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Algérie - Attentat contre le président : Qui et pourquoi ?

Posté le 27.02.2008 par kabylieazouzanet
Le mot a été lâché par le président de la République et conforté par son ministre de l’Intérieur: « Les terroristes servent des intérêts étrangers, des capitales étrangères et des dirigeants étrangers ». S’il ne s’agit pas d’une réaction émotive, de qui parle-t-on ? Difficile de considérer Oussama Ben Laden ou Ayman Edhawahiry comme étant des dirigeants étrangers ou les représentants de « capitales étrangères », c’est-à-dire, dans le langage diplomatique et journaliste usuel, des Etats.

Personne ne prend de gants avec ceux-là pour les désigner comme des terroristes. Alors à qui pensait Abdelaziz Bouteflika en désignant des « capitales étrangères » et des « dirigeants étrangers » ? L’Iran ? Outre que le régime des mollahs n’a pas d’atomes crochus avec les radicaux salafistes, on peut constater que, contrairement à la décennie 90 où l’on ne manquait pas de le désigner comme un soutien au terrorisme, les rapports entre Alger et Téhéran sont plutôt bons et que sur de nombreuses questions ils sont dans la convergence d’intérêts.

Mieux, lors de sa dernière visite, Ahmadinejad a reçu un appui remarqué de la part du Président sur le délicat dossier nucléaire qui oppose l’Iran aux Occidentaux, Etats-Unis en tête. Téhéran, en dépit de la manière dont elle est présentée dans les médias occidentaux, a une attitude très rationnelle. Elle n’a pas de raison objective de créer des problèmes à l’Algérie et à son gouvernement. Le Maroc ? On peut supposer qu’il est désormais suffisamment brûlé par le fléau pour qu’il ne se risque pas à jouer avec ce feu.

Qui alors ? Les Américains ? Voilà une thèse déjà suggérée par Louisa Hanoune, à la suite de l’épisode de « l’alerte imminente » aux attentats lancée par l’ambassade des Etats-Unis en avril dernier et qui avait provoqué des scènes de panique dans la capitale. C’était dans un meeting public. La présidente du PT avait affirmé que les attentats contre le Palais du gouvernement et le commissariat de Bab-Ezzouar n’étaient pas du « terrorisme aveugle » mais une attaque ciblant « l’Etat algérien ». Ses arguments ? La « renationalisation » des hydrocarbures découlant de l’abrogation de la loi sur les hydrocarbures libéralisée qui déplairait à Washington, son refus d’accepter la présence de bases étrangères.

C’est le privilège de celui qui n’exerce pas de fonctions officielles que de pouvoir exprimer ses convictions et analyses sans grandes contraintes que celles de la vraisemblance. Yazid Zerhouni avait à l’époque évité d’aller sur le terrain de Louisa Hanoune en recourant à une formule imagée pour exprimer sa colère: « Ils nous prennent pour des canards sauvages ! ». Mais ce n’est pas un secret de dire qu’il ne manque pas de gens à partager les suspicions exacerbés de Hanoune, même s’il est clair qu’on est dans le domaine de la présomption et non celui de l’information. Même la « qaïdisation » du GSPC a été perçue comme une forme d’américanisation du jeu, qui serait celle d’un activisme radical sans attaches nationales qui justifierait la réponse « antiterroriste globale » des Américains.

Et qui couvrirait aussi, « en dernière instance », diraient les marxistes, des appétits économiques comme l’énergie et les matières premières. Bien sûr, il y a beaucoup d’éléments qui ne cadrent pas avec cette lecture qui est une prise de position politique et non de l’information. Alors, quelles sont donc ces capitales étrangères ? Il faudra se contenter de l’équivoque de la situation, car ni Bouteflika ni Zerhouni ne semblent en mesure d’aller plus loin dans la désignation « des intérêts étrangers, des capitales étrangères et des dirigeants étrangers » qui profitent des actes terroristes.

