algerie
Posté le 06.10.2008 par kabylieazouzanet
1/. Arrivé au pouvoir Georges Bush a décidé de permettre à tous les américains d'être des propriétaire de leurs maisons. Alan Greespan, patron de la FED, pour faciliter la réalisation de cet objectif a fait baisser les taux d'intérêts en les amenant à un niveau très très bas (permettant par la même occasion aux USA de financer la guerre en Irak).
2/. Les institutions qui prêtent l'argent aux particuliers ont imaginé des 'astuces' pour aider les particuliers à acheter leurs maisons même s'ils n'ont pas la capacité de remboursement exigible: pendant les 2 premières années ils ne payent rien mais ensuite ils sont soumis à des taux variables. La demande étant très importante, l'immobilier a explosé: des centaines de milliards de dollars ont été investi pour y répondre: c'était le nouvel eldorado
3/. Afin de ventiler le risque (car on prêt alors l’argent sans être regardant aux capacités de remboursement des emprunteurs), les sociétés de crédit ont revendus les contrats (les liant aux propriétaires) à d'autres entités de crédits, d'assurances et à des brokers qui les ont ensuite revendus à d'autres. A chaque revente du contrat, le vendeur ou l'acheteur fait l'HYPOTHESE que le propriétaire PAYERA ou NE PAYERA PAS ses mensualités et/ou que l’assureur POURRA REMBOURSER ou NE PAS POUVOIR REMBOURSER en cas de problème. Dans les deux cas, il SPECULE sur un évènement futur.
Ces hypothèses ou spéculations sont inhérentes à des instruments complexes qu'il serait trop long d'expliquer et qui sont 'les produits dérivés' et notamment les CDS (Credit Debt Swap). En un mot, ces CDS permettent d'assurer un actif auprès d'un assureur dans le cas où cet actif a un problème. C’est le cas par exemple lorsqu’un prêteur a peur de ne pas être remboursé ou d’un prêteur qui craint de ne pas pouvoir effectuer le paiement de ses mensualités (il existe d’autres applications bien sûr). La seule différence avec l'assureur que vous connaissez, c'est qu'ici les assureurs N'ONT PAS FORCEMENT l'argent pour vous rembourser en cas de pépin. Si tout va bien, ils empochent la prime d’assurance que vous leur devez mais en cas de problème ils vont emprunter sur le marché pour vous rembourser. Vous devinez intuitivement l'énorme risque de ce business: s'ils n'ont pas d'argent pour vous rembourser ou ne peuvent pas emprunter, vous êtes mal et même très mal car vous perdez la prime que vous leur avez payé ET le problème de l'actif lui-même que vous ne pourrez pas résoudre. Un exemple classique : c’est ce qui est arrivé à l’Argentine qui avait souscrit un contrat d’assurance auprès d’un ‘assureur’ dans le cas où il ne pourrait pas rembourser au FMI ses dettes à échéance. Lorsqu’il fut dans l’impossibilité de rembourser, son ‘assureur’ fut en défaut de le faire à sa place. L’Argentine dût privatiser les joyaux de son industrie pour effectuer ses remboursements, lesquelles privatisations furent effectuées au rabais au profit des entreprises occidentales et aux bonnes âmes locales qui ont fait du lobby pour pousser leur gouvernement à signer. Vous comprenez pourquoi Belaid Abdesselem ne voulait pas signer le rééchelonnement de la dette algérienne avec le FMI tandis que certains ‘mokhs’ exigeaient qu’ils le fassent : l’Algérie perd ses meilleurs actifs et au passage les nationaux qui poussent à le faire s’en mettent plein les poches.
Dans notre cas, c'est ce qui est arrivé à Lehman Brothers, mais on n'y reviendra!
4/. Tant qu'il n'y a pas de problème (ou peu) ces brokers (intermédiaires : organismes de crédit et banques d'affaires) s'enrichissent puisqu'elles encaissent leurs primes gratuitement !
