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kabylieazouzanet
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un blog sur des informations des droits de l'homme de tout les pays et sur les pouvoirs réprimant.
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20.03.2007
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Révélations : le projet de révision de la Constitution s’achemine vers l’instauration d’un septennat

Posté le 19.04.2008 par kabylieazouzanet
Le projet de révision de la Constitution se précise. Selon des informations recueillies par toutsurlalgerie.com auprès de sources proches de la présidence, le président Bouteflika aurait donné son accord pour un nouveau projet de révision de la Constitution qui contient plusieurs surprises de taille.

Première surprise, la nouvelle version de la Constitution, qui réunirait un large consensus autour d’elle parmi les «décideurs», devrait conserver l’article 74 qui limite à deux le nombre de mandats successifs pour un seul président. Après une longue hésitation, le président Bouteflika a fini par accepter d’abandonner l’idée d’une suppression de cet article. Une telle modification, non seulement elle ne réunissait pas un consensus suffisant parmi les décideurs et la classe politique, mais elle aurait terni son image auprès de la communauté internationale, d’autant que les chancelleries occidentales à Alger se sont montrées réservées sur un tel amendement digne des pays africains les moins démocratiques.

Le scénario retenu apparaît plus crédible et peut facilement être « vendu » aux partenaires occidentaux de l’Algérie. La nouvelle Constitution prévoit en effet l’instauration d’un septennat au lieu du quinquennat actuellement. Mais le président ne peut se représenter qu’une seule fois pour sa propre succession. Un poste de vice-président sera également créé. « Le but de ce nouveau poste n’est pas de désigner le dauphin du président, mais c’est pour éviter des situations de vides constitutionnels que le pays a déjà connu par le passé : démission de Chadli, départ de Zéroual deux ans après son élection, mort de Boudiaf … », explique notre source. Ahmed Ouyahia, qui a fait un retour remarqué sur la scène politique, semble bien placé pour être nommé à ce poste une fois la Constitution révisée.

Le projet de révision de la Constitution sera soumis au vote des Algériens, lors d’un référendum qui devrait avoir lieu en septembre prochain. L’annonce du nouveau texte se ferait en juillet. Les deux mois d’été, juillet et août, seront mis à profit pour les besoins de la campagne électorale.

Une fois la révision de la Constitution approuvée, le mandat actuel du président sera prolongé de deux ans pour tenir compte des nouveaux changements, indique encore notre source. Les élections de 2009 seront alors reportées et la période 2009-2011 servira de transition : une élection présidentielle sera alors organisée en 2011 en tenant compte de la nouvelle Constitution.

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Une fillette de 8 ans demande le divorce

Posté le 14.04.2008 par kabylieazouzanet
Nojoud Muhammed Nasser a huit ans aussi, et le mercredi 2 avril, elle est arrivée seule à la Cour de justice de Sanaá au Yémen afin d’essayer de trouver un juge qui accepte de poursuivre son père qui l’a mariée de force à un homme de 30 ans. L’enfant demande aussi le divorce pour abus sexuel et violences domestiques.

Selon la loi yéménite, Nojoud de par son âge, n’a pas le droit de poursuivre en justice, cependant un juge a accepté d’écouter sa plainte et a mis le père et le mari en garde à vue.

“Mon père me battait et disait que je devais épouser cet homme, autrement je serais violée et aucun Sheikh dans le pays ne pourra rien pour moi. J’ai refusé, mais ils m’ont quand même mariée” a déclaré Nojoud au journal Yemen Times. “J’ai supplié ma mère, mon père et ma tante pour qu’ils m’aident à divorcer et ils ont répondu qu’ils ne pouvaient rien faire mais que je pouvais me rendre à la cour toute seule si je voulais.” Et c’est précisément ce qu’elle fit.

Nojoud dit avoir subi des agressions sexuelles par son mari. “Il me fait de mauvaises choses, et je n’avais aucune idée de ce en quoi un mariage consiste. Je me sauvais en courant d’une pièce à l’autre mais il finissait par m’attraper, me battre et me faire ce qu’il voulait. J’ai tant pleuré mais personne ne m’écoutait.”

