Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Algerie (49)
· Bush (4)
· Droit de l'homme (34)
· Enquête (5)
· France (7)
· MNJ (3)
· Pour vous (2)
· USA (1)

Musique


Rechercher
Derniers commentaires

je voudrais dire à careem que les premiers qui ont payez le plus lourd tribu sont les enfants des aurès suivi ...
(Voir la suite)
Par Mounji, le 11.10.2009

ya si benbouzid , je ne trouve pas les mots comment vous parlez tellement que je vs détéste enfin on vs détést...
(Voir la suite)
Par fffff, le 23.09.2009

bonjour à tous je voudrais répondre à amirouche et lui dire que une bonne partie du peuple algérien ignore les...
(Voir la suite)
Par mouldi, le 07.09.2009

assassin,crimine lshttp://grrrrrr rrr.centerblog.n et...
(Voir la suite)
Par aicha+lemssili, le 24.08.2009

tout a fait d'accord. on a beau parler cela ne sert a rien on a protester on nous traite de fénéants d'incapa...
(Voir la suite)
Par aicha lemssili, le 24.08.2009

azul fall-awen bonjo ur a tous je suis stupéfaite par ce que je lis, ils me semblais que nous etions tous alg...
(Voir la suite)
Par rabbi, le 22.08.2009

ci les kabyles sont pas des garier alor lala fatima nsoumer et amirouch se sont koi moi je sui un arab mi ma m...
(Voir la suite)
Par karim, le 17.08.2009

bonjour tout le monde, moi je n'ai jamais fréquenté les kabyles mais une fois fait!!!!j'ai fait une analyse d...
(Voir la suite)
Par loulou, le 12.08.2009

coucou...
(Voir la suite)
Par loulou, le 12.08.2009

les kabyles la majorité sont racistes et pas seulement avec les arabes d'afrique du nord malheureusement tous ...
(Voir la suite)
Par algerois, le 26.07.2009

Articles les plus lus

· Le verdict de l’affaire Khalifa rendu hier au trib
· La police sous les ordres du DRS
· La kabylie, 27 ans après le printemps berbère
· Ces kabyles "racistes" !!
· DANS LA BOITE AUX LETTRES : Les vœux pour 2008 comme nous les rêvons depuis le départ des Romains
· L ’imprésario Saïd Sadi ou comment banaliser un viol électoral
· droit de l'homme en tunisie
· George Bush
· La corruption mine les marchés publics
· Le constat a été fait pour cinq wilayas du pays

Statistiques

Date de création : 20.03.2007
Dernière mise à jour : 29.06.2009
230 articles


Blogs et sites préférés

· alexhot888
· www.makabylie.info
· kabylie


droit de l'homme

Les douze commandements régissant les infos sur le Proche Orient.

Publié le 05/01/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Et voici enfin les fameuses règles, que quiconque doit d’abord avoir à l’esprit et doit surtout se forcer à admettre pour ne pas se voir pris de nausées lorsqu’il regarde le JT le soir, ou quand il lit son journal le matin, pour savoir ce qu’il en est des Palestiniens et des Libanais face à ces ogres sionistes, venus de partout du monde jusque chez-eux pour leur empoisonner la vie au quotidien :

- Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.
- Règle numéro 2 : Les arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.
- Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.
- Règle numéro 4 : C’est seulement quand Israël tue trop de civils, que les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.
- Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépassent pas trois soldats. Appelez cela ce que vous voulez, pourvu que cela ne fâche pas les sionistes.
- Règle numéro 6 : Les israéliens ont le droit d’enlever autant de palestiniens qu’ils le souhaitent. Ils ont déjà dans leurs sinistres geôles, 10 000 prisonniers jusqu’à à ce jour, dont près de 300 enfants. Il n’y a aucune limite à leur banditisme dans la région et n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Pour eux, tout Arabe et tout musulman sont nés chacun avec l’étiquette "terroriste" collée au front. Il ne reste qu’à les cueillir pour les enfermer, quand ils ont la chance de s’en sortir avec la peau sauve.
- Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter l’expression « soutenu par la Syrie et l’Iran ». Comme si la Syrie et l’Iran sont des pays peuplés de Marsiens, à priori hostiles au genre humain.
- Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par les Etats-Unis, la Grand Bretagne et tout le reste du monde occidental », parce que d'abord c'est chose tout à fait normale et car ensuite, l'on pourrait faire croire ainsi qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.
- Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de "résolutions de l’ONU" ni de "violations du droit international" ni des "conventions de Genève". Tout cela ne s’applique qu’aux "goujats" arabes. Les sionistes sont à priori des ens civilisés et de plein droit des hors la loi vis-à-vis des appaches.
- Règle numéro 10 : Les Israéliens et les Sionistes de chez-nous, parlent mieux le français que les Arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Et c’est ainsi qu’ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de laneutralité journalistique.
- Règle numéro 11 : Sur les plateaux de télévision et dans les studios de la radio les sionistes sont toujours et obligatoirement invités pour parler d’eux-mêmes et justifier le gangstérisme d’Israël. Et pour faire bonne mesure par égard aux "débiles" qui les regardent, ce sont d’autres sionistes de chez nous ou venus même d’Israël, présumés "spécialistes" du monde arabo-musulman, qui sont toujours et obligatoirement invités pour disserter, en académiciens bien attitrés, sur les Palestiniens sur les Arabes et sur les Musulmans, comme s’il s’agit de microbes ou plutôt d’animaux exotiques; des bêtes incapables de parler d'eux-mêmes. C’est cela faire preuve d’objectivité médiatique et de débat bien contradictoire, quand il s'agit du banditisme israélien.
- Règle numéro 12 : Si vous n’êtes pas à priori d’accord avec toutes ses règles, vous n’aurez jamais le droit à la parole dans nos sacrées médias. Et si vous réussissez à vous exprimer ailleurs pour dénoncer ces règles et dire qu’elles favorisent les sionistes contre les Palestiniens et contre tous les Arabe, c’est que vous êtes un antisémite notoire, voire un dangereux terroriste d’obédience islamiste.