Et comme les taux d'intérêts continuaient d'être bas et qu'il n'y avait pas de problème ni pour les propriétaires, ni pour toute la chaîne de brokers, les agences de notation comme Standard & Poors et Moody's ont estimé que ces produits ETAIENT SANS RISQUE: ils leurs ont donné la note AAA (prononcer triple éye)
5/. Le AAA est une garantie. Les banques commerciales de par le monde occidental ont "acheté" ces produits et les ont packagé avec d'autres produits pour en faire ce qu'on appelle, en France par exemple, des Sicav (aux USA ce sont des obligations) "sûres" qu'elles ont ensuite vendus à leurs clients particuliers: vous et moi (encore que moi à Skikda je ne suis pas sûr de trouver des sicav). Le problème comme on le verra c’est que comme les produits sont "intégrés" à d’autres pour constituer des sicav, on ne peut plus les séparer quand il s’avèrent ‘toxiques’!
6/. Pour résumer, vous observez qu'on a un produit issu du crédit et des assurances et qui se devient, grâce aux agences de notation, un produit de type bancaire (sicav): cet enchevêtrement de différents secteurs est très important à retenir pour comprendre la suite...
7/. Les banques ne sont pas les seules à acheter ces 'produits' liés aux crédits: des pays divers se sont rués pour les acheter car ils étaient un placement sûr. Conseillés par des banques d'investissements qui sont 'juge et parties' comme Lehman Brothers, Merryl Lynch, JP Morgan, Goldman Sachs, etc ... tout le monde y va. Mais tous les pays n’ont pas le même niveau d’intelligence : certains le sont plus que d’autres ....
8/. Lorsque le nouveau patron de la FED, Ben Bernanke arrive - de connivence avec Bush qui, en bon pétro-texan, avait auparavant fait monter le baril à prés de 150 dollars grâce à ses discours guerriers qui ont fourni du grain à moudre aux réseaux de spéculateurs liés aux néocons - il décide d’augmenter les taux d'intérêts car il constate que la compétitivité des USA n'est pas forcément liée à un dollar faible et à des taux d'intérêt faibles. De fait, il fait ouvrir la boite de Pandore…
La suite vous la connaissez: les propriétaires n'arrivent pas à payer leurs crédits immobiliers, se retrouvent dehors (crise des subprimes), l’immobilier (40% du PIB américain) plonge et la valeur de tous les investissements se réduit dramatiquement. La bulle de l’immobilier éclate. Mais parmi les plus touchés se trouvent des institutions comme la Washington Mutual, assureur Numéro 1 aux USA, AIG, et Lehman Brothers qui a investit- en empruntant - pour plusieurs milliards de dollars dans l'immobilier en Californie pour finalement se retrouver avec des montagnes de béton dont le prix s'affaisse de jour en jour!
9/. Le Secrétaire au Trésor américain (Ministre des Finances) Henry Paulson, ancien DG de Goldman Sachs, laisse sciemment couler Lehman Brothers et pousse Merryl Lynch dans les bras de Bank of America pour éviter que la crise se propage aux banques commerciales qui, de par le monde, avaient rappelez-vous acheté ces fameux produits pour en faire des sicav. Ce faisant, il pense éviter ce qu'on appelle dans le jargon: le 'risque systémique', c'est à dire un risque qui se propage à différents secteurs reliés entre eux (point 6/.) – de par le monde - et à fortiori celui de la banque commerciale et donc de l'économie réelle puisque les entreprises vivent des emprunts à long terme des banques commerciales. Mais c'est presque trop tard car la crise financière actuelle a toutes les chances de ses propager et nous sommes peut être à la veille d'un tsunami financier dont les ravages sont à peine imaginables. Cela n'a rien avoir avec la Dépression qui était localisée aux USA. Ici c'est le revers de la mondialisation: les USA plongent dans le vide et emmènent avec eux tous les pays qui se sont raccrochés à eux. Ne survivront que ceux d’entre les plus coriaces (financièrement parlant). C'est pour ça qu'il y a actuellement un véritables 'sauve qui peut': les anglais, les français (dont les banques sont plombées mais n'osent pas le révéler), les allemands, les belges, etc: chacun essaie de sauver sa ‘tête’. Et à ce rythme même des institutions comme les FMI et la Banque Mondiale peuvent imploser car leurs principaux actionnaires (USA, France, Italie ..) sont des états qui vont faire face à un besoin énorme de liquidités pour sauver leurs banques et dans le cas où la crise se prolonge - ce qui est quasi-certain – leurs priorités iront vers la sauvegarde de leurs banques et de leurs entreprises plutôt que vers l’entretien de ces institutions..
