane, Insi se rend tout droit à Alger et recueille pour nous les impressions du président Sa Majesté De Bouteflika qui a exprimé son soutien au capitaine de l’équipe de France de football qu’il invite officiellement à se rendre à Alger. Insi tente de comprendre les raisons de ce nouveau coup... de Boutef... qui se confie, comme d’habitude, à cœur ouvert et livre le fond de sa pensée sur les Kabyles...
Insi : Il semblerait que vous aviez dépêché un ministre à Aguemoun pour féliciter la famille de Zidane ? Est-ce vrai ?
Bouteflika : Bien sûr ! Zidane, c’est comme à la roulette : tu mises et tu rafles. Ainsi, j’achèverais, en Kabylie, la conquête que mon ancêtre Okba a entamée.
Insi : Mais, ça sera difficile !
Bouteflika : Tu sais, les Kabyles il suffit juste de leur dire que vous êtes beaux et intelligents et hop, tu les mis dans ta poche comme des petits nains.
Insi : Il y a quelques jours, vous avez remis en cause la double nationalité et aujourd’hui vous invitez un Français d’origine kabyle, j’avoue que je ne comprends rien à votre démarche.
Bouteflika : Je parle de la double nationalité des autres Français d’origine kabyle... pas celle de Zidane. Zidane est un algérien avant tout. Il a donc une seule nationalité. Comme moi... Moi je suis algérien, mais j’ai la double... c’est, d’ailleurs, mon ami Chirac qui me l’a faite en me disant : "on ne sait jamais !"
Insi : Zidane est un Français, c’est le capitaine de l’équipe de France quand même.
Bouteflika : Comment ? Pour nous c’est kifkif. Pour une fois qu’un Arabe est leur capitaine....
Insi : (l’interrompt ) : Un Français d’origine kabyle s.v.p.
Bouteflika : Les Kabyles, les Arabes,... quand il s’agit de Tarik ben Zidane, c’est kifkif.
Insi : Alors nous sommes tous des Kabyles.
Bouteflika : Quoi ? Je n’ai pas dit ça.
Insi : Vous dites que les Kabyles et les Arabes, c’est kifkif.
Bouteflika : Oui c’est kifkif. Nous sommes tous des Arabes.
Insi : Vous dites que Zidane a honoré sa région, son pays et son continent.
Bouteflika : C’est vrai.
Insi : C’est-à-dire, Marseille, la France et l’Europe ?
Bouteflika : Non, je veux dire l’Algérie et l’Afrique.
Insi : Et la Kabylie ?
Bouteflika : La Kabylie et l’Algérie, c’est kifkif. C’est l’Algérie.
Insi : Vous aimez vraiment Zidane, monsieur le président ?
Bouteflika : Oui.
Insi : Qu’attendez-vous alors pour officialiser la langue de ses parents ?
Bouteflika : Toi tu veux diviser le peuple algérien, uni, arabe et musulman. D’ailleurs j’ai ordonné à Dalil Boubekeur d’envoyer un message pour Zidane, pour lui dire que les Musulmans sont fiers de lui. Tu vois, on ne laissera aux Kabyles que des miettes. Rien. Nada. On est plus nombreux, plus organisés avec des Etats à la clé.
Insi : Et plus culottés aussi.
Bouteflika : Tu crois qu’on nous appelle les Voleurs pour rien ? Que veux-tu ? On n’a rien, nous. On est venus du désert. On était obligés de tout voler : la terre, l’Histoire, la culture, les poches à Barbès... tout. Les Berbères, les Perses, les Pharaons,... sont nos esclaves, en attendant que les Européens le deviennent à leur tour. Tiens, en parlant de Zidane, tu ne trouves pas qu’il tient le même rôle en Espagne que Tarik Ben Ziad ?
Insi : Malheureusement...
Bouteflika : Vous êtes trop fiers, vous les Kabyles. Votre Nnif vous égarera. Vous avez chassé la France, et nous les Arabes, nous avons pris le pays, le pouvoir et le pétrole. Continuez de défendre le Nnif Oulekhsara... et nous, on se chargera du reste.
Insi : Bravo !
Bouteflika : Un noir d’Afrique du Sud a dit à propos des Blancs : "Quand ils sont arrivés, ils avaient le livre et nous avions la terre, et maintenant, nous avons le livre et ils ont la terre". Méditez pauvres kabyles. En plus, je vous donne des conseils. Mais je sais que vous êtes, au fond, de profonds Algériens, attachés à la langue arabe et à l’Islam. Vous ne voulez pas trahir vos héros : Abane, Krim, Amirouche... Vous culpabilisez... Vous êtes condamnés à vivre officiellement Arabes et Musulmans et officieusement de petits Kabyles. N’ayez pas peur, on vous laissera écouter Matoub, lire Si Muhend Umhend et applaudir la JSK.
Insi : Vous oubliez le MAK !
Bouteflika : La JSK ne vous suffit-elle pas ?
Insi : Si jamais vous invitez Zidane, attention au coup de boule !
Bouteflika : Je ne m’inquiètes guère, car contrairement au géant italien, Materazzi, moi je suis très petit : rien ne pourra m’atteindre.
Insi : Mais attention au râteau ou encore à la "panenka" !
Interview imaginée par Insi,
Juillet 2006.
San offensé les arabophones on est touts berbères algérien et musulman .
on est touts massacré par boutéf alors........