Si c’est un langage codé, il a peut-être été compris par les destinataires. « Il n’y a personne en Algérie qui pourrait tirer profit de ce genre d’attentats », a dit Zerhouni, comme s’il incitait à regarder ailleurs. Mais on n’est pas très avancé d’entendre dire que l’Algérie est « revenue en force sur la scène internationale, notamment dans le domaine économique » et que « cela a peut-être gêné certains intérêts étrangers ».



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Commémoration du 19e anniversaire de la disparition de Mouloud Mammeri

Posté le 25.02.2008 par kabylieazouzanet
Linguiste et dramaturge, Mouloud Mammeri est un immense romancier de la littérature algérienne et de la culture berbère d’expression française. Il a inscrit son nom avec les plus grands romanciers, tels Mouloud Feraoun ou Kateb Yacine. Romancier engagé, Mouloud Mammeri s’est imposé comme le maître de l’art et de la littérature en Algérie et à l’étranger et cela par sa noble vision de la littérature. Il disait en ce sens : " La vocation de l’écrivain est justement de toujours rappeler les hommes à leur humanité, de toujours leur dire que l’humanité n’est jamais parfaite, jamais entière ". Il avait beaucoup contribué afin de propulser la littérature algérienne d’expression française vers la lumière. Mouloud Mammeri est né le 28 décembre 1917 à Taourirt Mimoune dans la commune d’Ath Yanni, il fait les premiers pas de son parcours éducatif dans son village natal, à l’âge de 11 ans, il se rend chez son oncle à Rabat au (Maroc) où il poursuit ses études secondaires au lycée Gouraud. Quatre ans plus tard, il est de retour au pays où il achève ses études secondaires au lycée Bugeaud, il se rend ensuite à Paris où il poursuit ses études au lycée Louis, afin de préparer l’Ecole normale supérieure. En 1938, il publie une série d’articles dans la revue Aguedal Rabat sur la société et la population berbère mobilisées pendant la Seconde guerre mondiale, il se consacre à l’écriture d’expression francaise. Il sera emprisonné un certain temps par l’armée coloniale. A sa libération, il intègre la faculté de lettres d’Algérie en 1947, suite à sa brillante réussite au concours de professorat de lettres de Paris, il exerce comme enseignant à Médéa puis à la faculté de Ben Aknoun d’Alger. L’année 1952 fut pour lui l’année de la consécration en publiant son premier roman la Colline oubliée, pour lequel il est récompensé par le prix Des quatre jurés ainsi que le Prix littéraire. Il disait "cette œuvre, c’est le tuf ancestral, celui sur lequel tout le reste allait pousser ", viennent ensuite trois grands succès qu’il résume ainsi Le sommeil du juste en 1955 " c’est le lieu des situations bloquées et qui appellent à en sortir ". Son plus grand succès reste le légendaire roman L’opium et le bâton en 1965 qu’il résume ainsi " c’est l’épreuve de la libération " et enfin La traversée en 1982 le roman sur lequel il disait "c’est les lendemains des fêtes." Son parcours de militant prend acte au lendemain du déclenchement de la guerre de Libération où il est connu sous le nom de guerre " Si Mabrouk," il participe activement et amplement à la cause nationale. Il était en effet l’auteur de plusieurs articles de presse, dont notamment la rédaction d’un texte capital qu’il déstine à l’ONU défendant ainsi la cause nationale et dénonçant les crimes commis par l’envahisseur ainsi que la torture. En 1957, ciblé par l’armée coloniale, il s’exile au Maroc où il réside jusqu’à l’Indépendance. De retour en Algérie, Mouloud Mammeri occupe plusieurs postes de responsabilité dont celui de professeur à l’université d’Alger où il préside l’Union des écrivains algériens. De 1969 et ce, jusqu’en 1980, il est à la tête du centre des recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnologiques (Carpe), il élabore un lexique en tamazight qui s’intitule (Amawal) et dirige la revue Lybica, un bulletin scientifique. En 1982, il fonde à Paris le Centre d’études et de recherches amazighes (Ceram) et fonde aussi la revue Awal juste avant sa disparition. En 1988, il reçoit le titre ô combien prestigieux de docteur honoris causa en France. Illustre écrivain, Mammeri a publié en 1976 la grammaire berbère Tazerumt n’tmazight et traduit des poèmes et des contes berbères tels que Machaho et Tellemachaho en 1980, et cela avant de signer son dernier ouvrage Cheikh mohand a dit. Il s’est également investi dans le théâtre pour lequel il a écrit Le Banquet ainsi que la La mort absurde des Aztèques et Le foehn". Mouloud Mammeri décède le 25 février 1989, victime d’un accident de la circulation dans la région de Aïn-Defla sur le chemin du retour après avoir participé à un colloque sur la culture amazighe. Aujourd’hui Mouloud Mammeri est toujours présent dans les esprits de ceux qui l’ont connu mais aussi des plus jeunes, son œuvre a traversé les frontières et pour honorer sa mémoire, la Fédération amazighe des associations culturelles a institué en 1991 un prix portant son nom qui est distribué chaque année. L’université de Oued Aïssi ainsi que la Maison de la culture portent aussi son nom ainsi que plusieurs institutions en France qui lui ont rendu hommage en baptisant des édifices à son nom.