10/. Plus haut je disais que tous les pays mettaient leur argent aux USA avec plus ou moins d'intelligence. Exemple: la Chine, la Russie, la Hollande, Singapour et d’autres ont placé pour prés de 1500 milliards de dollars dans deux institutions Freddie Mac et Fanny Mae. Ces deux là même en difficulté sont protégées de par leurs statuts car leur prises de risques ont été statutairement encouragés par l'Etat américain. Tous les pays qui ont placé leur argent chez elles peuvent être rassurés: Bush et Paulson ont rachetés leurs actifs 'toxiques' et les ont renfloué. Par contre ceux qui ont mis leur argent chez Merryl Lynch, Lehman Brothers, Citigroup, etc.. ceux là ne sont pas prêts de récupérer leurs mises .... Lehman Brothers USA par exemple a été racheté par Barclays sans les dettes, etc ...
Quant à l'Algérie, il faut demander à nos gouvernants – civils et militaires -où ils ont placé les réserves du pays… Personnellement, sachant leur malhonnêteté génétique alliée à une incompétence qu’ils n’osent plus cacher, ils cacheront la vérité en espérant que le baril du pétrole continue d’être au dessus de 100 dollars afin de reconstituer les avoirs perdus et venir dans 6 mois ou 1 an nous dire : eh ben voila les 130 milliards de réserves sont toujours là ! J’espère que des Algériens, des vrais, auront la possibilité de mettre en lumière leur supercherie …..
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Posté le 05.10.2008 par kabylieazouzanet
L’Algérie commémore aujourd’hui le 20ème anniversaire des événements du 5 octobre 1988. Il y a 20 ans, le pays était secoué par de violentes émeutes. Plusieurs régions ont été touchées par un mouvement de protestation sans équivalent depuis l’indépendance. Les manifestations ont été réprimées dans le sang : plusieurs centaines de morts, des milliers de blessés et autant de personnes arrêtées et torturées.
Une révolte populaire ? Un complot ? Un « chahut de gamins » ? …20 ans après, on ne sait toujours pas qualifier avec précision ces événements. Les témoignages de qualité sont rares. Mais, peu importe. Les événements d’octobre 1988 en Algérie avaient donné « le coup d’envoi » du mouvement de démocratisation qui allait souffler dès 1989 sur les pays de l’Europe de l’Est. Progressivement, entre 1989 à 1991, tous les pays de l’ex-bloc soviétique s’étaient libérés de la tutelle pesante de Moscou. Même la puissante URSS n’avait pas résisté à ce vent de changement. Aujourd’hui, toutes les anciennes dictatures soviétiques vivent dans des pays démocratiques et prospères.
Paradoxalement, en Algérie, au lieu du changement espéré, c’est tout l’inverse qui s’est produit. Un pouvoir plus autoritaire que jamais, un multipartisme de façade, des libertés individuelles et collectives menacées, une bureaucratie omniprésente, une pauvreté qui touche près du tiers de la population, une incompétence s’est installée à tous les niveaux de l’Etat… De tous les anciens régimes «soviétiques», le pouvoir algérien est le seul à avoir réussi à faire croire au monde entier qu’il a opéré une transition démocratique, tout en se maintenant en place. Alors que l’Algérie s’apprête à vivre en 2009 une nouvelle élection présidentielle, aucun espoir de changement ne pointe à l’horizon.
