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un blog sur des informations des droits de l'homme de tout les pays et sur les pouvoirs réprimant.
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20.03.2007
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«Qui tue qui ?» : Le déclin d’une cabale contre l’Algérie

Posté le 29.03.2008 par kabylieazouzanet
Très actives durant les années 1990, les campagnes de dénigrement orchestrées dans les capitales occidentales contre l’Etat algérien, au sujet de la violence dans notre pays, ont tendance à baisser d’intensité, avec surtout la montée et la «globalisation» du discours sécuritaire accompagnant la «guerre mondiale contre le terrorisme», décidée et drivée par les Etats-Unis depuis le 11 Septembre.
Cela dit, les partisans de cette thèse ne ratent aucune occasion pour la faire ressurgir, en s’emparant du moindre événement qui s’annonce.
Une nouvelle agitation coïncide ces deux dernières années avec l’apparition d’un nouveau «mode» de terrorisme dans la région du Maghreb depuis «l’adhésion» du GSPC au réseau internationaliste Al-Qaïda, marquée par des attentats particulièrement spectaculaires et fortement médiatisées. Nous avons l’exemple, choquant et inattendu, de l’attitude prise par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en annonçant, en janvier dernier, l’ouverture d’une enquête sur les attentats du 11 décembre qui avaient ébranlé, entre autres, le siège du HCR à Alger et fait 17 morts parmi ses employés. Une décision qui, rappelons-le, a failli provoquer une crise entre Alger et l’organisation internationale, parce que, pour le gouvernement algérien, une telle mesure supposait, non seulement une remise en cause du travail fait par l’Algérie, mais aussi une mise en cause directe des forces de sécurité et de l’Etat algériens… Un autre événement viendra encore réveiller les vieux démons dans ces mêmes milieux politico-médiatiques parisiens : la sortie en France, il y a quelques mois, d’un livre, testament de l’ancien directeur du Matin, Saïd Mekbel, assassiné par des terroristes en 1994. Dans ce livre-entretien, intitulé Une lettre à la mort, le célèbre chroniqueur algérien remettait totalement en cause ses propres convictions en épousant crûment la thèse du «qui-tu-qui ?». Dans une notre de lecture, un certain François Gèze, responsable des éditions La Découverte, omniprésent et dont le nom est désormais mêlé à tous les combats anti-algériens, en a fait ce commentaire lapidaire : «(…) On peut regretter que ce témoignage majeur sur le début des ‘’années de sang’’ en Algérie n’ait pu être rendu public plus tôt.
Il aurait peut-être contribué à éviter le terrible aveuglement de la majorité des médias internationaux sur la réalité de la ‘’sale guerre’’ déclenchée en janvier 1992 par les généraux algériens, suite à leur coup d’Etat annulant la victoire du FIS (…)»
Cela dit, ces nouvelles remontrances ne sont plus suivies d’échos ; les traditionnelles voix acquises à cette thèse n’ayant plus, il faut le dire, pignon sur rue : les fameux sites se faisant les relais populaires de ces orchestrations politiques (MAOL, Algeria-Watch, Rachad…) peinent à mettre à jour leurs matières d’information, faute de rédacteurs ou peut-être d’inspiration !

L’ombre de François Gèze
La dernière tentative «à succès» de ce conglomérats d’activistes remonte à 2004, avec la sortie en France de Françalgérie : crimes et mensonges d’Etat, édité par Découverte. L’ouvrage est signé par deux journalistes : Lounis Aggoun, journaliste algérien présenté comme «indépendant et militant pour les droits de l’homme en Algérie», et Jean-Baptiste Rivoire journaliste à «90 minutes» (Canal +), «connu pour ses nombreux documentaires sur la tragédie algérienne», dont «Bentalha, autopsie d’un massacre» (1999), «Algérie : la grande manipulation» (2000) et «Attentats de Paris, enquête sur les commanditaires» (2002).
Avec un sous-titre déclamatoire : «Histoire secrète de la guerre d’indépendance à la troisième guerre d’Algérie» et étalé sur 700 pages, la dernière découverte de François Gèze est visiblement destinée à relancer l’extraordinaire et méchante polémique ayant pour slogan générique la fameuse question : «Qui tue qui ?» après une période de vaches maigres pour un certain nombre de faiseurs d’opinion ; mais à ceci de particulier qu’il survint à un moment de grandes retrouvailles franco-algériennes à la faveur des élections présidentielles en Algérie avec notamment la visite qu’avait effectuée le président Chirac à Alger.
«Depuis 1992, peut-on y lire de prime abord, la violence qui ravage l’Algérie nous est présentée comme une guerre d’intégristes islamistes contre des militaires qui se battent pour sauver la démocratie. Quant à la France, elle se serait contentée d’une bienveillante ‘’neutralité’’. Aujourd’hui, ce scénario apparaît comme une vaste construction médiatique.»
C’est ce que les auteurs tentent de montrer et d’expliquer dans ce livre qui est présenté comme étant le fruit d’une enquête qui a duré six ans, recueillant des dizaines de témoignages, recoupant des centaines de sources. Pour eux, les généraux algériens ont commencé à avoir la mainmise sur le pouvoir dès 1980 «tout en développant les réseaux de corruption de la “françalgérie”».
Le livre ne sort pas en fait de cette grille de lecture qui a fait les choux gras d’une certaine presse d’outre-mer durant toute une décennie : «Depuis 1988, ils (les généraux, ndlr) ont instrumentalisé l’islamisme radical, notamment pour s’assurer le soutien durable de Paris.»
Et depuis 1992, ils ont lancé une terrible «troisième guerre» d’Algérie en multipliant les opérations «attribuées aux islamistes» : assassinat du président Boudiaf, meurtres d’intellectuels, massacres de civils et de militaires… Pour faire pression sur la France, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires actions de «guerre psychologique» contre des citoyens français, en Algérie comme dans l’Hexagone : enlèvement des époux Thévenot en 1993, détournement de l’Airbus d’Air France en 1994, attentats de Paris en 1995, assassinats des moines de Tibehirine en 1996…
Le patron des éditions la Découverte qui n’est que trop connu sur ce registre d’essais pamphlétaires classés, ici chez nous, dans la case d’entreprises anti-algériennes pour avoir mis entre autres le célèbre Sale Guerre (2001) du sous-lieutenant Habib Souaidia, a écrit cette présentation : «Pour la première fois, ce livre démonte les rouages de l’extraordinaire machine de désinformation conçue par les généraux algériens, et les complicités dont ils ont bénéficié en France, pour cacher à l’opinion publique occidentale le seul but de la guerre qu’ils mènent contre leur propre peuple : se maintenir au pouvoir à tout prix, pour conserver les milliards de dollars de la corruption pétrolière.»
Au mois de juin de la même année, François Gèze organisait, avec le député vert Noël Mamère, une conférence à Paris portant sur le même thème, et s’appuyant sur le l’ouvrage sus-cité. Un précédent en France, puisque c’est la première fois qu’un débat de ce genre, habituellement limité dans les cercles politico-médiatiques parisiens, était admis au sein d’une institution officielle, et pas n’importe laquelle. Les initiateurs ont peut-être choisi ce haut lieu de la politique française pour tenir leur conférence afin de mieux se faire entendre sur ce qui était présenté comme étant la face cachée des relations franco-algériennes, à un moment où celles-ci semblent en voie d’être normalisées. Il s’agissait bien en fait d’un «tabou» à briser, mais sans (pouvoir) faire de casse dans le nouvel édifice franco-algérien. Le même éditeur s’était distingué par le parrainage de témoignages aussi «explosifs» ; comme celui d’un certain Nasroulah Yous Qui a tué à Bentalha,
co-écrit avec une journaliste algérienne, Salima Mellah, et lui-même présenté comme étant un survivant de la plus grande tuerie de la «deuxième guerre d’Algérie» : le massacre de Bentalha, survenu dans la nuit du 22 septembre 1997. La thèse qui y est corroborée procède d’une analyse des plus stéréotypées : «Le sale boulot, expliquera-t-il à la presse, était fait par les groupes armés, mais l’encadrement était militaire. Tout le monde sait que les groupes armés étaient noyautés par les services secrets algériens.»

