algerie
Publié le 08/06/2009 à 13:03 par kabylieazouzanet
Aujourd'hui je me demande, si les algériens ont oublier leur souffrances pendant les années de la grande purge ou il suffit d'être scientifique, ou journaliste pour que on te condamne à mort.
cette histoire est relaté dans un article paru sur EL WATAN A vous de juger:
Une jeune étudiante, inscrite en 1re année tronc commun des sciences et technologie à l’université Ferhat Abbas de Sétif, risque l’exclusion. Le port de la tenue occidentale en est la cause. Les faits de cette affaire, qui n’est pas un cas isolé au niveau de l’institution précitée, où les fanatiques réinvestissent le terrain, remontent au 3 juin.
L’étudiante s’est présentée à l’amphithéâtre 8 pour passer son examen. Une enseignante portant le djilbab invite l’étudiante à changer de place. A ce propos, la jeune R. Ouafa dira : « Rien que pour me provoquer, l’enseignante m’oblige avec un air haineux de changer de place. En me levant, un clou de la chaise me déchire le pantalon. Au lieu de compatir, l’enseignante trouve non seulement le moyen de me vexer en disant que je ne devais pas porter cette tenue, mais de balancer des propos blessants. » Bouleversée par cette mésaventure, notre interlocutrice enchaîne : « A l’issue de l’examen, on m’apprend que les surveillants de l’épreuve ont établi un rapport et que je devais passer devant le conseil de discipline en mesure de prononcer mon exclusion. » « N’ayant pas omis de donner raison à sa collègue, un enseignant me suggère, quant à lui, de porter la tenue musulmane », précise non sans une certaine anxiété la jeune étudiante, qui n’en revient toujours pas. Afin de connaître l’autre version des faits, nous avons pris attache avec le recteur de l’université, qui a bien voulu nous recevoir.
« L’université de Sétif est régie par les lois de la République. Celles-ci sont au-dessus de tout le monde. L’institution que je dirige est apolitique. La diversité de pensées fait sa force. Nul n’a le droit d’imposer à autrui et, par la contrainte de surcroît, son propre mode de vie. Cela dit, la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Une enquête sera à ce sujet diligentée. Si les reproches s’avèrent injustifiés, l’étudiante sera, qu’elle se rassure, rétablie dans ses droits », dira Arselan-Baki Chakib, le recteur de l’université Ferhat Abbas en proie à l’extrémisme de ces fanatiques qui écument le cinquième campus universitaire du pays. Pour l’illustration, une autre étudiante « moutabaridja » (surnom donné aux filles ou femmes ne portant pas le hidjab) a été dernièrement prise à partie par un groupe d’étudiants extrémistes. La victime, dont le seul et unique tort est le port de la tenue occidentale, raconte son calvaire.
« Mercredi 29 avril, six étudiants ont tenté de m’agresser à l’intérieur du foyer situé non loin de la faculté de médecine, où je préparais un exposé avec une camarade. J’ai été ce jour-là bombardée d’injures et de menaces. Personne n’est venu à mon secours. Je n’arrive pas à expliquer un tel comportement qui me hante toujours. » Les cas précités, n’étant pas faut-il le rappeler une énième fois des cas isolés, donnent un petit aperçu sur l’activité de la mouvance qui se réinstalle petit à petit dans une université qui compte au bas mot plus de 50 000 étudiants...
Par Kamel Beniaiche
Publié le 10/04/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Abdelaziz Bouteflika a été réélu à la tête de l'Etat avec 90,24% des voix, a annoncé, vendredi, le ministre de l'intérieur Yazid Zerhouni. Le taux de participation a atteint 74,54%, selon les chiffres officiels.
Les autres candidats ont obtenu les résultats suivants :
Louisa Hanoune : 4,22%
Moussa Touati : 2,31%
Djahid Younsi : 1,37%
Ali Faouzi Rebaine : 0,93%
Mohamed Said : 0,92%
TSA
Publié le 07/04/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
La mise en scène de Marseille qui a vu quelques centaines de retraités des foyers de la Sonacotra parqués devant un bureau de vote unique pour le besoin de l’ENTV va être réédité un peu partout en Algérie, notamment dans les zones ‘’sensibles’’.
Les lycées et centres de formations professionnelles sont réquisitionnés. Des militaires et des policiers habillés en civil y sont déjà installés. Ils seront sortis le 09 pour être alignés devant des bureaux de votes de villes dont ils ne sont pas originaires et produit comme bon citoyens s’acquittant de leur devoir devant les flashs télévisés qui rythmeront tous les quarts d’heures la journée du 09 avril.