Mobilisons-nous sur Internet pour défendre Gaza !

Publié le 02/01/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
Mobilisons-nous sur Internet pour défendre Gaza !
Le sionisme aveugle et criminel a marqué la fin de 2008 par un carnage à Gaza contre les populations civiles, et une destruction massive de nombreux bâtiments et biens publics. Plus de 400 morts et 2000 blessés graves, tel est le nouveau bilan de ce que la propagande sioniste qualifie de bombardements chirurgicaux.

Depuis quelques jours, Israël teste l'opinion internationale dans des forums de la presse internationale, et en diffusant des vidéo dans youtube -qui ont été retirés après-, voulant justifier le crime contre les civils de Gaza, pour en faire un droit universel.

Les sionistes, sans honneur et sans conscience, qui participent dans les différents forums ont pour consigne de faire un tri dans les morts, pour faire endosser au représentant légal et légitime de Gaza, le Hamas, la responsabilité de ce carnage comme si ce n'était pas eux, les lâches sionistes, qui avaient causés cette catastrophe humanitaire.

Les sionistes ne sont pas intelligents, et ils ne sont pas aussi forts qu'ils le prétendent, et la preuve est qu'ils s'attaquent à des civils sans défense pour tenter d'effacer l'humiliation que le Hezbollah a fait subir à leurs troupes terrestres en 2006.

Mais contrairement au Hezbollah qui avait bénéficié de larges soutiens logistiques de Syrie et d'Iran, nos frères de Gaza sont très mal entourés, et les régimes arabes indignes et lâches ne lèveront pas le petit doigt pour aider les Palestiniens, comme il a été démontré par l'Egypte qui a fermé ses frontières avec Gaza pendant que les lâches israéliens pissaient du ciel des bombes et tuaient des civils.

L'histoire est désormais témoin de cette lâcheté de ces vendus qui ont opté pour les milliards de dollars de subventions américaines en contrepartie d'abandonner la Palestine. Le deal du déshonneur profite au sionisme.

Les lâches régimes voisins de la Palestine auraient pu au moins menacer, juste faire planer une toute petite menace militaire contre cette organisation sioniste, en lui disant par exemple, attention si vous attaquer Gaza on vous attaque, mais hélas, la faiblesse et la lâcheté de ces régimes a été la plus forte.

Evidemment, nous ne pourrons jamais abandonner la Palestine et Gaza pour quelles soit un tombeau à ciel ouvert.



Mes chers amis, chers lecteurs

En plus de nos aides d'assistances humanitaires et nos dons, nous avons le devoir et l'obligation de gagner une autre bataille médiatique qui se déroule en ce moment sur Internet, et je vous demande de commencer par taper dans google news « Gaza » et de lire tous les articles de la presses et réagire à ces articles dans les forums qui ont été ouvert par toute la presse écrite et les chaînes de TV.

Je peux vous citer quelques forums qui sont déjà ouverts : le nouvel observateur, le Point, l'express, le Monde, France TV....etc et sans oublier bien sur TSA qui est lu aussi par des israéliens et des européens.

La cause juste est de notre côté, et les victimes sont les nôtres, et en aucune façon nous ne devons laisser le moindre millimètre d'espace à ces mercenaires de la propagande qui veulent tromper l'opinion internationale pour minimiser ces massacres contre des innocents.

Je vous demande, chers amis et lecteurs, de rester courtois et cordiaux dans vos réactions, d'être pertinent en rappelant régulièrement le lourd bilan de ce carnage, et de ne jamais répondre directement à ceux qui essayent de détourner les discussions sur le bilan vers d'autres chapitres qui n'ont aucun lien avec l'urgence de ces derniers évènements.