“Lorsque je voulais jouer dehors, il me battait et me demandait d’aller avec lui dans la chambre. Cela a duré deux mois “raconte Nojoud Nasser.

Thamer, le mari, admet avoir eu des relations intimes avec elle, mais estime qu’il n’a rien fait de mal car elle est légalement sa femme. Si le juge insiste pour qu’il divorce , il acceptera. Pour le moment, aucune charge n’est retenue contre le mari ni contre le père. Le mari restera en garde à vue le temps de l’enquête, mais le père a été libéré.

Exécutions capitales : Chine, Iran, Arabie saoudite en tête de liste

Posté le 14.04.2008 par kabylieazouzanet
Selon un rapport d'Amnesty International, intitulé "Condamnations à mort et exécutions recensées en 2007", au moins 1 252 personnes ont été exécutées dans 24 pays et au moins 3 347 condamnées à mort dans 51 pays. Le nombre total de personnes actuellement sous le coup d'une sentence capitale dans le monde avoisinerait les 27 500.

Les statistiques compilées par Amnesty International font apparaître que l'Iran a exécuté 317 personnes, l'Arabie saoudite 143 et le Pakistan 135, contre 177, 39 et 82 respectivement en 2006.

Au cours de l'année 2007, 88 p. cent des exécutions recensées ont eu lieu dans cinq pays : la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Pakistan et les États-Unis. L'Arabie saoudite présentait le taux d'exécutions par habitant le plus élevé ; elle était suivie par l'Iran et la Libye. Amnesty International affirme avec certitude que les autorités chinoises ont procédé à au moins 470 exécutions. Ce chiffre, qui place la Chine en tête de la liste des pays où des exécutions ont été recensées en 2007, est certainement très en deçà de la vérité.

En Chine, pays qui exécute le plus au monde, les informations sur la peine capitale relèvent du secret d'État.

Comme les années précédentes, les autorités de nombreux pays ont exécuté des personnes qui avaient été condamnées pour des faits rarement considérés en droit comme criminels, ou qui n'avaient pas bénéficié de procédures équitables. Ainsi :

- En Iran, Jafar Kiani, père de deux enfants, a été exécuté par lapidation pour adultère en juillet.

- En Corée du Nord, un directeur d'usine âgé de soixante-quinze ans a été fusillé par un peloton d'exécution en octobre. Il avait été déclaré coupable d'avoir omis de déclarer sa situation familiale, ainsi que d'avoir investi ses propres capitaux dans l'usine, nommé ses enfants à des postes de direction au sein de l'établissement et passé des appels téléphoniques à l'étranger.

- En Arabie saoudite, Mustafa Ibrahim, un ressortissant égyptien, a ét édécapité en novembre pour sorcellerie.

- Aux États-Unis, Michael Richard a été exécuté le 25 septembre au Texas. Une cour d'appel de cet État avait refusé de différer d'un quart d'heure la fermeture de ses locaux pour lui permettre de former un recours mettant en cause la constitutionnalité des exécutions par injection létale.

- Trois pays - l'Iran, l'Arabie saoudite et le Yémen - ont exécuté des mineurs délinquants (personnes âgées de moins de dix-huit ans au moment des faits qui leur sont reprochés), en violation du droit international.
La Japon est, avec les Etats-Unis, le seul pays industrialisé à pratiquer la peine de mort, et semble décidé à y recourir plus fréquemment encore. On a ainsi appris jeudi que quatre nouvelles exécutions capitales avaient eu lieu, portant à sept leur nombre depuis le début de l'année, contre neuf pour l'ensemble de 2007.

Les exécutions capitales au Japon se déroulent dans la plus grande discrétion: même les familles des condamnés ne sont informées qu'après la pendaison, pas avant, et les noms des suppliciés ne sont pas révélés.

2007 a été l'année au cours de laquelle l'Assemblée générale des Nations unies s'est prononcée - par 104 voix contre 54, avec 29 abstentions - en faveur de la fin de l'application de la peine capitale.