Mammeri Mouloud demeurera toujours l’immense dramaturge et romancier qui a contribué à la reconnaissance de l’œuvre romanesque et scientifique en Algérie ainsi que la culture berbère. "Hommage l’artiste."

le pouvoir africain

Posté le 25.02.2008 par kabylieazouzanet
Voilà donc le Cameroun touché, à son tour, par la fâcheuse mode : Paul Biya envisage de réviser la Constitution de son pays pour, entre autres, faire sauter le verrou du nombre des mandats, actuellement limité à deux. Dans l’esprit de l’opposition – et d’une population qui désespère de voir un jour à quoi ressemble une alternance démocratique –, cette révision reviendrait à une présidence à vie, avec un chef d’Etat qui les a tant déçus et qui, en plus, se débrouille toujours pour ne jamais perdre aucune élection. En Algérie aussi, Abdelaziz Bouteflika est tenté par une révision du même genre. Dire que, dans l’opinion africaine, Bouteflika et Biya ont tous deux la réputation de s’absenter parfois à l’improviste de leur pays, donnant libre cours à toutes sortes de rumeurs sur leur santé, et même sur leur vie ! Jusqu’à présent, on a toujours fini par retrouver l’un et l’autre, dans un hôpital à Paris ou quelque part en Suisse. On aurait pu penser qu’après avoir tant donné, ces pimpants septuagénaires commenceraient à songer à s’occuper enfin et exclusivement d’eux-mêmes, plutôt que de prendre des dispositions pour imposer à leur peuple un bail emphytéotique, pour mourir au pouvoir ! Quand on songe qu’en 1982, Ahmadou Ahidjo avait préféré céder le pouvoir à Paul Biya, plutôt que de partager son temps entre le Val-de-Grâce et son palais de Yaoundé, on se dit que, décidément, les temps ont bien changé ! Tout le monde feint déjà d’avoir oublié que les événements sanglants de ces dernières semaines, au Tchad, trouvent leur source dans une révision constitutionnelle du même type, initiée, en 2005, par Idriss Déby ! On tremble et l’on frémit, lorsque l’on entend les manifestants de Douala clamer que l’obstination du pouvoir à modifier la Constitution est un appel à la violence, et que, de toute évidence, l’alternance au Cameroun ne se fera pas de manière pacifique. On tremble et, a posteriori, on a presque une pensée amicale pour ceux qui, même de mauvaise grâce, ont su renoncer à manipuler la Constitution pour perdurer. Ainsi de Olusegun Obasanjo, au Nigeria et de Alpha Oumar Konaré, au Mali. Voilà au moins la preuve que, lorsque l’entourage sait résister aux mauvaises décisions, les chefs d’Etat peuvent reculer. Et si c’était finalement cela, que l’on appelle aimer son pays plus que sa petite personne ?

interview de bouteflika en rusie

Posté le 24.02.2008 par kabylieazouzanet
Le président Bouteflika a donné une interview à l’agence Tass où il fut question de couscous, de tchektchouka, de terrorisme et de Pouchkine, mais pas de troisième mandat. Quelques extraits :

Monsieur le Président, durant votre présidence, vous avez réussi à faire beaucoup de choses en politique intérieure. Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire encore ?