Il y a même des équipes qui sont préparées à jouer la scène à plusieurs reprises. Instructions ont été données de changer l’ordre de classement des jeunes agents pour éviter de voir les mêmes têtes sur les plans serrés dans des localités différentes.
Comédien connu, Bouteflika s’improvise réalisateur.
Publié le 10/03/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Le kamikaze, auteur de l'attentat perpétré samedi 7 mars contre le cantonnement de la Garde communale de Tadmait, près de Tizi-Ouzou, pourrait être d'origine étrangère, selon les premiers éléments de l'enquête dont toutsurlalgerie (www.tsa-algerie.com) a eu connaissance. L'attentat suicide de Tadmait, le premier depuis le 28 septembre 2008, a fait trois morts -dont le kamikaze- et huit blessés : sept civils et un garde communal.
Selon des indications fournies par une source sécuritaire proche de l'enquête, les enquêteurs seraient sur la piste d'un ressortissant libyen recruté par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI, ex-GSPC). Mais les enquêteurs travailleraient également sur une autre piste : celle d'un terroriste algérien, natif de Oued Souf, dans la wilya d'El Oued, n'est pas écartée, selon une autre source également proche de l'enquête. L'opération d'identification du kamikaze se poursuivait lundi dans la matinée. Elle pourrait aider à déterminer avec exactitude son identité. Al-Qaïda devrait également fournir des éléments sur l'identité de son kamikaze lors de la revendication de l'attentat qui pourrait intervenir prochainement.
Si la piste d'un terroriste libyen se confirmait, ce ne serait pas la première fois que des étrangers se retrouvent mêlés à des attentats de l'ex-GSPC. En mai 2007 trois ressortissants libyens ont été arrêtés près de Boumerdes alors qu'ils s'apprêtaient à rallier l'organisation de Droukdel.
Par ameziane athali
Publié le 10/03/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Pourquoi avoir décidé de ne pas participer à l'élection présidentielle alors que vous étiez candidat en 1995 et en 2004 ?
Nous assistons aujourd'hui à une tragi-comédie en trois actes. Le premier, c'est le coup de force constitutionnel du 12 novembre 2008, par lequel le chef de l'Etat s'est octroyé le droit de briguer une présidence à vie. Le deuxième acte s'est produit lors de l'annonce officielle de sa candidature, le 12 février, quand il a convoqué toutes les institutions pour les sommer de se transformer en comité de campagne électorale à son service exclusif. Le troisième acte, c'est la fraude annoncée le 9 avril, concernant autant le taux de participation - seul enjeu de cette opération - que le score du chef de l'Etat. Un score qui sera digne des traditions brejneviennes !
Ne pas vous présenter n'est-il pas une forme de désertion ?
On ne peut pas sauver en même temps l'Algérie et le régime. Aujourd'hui, il serait irresponsable de s'impliquer dans des jeux politiques biaisés qui sont à l'origine d'un désastre. Les responsables les plus lucides du sérail ont d'ailleurs eux-mêmes décidé de ne pas concourir le 9 avril. Les jeux sont faits et ils le savent.
L'élection, dans les conditions actuelles, est moins que jamais l'occasion de permettre l'expression libre des citoyens. Le boycottage est donc un devoir, et même une exigence patriotique. Bouteflika, c'est le Mugabe (le président du Zimbabwe) de l'Afrique du Nord.
Cela dit, il n'est pas la cause du naufrage de l'Algérie. Il en est une conséquence caricaturale. Si grave que soit sa responsabilité, il ne faut pas oublier que l'Algérie est d'abord victime d'un système prédateur.
Si l'opposition refuse de participer à l'élection, que fait-elle pour tenter de changer les choses ?
L'opposition est en permanence sur le terrain. Elle fait un travail de proximité quotidien malgré la répression et la censure. Simplement, ça ne se voit pas.
Si le pouvoir est disqualifié, c'est en partie à cause de son échec social et économique, mais aussi grâce au travail de l'opposition démocratique qui n'a jamais désarmé. Nous ne sommes pas visibles, je vous le répète. Je suis député, responsable d'un parti politique légal, et pourtant, en dehors des "fenêtres" électorales, je n'ai pas pu dire un mot à la radio et à la télévision publiques ces huit dernières années.