Je demande à ceux qui ont l'habitude de créer des blogs d'en recréer d'autres par dizaine en copiant des informations depuis de nombreux sites que vous pouvez très facilement trouver en tapant dans google « Carnage de Gaza ».



Mes amis, chers lecteurs,

Le sionisme aveugle a bien planifié son attaque, en cette période d'hiver et à quelques semaines des élections israéliennes pour tuer le maximum de Palestiniens afin de mieux satisfaire leurs extrémistes qui ont tué Rabin, l'homme qui avait tendu sa main à la paix. Cette attaque tombe également dans une période de flottement où le diable Bush se retire, et la présidence européenne est en transition.

Nicolas Sarkozy qui avait déclaré qu'il se rendait chez en Israël le Lundi prochain ne mesure pas hélas l'urgence absolue, et d'ici lundi d'autres victimes s'ajouteront.

L'enjeu de notre mobilisation est de bloquer cette attaque terrestre qui s'annonce encore plus meurtrière et qui est probablement conditionnée à l'état de l'opinion générale et internationale.

Mobilisons-nous dans tous les forums pour sauver Gaza, abandonnée par des régimes arabes lâches que les peuples devront désormais réfléchir méthodiquement sur comment faire pour les chasser définitivement.



Honte au régime égyptien

Honte à Abbas et aux vendus Palestiniens.

Honte aux pétrodollars qui approvisionnent les machines du crime sioniste.


Tahya Gaza et la Palestine, et Tahia l'unité des peuples musulmans contre l'organisation du crime israélienne.

Merci à toutes et à tous de vous mobiliser sur tous les forums, dès cette seconde, pour sauver Gaza. Donnez de votre temps, Dieu vous le rendra !!!

Mobilisons-nous pour Gaza

Publié le 02/01/2009 à 12:00 par kabylieazouzanet
La population de Gaza continue à subir l’agression sauvage de l’armée israélienne. Ce massacre à ciel ouvert est commis en violation la plus absolue du droit international des droits de l’homme et du droit humanitaire devant l’inaction scandaleuse de la communauté internationale.

La LADDH qui soutient le peuple palestinien dans cette épreuve difficile organise une rencontre de solidarité, suivie d’un point de presse qui sera animé par Maitre Ali Yahia Abdenour et Maitre Mostefa Bouchachi le vendredi 2 janvier 20009 à 10h 30mn au siège de la ligue sis au 5, rue Pierre Viala (101 Didouche Mourad Alger).

Alger le 31 décembre 2008

LADDH:
5 Rue Pierre Viala (Frères Alleg)
hauteur 101 Didouche Mourad-Alger
tel/fax: 00213 21 23 80 86

la Déclaration universelle des droits de l’homme

Publié le 04/11/2008 à 12:00 par kabylieazouzanet
la Déclaration universelle des droits de l’homme
Article premier

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.


Article 4

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5

Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6

Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7

Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.



Article 8

Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.


Article 9

Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.


Article 10

Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.


Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.


Article 12

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.



Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.


Article 14

1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.


Article 15

1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.


Article 16

1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.



Article 17

1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.


Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.



Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.



Article 20

1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.



Article 21

1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.



Article 22

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.


Article 23

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.




Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.



Article 25

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.



Article 26

1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.



Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.



Article 28

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.



Article 29

1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.



Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.



Article 31 toute les frontières sont aboli lol !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La police algérienne refoule Sihem Bensedrine et Omar Mestiri

Publié le 21/06/2008 à 12:00 par kabylieazouzanet
L’Observatoire de la FIDH a été informé par le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) des nouveaux actes de harcèlement et du refoulement de Mme Sihem Bensedrine, porte-parole du CNLT et secrétaire générale de l’Observatoire pour la liberté de presse, de création et de création (OLPEC), ainsi que de M. Omar Mestiri, directeur de la rédaction du journal Kalima.

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie.

Description des faits :

Selon les informations reçues, le 18 juin 2008, Mme Sihem Bensedrine et M. Omar Mestiri, son mari, ont été refoulés par la police des frontières algérienne alors qu’ils franchissaient le poste frontalier de Oum Tboul à proximité de Tabarka (nord-ouest de la Tunisie), pour une visite privée en Algérie.

Mme Bensedrine et M. Mestiri ont été retenus durant plus de deux heures et demi et se sont finalement vus notifier cette mesure de refoulement, sans qu’aucune explication sur la raison qui a motivé ce refoulement ne leur ait été fournie.

Sur leur route vers l’Algérie, Mme Bensedrine et M. Mestiri ont constaté une surveillance policière ainsi qu’une présence de la police politique tunisienne inaccoutumée au poste frontière côté tunisien. Cette surveillance s’est également poursuivie sur le chemin du retour. Ils ont également noté des échanges téléphoniques entre les deux polices alors qu’ils attendaient au poste frontière.