« Priver une personne de la vie est l'un des actes les plus graves que l'État puisse commettre. Amnesty International engage tous les États à suivre les recommandations des Nations unies en abolissant définitivement la peine capitale. », a conclu Amnesty International.

Produits alimentaires : les prix s'envolent, la facture s'alourdit et les pauvres ont faim

Posté le 13.04.2008 par kabylieazouzanet
Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la facture des importations céréalières des pays les plus pauvres du monde devrait augmenter de 56% en 2007/2008 après une hausse significative de 37% en 2006/2007.

Pour les pays à faible revenu et déficit alimentaire en Afrique, cette facture devrait augmenter de 74 %, selon le dernier bulletin intitulé Perspectives de récoltes et situation alimentaire de la FAO. La hausse serait due à l'envolée des cours internationaux des céréales, des tarifs du fret et du prix du baril de pétrole.
Dans le monde, 37 pays sont actuellement confrontés à des crises alimentaires, selon le rapport.
Ce sont les prix du riz qui ont le plus augmenté, suite à l'imposition de nouvelles restrictions à l'exportation par les principaux pays exportateurs. Fin mars, les prix du blé et du riz avaient doublé par rapport à ceux observés un an plus tôt et les prix du maïs avaient augmenté de plus d'un tiers, selon le rapport.
Les prix du pain, du riz, du maïs et de ses dérivés, du lait, de l'huile, du soja et d'autres produits de base se sont envolés ces derniers mois dans nombre de pays en développement. Et cela, malgré les mesures politiques prises, tant par les gouvernements des pays importateurs qu'exportateurs de céréales, afin de limiter l'impact des cours internationaux sur les marchés domestiques de l'alimentation.
Ces mesures vont des restrictions à l'exportation, aux subventions et réductions tarifaires en passant par le contrôle des prix.
Des émeutes de la faim ont été signalées en Égypte, au Cameroun, en Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, en Éthiopie, en Indonésie, à Madagascar, aux Philippines et en Haïti.
Au Pakistan et en Thaïlande, l'armée a été déployée pour éviter le pillage de la nourriture dans les champs et les entrepôts.
"La flambée des prix des denrées alimentaires frappe plus durement les pauvres, car la part de l'alimentation dans leurs dépenses totales est beaucoup plus élevée que celle des populations aisées", a fait observer Henri Josserand du Système mondial d'information et d'alerte rapide de la FAO.
"L'alimentation représente environ 10 à 20 % des dépenses de consommation dans les pays industrialisées, mais au moins 60 à 80 % dans les pays en développement, dont beaucoup sont importateurs nets de produits alimentaires."
Selon les premières prévisions de la FAO, la production céréalière mondiale en 2008 augmenterait de 2,6 % pour atteindre le niveau record de 2.164 millions de tonnes. La majeure partie de cette augmentation est attendue pour le blé, suite à l'expansion significative des surfaces dans les principaux pays producteurs.
Mais beaucoup dépendra des conditions climatiques, prévient la FAO, rappelant qu'à la même époque l'an dernier, les prévisions de la production céréalière pour 2007 étaient bien meilleures que la production finalement obtenue.
Selon une première estimation, les financements supplémentaires requis pour mettre en oeuvre les programmes et projets nécessaires se situeraient entre 1,2 milliard et 1,7 milliard de dollars.
Les fonds permettraient de procurer des intrants et des biens aux agriculteurs pauvres contribuant ainsi à doper la production alimentaire au cours de la prochaine campagne agricole.
Source Nouvelles de l'ONU

La situation des droits de l'homme en Algérie

Posté le 12.04.2008 par kabylieazouzanet
La question énoncée dans le titre est permise suite à l’expérience faite le 8 avril 2008 lors des débats consacrés à la situation des droits de l’homme en Tunisie et au Maroc. Les organisations de défense des droits de l’homme se disent « choquées » des appréciations exprimées par les représentants des Etats présents lors de l’examen. La Tunisie est considérée par l’un comme un modèle de démocratie, l’autre y voit une justice totalement indépendante. Pourtant il est bien connu qu’en Tunisie comme au Maroc au nom de la lutte contre le terrorisme des opposants sont arrêtés, détenus arbitrairement, torturés et jugés lors de procès iniques. Les Etats se ménagent mutuellement sachant très bien qu’à leur tour ils seront évalués.