Mais nous ne baissons pas les bras. Si le parti unique est tombé en 1988, c'est grâce au travail de l'opposition. C'est toujours par effraction que la démocratie est entrée en Algérie. Le multipartisme, le pluralisme syndical ou la liberté d'association ou de presse - des acquis fragiles, mais qui existent - ont été arrachés grâce à nous.
Notre tâche, dans l'immédiat, c'est d'être sur le terrain, aux côtés de nos concitoyens, pour donner un écho à leur exaspération.
Propos recueillis par Florence Beaugé
Publié le 23/02/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
-Le Chef du Gouvernement: ou Le premier ministre sinistre
Nom: OUYAHIA
Prénom: Ahmed
Date et lieu de naissance : 02 Juillet 1952 à Bouadnane (Tizi-Ouzou)
Formation et Diplômes: Diplôme de l'Ecole Nationale d'Administration -1975.
Diplôme d'Etudes supérieures en Sciences politiques (Alger)
-Ministre d'Etat, représentant personnel du chef de l'Etat: L'iranien
nom : BELKHADEM
prénom : Abdelaziz
date et lieu
de naissance 08 novembre 1945 à Aflou (Laghouat)
Formation et Diplôme :
Diplôme d'études supérieures en Lettres.
- Ministre d'État: le seul pays ou il y a un ministre sans fonction chapeaux
nom : Soltani
prénom : Bouguerra
date et lieu de naissance: 12 janvier 1954 à Chréa (Wilaya de Tébessa)
- Ministre des Affaires étrangères: (Le ministère de la schizophrénie)
nom : MEDELCI
prénom : Mourad
date et lieu de naissance :30 Avril 1943 à Tlemcen
Formation et Diplômes :
1962 : Baccalauréat série math élémentaires
1966: Licence en Sciences économiques (Université d'Alger)
1968 : D.E.S en Sciences économiques (Université d'Alger)
1969-1970 : Stage d'une année à l'INSEE Paris (Division des Programmes)
-Ministre de l'Énergie et des Mines: (le sioniste américain )
nom : KHELIL
prénom : Chakib
date, lieu
de naissance et Situation Familiale 8 Août 1939 à Oujda - Maroc
Marié 2 enfants.
Formation et Diplômes :
Docteur Ingénieur. Université de Texas A et M en Ingéniorat Pétrolier, 1968.
Langues étrangères parlées : Anglais, Français, Espagnol et Portugais.
Ingénieur avec Shell et Phillips Petroleum - Etat Oklahoma, et Ingénieur avec le Bureau d'Etudes Mc Cord à Dallas - Texas.
les autres a la prochaine fois inchalah(si dieu le veux, ma yabgha rabi)
Publié le 12/02/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
La candidature du chef de l'Etat algérien Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle du 9 avril pour un troisième mandat vient d' être annoncée ce jeudi après-midi par le président lui-même.
La candidature de M. Bouteflika - élu en 1999 et réélu en 2004 avec 84,99% des voix - a été présentée à Alger au cours d'une grande réunion devant 5.000 personnes
Publié le 07/02/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Sïd Aït Messaoudène s'est éteint au début de l'année en cours, à l'âge de 75 ans, des suites d'une longue maladie. Le premier pilote de chasse de l'ALN combattante, est parti dans la même discrétion dont il a fait preuve le long de son parcours de commis de l'état après l'indépendance.
Homme de valeur, pétri de grandes qualités humaines et d'une abnégation sans pareille dans son travail, Aït Messoudène a laissé l'image d'un responsable discret qui exècre de se mettre devant les feux de la rompe. Il fait partie d'une race d'hommes qui manque cruellement en cette époque où, l'exercice politique est assimilé à l'image transmise par les écrans mobilisés pour soigner des profils usés par le temps et le devoir mal fait. En ces temps de grande cacophonie où d'anciens hauts responsables, se permettent de laver leurs linges sales, sans se soucier des répercussions occasionnées auprès du citoyen ébahi devant tant de déballage, le sens élevé de la responsabilité d'Aït Méssaoudène manque certainement à cette Algérie qui découvre, médusée, tant de haine ayant rongé l'ancien personnel de l'Etat Nation naissant.
Dans les oraisons funèbres déclamées à l'occasion de son enterrement dans le carré des martyrs du cimetière d'El Alia, on a oublié de dire que le défunt est sorti major de promotion de l'Ecole de l'air Salon Provence et en 1955, et qu'il était déjà pilote de chasse avant de déserter son poste trois années plus tard pour rejoindre la Révolution algérienne dans laquelle il a été chargé par l'ALN de la formation des pilotes algériens en Chine, en URSS et en Irak.