Beaucoup a été fait sur le plan intérieur, mais beaucoup reste à faire pour répondre aux attentes du peuple algérien, et plus particulièrement à celles de notre jeunesse qui mérite un meilleur sort que celui qui a été le sien jusqu’à maintenant. Au-delà des impératifs de développement économique du pays pour le transformer en véritable pays émergent, notre plan de relance économique a été doté d’une enveloppe budgétaire de plus de 150 milliards USD et se donne comme priorités la formation de nos cadres, la création d’emploi pour les jeunes et l’amélioration de la situation sociale de tous les Algériens. Il s’agit pour nous de tourner définitivement les pages sombres de la tragédie nationale que nous venons de vivre et d’œuvrer pour le parachèvement de la politique de réconciliation nationale, dont les résultats positifs doivent être approfondis et consolidés.


L’Algérie a offert au monde le célèbre footballeur Zineddine Zidane. En tant qu’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, dites-nous ce qui est en train de se faire part les autorités algériennes pour le développement du sport et de l’éducation de la jeunesse ?

Peut-être parce que j’ai commencé ma carrière gouvernementale comme ministre de la Jeunesse et des Sports, je ne me suis jamais éloigné des préoccupations et des attentes de cette jeunesse, même quand j’ai quitté cet important secteur pour prendre en charge d’autres dossiers.
Bien sûr, l’Algérie tout entière est fière de compter parmi ses enfants une star du football mondial de la dimension de Zineddine Zidane. Mais elle compte aussi d’autres sportifs aussi illustres tels Morceli, Boulmerka, Benida Merrah, Hamani, Souakri et bien d’autres que je ne peux citer tous.

Il est notoire que vous vous consacrez entièrement au travail, mais arrivez-vous, Monsieur le Président, à trouver deux jours pour vous consacrer à vos occupations favorites. Le Président algérien a-t-il des hobbies ?

Vous savez, les responsabilités qui sont celles d’un Chef d’Etat laissent très peu de temps à des loisirs, surtout dans les années que nous venons de traverser. Lorsque j’en ai la possibilité, je trouve une évasion dans la lecture, ou en me laissant bercer par la musique classique internationale ou par la musique andalouse. De manière plus générale, je m’intéresse beaucoup aux questions culturelles et je suis heureux lorsqu’il m’est possible de visiter une exposition de peinture, ou de produits artisanaux ou encore le Salon du livre. Ce sont des moments privilégiés qui, malheureusement, ne sont pas aussi nombreux que je le voudrais.


Les forteresses, les mosquées, les ruines romaines, les montagnes et le désert sont les images à travers lesquelles les Russes reconnaissent l’Algérie. Où recommanderiez-vous, Monsieur le Président, de se rendre aux Russes qui cherchent à faire connaissance avec votre pays ?


En été, les touristes peuvent choisir entre des plages qui s’étalent sur une côte de 1.200 km sur la mer Méditerranée et des montagnes qui s’élèvent dans différentes régions du Nord. Durant les autres saisons, ils peuvent se rendre au Sahara qui est le plus beau désert du monde.
Terre de rencontres de différentes civilisations au cours de l’histoire, l’Algérie possède des richesses touristiques inestimables. Pour une plus grande valorisation de ce potentiel, des efforts importants sont aujourd’hui déployés avec une participation de plus en plus grande d’entreprises privées algériennes et étrangères.
Les touristes russes seront donc toujours les bienvenus en Algérie où ils trouveront, à toute période de l’année, une terre et un peuple connus pour la chaleur de leur hospitalité et un climat agréable.
Le plat traditionnel est le couscous, viennent ensuite la chakhchoukha — des pâtes feuilletées coupées en petits morceaux, le tout assaisonné de sauce rouge accompagnée de viandes et de pois chiches — ainsi que le bourek — une farce de viande, d’oignon et d’herbes hachés, sur laquelle on casse un œuf, le tout enveloppé dans une feuille de pâte séchée qu’on fait frire à l’huile et qu’on mange généralement avec une soupe. Dans les fêtes, on offre un méchoui, c’est-à-dire un mouton entier rôti à la broche. A quels plats de la cuisine nationale donne sa préférence le Président Bouteflika ? A quels plats recommanderiez-vous de goûter aux invités de votre pays ?
Les différentes régions d’Algérie ont donné à la cuisine algérienne une assez grande variété. Vous avez cité le plat national qu’est le couscous et d’autres plats aux goûts variés. Ces plats traditionnels confèrent à la cuisine algérienne un attrait exceptionnel. Nous les recommandons tous à nos invités. Pour ma part, je n’ai pas de préférence particulière, mais je suis toujours très heureux d’encourager mes invités à faire honneur à la cuisine algérienne dans toute sa variété.