Le cas de La Sale guerre
Dès le début de la violence, on se le demandait sans cesse, le cas Algérie se posait déjà comme un cas d’école pour les Français : hommes d’opinion, politiques et ONG. La question serait alors pour nous de savoir ce qui, d’emblée, a fait que les mêmes réflexes aient resurgi avec autant d’acuité, à la faveur d’une polémique
(à sens unique) suscitée par un livre, menée par un cartel d’intellectuels ? Cela n’a échappé à personne que le récit, La Sale guerre, de l’ancien lieutenant de l’ANP, Habib Souaidia, accompagnée d’un nouveau débat en France sur les responsabilités de l’armée algérienne dans les massacres, lancé sous forme de pétition signée par des écrivains de renom, coïncidât avec la visite du ministre français des Affaires étrangère à Alger. Mais, si on se contentait de considérer l’événement sous son strict aspect éditorial, n’est-il pas, par ailleurs, plus intéressant de remarquer que la sortie de ce récit dantesque tombe trois semaines seulement après la sortie si décapante d’un écrivain nommé Yasmina Khadra ? Le lien entre les deux événements éditoriaux s’imposait pourtant de lui-même : les deux hommes ont été des officiers de l’Armée, qu’ils avaient quittée chacun à sa manière. Dans ses très nombreuses interventions dans la presse, Yasmina Khadra a décrit la situation dans les maquis islamistes qu’il a connus en tant que commandant ayant été sur le terrain de combats. Or, personne, en France, n’avait vraiment voulu prendre en compte ses points de vue parce qu’il n’a pas dénigré l’Armée qui l’a vu grandir, on préfère donner crédit à des écrits inspirés par un officier subalterne au parcours invérifiable, publié par un éditeur (La Découverte) dont l’activisme anti-algérien n’est que trop connu. Voilà ce qui peut être reproché au groupe d’intellectuels signataires de ce type de pétitions accusant les autorités algériennes de génocides. Encore que ces appels pèchent souvent par un manque flagrant de nuance et de discernement. Ainsi, des intellectuels de la trempe de Pierre Bourdieu et Vidal-Naquet, parce qu’ils se sentaient trop libre de dire ce qu’ils veulent à propos du pays qu’ils disaient aimer toujours, y assénaient-ils leur constat comme une certitude, sans jamais mettre en exergue toute la spécificité de la guerre civile en Algérie. L’année 2004 a connu aussi, on s’en souvient, d’autres épisodes tout aussi mouvementés, avec l’apparition sur scène de nouveaux pourfendeurs de l’armée algérienne : le cas d’un «ancien diplomates», Larbi Zitout, au ton particulièrement hargneux, fréquemment invité sur les plateaux des chaines satellitaires arabes. Il y est souvent accompagné d’un certain Mohamed Samraoui, se présentant comme «commandant dissident» des services de renseignement, auteur lui aussi d’un brûlot mettant en cause son ancienne hiérarchie dans les massacres des populations, Chronique des années de sang, paru en 2003.
Aujourd’hui, ce dernier est sous menace d’expulsion après le lancement, par Alger, d’un mandat d’arrêt international à son encontre. C’est là un signe que l’étau se resserre contre les adeptes du négationnisme partout dans le monde…




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Un cargo américain tire sur un vendeur à la sauvette