En effet, le défunt avait pris un énorme risque pour répondre à l'appel de la nation. Il avait fui la France à bord d'un avion militaire français, et il avait atterri en ex- Yougoslavie causant ainsi une grave crise entre la France et le pays hôte.
Il fit partie des quatre premiers aviateurs avec Mahieddine Lakhdari, Abderrahmane Serri et Tahrat Abdelkader, lesquels ont été formés pendant la Révolution avant de rejoindre les rangs de l'ALN.
Saïd Aït Méssaoudène, a toute sa vie fait preuve de retenue et de discrétion, une qualité propre aux gens que le massif du Djurdjura avait bercé, dans l'adversité des conditions de la colonisation et les valeurs véhiculés par des résistances successives, à un système qui a plongé les populations des décherates dans des conditions de subsistance les plus inhumaines.
D'ailleurs, le défunt qui est originaire des Aït Ouacifs, au cœur du Djurdjura, n'a pas dérogé à la règle observée par ses compatriotes à l'époque qui quittaient leur Kabylie natale pour aller chercher les moyens de leur survie ailleurs. C'est ainsi, que Saïd Aït Messaoudène a grandi à Aïn Oussara.
Après l'indépendance, le défunt a eu à assumer plusieurs fonctions. Il fut l'un des premiers pilotes algériens qui ont participé à la création de la compagnie aérienne Air Algérie, dont il deviendra le directeur général.
Après l'Indépendance, Saïd Aït Messaoudène s'est vu confier la mission de premier commandant des Forces aériennes jusqu'en 1967 et fut nommé ensuite conseiller à la Présidence par Houari Boumediene. Il occupera ensuite plusieurs postes de responsabilité, puisqu'il fut nommé directeur général d'Air Algérie puis ministre des PTT et de la Santé , sous le gouvernement de Houari Boumediene, et enfin des Industries légères, sous le gouvernement de Chadli. Il occupe ensuite un poste strictement politique, lorsqu'il a été élu député d'Alger pour être désigné vice-président de l'APN jusqu'en 1991.
Le défunt a quitté la scène politique sans faire de vagues. «C'est une véritable école de probité, de droiture, d'abnégation et de discrétion», a témoigné un des ses proches lors de la veillée funèbre.
Publié le 28/12/2008 à 12:00 par kabylieazouzanet
Une fois de plus la Justice algérienne fait parler d'elle et se couvre de ridicule en jugeant un enfant de cinq ans en séance publique et après l'avoir convoqué personnellement et fait auditionner par la police locale sur ordre du juge. Cela s'est passé lundi dernier à Ménéa, près de Ghardaïa. Le petit Oussama est accusé - tenez-vous bien !- de coups et blessures sur la personne d'une proche parente qui ne serait autre que sa tante paternelle. L'enfant ne s'exprimant pas encore convenablement, l'audition par la police ainsi que l'interrogatoire du juge ont tourné court, « l'accusé » s'étant muré dans un silence entrecoupé de sanglots, ne comprenant visiblement pas ce qui lui arrive.
L'enfant a tout de même été blâmé et son père condamné à régler tous les frais de justice. Le pauvre Oussama serait traumatisé et nul ne peut prévoir les séquelles futures de ce traumatisme. Au-delà du zèle incompréhensible et frisant le ridicule de l'instance judiciaire locale, il convient de souligner que le magistrat en charge de « l'affaire » a gravement violé les procédures en matière de jugement des délits des mineurs, notamment en présentant l'intéressé en audience publique. De même qu'il fait fi de toutes les conventions ratifiées par l'Etat algérien en matière de protection de l'enfance. Dès lors, une question bigrement sérieuse se pose : y a-t- il, dans le dispositif judiciaire algérien, une possibilité de juger les juges en faute ? Ou, chargés de rendre la justice, seraient-ils eux-mêmes au dessus de cette justice qui fait parler d'elle trop souvent ces derniers temps ?