La situation des droits de l'homme en Algérie fera elle aussi l’objet d’un examen par le Conseil des droit de l’homme le 14 avril 2008. Dans ce cadre, Algeria-Watch a présenté le 20 novembre 2007 un rapport consacré exclusivement à la question des massacres. Ce problème reste d’actualité tant que les crimes commis ne sont pas élucidés ni jugés.

Avec l’interruption des élections législatives en janvier 1992 et l’interdiction du FIS (Front islamique du salut) sorti vainqueur de ces élections, la « lutte contre le terrorisme » est lancée. À partir des années 1993, des quartiers et des villages dont les habitants étaient soupçonnés de sympathie et de soutien au FIS ou aux insurgés ayant pris le maquis sont bouclés et ratissés. Pendant le couvre-feu, des unités de l'armée ou combinées (militaires, gendarmes, policiers, forces spéciales), accompagnées souvent à partir de 1994de milices, embarquent les suspects par dizaines ou les liquident sur place. Les personnes enlevées sont tuées après torture, puis jetées mortes sur les routes ; et d'autres, « enterrées sous X ».

C'est à partir de fin 1996 que les massacres de villageois, puis de citadins, se sont multipliés. Ces carnages, qui ont fait chaque fois entre dix et plusieurs centaines de victimes, ont connu leur apogée entre l'été 1997 et le début 1998. Leur ampleur s'est ensuite réduite, mais ce n'est qu'à partir de 2004 que leur fréquence comme le nombre de victimes ont vraiment baissé. Ces massacres sont souvent revendiqués par les GIA (Groupes islamiques armés) mais la nature exacte de ces groupes ainsi que la véritable identité de leurs commanditaires ne sont à ce jour pas établies. De graves présomptions pèsent toujours quant à la probable implication des services secrets (DRS, Département du renseignement et de la sécurité) dans l’organisation de ces massacres.

Depuis, il n'y a eu que quelques rares semblants de procès de certains suspects. La plupart – selon les versions officielles – auraient été tués dans des accrochages avec les forces armées. Il n’y a jamais eu d’enquêtes indépendantes pour faire la lumière sur ces massacres malgré les demandes insistantes et de l’ONU en 1997 et des organisations de défense des droits de l’homme.

Jusqu’à nos jours des massacres sont commis dans le cadre des offensives militaires contre des groupes armés retranchés dans lesquels périssent des civils dont des femmes et des enfants. En mai 2006, une action militaire s'est déroulée dans les monts Seddat dans la wilaya de Jijel. Elle s’est achevée par l’attaque au gaz toxique d’une grotte de laquelle ont été extraits trente-sept cadavres, parmi lesquels vingt-deux enfants (dont le plus âgé n'avait pas quatorze ans), neuf femmes et six hommes.

Lors de l'examen du dernier rapport périodique algérien, l'un des experts du Comité des droits de l'homme de l'ONU, Sir Nigel Rodley, a qualifié ces graves violations des droits humains de « crimes contre l'humanité ». Il a estimé que ces milliers d'enlèvements, de décès et les massacres « ne se font pas par hasard ou par accident », considérant qu'il y a là une « pratique systématique ».

Dans ses observations publiées en novembre 2007, le Comité des droits de l'homme constate une nouvelle fois que le gouvernement algérien n'a pas respecté ses engagements et que des enquêtes indépendantes doivent être engagées pour faire la lumière sur les massacres et les responsables de crimes graves, qu'il s'agisse d'agents de l'État ou de membres de groupes armés, afin qu'ils soient poursuivis et condamnés.