Il est vrai que beaucoup de choses se sont passées en Algérie depuis ces événements : les islamistes du FIS, les législatives interrompus, le coup d’Etat de janvier 1992, la crise économique, le terrorisme, l’isolement international…Il est vrai aussi que, contrairement aux ex-pays du bloc soviétique, l’Algérie n’avait pas bénéficié de l’appui financier et politique de l’Europe pour accompagner l’espoir de transition démocratique né au lendemain des événements d’octobre 1988. Mais tous ses facteurs, internes et externes, ne peuvent justifier ou excuser le refus du changement érigé en stratégie par le pouvoir en place.
Par lounes guemache , le 05/10/2008
Posté le 26.09.2008 par kabylieazouzanet
L’Algérie est à la 99e place sur 179 pays classés (l’IPC comprenait 163 pays en 2006). Sa note est médiocre : 3 sur 10. Selon l’IPC, plus la note est basse, plus la corruption est étendue. Avoir une note de 10 signifie que le pays est transparent et ne connaît pas de corruption. Les auteurs de l’IPC considèrent qu’une note inférieure à 3 signifie l’existence d’un « haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat ». En 2006, l’Algérie a été classée à la 84e place mondiale avec une note de 3,1 sur 10. En Afrique, l’Algérie est classée à la 16e place, la Tunisie à la 7e place (61e au niveau mondial), le Maroc à la 10e et l’Egypte à la 17e.
L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), que préside Djillali Hadjadj et qui représente Transparency International à Alger, n’est pas surprise par le mauvais score enregistré par l’Algérie. « La situation sociopolitique et économique catastrophique qui prévaut en Algérie, depuis plusieurs années déjà, n’a cessé de favoriser les conditions de l’explosion de la corruption – petite et grande – à tous les niveaux, et tout est fait par le pouvoir en place pour que la généralisation de ce fléau se poursuive à grande échelle. Le retour en force d’un Etat policier, autoritaire, répressif et liberticide, est un des principaux indicateurs de ce maintien de l’Algérie parmi les pays cancres de la corruption au sein de la communauté internationale », estime l’AACC, dans un communiqué rendu public hier.
« Naîveté politique »
« Ceux qui croyaient que derrière les discours officiels et autres déclarations où le chef de l’Exécutif et son ministre de la Justice évoquaient leur intention de lutter contre la corruption se cachait une réelle volonté politique, en ont eu pour leur "naïveté" politique : tout cela était de la poudre aux yeux destinée aux partenaires internationaux et qui a surtout servi au plan interne à régler des comptes pour des luttes de pouvoir », ajoute l’AACC. L’association relève que l’Algérie « combat avec acharnement » la mise en place de mécanismes internationaux de surveillance de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption. Convention pourtant ratifiée par Alger autant que celle de l’Union africaine. « Non seulement l’arsenal législatif et réglementaire issu de ces Conventions est très indigent et très incomplet, mais il n’est même pas appliqué », relève l’AACC. Elle cite l’exemple de l’agence gouvernementale contre la corruption qui n’est toujours pas mise en place en dépit de la promulgation d’un décret portant sa création. « Second exemple, le processus de déclaration de patrimoine est éclaté et dispersé, sans mécanisme de suivi et de contrôle, et surtout non effectif, le chef du gouvernement ne se donnant même pas la peine de rendre publique sa propre déclaration de patrimoine », note l’AACC. Selon elle, les 200 milliards de dollars débloqués pour le plan de consolidation de la relance économique sont la proie de prédateurs et de « charognards maffieux ».
Elle évoque le recours systématique aux marchés de gré à gré, devenu une règle « dans nombre de ministères et au niveau des exécutifs de wilaya ». « Tout récemment encore, le ministre des Affaires religieuses annonçait, suite à l’ouverture des plis pour les études de la grande mosquée d’Alger, que ce sera au président de la République de choisir "l’heureux élu" parmi les 5 bureaux d’études retenus lors de la première sélection ! En vertu de quelle loi et de quelle réglementation sur les marchés publics, ce ministre annonce-t-il pareille décision ? », se demande l’AACC. Elle s’interroge sur l’opportunité de consacrer 3 milliards de dollars pour la construction d’une mosquée alors que la grande pauvreté se développe dans le pays et que le président de la République préconise la rigueur dans les dépenses publiques. Ravagés par la violence, la Somalie et l’Irak figurent parmi les pays les plus corrompus au monde. Au Moyen-Orient, Israël arrive en tête des pays les moins touchés par la corruption (30e au rang mondial), suivi par le Qatar, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, Oman et la Jordanie. La Syrie, l’Iran, le Yémen et le Liban sont mal classés. Le Liban occupe la même place que l’Algérie, l’Arménie, le Belize, la Mongolie et la République Dominicaine.