On se rappelle de Habiba, cette jeune femme de Tiaret, traînée devant les tribunaux pour s'être convertie au christianisme et pour avoir été en possession d'exemplaires de la Bible. L'affaire avait défrayé la chronique, tout comme celle des trois ouvriers d'Alger jetés en prison où ils ont croupi près de deux mois avant d'être relaxés et dont le crime se résume au fait d'avoir fumé en plein jour, sur leur chantier, durant le mois de ramadhan. Pour le même « délit », de jeunes gens ont été condamnés, à Biskra, à trois ans de prison ferme et de lourdes amendes et ils ne devraient leur salut qu'à l'injonction des plus hautes autorités de l'Etat, notamment celle du chef du gouvernement. Les exemples sont nombreux et, à chaque fois, l'attitude de la Justice a été scandaleuse. Cela est inacceptable et interpelle à la fois les autorités et les consciences.
Il ne s'agit ici que de cas rapportés par les médias, mais combien d'Algériens ont été victimes d'erreurs judiciaires ou d'excès de zèle de la part de juges qui semblent échapper à tout contrôle ? Le fait est grave car tout se passe comme si certains magistrats, forts de leurs prérogatives et assurés de leur impunité, troquent trop souvent leur casquette de juges contre celle de militants, surtout pour tous les délits touchant de près ou de loin à la religion. Le tout dans un pays où les libertés individuelles, collectives et de conscience sont constitutionnellement garanties...
TSA
Publié le 19/11/2008 à 12:00 par kabylieazouzanet
Trois peines de prison avec sursis et une relaxe
Fin du cauchemar pour les 4 jeunes ouvriers des Ouadhias, accusés d’« atteinte aux préceptes de l’Islam ».
Condamnés en première instance le 30 septembre à 3 ans d’emprisonnement et à 100 000 DA d’amende, ils ont été libérés hier soir du pénitencier d’El Harrach (Alger), après 58 jours de détention. La cour d’Alger a rendu, au cours de la journée, son verdict dans le procès en appel opposant le ministère public aux 4 prévenus. Un verdict qualifié par l’un des avocats de la défense d’« indulgent », contrairement à celui rendu par le tribunal de Bir Mourad Raïs. Celui-ci a prononcé l’une des peines les plus lourdes prévues par l’article 144 bis (alinéa 2) du code pénal qui punit toute personne coupable d’atteinte à l’Islam d’une peine de 3 à 5 ans ferme et de 50 000 à 100 000 DA d’amende. La présidente de la 5e chambre correctionnelle, Mme Bouamrane, désavoue le tribunal de Bir Mourad Raïs et prononce la relaxe pour S. Saïd (22 ans) et condamne les trois autres, Mustapha T., Farid M. et Hocine T. (le plus âgé a 25 ans) à deux mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 1000 DA. « Ce verdict consacre la victoire du droit », déclare euphorique l’avocat Iddir Mohamed du barreau de Tizi Ouzou. Rappelons que les accusés ont été arrêtés le 21 septembre dernier sur l’avenue Littoral dans le quartier « chic » de Hydra, sur les hauteurs d’Alger, alors qu’ils s’apprêtaient à rejoindre leur lieu de travail. Les tâcherons ont été surpris par une patrouille de police en train de… griller une cigarette en plein Ramadhan, mois de jeûne musulman. Ils ont été déférés, sous la procédure du flagrant délit, devant le parquet. Une semaine plus tard, le 30 septembre, sans l’assistance d’un avocat, ils sont condamnés au bagne.
Dans un communiqué rendu public, le collectif SOS Libertés, initiateur en mars 2008 de l’appel à la tolérance et au respect des libertés, qui a rassemblé plus de 2500 signataires, s’insurge contre « les dérives policières et les procès d’opinion qui piétinent la légalité républicaine pour imposer l’ordre moral d’un autre âge » et réaffirme sa « solidarité avec toutes les victimes de l’arbitraire d’une justice sous influence ». « Alors que l’humanité s’apprête à célébrer, le 10 décembre prochain, le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’Algérie se distingue une fois de plus par l’intolérance et l’extrémisme officiel visant à régenter les convictions du citoyen », lit-on dans déclaration du collectif, qui dénonce « un procès en sorcellerie dicté par des considérations extrajudiciaires » et qui « constitue un outrage intolérable à la liberté de conscience (et) viole les principes fondamentaux du droit, les conventions internationales ratifiées par l’Algérie et les lois de la République ». Le collectif SOS Libertés appelle les partisans des libertés et des droits de l’homme à « la vigilance citoyenne pour établir la primauté du droit et résister ainsi aux menaces de l’intolérance, de l’archaïsme et de la régression ».
Par Mohand Aziri EL WATAN