Non satisfaits d'occulter les multiples responsabilités dans les graves violations des droits de l'homme commises durant la décennie de sang, l'État algérien a promulgué en février 2006 une loi dite de « réconciliation nationale ». Celle-ci pousse le déni de Justice encore plus loin, puisque « aucune poursuite ne peut être engagée, à titre individuel ou collectif, à l'encontre des éléments des forces de défense et de sécurité ». Et, en conséquence, « toute dénonciation ou plainte doit être déclarée irrecevable par l'autorité judiciaire compétente ». La loi interdit aussi toute dénonciation de l'État et de ses agents pour les crimes commis sous peine d'un emprisonnement de 3 à 5 ans.

Algeria-Watch demande au Conseil des droits de l’homme de se pencher sur ce douloureux chapitre de l’histoire récente de l’Algérie et de recommander à l’Etat de faire la lumière sur les graves crimes commis jusqu’à ce jour. Aussi faut il suggérer au gouvernement algérien d’abroger les dispositions de la loi dite de « réconciliation nationale » qui codifient l’amnistie pour les responsables de crimes et criminalisent toute critique de la situation des droits de l’homme en Algérie.

Coup d’Etat constitutionnel au Cameroun : Biya s’organise une présidence à vie

Posté le 12.04.2008 par kabylieazouzanet
Le vieil autocrate camerounais Paul Biya, au pouvoir depuis vingt-six ans, vient de faire adopter par « son » Assemblée nationale, largement dominée par "son" parti , le RDPC plusieurs d'amendements à la Constitution de 1996 qui lui offrent ainsi une voie royale pour prolonger encore son règne, ouvert en 1982. Et tout cela sous le regard impassible et indulgent de la communauté internationale, en particulier l’Europe si pointilleuse sur les droits de l’homme, les libertés et tutti quanti. Pas un mot de travers pour qualifier une entreprise que l’opposition camerounaise unanime appelle "coup d'Etat constitutionnel".
Quinze membres de l’opposition parlementaires appartenant au Front social-démocrate (SDF), avaient quitté la salle, peu avant le scrutin, en signe de protestation.
L'article 6 (alinéa 2) prévoit, dans sa nouvelle version, que le président est "rééligible" alors que, dans la précédente, le mandat était "renouvelable une fois". Les autres modifications vont toutes dans le sens d'un affaiblissement du pouvoir de l'Assemblée nationale au profit du chef de l'Etat, âgé de 75 ans, dont un autre article officialise l'immunité à l'issue de son mandat.

Silence complice de la France

Les rues de Yaoundé, la capitale, ou Douala, l'agglomération économique, sont restées sans silencieuses. La sanglante répression des émeutes contre la vie chère qui avaient fait officiellement 40 morts, et plus de 100 selon une ONG locale est encore dans les esprits. Les violences de février n'avaient en rien ébranlé la détermination du président qui a continué de réprimer − quelques 700 personnes - souvent des jeunes - ont été condamnées, par une justice jugée "expéditive" par les ONG, à des amendes ou à des peines de prison.
La France, ancienne puissance coloniale, n'a, pour sa part, fait aucun commentaire. Les autorités françaises entretiennent de bonnes relations avec l’ensemble des régimes africains membres de son ancien empire. Le nouveau locataire de l’Elysée maintenu tel le système et les réseaux de la Françafrique mis en place par les gaullistes le lendemain des indépendances africaines. Paul Biya peut également compter sur le silence complice de nombre de chefs d'État africains, peu enclins en règle générale à critiquer leurs pairs et dont certains ont déjà révisé leur propre loi fondamentale pour prolonger leur pouvoir.

Le sentiment général à travers le pays peut se résumer par ce titre parut dans Le Messager, un journal local : «Paul Biya : président à vie» !

Les émeutes de la faim enflamment l'Afrique

Posté le 12.04.2008 par kabylieazouzanet
Egypte, Maroc, Cameroun, Cote-d'Ivoire, Mauritanie, Sénégal,Burkina Faso : la carte des émeute de la faim s'étend comme une tache de sang sur un corps mutilé. Les dernières prévisions de l'Union Européenne selon lesquelles l'Afrique risque d'être la région la plus touchée par le « choc alimentaire" mondial qui se profile sont en train de se réaliser.