L’Observatoire exprime sa plus vive préoccupation eu égard à ces actes de harcèlement à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri, et considère qu’ils visent uniquement à sanctionner leurs activités en faveur des droits de l’Homme.

L’Observatoire déplore plus généralement la violence croissante avec laquelle les autorités tunisiennes répriment toute personne qui promeut et défend les droits de l’Homme, et rappelle que conformément à l’article 1 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”.

Actions demandées :

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités tunisiennes en leur demandant de :

I. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri ;

II. Veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlement à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri et de tous les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens ;

III. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 susmentionné, son article 6(b), selon lequel “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales”, et son article 12.2 qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

IV. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie.

Adresses :

M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009
M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 562 378
M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; Email : mint@ministeres.tn
M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 561 804
M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : mju@ministeres.tn
Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : mission.tunisia@ties.itu.int
Ambassade de la Tunisie à Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33 ; Email : amb.detenusie@brutele.be
Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Tunisie dans vos pays respectifs.

***

Genève - Paris, le 20 juin 2008

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :

E-mail : Appeals@fidh-omct.org

Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80

Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

Le général Ben Ali fait tirer à balles réelles sur "son" peuple

Publié le 21/06/2008 à 12:00 par kabylieazouzanet
Par Moncef Marzouki

Alors que de nombreux touristes français et des milliers de Franco-Tunisiens s’apprêtent à traverser la Méditerranée pour aller bronzer tranquillement sur les plages de la "douce Tunisie", manger le "bon couscous" à l’harissa, boire du thé à la menthe à "Sidi Bou" et respirer l’odeur du jasmin, le Général Ben Ali vient de réprimer dans le sang les "révoltes populaires" de Redeyef dans le Sud du pays et tout ça dans une quasi-indifférence de la communauté internationale. Une indignation sélective qui choquera sans doute certains d’entre nous.

Mais, il est vrai que la Tunisie n’est ni le Tibet, ni le Darfour. En somme, Ben Ali fait figure de "dictateur recommandable" et les quelques balles perdues dans les corps meurtris des jeunes tunisiens ne sont qu’un "détail"au regard de la contribution de la dictature tunisienne au nouvel ordre mondial.

Le gouvernement tunisien vient de donner sa version des faits survenus le 6 juin à Redeyef, ville du bassin minier du sud tunisien en ébullition depuis des mois. La voici : « Des actes de violence ont été commis par certains individus dans la région de Redeyef (gouvernorat de Gafsa). … Des informations sont parvenues, vendredi, aux autorités que des éléments étaient en train de fabriquer des cocktails Molotov en vue de les utiliser dans des actes de vandalisme, ce qui a imposé l’intervention des Forces de sécurité qui ont essuyé des jets de ces engins incendiaires. …Malgré les mises en garde lancées, conformément à la loi, par les Forces de l’ordre, les éléments perturbateurs n’ont pas obtempéré, obligeant les forces de sécurité à intervenir. …Ces événements ont entraîné la mort d’un élément perturbateur. Cinq autres ont été blessés ainsi que trois agents de l’ordre » (extrait du communiqué officiel).

Ce qui frappe d’abord dans ce communiqué officiel, c’est le gros mensonge sur le déroulement des évènements.

Celui qui a été abattu par des policiers, ayant reçu l’ordre de tirer sur la foule à balles réelles, est mort en effet avec une balle dans le dos.

Mais le plus scandaleux, c’est que le mort (plutôt l’assassiné) n’est pas considéré comme un être humain, un compatriote, un jeune homme de 18 ans qui comme nous tous a une identité. Non, ce n’est qu’un "élément perturbateur" (Moushagheb en arabe), qualificatif sensé le réduire à ses justes proportions, lui et les autre éléments non moins perturbateurs, blessés et portant les noms omis de Ismail Rahali, Bouali Khalfi, Helmi Amaidi, et Khaled Rahali.

La moindre décence aurait exigé que le communiqué du régime respecte le mort en citant son nom, et en montrant le minimum de compassion humaine, par exemple en exprimant ne fût ce que le soupçon de regret devant, allez disons, un regrettable accident.

Haro donc sur l’anonyme perturbateur qui a attaqué les forces de l’ordre ! Néanmoins, nul doute que les autorités tunisiennes confieront à une commission bidon (à l’instar de celles sur la torture, ou les prisons dans les années 1990.) la tâche de confirmer son statut et sa responsabilité.

L’indignation maîtrisée et en réfléchissant à ce terme d’élément perturbateur, j’ai été frappé par le fait que nous sommes peut être face à une sorte de transfert.

En effet, à y regarder de près ne pouvons nous pas affirmer qu’en Tunisie, et ce depuis vingt ans, le plus grand élément perturbateur est un homme qui s’appelle le Général des services secrets Zine El Abidine Ben Ali ?