Posté le 27.03.2008 par kabylieazouzanet
Dans la série Tire sur tout ce qui bouge, les militaires américains continuent à particulièrement se distinguer dans le Monde arabe. En effet, lundi dans les eaux pacifiques du canal de Suez, un bateau cargo, affrété par la marine américaine pour transporter des équipements militaires, a tiré sur une petite embarcation, tuant un Egyptien et en blessant deux. C’est ce que rapporte la presse égyptienne, citant l’agence de presse officielle, des sources hospitalières, mais aussi et surtout la famille de la victime ainsi que les compagnons qui étaient à bord de la même barque. Des photos dans la ville de Suez des funérailles et des proches éplorés de la victime, Mohamad Fouad Affifi, âgé de 30 ans et père d’une fille et d’un garçon, ont été publiées sous les gros titres annonçant : « L’ambassade américaine persiste qu’il n’y a pas de victime. » En effet, les Américains ont officiellement confirmé qu’il y a eu « tirs de semonce », lundi, provenant du bateau cargo contre une petite barque égyptienne, mais nient qu’il y ait eu mort d’homme. Le chef des opérations navales américaines a affirmé à la presse que « les marins ont respecté les étapes visant à déterminer les intentions. Les tirs ont été effectués devant l’embarcation et aucun mort n’est à déplore ». De son côté, l’ambassade américaine au Caire a fait savoir par communiqué que « des avertissements avaient été lancés en arabe par mégaphone, suivis dans un premier temps d’un tir de semonce. Un petit bateau a continué de se rapprocher du navire et a reçu deux séries de tirs d’avertissement à 18-26 mètres à l’avant de sa proue. Toutes les balles ont pénétré dans la mer ». Toutes les balles n’ont visiblement pas fini dans la mer. Certaines, à en croire les photos et articles égyptiens provenant de la ville de Suez, ont mis fin à la vie d’un jeune vendeur ambulant. Mohamad Fouad faisait partie de ces « bamboutis », comme les appellent les Egyptiens qui écument le canal de Suez avec leurs petites barques remplies de marchandises, à l’intention des marins sur les bateaux qui traversent le canal. Les « bamboutis » sont au canal de Suez, ce que sont les vendeurs à la sauvette aux embouteillages du centre-ville du Caire. Un métier né avec l’ouverture du canal de Suez à la fin des années 1860 et qui est officiellement géré par les autorités du canal qui délivrent des autorisations aux petits vendeurs. Le frère de la victime a affirmé au service arabe de la BBC que l’embarcation de son frère ne s’est jamais approchée du navire américain : « Ils ne s’approchent jamais de ce type de navires, car ils sont fortement gardés. » Les compagnons de la victime, eux, affirment que « les Marines américains sont descendus fouiller la barque après avoir tiré et n’ayant trouvé que des bibelots de Khan Al Khalili, ils sont remontés sur leur cargo ». Tout ce beau monde doit certainement être rassuré par l’annonce faite par l’ambassade américaine de l’ouverture d’une enquête, et surtout le fait que « le commandement de la 5e flotte de la marine américaine coopérait pleinement avec les autorités égyptiennes ».

Daïkha Dridi EL WATAN

Est-on au seuil de l’intervention étrangère ? Al Qaïda Maghreb « inquiète » les services secrets occ

Posté le 25.03.2008 par kabylieazouzanet
Après les services secrets français, c’est au tour du contre-espionnage allemand de se dire « inquiet », selon l’Agence AFP, du renforcement au Maghreb des groupes terroristes alliés au réseau Al Qaïda. Enrst Uhrlau, le chef des services secrets allemands (BND), dans une interview à paraître aujourd’hui dans l’hebdomadaire Spiegel, affirme que la région du Maghreb est désormais l’« un des piliers du djihad ». « Le BND observe, d’après lui, avec une grande inquiétude (...) ce qui est en train de se développer dans la région, qui comporte de nouvelles caractéristiques et apporte le djihad jusque devant notre porte. » En octobre, le secrétaire d’Etat allemand à l’Intérieur, August Hanning, avait souligné les liens, « mouvements » ou « communications », existant entre les islamistes du Maghreb et d’Allemagne. Il avait aussi évoqué l’inquiétude suscitée par l’existence de camps d’entraînement terroristes dans le nord du Mali. En Allemagne, environ 700 personnes sont sous la surveillance des services du contre-espionnage, a indiqué M. Uhrlau à Spiegel Special. Par ailleurs, les experts de la lutte contre le terrorisme dans les pays du Maghreb, du Mali et du Niger se rencontreront, du 2 au 4 avril, à Alger, pour évaluer le risque de la menace terroriste dans la région et tracer une feuille de route pour faire face à la branche d’Al Qaïda en Afrique du Nord, qui œuvre à étendre son activité au Maghreb et au-delà du Sahel. Un communiqué du Centre africain pour l’étude et la recherche sur le terrorisme a précisé dans un communiqué dont El Khabar a obtenu une copie, qu’il allait organiser une rencontre sous le titre « Lutte contre le terrorisme au Nord de l’Afrique ».
Une source proche du dossier a précisé que les interventions des experts sécuritaires « vont s’accentuer sur le terrorisme en tant que phénomène rencontré par la région, et non sur l’organisation d’Al Qaïda en elle-même », tout en indiquant l’insertion d’un dossier important qui a trait à l’aide technique dont ont besoins les pays dans leur guerre contre le terrorisme.

Selon une source du commissariat à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Il est attendu que les travaux de trois jours soient couronnés par l’instauration des bases d’une feuille de route qui détermine les priorités de la lutte contre le terrorisme dans le Maghreb et le Sahel africain.

Selon la source, les experts vont étudier, durant la rencontre, les moyens de démanteler les groupes autoproclamés Salafistes djihaddistes ainsi que les méthodes qu’ils ont utilisées lors des dernières explosions kamikazes qui ont eu lieu en Algérie et au Maroc l’année dernière, en plus des actes commis en Mauritanie au début de cette année, les perturbations vécues par la Tunisie à la fin 2006 et enfin l’enlèvement des deux Autrichiens qui a eu lieu sur ses terres. Autrement dit, les bruits de bottes des G’IS américains entendus au sud de notre pays ne seraient donc pas fortuits.

L.M.

Accrochage à Dabaga

Posté le 25.03.2008 par kabylieazouzanet
Les Troupes d'Intervention Rapides (TIR) ont intercepté les Milices Armées Nigeriennes (FAN) qui accomplissaient leur sale besogne dans la vallée de Tidene, tuant des civils, et incendiant des villages.

BILAN:

* 2 véhicules militaires détruits
* au moins 15 soldats tués

Les FAN sont en debacle et dispersées autour du village de Dabaga.
Nous ratissons toute la zone pour les retrouver et les repousser hors des zones sous notre contrôle. Ces assassins seront combattus jusqu'au dernier.

La Justice vaincra.

Le mouvement

Parole au touarègue

Posté le 25.03.2008 par kabylieazouzanet
Dés aujourd’hui je vais communiquer des articles du mouvement des nigériens pour la justice qui est :
Un mouvement rebelle touareg au Niger fondé en 2007 dans la région de l'Aïr. Son président est Aghali Alambo, ancien membre du FLAA (Front de Libération de l'Aïr et de l'Azawad) pendant la rébellion touarègue de 1990 et son vice-président, Achariff Mohamed, ancien capitaine des FAN (Forces Armées Nigériennes), qui a déserté en mai 2007 .
De février à septembre 2007, les combats avec l'armée nigérienne ont tué une quarantaine de militaires. Le mouvement réclame, entre autres, une meilleure répartition des revenus des richesses naturelles, issues des régions du nord, dont l'uranium et le pétrole et la fin de la surexploitation de ses ressources.
Le mouvement affirme également combattre pour la démocratie et être un mouvement national et pas seulement touareg.