Pour endiguer les menaces d'explosion sociale, nombre de gouvernements prennent des mesures désordonnées, jugées très insuffisantes.
Afrique, Asie, Amérique latine... La flambée des prix des denrées agricoles de base provoque des tensions sociales de plus en plus fortes, qui couvent un peu partout comme dans une gigantesque Cocotte-Minute. Le commissaire européen au Développement, Louis Michel, s'est montré franchement alarmiste. « Un choc alimentaire mondial se profile, moins visible que le choc pétrolier, mais avec l'effet potentiel d'un vrai tsunami économique et humanitaire en Afrique », a-t-il averti, à l'issue d'une rencontre avec le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping.

En Afrique, la grogne sociale se diffuse rapidement. Les émeutes contre le coût de la vie ont fait 40 morts au Cameroun en février et généré de violents incidents en Côte d'Ivoire, en Mauritanie et au Sénégal. Au Burkina Faso, plusieurs syndicats ont lancé hier une grève générale de deux jours.

Dans un rapport publié lundi, la Banque des règlements internationaux (BRI) tirait aussi la sonnette d'alarme : « Le poids de la nourriture dans les dépenses des ménages est élevé en Afrique. Cela veut dire que la hausse des prix mondiaux peut avoir un impact majeur sur les revenus réels. »

Haïti, le pays le plus pauvre des Amériques, est aussi touché de plein fouet. Des milliers de personnes ont manifesté à Port-au-Prince. En Asie, l'envol du prix du riz exaspère de plus en plus les populations, contraignant les gouvernements, paniqués par les risques de déstabilisation, à réagir dans l'urgence. Au Bangladesh, grand importateur de riz, où les familles les plus pauvres consacrent 70 % de leurs revenus à la nourriture, l'explosion des prix constitue une vraie menace pour la survie du gouvernement intérimaire.

Pour endiguer les menaces d'explosion sociale, l'armée philippine distribue du riz dans les quartiers pauvres de Manille. Le gouvernement indonésien, obsédé par l'élection présidentielle de l'an prochain, promet lui aussi de distribuer du riz et subventionne désormais l'huile de cuisson. Mais ces mesures désordonnées et de court terme paraissent très insuffisantes à de nombreux experts.

En outre, les grands pays producteurs réduisent leurs exportations pour protéger leur marché intérieur, poussant davantage encore les prix mondiaux à la hausse. La suspension annoncée des exportations de riz de l'Inde (troisième exportateur mondial), elle-même confrontée à une forte inflation, a généré une nouvelle poussée de fièvre. De la Chine à l'Union européenne en passant par les Philippines, il n'y a qu'un seul mot d'ordre désormais : stimuler la production agricole.

Zid zid ya Benbouzid

Posté le 11.04.2008 par kabylieazouzanet
Benbouzid l’inamovible, Benbouzid l’immortel, Benbouzid la marionnette. Il a plusieurs surnoms, a occupé plusieurs postes, a été bousculé par plusieurs scandales et pourtant il est toujours là. Cette petite tribune n’a pas été ouverte pour décortiquer la personnalité du ministre éternel mais juste dans le but de faire une petite analyse sur la gestion de la politique algérienne.
Le sujet est vaste certes, mais à mon sens, Boubekeur Benbouzid illustre très bien l’incompétence et l’anarchie qui règne dans les hautes sphères de l’Etat. Nul besoin donc de faire une dissertation sur ce sujet, allons plutôt directement au but et posons la question suivante : qui est Boubekeur Benbouzid ?

Pour les adeptes du culte de la personnalité, je conseille ce lien. Pour les autres je ne pourrai hélas vous répondre car je ne l’ai jamais connu personnellement. Par contre, je le connais très bien par sa gestion et ses réformes... et même son amour pour la boisson. Oups ! Je m’étais pourtant juré de ne pas le dire, mais il faut avouer que ce n’est un secret pour personne. Notre cher mini-stre de l’éducation est très porté sur l’apéro... matinal ! Oui oui vous m’avez bien compris, il commence à valser bien avant midi.