Chaque année, des dizaines de milliers de personnes sont victimes dans le monde d’affrontements interethniques et interreligieux. En Algérie, les terroristes sont toujours en action, parlez-nous un peu, s’il vous plaît, de votre politique de réconciliation nationale, qui est mise en œuvre avec succès en Algérie ?


Cette politique de réconciliation nationale résulte de la constatation que c’est la seule voie permettant de ramener la paix et la stabilité en Algérie.
Les objectifs de cette politique sont définis dans la Charte de réconciliation nationale massivement approuvée par le peuple algérien. La Charte prévoit la réintégration dans la société de ceux qui ont pu être égarés et qui se sont fourvoyés dans l’action terroriste, moyennant des conditions assurant la sécurité de ces égarés et écartant ceux qui ont pu commettre des meurtres ou des viols ou des destructions.
Le peuple a ainsi fait preuve d’une grande clémence à l’égard des personne égarées ou abusées par une fausse interprétation de notre religion, l’islam, qui est une religion de paix et de tolérance.
Le bilan de l’application de la Charte est en cours et pour l’instant il reflète un succès très satisfaisant.


Vous vous êtes rendu plus d’une fois en Russie. Vous êtes un fervent admirateur de la littérature russe et aimez citer des classiques russes, comme Dostoïevski, Tolstoï et Tchékhov. Qu’est-ce qui vous a le plus frappé dans notre pays ? Quelles sont les impressions les plus vives que vous en avez gardé ?

Ce qui frappe le plus dans la Russie, celle d’hier comme celle d’aujourd’hui, c’est que c’est un immense pays dont le peuple, à sa mesure, est courageux, intelligent et doté d’un sens du sacrifice rarement égalé ; qualités qu’il a eues à démontrer tout au long de son histoire riche et tumultueuse.
Puisque vous me parlez de la littérature russe, notamment celle de son âge d’or, le XIXe siècle, il va sans dire qu’elle constitue l’un des apports les plus considérables du génie russe à la culture universelle. Elle permet de connaître la Russie et ce qu’on appelle l’âme russe.
Bien sûr, je garde des impressions et des souvenirs indélébiles de mes précédents voyages en Russie. Comment oublier la mégapole Moscou où les techniques modernes se sont donné rendez-vous, avec son métro, ses instituts et sa Cité des étoiles, mais qui est en même temps restée si jalouse de l’identité russe avec ses églises et ses monastères, sa place Rouge et son Kremlin ? Comment oublier Saint-Petersbourg, l’harmonie de ses avenues, sa Perspective Nevski et son musée de l’Ermitage, cet écrin splendide de tant de chefs-d’œuvre de l’art universel, sans oublier Tsarskoe Selo, le village où a grandi l’un de ceux qui ont porté la poésie et la langue russe à leurs plus hauts sommets, Alexandre Pouchkine avec qui, en tant qu’Africain, je m’honore de partager quelques racines ?


Une question typiquement traditionnelle par laquelle nous clôturons notre programme “la formule du pouvoir” : quelle définition donnez-vous du pouvoir ? Qu’est-ce que le pouvoir et quel en est le goût ?