D’où viennent les berbères ?

Posté le 24.03.2008 par kabylieazouzanet
Pour quoi cette question les berbères vienne d’Afrique du nord pour quoi toujours dire que les berbères sont d’origine extérieure non comme les romain les phéniciens les gaulois nous somme tous des descendent d’humo sapiens et les arabe il vienne d’où voila la vrais question a se posé.

“L'Algérie a engrangé 12 milliards de dollars de recettes en deux mois”

Posté le 24.03.2008 par kabylieazouzanet
Le P-DG de Sonatrach a annoncé que la compagnie pétrolière nationale a engrangé 12 milliards de dollars de recettes à fin février, soit un nouveau record. À ce rythme, les entrées en devises, tirées des exportations d’hydrocarbures, dépasseront les 70 milliards de dollars en 2008. Cette performance résulte de la montée des cours du pétrole qui ont dépassé les 100 dollars au début de l’année.

Ce résultat augure la poursuite des excédents au plan macroéconomique en 2008 : excédent de la balance commerciale, du compte courant et au total de la balance des paiements. Les réserves en devises vont augmenter. Le surplus en matière de caisse de régulation va également augmenter. Il avait atteint plus de 3 000 milliards de dinars à fin décembre 2007. En principe, les recettes fiscales pétrolières vont également enfler permettant le financement des dépenses publiques, en particulier les investissements nécessaires pour boucler le plan de relance dont la fin de mise en œuvre est prévu en 2009 .

Le P-DG de Sonatrach a également annoncé que le plan de développement de la compagnie pétrolière nationale prévoit 45 milliards de dollars d’investissements. L’effort d’exploration sera intensifié. Il est prévu 1,5 milliard de dollars d’investissements dans l’exploration. Sonatrach va également développer des champs de pétrole et de gaz durant la période.

Enquête sur l’étrange « Ben Laden du Sahara »

Posté le 22.03.2008 par kabylieazouzanet
Dans son discours devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain, le 18 janvier, la secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, a annoncé que « le temps de la diplomatie est venu ». Mais elle a aussi réaffirmé la poursuite de la guerre menée par l’administration Bush contre ce qu’elle a appelé – renouveau sémantique – les « postes avancés de la tyrannie ». Même le Maghreb est concerné par le redéploiement militaire et politique des Etats-Unis : l’affaire El-Para en a donné l’occasion.
Par Salima Mellah et Jean-Baptiste Rivoire

L’affaire commence en 2003. Alors que le gouvernement algérien déploie d’intenses efforts diplomatiques pour obtenir de Washington un soutien financier et militaire, M. Abderrezak « El-Para », un ancien officier des forces spéciales de l’armée algérienne officiellement passé à la guérilla du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), va donner un sacré coup de main au régime. Le 4 janvier, à la veille de l’arrivée à Alger d’une importante délégation militaire américaine venue envisager une reprise des ventes d’armes à l’Algérie dans le cadre de la lutte anti-terroriste, son groupe attaque un convoi militaire près de Batna. Bilan : quarante-trois soldats tués et une émotion considérable dans la population.

Evoquant un enregistrement vidéo qui se révélera plus tard un faux, les services secrets de l’armée algérienne, le tout-puissant département de renseignement et de sécurité (DRS, ex-Sécurité militaire), s’efforcent d’en persuader l’opinion internationale : El-Para serait un « lieutenant de Ben Laden » chargé d’« implanter Al-Qaida dans la région du Sahel ». Peu après, les Etats-Unis allègent l’embargo sur les armes à destination de l’Algérie et annoncent la vente d’équipements militaires antiterroristes (1). A Alger, fin 2002, M. William Burns, secrétaire d’Etat adjoint américain au Proche-Orient, avait déjà déclaré que « Washington beaucoup apprendre de l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme (2) ».

Toujours début 2003, une nouvelle opération d’El-Para va contribuer à accélérer le rapprochement entre Alger et Washington : entre le 22 février et le 23 mars, trente-deux touristes européens (seize Allemands, dix Autrichiens, quatre Suisses, un Suédois et un Néerlandais) sont enlevés dans la région d’Illizi, en plein Sahara algérien. Ils y seront retenus pendant de longues semaines, avant d’être libérés – après d’obscures tractations dont rien n’a filtré – en deux groupes successifs : les premiers à la mi-mai, les seconds à la mi-août. Une Allemande décédera dans le désert, où elle sera enterrée.
Un épouvantail bien commode

Ainsi l’Algérie passe-t-elle pour une cible d’Al-Qaida, et donc pour un allié naturel des Etats-Unis – comme la traque de Ben Laden avait justifié l’occupation de l’Afghanistan et l’implantation de bases militaires en Asie centrale, région stratégique pour Washington. El-Para serait-il, en mode mineur, l’épouvantail légitimant la présence militaire américaine dans le Sahel, présenté comme éventuelle base arrière d’Al-Qaida ? En mars 2004, le général Charles Wald, commandant en chef adjoint des forces américaines en Europe (Eucom), assurait que des membres d’Al-Qaida tentaient de s’établir « dans la partie nord de l’Afrique, au Sahel et au Maghreb. Ils cherchent un sanctuaire comme en Afghanistan, lorsque les talibans étaient au pouvoir. Ils ont besoin d’un endroit stable pour s’équiper, s’organiser et recruter de nouveaux membres (3) ».

Une chose est sûre : le rapprochement entre Alger et Washington ne peut que profiter à un pouvoir militaire soucieux de faire oublier ses forfaits. Et l’expérience du DRS en la matière montre que, dans les années 1990 déjà, il avait su brillamment instrumentaliser le « terrorisme islamiste » pour contraindre l’Occident à le soutenir...

Fin 1993, le commandement militaire algérien, engagé depuis près de deux ans dans une guerre sans merci contre l’opposition islamiste, cherche à faire basculer la France en sa faveur. A Paris, au ministère de l’intérieur, M. Charles Pasqua et son conseiller Jean-Charles Marchiani soutiennent fidèlement sa politique « éradicatrice », contrairement à l’Elysée et au Quai d’Orsay – où François Mitterrand et M. Alain Juppé souhaitent une attitude moins répressive.