« Institutions publiques compromises »
Le Bostawana est le pays le plus « propre » d’Afrique. Il est talonné de près par l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, Maurice, la Namibie et les Seychelles. Les pays nordiques, principalement la Finlande, le Danemark et la Suède, gardent leur place de leaders mondiaux en matière d’absence de corruption. La Nouvelle-Zélande, le Singapour, l’Islande et les Pays-Bas sont également bien placés. La Grande-Bretagne arrive à la 12e place, l’Allemagne à la 16e, le Japon à 17e, la France à la 19e, les Etats-Unis à la 20e, l’Espagne à la 25e, l’Italie à la 41e, la Turquie à la 64e et la Russie à la 143e. Le Brésil et la Chine sont classés à la 72e place. « Les résultats de l’IPC 2007 montrent que la grande corruption dans les transactions commerciales internationales prend des proportions de plus en plus inquiétantes. L’Algérie est devenue un "acteur" important de ce type de corruption, et ce n’est pas un hasard si 4 principaux fournisseurs de l’Algérie – l’Allemagne, le Canada, l’Italie et le Japon – n’ont toujours pas ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption », observe l’AACC, notant que l’énorme manne pétrolière entre les mains du pouvoir contribue à entretenir la corruption.
Transparency International relève que ce sont les pays les plus pauvres qui souffrent le plus sous le joug de la corruption. « Il est de leur responsabilité de s’attaquer au problème. Les notes faibles de l’IPC indiquent que les institutions publiques sont fortement compromises. La priorité est d’améliorer la transparence dans la gestion financière, de la collecte des impôts aux dépenses publiques, de renforcer les procédures de contrôle et de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les responsables corrompus », préconise l’ONG. Huguette Labelle, présidente de Transparency International, estime que les pays dont les notes sont les plus basses en matière de corruption doivent prendre ces résultats avec le plus grand sérieux et agir dès maintenant pour renforcer la responsabilité des institutions publiques. « Mais les pays les mieux notés doivent également agir, en particulier pour sévir contre les activités de corruption dans le secteur privé », ajoute-t-elle. L’Indice de perceptions de la corruption de TI classe les pays en fonction du degré de corruption perçu dans les administrations publiques et la classe politique. Son élaboration fait appel à des sondages d’experts réalisés par des organismes indépendants crédibles. Johann Graf Lambsdorff, professeur d’université à Passau en Allemagne, est chargée d’établir l’IPC pour Transparency International. L’IPC définit la corruption comme l’abus d’une charge publique à des fins d’enrichissement personnel (les pots-de-vin dans le cadre de marchés publics, le détournement des fonds publics, etc).
Metaoui Fayçal, pour El Watan 2007
Posté le 26.09.2008 par kabylieazouzanet
On y voit clair. Petit à petit le puzzle a fini par se mettre en place : les pièces manquantes ont été ajoutées. Le suspense n’aura duré que l’espace d’un bref été. La révision constitutionnelle sera adoptée par un Parlement qui, soi dit en passant, n’est pas représentatif puisqu’élu par moins de 30% des électeurs, ouvrant la voie pour un troisième mandat pour Abdelaziz Bouteflika. Triplement des salaires des députés aidant, cette révision passera comme une lettre à la poste.