Mais franchement, comment peut-on mettre un homme à la tête d’un ministère aussi important alors qu’il débarque bourré de bonne heure ? La meilleure : devinez avec qui il fait son premier briefing ? Allez, cherchez... vous ne trouvez pas ? Pourtant ça saute aux yeux, ils ont les mêmes buts. Oh lala vous êtes pesants à la fin. Mais avec les femmes de ménage pardi ! Oui, ce monsieur trouve le temps d’engueuler les femmes de ménage du ministère, quoi de plus normal de toute façon car comme je viens de le dire, il ont le même job : le nettoyage.

Les unes nettoient le sol, les plafonds et les meubles et l’autre nettoie le pays de toutes les futures ressources intellectuelles dont il dispose. J’espère que vous n’allez pas me dire comment. Si ! Et bien je vais vous le dire : en gérant ce secteur comme on gère une couscoussière. Il secoue le tout pour que les grains les plus fins tombent mais à la fin, contrairement à la bonne méthode, il ne garde que les gros grains qui ne pourraient jamais passer dans une gorge. Les exemples sont nombreux : nouveaux programme surchargés, des manuels scolaires truffés d’erreurs d’anthologie et des écoles devenues des dépotoirs pour dealers. Ah qu’il est bon ce couscous, il a un goût amer, mais bizarrement il passe aux yeux de notre cher président qui lui sera bientôt triple champion du monde du quinquennat.

Oh, tout passe de toute façon avec lui. Comment expliquer sinon le fait que ce même ministre est marié à une femme russe alors que cela est totalement interdit par le statut (ou statue si vous préférez puisqu’il ne bouge pas) qu’il occupe pour des raisons évidentes d’éthique et de neutralité ?

Certaines rumeurs racontent que sa femme est la sœur de Vladimir Poutine mais j’en doute bien fort. La vérité n’est pas là de toute façon, elle est bien ailleurs, du côté de ces bidonvilles construits aux abords de Oued Ouchayeh et qui ont enfanté d’un kamikaze, du côté de ces maisons qui menacent ruine et dont les occupants attendent que le plafond leur tombe sur la tête -le ciel leur est déja tombé dessus-, du côté enfin de ces écoliers qui doivent en 2008 faire une vingtaine de kilomètres à pied sous la pluie pour assister à des cours lourds comme le cartable qu’il portent sur leurs épaules (parfois six cahiers par jour pour des élèves de première année primaire !).

La stratégie menée est de toute façon claire comme de l’eau de roche : noyer le citoyen dans ses problèmes quotidiens (lire la précédente Karecriture) afin qu’il ne puisse pas s’occuper de problèmes plus généraux tels que l’avenir, l’environnement et surtout la politique. C’est peut être payant aujourd’hui mais combien de temps encore durera cette mascarade ? Je ne saurai répondre à cette question, par contre je tiens à dire une dernière phrase lourde de sens : zid zid ya Benbouzid, ya nhar eddour a3lik !
par le Red Bull

Le «pain», leader de l'opposition dans les pays arabes

Posté le 10.04.2008 par kabylieazouzanet
Pour casser les révolutions, les régimes arabes ont déjà une expérience de renard. Il suffit d'emprisonner les opposants, d'empêcher leurs mères d'en accoucher dès le début, de les accuser de fraude fiscale ou de laïcité anti-musulmane, de les photographier saouls dans les ambassades de l'Occident ou de leur offrir quelques ministères, des lots de terrain. Il suffit aussi d'encourager les dissidences, surveiller les journaux et quelques livres, occuper le peuple avec des dos-d'âne et des chantiers de mosquées ou frapper très fort sur les têtes dans les villages isolés tentés par les jacqueries. Il suffit enfin de bourrer les urnes, frauder outrageusement au-delà du seuil psychologique de la honte, démentir toutes les affirmations des partis adverses, «acheter» des journaux et des journalistes, contrôler les télévisons et mettre en application des lois incroyables empêchant l'éligibilité même pour des feux rouges grillés trente ans avant la consultation électorale. Tout est bon donc et les régimes arabes ont pu avec ce genre de méthodes rester en vie très longtemps, empêcher les changements, retarder les alternances, contrôler même les toilettes et se présenter comme un mal nécessaire aux yeux de l'Occident et comme une solution sans alternative pour leurs peuples sans leaders, sans idées, sans force et sans possibilité de résister aux coups.