Pour mettre Paris au pas et neutraliser les opposants algériens réfugiés en France, les chefs du DRS et M. Jean-Charles Marchiani prennent l’opinion en otage en organisant, fin octobre 1993, le « vrai-faux » enlèvement des époux Thévenot et d’Alain Freissier, fonctionnaires français en poste à Alger (4). M. Edouard Balladur finit par autoriser M. Pasqua à déclencher l’opération « Chrysanthème », la plus importante rafle d’opposants algériens en France depuis le 17 octobre 1961. Satisfaits, les services algériens montent une opération « bidon » afin d’accréditer l’idée qu’ils sont parvenus à libérer les otages français des griffes de leurs « ravisseurs islamistes ».

Fin 1994, le DRS franchit un pas supplémentaire dans la « guerre contre-insurrectionnelle » en favorisant l’arrivée, à la tête du sanguinaire Groupe islamique armé (GIA), d’un « émir » qu’il contrôle, M. Djamel Zitouni. D’octobre 1994 à juillet 1996, celui-ci et son groupe vont revendiquer des actions sanglantes : détournement d’un Airbus d’Air France en décembre 1994, attentats dans le RER parisien en 1995, enlèvement et assassinat des moines de Tibhirine en 1996, massacres de civils... Tout cela sert, de facto, les objectifs des généraux éradicateurs : discréditer les islamistes, confirmer le soutien de Paris et torpiller toute perspective de compromis politique en Algérie. Dix ans après cette sanglante manipulation, le DRS algérien aurait-il réédité l’opération avec El-Para ?

Après avoir été officier des forces spéciales de l’armée algérienne et, selon ses propres dires, chef des gardes du corps du ministre de la défense, Khaled Nezzar, entre 1990 et 1993 (5), El-Para aurait rejoint la guérilla islamiste en 1992. Plus récemment, il serait devenu le « numéro deux » du GSPC, en guerre contre le pouvoir algérien. Mais El-Para est-il réellement un haut dirigeant de ce groupe ? Dans les documents présentés sur le site Internet du GSPC (6), le nom de Amari Saïfi, alias Abou Haïdara, alias El-Para, ne figure pas avant 2004. Certes, les touristes allemands enlevés début 2003 l’ont reconnu parmi leurs ravisseurs. Mais seul l’état-major de l’armée algérienne, ancien employeur d’El-Para, affirme qu’il agit désormais pour le compte du GSPC... lequel n’a jamais revendiqué l’enlèvement des touristes.

Pour l’hebdomadaire Paris Match, aucun doute : El-Para aurait été « chargé d’implanter Al-Qaida dans le Sahara ». Mais paradoxalement, les écrits et les propos des membres du GSPC – ainsi que les prises de position de leurs ravisseurs rapportées par les otages du Sahara, ou des compagnons d’El-Para interviewés mi-2004 par le même journal – montrent que le combat armé de ces hommes s’inscrit dans une logique exclusivement algérienne (même s’ils se disent solidaires des combats menés par d’autres djihadistes).

Pour prouver l’existence d’un lien entre le GSPC et Al-Qaida, les autorités algériennes avancent qu’un Yéménite du nom de Imad Ibn Al-Wahid, abattu par l’armée près de Batna le 12 septembre 2002, aurait été un « émissaire de Ben Laden dans la région sahélo-maghrébine » et aurait, avant sa mort, enregistré une cassette accordant la caution d’Al-Qaida aux salafistes algériens. Mais, selon les dires de trois ex-membres du GSPC, cette cassette serait tout bonnement un faux, confectionné par la cellule audiovisuelle du groupe (7). Ce type de « preuve », dont la seule source connue est le DRS (ou ses relais dans la presse algérienne), a pourtant permis à l’administration américaine d’inscrire le groupe sur la liste des « organisations terroristes » (Foreign Terrorist Organizations, FTO). Bien que des experts américains doutent de cette affiliation, « l’assimilation du GSPC à Al-Qaida a glissé imperceptiblement dans les mœurs d’écriture de la presse nationale et bientôt étrangère (8) ».

Entre février et août 2003, période de la prise d’otage des touristes du Sahara, il n’y a ni communiqué de revendication, ni demande financière ou politique de la part des mystérieux ravisseurs. Il faut attendre le 12 avril pour que la presse émette l’hypothèse d’une action du GSPC, sans avancer d’éléments probants. Plus troublant : certains prisonniers témoigneront que l’opération n’aurait pas été ordonnée par le chef présumé du GSPC, M. Hassan Hattab, mais par El-Para lui-même (9). Les prisonniers rapportent en outre que leurs ravisseurs communiquent régulièrement par radio et surtout que, très vite, des hélicoptères de l’armée algérienne survolent leurs positions pourtant changeantes. Si El-Para est repéré, pourquoi n’est-il pas mis hors d’état de nuire ?

Le 10 mai 2003, Alger reçoit M. Joseph Fischer, le ministre des affaires étrangères, et M. August Hanning, le chef des services de renseignement (BND). Deux jours plus tard, un premier groupe d’otages est libéré par les militaires algériens. Officiellement, ces derniers ont mené un « bref assaut au cours duquel des précautions ont été prises pour préserver la vie des otages ». Mais, à y regarder de plus près, l’opération ressemble à une manipulation...

Première bizarrerie : au lieu d’utiliser leurs otages comme des boucliers humains, les hommes d’El-Para les ont sommés de se protéger dans des grottes. A l’issue de l’attaque, sortant de leurs caches, les touristes sont surpris de n’apercevoir ni cadavres ni blessés, ni même aucune trace de sang, alors qu’officiellement les militaires auraient tué quatre des ravisseurs. L’un des otages doute de la version officielle : « Les salafistes savaient très bien ce qui allait se passer, ils nous avaient intentionnellement fait marcher 18 km dans le désert pour atteindre un lieu fixé au préalable, géographiquement approprié pour que nous puissions assister au scénario de notre “libération”. Que ait pu être mise en scène par les militaires algériens ne me vint que bien plus tard à l’esprit. (...) Je me demande encore s’il existe des interconnexions entre les salafistes et les militaires (10). »
Entre les « services » et les islamistes

Autre fait troublant : alors qu’ils sont encerclés par les militaires algériens et n’ont pas de véhicules, certains des ravisseurs échappent comme par miracle au piège qui leur est tendu et rejoignent très rapidement le second groupe d’otages, lequel se trouve pourtant à... plus de 1 000 km. Le 18 août, après cette étrange opération, le second groupe d’otages est libéré au Mali, dans des circonstances encore plus rocambolesques, après le versement d’une rançon – 5 millions de dollars, selon diverses sources – par l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse (11). Dès lors, le soupçon s’installe. El-Para, l’ancien officier dont les actions terroristes servent si bien les intérêts d’un régime algérien en quête de soutiens internationaux, ne serait-il pas resté secrètement au service de ses anciens employeurs après avoir infiltré la guérilla islamiste ?