Voici mes arguments pour renvoyer ce terme à ses utilisateurs un peu trop imprudents.

Les astronomes et les météorologues utilisent le concept de fenêtre de lancement pour décrire et délimiter une période du temps où des actions déterminés sont possibles. Quand cette fenêtre se ferme, il devient inutile ou impossible, pour des raisons dus à la mécanique céleste ou aux caprices du temps, de lancer la fusée ou une action de sauvetage.

De la même façon, il existe aussi en politique des fenêtres, pour lancer une révolution ou des réformes. Avant, c’est trop tôt, après, c’est trop tard.

Pour la Tunisie la fenêtre de lancement des réformes qui auraient pu en faire le premier Etat démocratique arabe, s’est ouverte à la fin des années 1970.

De facto plutôt que de jurer, les choses ont commencé à bouger dans le bon sens.

Le pays se dotait de vrais partis politiques indépendants, de la première Ligue des droits de l’Homme du monde arabe, d’un embryon de presse libre, sans parler du renforcement de son traditionnel mouvement syndical libre. La société en ébullition piaffait d’impatience devant les tergiversations de Bourguiba, récalcitrant mais non hostile à la démocratisation exigée de tous.

C’est sur cette volonté générale de voir s’accélérer ces prémisses de réformes, que se fit la large acceptation du coup d’Etat médical, le 7 novembre 1987, promettant d’aller plus vite et plus loin dans le réformisme amorcé.

En fait le coup d’Etat n’allait pas accélérer le processus, mais fermer pour deux décennies la fenêtre de lancement.

A dater de ce jour fatidique de novembre 1987, le sens de l’Histoire allait s’inverser sous le prétexte fallacieux de la lute contre l’islamisme. Au lieu du processus démocratique promis, allait se mettre en place inexorablement un processus lent et insidieux de mise en place d’une dictature maffioso –policière de la pire espèce.

A l’époque aucun acteur politique ne le savait, et tous tant que nous sommes étaient loin de deviner ce que cet homme maléfique nous préparait ainsi qu’au pays. Mais aujourd’hui, on sait et on peut reconstituer l’ensemble de la trajectoire.

Faisons le à partir de la grille de lecture que le communiqué nous a suggéré.

On peut dire que le général des services de renseignement Ben Ali a induit dans le pays en évolution, trois types de perturbations.

La première a touché les mots , les idées et les valeurs .A force de double langage , de promesses, de subterfuges, d’escroqueries en tout genre , Ben Ali a su entretenir dans le pays et à l’étranger une confusion permanente sur la vraie nature du système. Il a pu aussi perturbé l’opposition en la divisant, la manipulant, et la stérilisant par le miroitement d’un changement digne de l’ère qui en porte le nom. Vingt ans après, alors que tout le jeu est épuisé et le roi complètement nu, des gens bêtes ou faisant semblant de l’être, continuent à quémander, à supputer dans le marc du café des réformes imminentes, à atteindre le prochain remaniement et le prochain 7 novembre ou faire de l’opposition dans le mouchoir de poche autorisé et selon les règles que le dictateur change en permanence à son avantage.

La seconde perturbation a frappé de plein fouet les rouages de l’Etat conquis de l’intérieur. Certes l’Etat de Bourguiba était autoritaire mais il était aussi honnête, patriotique et dévolu au service public. A partir de 1987 (prise de pouvoir de Ben Ali), et de façon planifiée, le fonctionnement normal des partis, de la presse , de la culture , de l’information , de la vie associative , voire de la police et de la justice , et des douanes a été soit bloqué, soit perverti pour servir le pouvoir personnel et les intérêts catégoriels.

La troisième perturbation a porté sur l’économie. Jamais canular n’a été mieux vendu que celui du "miracle économique tunisien" sous la dictature. Un taux de croissance de 7 % depuis les années 1960, un peuple industrieux, une économie diversifiée, tel était l’héritage de Bourguiba. On feint d’oublier que si les années 1990 ont été des années "fastes",ce n’est pas à cause du dictateur mais le résultat de vingt années d’éducation nationale première priorité budgétaire et de planning familial . A l’arrivée, un peuple éduqué et une constante baisse de pression sur le marché du logement et du travail. C’est cette belle mécanique que le général Ben Ali a perturbé en introduisant le loup de la corruption dans la bergerie du travail et de l’épargne.

Ce fléau associé dans l’esprit du peuple à cet homme et à sa famille, n’a pas simplement affaibli le système bancaire, ruiné d’honnêtes commerçants, bradé pour une bouchée de pain les entreprises nationales. Il a surtout perturbé l’image du travail en tant que valeur et gangrené deux systèmes qui faisaient la fierté des Tunisiens : le système de santé et surtout le système éducatif.

Aujourd’hui, les émeutes de la faim du Sud, l’effondrement de la classe moyenne, l’arrogante richesse des parvenus, la désespérance d’une jeunesse qui ne rêve que de partir, même sur le bateau de la mort, ont définitivement enterré ce mythe savamment entretenu.