Tout semble avoir été prévu pour stopper les révolutions mais rien apparemment ne semble avoir été trouvé pour stopper les révoltes. Une révolte n'ayant pas de leaders, ni de livres à interdire, ne possédant pas de journal ni de locaux à fermer, ne se réclamant d'aucune idée élaborée à combattre par la propagande ni des dissidents à acheter ou des représentants à écraser, se retrouve donc impossible à faire taire, à prévoir, à récupérer ou à isoler. Les régimes arabes ont longtemps pu mentir à leur peuple de service tant qu'il s'agissait des idées et pas du pain. Aujourd'hui, ce que n'ont pas pu faire les démocrates en Algérie, Aymane Nour en Egypte ou des opposants brillants et inconnus en Libye et en Tunisie, le «Pain» le fait et avec lui la majorité écrasante de ceux qui veulent le manger en quantité suffisante. Les polices et les armées et les Moukhabarate peuvent contrôler une opposition mais ne peuvent pas remplacer une économie et des boulangeries fermées et ne peuvent pas fabriquer du pain à partir de rien. D'où ce qui se passe un peu partout dans les pays ces temps-ci face à la flambée mondiale des cours des produits de base. La révolte du pain risquant même de réaliser ce changement que les Américains n'ont pas réussi, ni les islamistes, ni les opposants les plus charismatiques. On peut toujours confondre la démocratie avec l'idée de délinquance dans les régimes arabes, mais la légitimité de la faim a toujours rallié le plus grand nombre avec le seul instinct de la survie et le seul argument de la colère. On est généralement prêt au martyr lorsqu'on vit pour une seule idée ou lorsqu'on a faim trop longtemps pour le supporter face au regard de ses propres enfants, surtout lorsqu'ils ne sont même pas encore nés faute de travail et de foyer pour le géniteur qui ne peut pas se marier. Cela vous fait fabriquer très vite une flamme qui roule. Les peuples arabes ayant été «débilisés» par l'assistanat et les viols, ils peuvent peut-être être réveillés par la misère.

Par Kamel Daoud

Zimbabwe : l'opposition refuse de participer à un second tour

Posté le 10.04.2008 par kabylieazouzanet
L'opposition zimbabwéenne ne participera pas à un éventuel second tour à la présidentielle, réclamé par le parti au pouvoir, a déclaré jeudi 10 avril le secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

"Nous ne participerons pas à un second tour parce que nous avons remporté le premier tour haut la main et qu'il n'y a pas besoin d'un second tour", a déclaré Tendai Biti, lors d'une conférence de presse à Johannesburg.

"Nous n'accepterons pas un second tour qui, pour nous, reviendrait à piétiner la volonté du peuple", a-t-il ajouté.

Le résultat de l'élection présidentielle n'est toujours pas connu jeudi, 12 jours après le scrutin. Le candidat du MDC, Morgan Tsvangirai a cependant revendiqué dès samedi la victoire au premier tour.

Plus tôt dans la journée, le président américain George W. Bush a appelé les autorités électorales du Zimbabwe à publier les résultats de l'élection "dès que possible", selon la Maison Blanche.

Au cours d'une conversation téléphonique avec le chef de l'Etat tanzanien Jakaya Kikwete, George Bush a "réitéré les appels des Etats-Unis pour que la commission électorale zimbabwéenne publie les résultats de l'élection présidentielle dès que possible et qu'ils soient conformes à la volonté du peuple", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.
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