Début mars 2004, El-Para et une cinquantaine de ses hommes sont repérés et attaqués par une unité militaire tchadienne dans le nord du Tchad. Parvenant à s’enfuir avec des complices, le terroriste algérien est finalement capturé par des rebelles du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), en guerre contre le régime d’Idriss Deby. Les rebelles le soupçonnent rapidement d’être « ce salafiste que tout le monde recherche et dont on parle sur les radios internationales (12) ». Sûr de lui, El-Para semble persuadé qu’il va être libéré rapidement : « Je connais beaucoup de monde à Alger, lâche-t-il à ses geôliers. Si vous voulez de l’argent, nous vous en donnerons. » Mais le MDJT refuse : « On s’est adressé à toutes les parties concernées pour pouvoir extrader El-Para et qu’il soit jugé dans des conditions appropriées », nous a déclaré M. Brahim Tchouma, chargé des affaires extérieures du MDJT.

Début avril, trois représentants de la rébellion tchadienne en France sont discrètement conviés en Algérie. Convaincus que celle-ci souhaite récupérer son « ennemi public numéro un », ils acceptent l’invitation et sont reçus par le général Mohamed Médiène, patron du redoutable DRS : « Nous lui avons décrit le chef des prisonniers, et il l’a rapidement identifié comme étant effectivement Amari Saïfi, dit Abderrazak El-Para, raconte M. Mohamed Mehdi, vice-président du MDJT à l’étranger. Les chefs du DRS étaient très bien renseignés. Ils nous ont même fait remarquer que le numéro de téléphone satellite d’El-Para, que nous avions noté sur un bout de papier, comportait une erreur. Ils avaient son vrai numéro. Nous l’avons composé ensemble, et le téléphone d’El-Para, qui avait été récupéré par nos hommes, a effectivement sonné dans le Tibesti ! » Alors, comment expliquer que les autorités algériennes n’aient pas arrêté El-Para plus tôt ?

Plus étrange encore, les pourparlers avec le DRS traînent en longueur : « Les Algériens ont commencé par exiger la plus grande confidentialité, raconte M. Mehdi. Ils ne voulaient pas qu’on révèle la capture d’El-Para. Nous leur avons proposé qu’ils viennent le chercher, mais ils exigeaient qu’on le ramène nous-mêmes au sud de l’Algérie. » Après deux semaines de tractations infructueuses, les rebelles tchadiens se demandent si Alger désire réellement récupérer El-Para, et reprennent les contacts avec les autorités allemandes, qui ont lancé un mandat d’arrêt international contre le terroriste. Mais les pourparlers s’éternisent : depuis les prises d’otages, Alger fait miroiter aux Allemands la signature d’importants contrats (13).

Fin mai, de plus en plus intrigués par la gêne que semble provoquer la capture de l’ancien officier algérien, les rebelles tchadiens lancent un pavé dans la mare en évoquant, dans Le Monde (14), l’étrange réticence des services algériens. Quelques jours plus tard, ceux-ci se décident à agir. Dans le plus grand secret, ils envoient à la frontière tchadienne un commando dont la mission est de récupérer secrètement El-Para, en offrant une importante somme d’argent à l’un des chefs locaux du MDJT. Pour dissimuler son rôle, le DRS va monter un stratagème. Le 2 juin 2004, un journaliste de Radio-France internationale affirme sans détour qu’« Abderrezak El-Para, l’un des hommes les plus recherchés d’Algérie, est libre », expliquant que « d’autres activistes du GSPC ont versé une rançon de 200 000 euros aux rebelles tchadiens pour la libération du Para et de deux autres activistes algériens (15) ».

L’information est inexacte, et le journaliste de RFI, probablement manipulé, invoquera plus tard de mystérieuses « sources militaires algériennes ». « Dès sa diffusion, raconte M. Mohamed Mehdi, j’ai pris contact avec la direction de notre mouvement. Elle a démenti l’information, mais m’a confirmé qu’un de nos commandants locaux, implanté à proximité de la frontière avec le Niger, s’était emparé d’El-Para et de deux de ses lieutenants. » M. Mehdi obtient que les prisonniers soient restitués à la direction du mouvement. Mais, dans les heures qui suivent, il a la surprise de recevoir un coup de téléphone de l’un des officiers du DRS rencontré quelques semaines plus tôt à Alger. Furieux, ce dernier reproche à la direction du MDJT d’avoir « fait capoter l’exfiltration d’El-Para ». « Nous n’avions rien convenu, se défend aujourd’hui M. Mehdi. Pourquoi les Algériens avaient-ils négocié dans notre dos avec un de nos chefs locaux ? Pourquoi avoir voulu faire croire que nous avions revendu El-Para aux salafistes, alors qu’en réalité c’était la Sécurité militaire qui cherchait à le récupérer discrètement ? »

Le MDJT propose alors à l’Allemagne de lui livrer El-Para et ses hommes, via la Libye. Début juillet, le transfert de deux premiers prisonniers se termine mal : après les avoir récupérés, les Libyens déclarent qu’ils les ont tués dans un « accrochage ». S’estimant victime d’une trahison libyenne, le MDJT bloque alors l’exfiltration. Interviewé quelques jours plus tard par des journalistes de Paris Match (accompagnés d’un caméraman de France 2), El-Para reconnaît sa responsabilité dans l’enlèvement de trente-deux touristes au printemps 2003, mais nie travailler pour le compte de M. Ben Laden (16).