Tout cela est maintenant parfaitement admis sauf par ceux qui ont intérêt à faire les sourds et les aveugles. Ce qui reste nimbé de mystère, c’est la quantité de souffrance que cette dictature a infligé au pays. Qui peut quantifier la douleur des parents de "l’élément perturbateur", de tous les torturés, les exilés, les condamnés à vivre dans la peur et le désespoir.

Oui, Monsieur Sarkozy, les perturbations profondes induites par cet homme, à qui vous avez apporté récemment un soutien total et que vous voyez pièce maîtresse dans votre beau projet d’Union méditerranéenne, sont catastrophiques pour notre peuple et hélas irrémédiables pour un certain Hafnaoui Ben Ridha Bel Hafnaoui, mort au seuil de ses vingt ans. Lui, mort sous les balles de Ben Ali, n’aura pas la "chance" de connaître l’Union méditerranéenne, dont vous êtes pourtant le promoteur.

De toutes les façons, que personne ne se fasse d’illusions sur le devenir de cet homme et de son système.

Les peuples, sont des organismes vivants. Ils peuvent souffrir longtemps d’une infection, mais quand celles-ci ne les tuent pas, c’est le virus qui a perturbé leur santé qui finit tôt au tard par être circonscrit.

Le processus de guérison de la Tunisie est en cours et rien ne l’arrêtera.
Source URL : http://www.groupelavenir.net/spip.php?article18730

Moncef Marzouki est médecin, écrivain et homme politique tunisien. Il contribue par ses nombreux écrits à construire un discours d’intégration de la démocratie et des droits de l’homme dans la culture arabe.

TUNISIE:La liberté de la presse entre ouverture et statu quo

Publié le 09/05/2008 à 12:00 par kabylieazouzanet
Deux responsables d'un hebdomadaire de l'opposition légale tunisienne Rachid Khechana et Monji Ellouze, poursuivent une «grève de la faim illimitée» pour dénoncer les harcèlements dont leur journal, Al-Mawkef, fait l'objet selon eux, de la part du pouvoir, au moment où la Tunisie célèbre, à l'instar de la communauté internationale la Journée mondiale de la liberté de la presse.

Depuis le 14 mars dernier, quatre éditions d'Al-Mawkef, organe hebdomadaire du Parti démocratique progressiste (PDP) ont été saisies et ses comptes en banque bloqués, sans aucune explication.

En signe de protestation, des membres du personnel ainsi que des activistes du PDP ont décidé de distribuer eux-mêmes le dernier numéro dans les rues de la capitale Tunis.

Khechana, rédacteur en chef d'Al-Mawkef, un des trois journaux d'opposition qui subsistent en Tunisie et Secrétaire général adjoint du PDP, passera le 10 mai en justice avec Chebbi, Directeur de la publication, pour répondre de pertes à hauteur de plusieurs centaines de milliers de dollars que le journal aurait causé à des distributeurs d'huile alimentaire, Al-Mawkef ayant publié que leurs produits étaient frelatés et demandé qu'ils soient soumis à des analyses.

Ces sociétés réclament 500 000 dinars (274 000 Euros) de dommages et intérêts. En cas de condamnation, le journal devra fermer.

«La situation est intolérable, notre journal ne reçoit pas de publicités, ne vit que de ses ventes et se retrouve aujourd'hui menacé de disparition», déclarait fin avril Khechana lors d'une conférence de presse tenue au siège du PDP, deux jours avant la visite de Nicolas Sarkozy en Tunisie.

Khechana, 55 ans, et Ellouze, 59 ans, avaient justifié la grève de la faim comme «ultime moyen de défense», indiquant que des dirigeants du PDP, dont la Secrétaire générale Maya Jeribi, avaient tenté de vendre le journal à la criée dans le rues de Tunis pour protester contre «la censure déguisée».

L'Union Nationale des Journalistes Tunisiens, constituée en janvier dernier, vient de publier un manuel de formation et un guide de référence sur les questions liées aux « reportages sur les Droits de l'Homme ».

Ce manuel, qui attendait d'être publié depuis 2006, n'avait reçu son autorisation de publication que le mois dernier, lorsque le gouvernement avait levé l'interdiction qui frappait de nombreux ouvrages en Tunisie.

«Le Code de la presse comprend entre 40 et 50 chapitres restrictifs», a déclaré à APA samedi un journaliste tunisien qui pense que la Tunisie devrait plutôt «créer une charte nationale des médias qui rassemble toutes les parties ».

Le 3 avril dernier, une cour d'appel de Tunis a confirmé la condamnation à un an de prison du journaliste Slim Boukhdhir.