De fait, chacun convient que la nomination de Ahmed Ouyahia au poste de Premier ministre et le troisième mandat pour Bouteflika sont le résultat d’un deal au sein des cercles politico-militaires au pouvoir. Mais la question de savoir sur quoi a porté ce « deal » entre Bouteflika et les militaires, si deal il y a eu, reste jusqu’à maintenant sans réponse. Ecartons les explications faciles, genre, c’est « un pouvoir de corrompus », « un pouvoir assassin », « une caste de généraux qui décide et des civils qui exécutent »,…parce qu’il s’agit de réactions émotionnelles qui n’aident ni à voir clairement la situation, ni à avancer, et parce que cela participe du brouillage des repères. Et en fin d’analyse, ce genre d’explications si souvent répétées relève de ce populisme qui fait le jeu des islamo-conservateurs qui gouvernent en réalité ce pays.
Pour autant, Ahmed Ouyahia ne nous a pas gratifiés d’un scoop : seuls les naïfs pensaient que le chef de l’Etat n’allait pas postuler pour un troisième mandat, évoquant à l’appui de leurs dires la maladie et l’âge du président-candidat, voire l’hostilité de certains cercles dirigeants du pouvoir. Même Ouyahia, qui a stigmatisé ceux qui « ont créé une kermesse et qui ont dit que la révision n’aura pas lieu », a en réalité brouillé les cartes, laissant planer volontairement le doute. N’avait-il pas affirmé que la révision constitutionnelle n’était pas à l’ordre du jour – « chaque chose » en son temps, disait-il récemment – avant de se raviser et d’annoncer subitement, que « le RND est favorable à la révision de la Constitution qui va venir » ? En guise d’argument, sans autre explication d’ailleurs, il a déclaré : « je ne revendique pas Bouteflika comme propriété du RND, mais nous le soutenons car nous récoltons aujourd’hui le fruit d’une décennie ». Ce « fruit », bien évidemment, il n’en dit pas mot. Précisant en outre : « Nous nous reconnaissons dans une démarche et un programme. Nous ne revendiquons pas Bouteflika comme propriété. Bien sûr, la révision est du ressort du Président, tout comme la candidature qui est une initiative personnelle, mais nous insistons pour la candidature et la réélection du Président. »
Bien qu’à ce stade – sans doute est-il trop tôt - on n’ait pas de réponse satisfaisante sur la nature du deal passé entre les cercles politico-militaires du pouvoir, le moins qu’on puisse dire est que l’annonce d’Ouyahia n’a pris personne de court : la candidature de Bouteflika était attendue, inscrite dans les faits. Lui-même l’a annoncé au détour de certains de ses propos quand par exemple il avait donné instruction à ses ministres de préparer dès aujourd’hui le plan 2009-14. Certains partis politiques ont même devancé cette annonce : ils se sont résignés au fait que Bouteflika postule à un troisième mandat au lieu de s’y opposer en usant de leurs droits constitutionnels, et ont annoncé à leur tour qu’ils y prendraient part au scrutin présidentiel.
Plus généralement, dans les conditions sociopolitiques présentes, Abdelaziz Bouteflika se voit offrir un boulevard. Si son bilan socio-économique est un échec – n’a-t-il pas admis le 23 juillet dernier « « Nous nous sommes trompés ! Il faut tout revoir » - au plan politique, Bouteflika aura réussi à réduire l’opposition à sa plus simple expression. Résultat, ses adversaires déclarés ( Moussa Touati entre autres) pour ne pas dire fabriqués pour la circonstance, pèsent peu ou rien sur la scène nationale et ne participeront à l’élection présidentielle que pour faire de la figuration. Cette élection présidentielle ne sera même pas « une drôle d’élection » comme on l’écrivait dans le Matin d’avril 1999 ! Cette fois-ci, faute de combattants crédibles, il est même permis de penser que, quel que soit le taux de participation électoral, il sera élu avec l’aval des observateurs internationaux !
Dès lors, au lieu de compter sur l’Occident afin que le scrutin présidentiel se déroule correctement, les démocrates devraient s’impliquer davantage dans les luttes sociales quotidiennes et la défense des libertés s’ils veulent être visibles, car dans ce domaine, il y a du pain sur la planche.