Embarrassés, les services algériens parviendront finalement, fin octobre 2004, à convaincre un commandant local du MDJT de leur livrer l’encombrant prisonnier. Une fois entre les mains du DRS, le « Ben Laden du désert » n’est plus considéré comme une grosse prise (17). Depuis, selon la presse algérienne, il soutiendrait le projet d’amnistie générale du président Abdelaziz Bouteflika, destiné à absoudre aussi bien les terroristes que les chefs militaires impliqués dans les crimes contre l’humanité commis au cours de la « sale guerre (18) »...

Le peu d’empressement de l’administration Bush à récupérer « le bras droit de Ben Laden au Sahel » semble paradoxal. Il s’explique sans doute de façon cynique : après les attentats du 11-Septembre, les Etats-Unis avaient tout intérêt à se rapprocher du régime algérien. En 2003, après avoir annoncé la vente à l’Algérie d’équipements militaires antiterroristes, Washington a décrété que c’était le pays « le plus démocratique » du monde arabe. L’essentiel, c’est l’implantation de points d’appui militaires au Maghreb et au Sahel : l’initiative dite « Pan-Sahel » est devenue opérationnelle en novembre 2003, peu après la prise d’otages du Sahara. Objectif des Etats-Unis : restructurer leurs bases militaires dans le monde. Au lieu d’entretenir de grandes structures lourdes, coûteuses et peu flexibles, ils projettent de développer un réseau de petites bases opérationnelles, nécessitant peu de personnel.

L’Afrique du Nord et de l’Ouest constitue l’un des centres de gravité de ce projet, en raison de ses réserves de pétrole, qui couvrent actuellement 17 % des besoins américains et qui, dans les dix prochaines années, devraient fournir aux Etats-Unis 25 % de leurs importations. Avec son chiffre d’affaires estimé à 32 milliards de dollars en 2004 et son statut de première compagnie d’Afrique, la Sonatrach algérienne joue un rôle majeur.
Des points d’appui militaires pour Washington

Non seulement les Américains ont installé un important contingent militaire de 2 000 soldats à Djibouti, base militaire française depuis la période coloniale, mais ils projettent la création d’une douzaine de bases dans la région : Sénégal, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad, Ghana, Maroc, Tunisie et Algérie (19). Dans ce dernier pays, certains médias font déjà état de l’existence d’une antenne des forces spéciales américaines d’une capacité de 400 hommes non loin de Tamanrasset. L’Algérie deviendrait un « Etat pivot », indispensable pour les futurs déploiements militaires dans la région, selon la conception géostratégique américaine du « Grand Moyen-Orient ».

Au printemps 2004, Washington a décidé de porter de 7 à 125 millions de dollars le budget consacré à l’initiative Pan-Sahel, un geste qui devrait leur permettre d’augmenter leurs ventes d’armes aux pays de la région. Or, affirmait alors la presse algérienne, « il n’y a que le GSPC qui justifie la présence américaine dans la région. Si le Para est tué – et officiellement identifié –, ou s’il est capturé et remis à un Etat tiers, alors beaucoup de choses risquent d’être réévaluées (20) ». La mise hors d’état de nuire d’El-Para embarrasserait donc aussi bien les Etats-Unis que les Etats du Sahel, tous ayant intérêt à ce qu’il continue à écumer la région... Et s’il devait être arrêté, mieux vaudrait qu’il le soit par les Algériens, pour éviter des révélations embarrassantes. En juillet 2004, le porte-parole du département d’Etat américain, M. Richard Boucher, déclarait : « El-Para et ses complices doivent être remis aux autorités algériennes dans les meilleurs délais, afin d’être jugés sur la base des charges qui pèsent sur eux (21). »

Cette offensive américaine empiète à l’évidence sur les zones d’influence de la France, dont les bastions traditionnels – comme le Tchad, l’Angola et jusqu’au fidèle Gabon – font l’objet des convoitises des sociétés américaines (22). Ces visées s’accompagnent évidemment d’une volonté de marginaliser le rôle militaire de Paris dans la région. Qu’il s’agisse de l’approvisionnement en armement, de l’attribution de contrats de prospection et d’exploitation d’hydrocarbures ou des échanges commerciaux (projet américain Eizenstadt pour une zone de libre-échange pour 2004, qui a déjà été réalisée avec le Maroc, en concurrence avec la zone de libre-échange euroméditerranéenne prévue pour 2010), la France, qui avait pourtant soutenu le régime militaire algérien durant toutes ces années de « guerre totale », craint clairement de se voir évincée par la première puissance mondiale.

C’est pourquoi, le processus de Barcelone lancé en 1995 étant bloqué, le gouvernement français s’est concentré sur les relations bilatérales avec l’Algérie. La visite du président Chirac en Algérie en 2003 traduisait ce souci : la déclaration d’Alger du 2 mars 2003 (23) était le prélude à la signature d’un « traité d’amitié » prévue en 2005, avec pour objectif la mise en place d’un « partenariat d’exception » sur le plan économique, culturel, scientifique, humain et... militaire. Les visites croisées de ministres des deux pays se sont multipliées et, face à la frilosité des sociétés françaises sollicitées pour investir en Algérie, Paris a préparé un « accord global » relatif à l’investissement vers ce pays. Il est même question de signer un « accord de défense ». Mais, à la grande déception des Français, l’Algérie n’a pourtant pas adhéré à l’Organisation internationale de la francophonie lors de sa session du 26 novembre 2004.

Le régime algérien a donc su exploiter habilement les retombées des attentats du 11-Septembre. Comprenant que les Etats-Unis cherchaient à s’implanter dans nord de l’Afrique, il a très vraisemblablement sponsorisé – ou au moins laissé agir – un « Ben Laden » local. Sa capture par les rebelles tchadiens, « grain de sable » dans le scénario, n’avait toutefois pas été prévue. Pour le remplacer, un nouveau terroriste a été récemment mis en avant dans la presse algérienne. Selon le quotidien L’Expression, le contrebandier Mokhtar Belmokhtar et ses hommes – présentés de longue date comme liés au GSPC – seraient dorénavant dans le collimateur des autorités : « Depuis l’affaire de l’enlèvement des touristes européens dans le Grand Sud algérien, ce groupe est devenu la bête noire de tous les services secrets occidentaux (24). » Affaire à suivre...