Boukhdhir, qui travaille pour le quotidien londonien Al-Quds Al-Arabi et pour la chaîne de télévision Al-Arabiya, a été initialement condamné à de la prison en décembre 2007 pour «comportement insultant envers un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions » après une altercation avec un policier qui le suivait.

Certains ont rapporté que le procès de Boukhdhir était «une vraie farce, le juge n'accordant aucune attention aux avocats de la défense».

Le président tunisien avait déclaré vendredi que l'Etat s'est employé à «développer ce secteur (de la presse) à la faveur des multiples décisions et mesures qui ont touché ses différents aspects juridique, réglementaire et politique ».

Le président Ben Ali estime que ceci « a permis d'enrichir le paysage médiatique en Tunisie, de consolider ses potentialités humaines et techniques, et de le doter de tous les moyens à même de promouvoir son rôle dans l'enracinement des fondements de la démocratie, l'approfondissement de l'esprit de dialogue et de consensus, et dans le soutien de notre processus de développement ».

Les propos du président français Nicolas Sarkozy affirmant que «l'espace des libertés progresse » en Tunisie ont suscité un tollé chez les défenseurs des droits de l'Homme en France et en Tunisie.

«Si des garanties ont été données à monsieur Sarkozy pour que les libertés progressent, tant mieux ! C'est notre demande », s'est étonné Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des Droits de l'Homme (LTDH).

«Malheureusement, sur le terrain, nous n'avons pas remarqué de progrès notables, c'est peut-être même le contraire qui se passe en réalité aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Tunisie-Bassin Minier de Gafsa: Les habitants de Redeyef quittent la ville

Publié le 08/05/2008 à 12:00 par kabylieazouzanet
Cet après-midi, du mercredi 7 mai, les quelque 30 000 habitants de Redeyef, principale ville du bassin minier de Gafsa à 400 km au Sud de Tunis, lourdement assiégés par la police, se sont concertés pour décider de tous quitter la ville, afin, disent-ils, de « laisser Redeyef aux policiers ». D’après plusieurs sources directes, ce sont plusieurs centaines d’habitants qui ont commencé depuis 18 H environ à quitter effectivement les lieux, emmenant des objets de première nécessité, partant dans plusieurs directions à la fois.

Ce nouvel évènement suit l’électrocution par les autorités et les forces de police de deux jeunes, mardi 6 mai, à l'intérieur d'un générateur électrique desservant les ateliers de la compagnie des phosphates de Gafsa. Ceux-ci l’occupaient avec leur groupe de jeunes chômeurs pour stopper l'alimentation d'une partie des installations de la Compagnie et protester par cette action spectaculaire contre le non respect par les autorités préfectorales d'un engagement stipulant le recrutement d'un certain nombre de chômeurs au sein de la Compagnie. L’un est décédé et l’autre est dans le coma.

Depuis le 5 janvier 2008 l 'ensemble de la région de Gafsa connaît un fort mouvement social porté largement par la population et réprimé par les autorités. Il est quasi impossible de se rendre actuellement dans le bassin minier.

Une fillette de 8 ans demande le divorce

Publié le 14/04/2008 à 12:00 par kabylieazouzanet
Nojoud Muhammed Nasser a huit ans aussi, et le mercredi 2 avril, elle est arrivée seule à la Cour de justice de Sanaá au Yémen afin d’essayer de trouver un juge qui accepte de poursuivre son père qui l’a mariée de force à un homme de 30 ans. L’enfant demande aussi le divorce pour abus sexuel et violences domestiques.

Selon la loi yéménite, Nojoud de par son âge, n’a pas le droit de poursuivre en justice, cependant un juge a accepté d’écouter sa plainte et a mis le père et le mari en garde à vue.

“Mon père me battait et disait que je devais épouser cet homme, autrement je serais violée et aucun Sheikh dans le pays ne pourra rien pour moi. J’ai refusé, mais ils m’ont quand même mariée” a déclaré Nojoud au journal Yemen Times. “J’ai supplié ma mère, mon père et ma tante pour qu’ils m’aident à divorcer et ils ont répondu qu’ils ne pouvaient rien faire mais que je pouvais me rendre à la cour toute seule si je voulais.” Et c’est précisément ce qu’elle fit.

Nojoud dit avoir subi des agressions sexuelles par son mari. “Il me fait de mauvaises choses, et je n’avais aucune idée de ce en quoi un mariage consiste. Je me sauvais en courant d’une pièce à l’autre mais il finissait par m’attraper, me battre et me faire ce qu’il voulait. J’ai tant pleuré mais personne ne m’écoutait.”

“Lorsque je voulais jouer dehors, il me battait et me demandait d’aller avec lui dans la chambre. Cela a duré deux mois “raconte Nojoud Nasser.

Thamer, le mari, admet avoir eu des relations intimes avec elle, mais estime qu’il n’a rien fait de mal car elle est légalement sa femme. Si le juge insiste pour qu’il divorce , il acceptera. Pour le moment, aucune charge n’est retenue contre le mari ni contre le père. Le mari restera en garde à vue le temps de l’enquête, mais le père a été libéré.