Hassane Zerrouky
Posté le 27.08.2008 par kabylieazouzanet
les émeutes pour le peuple est une réponse pour un pouvoir ignoble qui tue chaque année 300 personnes pour gardée sa putain de mains sur nous alors voila un articles des droits de l'homme:
Art 35 : Quant le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
alors mes chers concitoyens il faut pas avoir peur ni de la mort ni de la torture par ce que la loi est avec vous et un jour votre non seras celui d'une école ou d'une rue et un jour votre pays et son armée protégeras vos enfant un jour.........
a tout les peuples du monde oppressé tu parle tu meurs tu parle pas tu meurs alors parle est meurs.
Posté le 14.08.2008 par kabylieazouzanet
Dieu, qu’il est affligeant de savoir que 30 de nos honorables enseignants crèvent de faim dans les locaux du Snapap, pendant que notre éternel ministre de l’Education fait bronzette à Club des pins où sur une île paradisiaque de la Méditerranée.
Affligeant oui, de savoir que les oreilles de Benbouzid n’ont pas pu capter les cris de détresse humaine lancés par ces laissés-pour-compte alors que Fred Van Leeuwen de l’internationale de l’éducation (IE) a écourté ses vacances le temps d’envoyer un message de soutien aux grévistes de la faim depuis Bruxelles ! Faudrait-il qu’il y ait mort d’homme pour que le ministre de l’Education daigne consacrer un peu de son précieux temps à ces malheureux enseignants qui ont eu la malchance de servir son secteur du temps des vaches maigres ? Est-ce une façon de traiter ces messieurs et ces dames à qui la République a confié l’éducation de milliers d’enfants des années durant ? C’est assurément une drôle de façon de remercier ces contractuels pour services rendus. Quel sentiment éprouveraient donc ces millions d’élèves en regardant le sort réservé à leurs maîtres ? On s’en doute, « El wazir » ne se pose pas ce genre de questions pas plus que ses enfants qui ont dû fréquenter une autre école où l’enseignant est élevé en haut de la hiérarchie des valeurs citoyennes. La place de l’éducateur est sans doute ailleurs que dans un petit local vide, affalé à même le sol et où il reçoit quelques bâtons de sucre de survie… C’est la triste quotidienneté de nos contractuels qui observent une grève de la faim, à huis clos et depuis un mois, sans que la générosité de la République se manifeste. Pas même la solidarité nationale de Ould Abbès si prompt à agir quand il s’agit de la monnayer politiquement. Il est vrai que, par leur action, nos enseignants incommodent la tranquillité de nos gouvernants. Benbouzid refuse obstinément de les écouter au risque de se laisser convaincre… lui l’enseignant.
Relents d’arrogance
C’est lui en effet qui leur a fait signer des contrats renouvelés depuis une dizaine d’années pour certains et c’est lui maintenant qui décide de rompre unilatéralement ce contrat de confiance. Mais comment, grand Dieu, a-t-il pu se convaincre de jeter en pâture un bataillon de 40 000 contractuels en les obligeant à subir un concours de recrutement – aléatoire – alors qu’ils ont acquis un savoir-faire dans ses classes ? Hypothèse d’école : si après les épreuves, 30 000 contractuels sont recalés, va-t-il les envoyer au chômage après avoir usé et abusé de leur savoir quand il avait besoin d’eux ? Il est à se demander également à quoi auront servi tous les stages de recyclage financés par l’Union européenne pour la mise à niveau de ces enseignants issus de l’ancien système de recrutement ? Le bon sens aurait voulu qu’il invite les concernés pour tenter de trouver une solution qui satisfasse et l’Etat et cette corporation. Or, cette sourde oreille dégage des relents d’arrogance qui ne seyent guère à la stature d’un responsable. La première qualité d’un ministre de l’Education est celle d’écouter pour mieux comprendre. Mais Benbouzid ne veut manifestement rien voir ni entendre. Il ne reste aux grévistes de la faim qu’à espérer que le président de la République tance son ministre en direct à la télévision pour qu’il remplisse illico son contrat moral avec les enseignants. Eh oui, s’il a été capable de réformer le « saint » baccalauréat, de rectifier les erreurs monumentales dans les manuels scolaires, de « corriger » l’hymne national et de revoir le cœfficient de certaines matières, par un simple claquement de doigts du président, alors oui, Benbouzid peut aisément mettre fin au drame humain de ces contractuels. Sinon, ils pourront toujours mourir en silence…
Posté le 19.06.2008 par kabylieazouzanet
Monsieur El-Hachemi Djaâboub, ministre du Commerce, est attendu devant la justice pour répondre des accusations de détournements de fonds publics dans l’affaire de l’Agence de promotion du commerce extérieur, annonce le quotidien arabophone Djazaïr News.