Enquête sur l’Assassinat des moines de Tibhirine

Posté le 22.03.2008 par kabylieazouzanet
Le journaliste Rivoire mis en examen dans l’affaire Contant

Concernant les faits, Rina Sherman rappelle qu’à la fin du mois de janvier 2004, Didier Contant, ancien rédacteur en chef de l’Agence Gamma, revenait d’une investigation en Algérie sur l’enlèvement et l’assassinat des moines de Tibhirine en 1996.

A Paris, il apprenait que Jean-Baptiste Rivoire de Canal+, faisant foi d’un email reçu d’Amnesty International à Londres, l’accusait de travailler pour les services secrets algériens et français et d’avoir harcelé l’épouse d’Abdelkader Tigha, le discréditant auprès des rédactions parisiennes, dont celle du journal Figaro Magazine qui devait publier son enquête. Transfuge de l’armée algérienne, Tigha mettait en cause l’armée algérienne dans la mort des moines, thèse défendue par l’équipe de Canal+, comme par les membres du lobby « Qui tue qui ? » Cet ancien sous-officier constituait un témoin-clé pour les émissions « Lundi investigation et 90 Minutes » de Canal+, ainsi que pour la plainte déposée en décembre 2003 par Me Baudouin (FIDH) pour une des familles des moines victimes. Les précédentes investigations de Didier Contant ont été publiées respectivement dans le Pèlerin magazine en février 2003 et dans le Figaro Magazine en décembre 2003. Au cours de sa dernière investigation, Didier Contant avait trouvé de nouveaux témoins indiquant que les moines avaient été assassinés par le GIA et il avait recueilli des témoignages mettant en doute la personne d’Abdelkader Tigha. Malgré la gravité des accusations, aucun confrère des rédactions parisiennes ne demandait au journaliste de Canal+, Jean-Baptiste Rivoire, d’en apporter la preuve. Profondément atteint dans sa réputation et son honneur, Didier Contant ne supporte pas la calomnie et meurt dans des circonstances troublantes. L’enquête a conclu à un suicide. Un seul journaliste posera la question de la responsabilité de son confrère de Canal + dans sa mort : Jean-François Kahn dans l’hebdomadaire Marianne. Condamné une première fois pour diffamation, Kahn a gagné le procès en appel qui établissait un lien entre les agissements des journalistes de Canal + et la mort de Didier Contant. Convaincue de l’innocence de Didier Contant et de l’effet néfaste que les accusations de l’équipe de Canal+ ont eu sur ce journaliste chevronné, Rina Sherman a mené une contre-enquête sur la mort de son compagnon. Les conclusions de son enquête lui ont permis de déposer une plainte, avec constitution en partie civile pour violences volontaires contre Rivoire de Canal+ et de publier un livre, Le huitième mort de Tibhirine (éditions Tatamis, Paris et éditions Lazhari Labter & Le Soir d’Algérie, Alger) en 2007. Rina Sherman sortira prochainement un film, Paris de mes exils qui porte une réflexion sur la liberté d’expression constituant un droit fondamental de l’être humain.

Un base militaire US dans le sud algérien ?

Posté le 21.03.2008 par kabylieazouzanet
Une nouvelle révélation sur l'existence de bases militaires américaines dans le sud du pays et elle est donnée par le site "toutsurlalgerie.com" qui cite la prestigieuse revue de relations internationales américaine Foreign Policy.Dans un article consacré à la diplomatie américaine et paru dans son dernier numéro qui vient de sortir, Joseph Gerson spécialiste des bases US à l'étranger l'écrit clairement : « les Etats-Unis ont une base en Algérie ». C'est la première fois que c'est écrit aussi nettement par un spécialiste de la question. Et pas n'importe où : Foreign Policy est considérée "comme la référence en matière de questions militaires et diplomatiques", précise le site.

Le site rappelle que la revue avait publié un papier daté d'il y a quelques mois intitulé «Afrique : la nouvelle frontière militaire ». Il y est fait état du financement par le Congrès américain en 2005 et pour une durée de six ans de l'Initiative Transaharienne de Contre-Terrorisme (TSCTI). Doté de 500 millions de dollars, ce fond vise à financer notamment…une base en Algérie d'avions P3 Orion qui serait aujourd'hui en activité dans le sud du pays. Les avions P3 Orion sont à la fois des avions de reconnaissances et des avions de troupes.

Selon un expert militaire algérien interrogé par toutsurlalgerie, "il s'agit effectivement d'une base construite et modernisée par BRC Halliburton à Tamanrasset depuis 2004 pour accueillir ce type d'avions. Il y a actuellement en Algérie un P3 Orion américain ainsi que 6 avions Beech-1900 Hisar qui ont le même rôle de reconnaissance".

Ainsi après les exercices militaires communs entre les forces spéciales américaines et les forces spéciales algériennes racontés par Robert Kaplan dans son livre «Hog Pilots, Blue Water grunts» et dont toutsurlalgerie.com s'était fait l'écho, voici de nouvelles révélations qui attestent de la présence militaire américaine sur le territoire algérien. Déjà Kaplan citait un haut responsable militaire qui appelait à cette coopération sous forme d'une présence américaine permanente

« L'armée algérienne n'a jamais clairement démenti la présence des Américains », relève Khadija Mohsen-Finan, spécialiste du Maghreb à l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI). Mais selon elle, le gouvernement ne peut reconnaître pareil partenariat avec les Américains par crainte de la réaction des Islamistes. « Depuis six ou sept ans on parle de cette présence américaine à la manière d'un ballon d'essai lancé par Washington », poursuit-elle. « Assurément, les Américains laissent planer leur volonté d'être présents » dans cette région du pays, conclut Khedija Mohsen-Finan.
Les autorités algériennes gênées pour des considérations intérieures ont secrètement donné leur accord à l'utilisation de cette base de Tamanrasset et au survol de leur territoire par les Américains dans leur lutte commune engagée contre le GSPC, reconverti en Al Qaïda au Maghreb islamique et actif dans la bande sahelienne.

"Depuis le début de l'épisode des deux touristes autrichiens enlevés dans le désert tunisien puis transférés dans le nord du Mali, les Américains semblent particulièrement bien informés sur la situation des otages et même l'endroit où ils pourraient se trouver. On peut difficilement ne pas faire un lien avec une éventuelle présence de forces américaines dans cette région, avec des moyens de reconnaissance efficaces de type…P3 Orion, par exemple", souligne toutsurlalgerie.com
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