Puisque nous nous plaçons sur un plan politique, le pouvoir, selon moi, est la faculté de prendre des décisions concernant les problèmes qui découlent de la politique interne ou externe d’un pays. Je ne parle bien sûr que de ce que l’on pourrait appeler le “pouvoir suprême”, qui s’appuie lui-même sur toute une échelle de pouvoirs à des degrés divers. Je ne prétends pas qu’il s’agisse là d’une définition parfaite, mais c’est tout ce que je peux en dire dans la limite de mes connaissances et de mon expérience.
Le pouvoir implique des responsabilités très lourdes quelquefois, mais dont l’achèvement est l’une des sources les plus importantes de satisfaction. Par contre, et cela a été dit et redit, la solitude est probablement la caractéristique la plus évidente du pouvoir.

Un avis d’un lecteur (Analyse)

Posté le 23.02.2008 par kabylieazouzanet
Mouloud Mammeri, écrivait : «Notre histoire a été écrite par les autres, ils ont dit ce qui les arrangeait, pas ce qui nous arrange » et Jean El Muhub Amrouche , d’ajouter : « Ils veulent nous enfermer dans une histoire sans passé et sans avenir. »

Ceci pour dire qu’il faut que ce soit nous qui prenions en charge « amezruy nnegh », notre histoire!

*C’est au Maroc, dans le Rif qu’on dit : « Agherrabu nnegh, at nendeh s-ufus nnegh » : Notre barque, nous allons la diriger de nos mains, nous-mêmes.


C’est là qu’est la vérité.
Personne ne viendra nous dire que les Imazighens sont les autochtones de Tamazgha, qu’il y a 7500 ans, au moins, ils étaient déjà dans le Ténéré, au Sahara, avec un char tiré par quatre chevaux pour la première fois dans le monde, pas deux comme ailleurs par la suite ,preuve s’il le fallait qu’ils connaissaient la roue, une avancée pour l’humanité ! (Pr Camps, Malika Hachid :Les premiers Berbères entre Méditerranée, Tassili et Nil)

Personne ne viendra nous dire, qu’ils ont été des acteurs, pas des spectateurs des civilisations de le Méditerranée (Massinissa, Juba II, grandes figures reconnues par les Carthaginois, Grecs, Romains..)

Personne ne viendra nous dire que nous avons eu des pharaons glorieux.

Personne ne viendra nous dire que c’est Massinissa ,avec l’armée Maure, qui a traversé les Alpes (tout comme on a oublié les Tabords Marocains ,les Tirailleurs Algériens et Tunisiens, il n’y a pas si longtemps),car les chefs Hannibal (à peine 27 ans)et les autres, s’entouraient non d’historiens, mais « d’historiographes »,c'est-à-dire de gens payés pour dire du bien, des éloges de celui qui les emploie, au risque de trahir la réalité !

Personne ne viendra nous dire, qu’une des grandes dynasties de l’Empire Romain est celle des Sévères, des Berbères de Libye(L’Empereur Septime Sévère premier gouverneur de la Gaulle Romaine dans le Lyonnais est mort à York),que son fils Caracalla a été le premier à déclarer tous les citoyens de l’Empire Romain, égaux (droit appliqué même aux esclaves affranchis) :Constitution antonine de 212

Personne ne viendra nous dire que nous avons eu des Evêques, des Papes qu’aujourd’hui encore, on peut dire que ce qu’a écrit St Augustin est primordial pour la Chrétienté, de même par la suite, pour l’Islam par les royaumes berbères .

Personne ne viendra nous dire que l’armée de Oqba n’est pas venue avec des provisions, eau… pour des années, (80 outres d’eau pour les historiens), que certains gouverneurs allèrent jusqu’à considérer les populations comme un butin de guerre :l’or et les esclaves qui prenaient autrefois la route de Rome et de Constantinople, prenaient désormais celle de Damas. Ouzou . Il a même humilié Koceyla, le chef berbère en lui demandant d’égorger lui-même un mouton, pratique non dévolue au chef chez nous. Il a été obligé de le faire, d’où le geste sur la barbe resté dans toute Tamazgha, pour signifier vengeance.