Les services de la gendarmerie nationale qui ont diligenté l’enquête, ont transmis le dossier de M. Djaâboub au parquet d’Alger, ajoute le journal.
Le scandale de l’Agence de promotion du commerce extérieur porte sur des transferts de fonds douteux depuis quatre ans.
Posté le 08.06.2008 par kabylieazouzanet
* 08 Juin: Deux attentats successifs ont fait une douzaine de morts dont un ingénieur français.
* 7 Juin: Un islamiste armé tué et quatre autres blessés dans une embuscade tendue par les forces de sécurité algériennes
* 4 Juin: Six militaires tués dans une embuscade terroriste à Cap Djinet
* 4 Juin: Attaque d’une caserne de la garde républicaine à Bordj El Kiffan
* 2 Juin: un militaire tué et un autre blessé dans une embuscade
* 31 Mai: Deux civils tués jeudi à Tizi-Ouzou, en Kabylie, par un groupe armé.
* 30 Mai (Xinhua) -- Deux hommes, un père et son fils, gérants d'un débit de boissons, ont été tués par un groupe islamiste
* 27-30 Mai: Emeutes violentes à Oran, plus de 140 policiers blessés, un policier a été tué et 128 voitures détruites, pillages, agences bancaires attaquées, barricades sur la rue principale, population apeurée...
* 16 Mai: emeutes violente a Berriane dans la Wilaya de Ghardaia qui vont durer des jours.
* Avril: échauffourées à Chlef entre des centaines de jeunes et des éléments de la police antiémeute. Edifices publics saccagés et brûlés, vitres cassées et abribus détruits...
* Avril: commune de Gdyel, 15 Km d'Oran, echauffourees violente, degats dans les biens publics
* etc...
* etc...
* etc...
Posté le 08.06.2008 par kabylieazouzanet
ALGER - Deux attentats successifs ont fait une douzaine de morts dont un ingénieur français, son chauffeur algérien et des membres des forces de l'ordre dimanche près de Lakhdaria, à l'est d'Alger, a-t-on appris de sources sécuritaires dimanche.
La voiture de l'ingénieur français a sauté sur une bombe à la sortie du chantier d'une entreprise française de travaux publics pour le compte de laquelle il travaillait et qui remettait en état la voie ferrée près de la gare de Beni Amrane.
Grièvement blessé, le Français a succombé à ces blessures, selon les mêmes sources.
Les autres victimes ont été tuées par une seconde bombe qui a été déclenchée lorsqu'elles se sont portées au secours de l'ingénieur français, selon ces sources. Parmi ces victimes figurent des membres des forces de l'ordre et de la protection civile.
(©AFP / 08 juin 2008 20h56)
Posté le 07.06.2008 par kabylieazouzanet
Le séisme qui a secoué la ville d’Oran, vendredi à 21h02, a fait 15 blessés, selon le dernier bilan fourni par la Protection civile. Selon la même source, ces blessés sont notamment dus à des bousculades à la sortie des immeubles. Plusieurs milliers de personnes ont en effet quitté leurs domiciles après la secousse de crainte de répliques.
Un pêcheur est par ailleurs porté disparu depuis hier soir. Selon le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen, un second séisme a été enregistré hier soir à 23h48 en mer, à 30 kilomètres des côtes oranaises.