Les émeutes de la faim enflamment l'Afrique

Publié le 12/04/2008 à 12:00 par kabylieazouzanet
Les émeutes de la faim enflamment l'Afrique
Egypte, Maroc, Cameroun, Cote-d'Ivoire, Mauritanie, Sénégal,Burkina Faso : la carte des émeute de la faim s'étend comme une tache de sang sur un corps mutilé. Les dernières prévisions de l'Union Européenne selon lesquelles l'Afrique risque d'être la région la plus touchée par le « choc alimentaire" mondial qui se profile sont en train de se réaliser.

Pour endiguer les menaces d'explosion sociale, nombre de gouvernements prennent des mesures désordonnées, jugées très insuffisantes.
Afrique, Asie, Amérique latine... La flambée des prix des denrées agricoles de base provoque des tensions sociales de plus en plus fortes, qui couvent un peu partout comme dans une gigantesque Cocotte-Minute. Le commissaire européen au Développement, Louis Michel, s'est montré franchement alarmiste. « Un choc alimentaire mondial se profile, moins visible que le choc pétrolier, mais avec l'effet potentiel d'un vrai tsunami économique et humanitaire en Afrique », a-t-il averti, à l'issue d'une rencontre avec le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping.

En Afrique, la grogne sociale se diffuse rapidement. Les émeutes contre le coût de la vie ont fait 40 morts au Cameroun en février et généré de violents incidents en Côte d'Ivoire, en Mauritanie et au Sénégal. Au Burkina Faso, plusieurs syndicats ont lancé hier une grève générale de deux jours.

Dans un rapport publié lundi, la Banque des règlements internationaux (BRI) tirait aussi la sonnette d'alarme : « Le poids de la nourriture dans les dépenses des ménages est élevé en Afrique. Cela veut dire que la hausse des prix mondiaux peut avoir un impact majeur sur les revenus réels. »

Haïti, le pays le plus pauvre des Amériques, est aussi touché de plein fouet. Des milliers de personnes ont manifesté à Port-au-Prince. En Asie, l'envol du prix du riz exaspère de plus en plus les populations, contraignant les gouvernements, paniqués par les risques de déstabilisation, à réagir dans l'urgence. Au Bangladesh, grand importateur de riz, où les familles les plus pauvres consacrent 70 % de leurs revenus à la nourriture, l'explosion des prix constitue une vraie menace pour la survie du gouvernement intérimaire.

Pour endiguer les menaces d'explosion sociale, l'armée philippine distribue du riz dans les quartiers pauvres de Manille. Le gouvernement indonésien, obsédé par l'élection présidentielle de l'an prochain, promet lui aussi de distribuer du riz et subventionne désormais l'huile de cuisson. Mais ces mesures désordonnées et de court terme paraissent très insuffisantes à de nombreux experts.

En outre, les grands pays producteurs réduisent leurs exportations pour protéger leur marché intérieur, poussant davantage encore les prix mondiaux à la hausse. La suspension annoncée des exportations de riz de l'Inde (troisième exportateur mondial), elle-même confrontée à une forte inflation, a généré une nouvelle poussée de fièvre. De la Chine à l'Union européenne en passant par les Philippines, il n'y a qu'un seul mot d'ordre désormais : stimuler la production agricole.
1 2 3 4 | >>> | Dernière page




DERNIERS ARTICLES :
ONZE ANS APRÈS SON ASSASSINAT Témoignages inédits sur Lounès Matoub
Pour la première fois, depuis onze ans, des personnes très proches de Lounès Matoub sortent de leur mutisme et décident de parler. Mustapha Matoub, son ami d’enfance et c
AUCUNE CÉRÉMONIE N’EST PRÉVUE Boudiaf, l’oublié des hommages
Mohamed Boudiaf a été assassiné, en direct à la télévision, un certain 29 juin 1992 à la Maison de la culture de Annaba. 17 ans après, la commémoration de la mort de ce g
ESQUE LES ALGERIENS ONT OUBLIER LES ANNEES NOIRS, ET L'ISLAMISME?
Aujourd'hui je me demande, si les algériens ont oublier leur souffrances pendant les années de la grande purge ou il suffit d'être scientifique, ou journaliste pour que o
Commémoration des massacres du 8 Mai 1945 : Le « défilé » macabre
Alors que l’Europe célébrait en ce 8 mai 1945 la fin de la Seconde Guerre mondiale dans l’Algérie occupée, l’ordre colonial réprimait avec une violence inouïe des manifes
Antisémitisme et duplicité
La conférence de l'ONU sur le racisme, dite Durban II, est l'occasion propice à une manœuvre de propagande d'ampleur mondiale. Un tir de barrage préventif a été déclench

forum