« Que fais-tu Berbère? à quoi il répondit : « c’est bon pour les poils ». Mais un vieillard d’entre les Arabes passa et s’écria : » « Ce n’est pas pour cela, c’est une menace que ce Berbère vous a fait! Alors Abu El Muhajir s’adressa à Uqba et lui dit : « Que viens tu de faire : voila un homme des plus distingués parmi son peuple, un peuple qui était encore polythéiste il y a peu de temps, et tu prends la peine de lui faire naître la rancune dans son cœur !....(Nnuweïri, extrait de la conquête de l’Afrique septentrionale appendice tome 1 de l'Histoire des Berbères de Ibn Xaldun. (Guide de la Culture et de la Langue Berbère :Mohand Akli Haddadou(Professeur de Berbère/Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou)

Que nos ancêtres ont été dépossédés du peu de biens qu’ils avaient,des chevaux que l’envahisseur a trouvé sur place-le fameux cheval barbe, berbère- car on ne traverse pas le désert à cheval : l’Afrique par Monts et par Chevaux :J Louis Gouraud) ,) :
Personne, ne viendra nous dire qu’il n’y a aucune ruine datant des « Arabes », dans Tamaz&a (Medrassens,Mausolées…),qu’ils n’ont rien construit,tout est œuvre de Berbères, qu’ils ont au contraire détruit sur leur passage la civilisation Byzantine, Perse, Egyptiene, Romaine. « di Tferka u Gaffa ,Afrique du Nord, »que ceux qui se disent « Arabes »,n’ont aucun habit, aucune poterie ,aucun bijou, aucune coutume…l’équivalent de Anzar,A&enja, Yennayer…)…qui fait d’eux des Orientaux….ils sont simplement des Imazi&en arabophones .Si on enlève les pratiques religieuses qui sont communes, ils n’ont rien qui puisse les rattacher ailleurs.

Et si les Imazi&en sont encore là, alors que d’autres peuples ont disparu, c’est parce qu’ils ont des valeurs universelles, qui ont devancé le temps :Aanaya, Egalité, Laïcité, Respect de l’Homme…il n’y a qu’à voir le droit coutumier des Aït Atta ou autre !On pourrait continuer les énumérations.

Pour en revenir à l’art, avec la nouvelle religion qui nous arrive, on commence même à construire des minarets arrondis..,,pas comme la Tour Hassan,la Mamounia,Tlemcen, Alger…pour effacer la trace des Imazi&en, des minarets ronds, « en fusées qui ne décollent jamais » comme disait avec humour Kateb Yacine.
Maintenant, si la foi, (Iman), est du domaine personnel respectable, Ddin, la religion, c’est de la politique, puisque chacun prétend avoir donné la meilleure interprétation humaine au seul livre qui soit sacré pour un croyant : le Coran.

Ceci pour dire, que Imazighen sont là, chez eux, depuis la nuit des temps avec leur civilisation propre. Il ne faudrait pas comme dit la chanson du Groupe Idurar : »
« AAwdiw (ayyis) n-baba d-Jeddi, rnigh, rrekba n deffir »
Le cheval est à mon père et mon grand père, et je dois monter derrière !

Ar timlilit

Situation des droits de l’homme au Sahara occidental

Posté le 22.02.2008 par kabylieazouzanet
Le ministre d’Etat britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth, Kim Howells, a exclu hier la publication par les Nations unies du rapport élaboré, en 2006, par le Haut commissariat aux droits de l’homme (le Conseil des droits de l’homme actuellement) sur la situation des droits humains au Sahara occidental.

Kim Howells a précisé que « le Haut commissariat a élaboré son rapport en septembre 2006 (...), néanmoins, l’ONU maintient sa décision de la non-publication de ce rapport, dès lors que nous ne nous attendions pas à ce qu’il le soit », a-t-il dit. Il n’a cependant pas précisé les raisons pour lesquelles les Nations unies persistent à garder le rapport confidentiel, en dépit des appels incessants des organisations des droits de l’homme pour sa publication, ni les démarches que le Royaume-Uni pourrait entreprendre dans ce sens. La France qui soutient le Maroc dans sa colonisation du Sahara occidental serait, croit-on savoir, derrière la décision de la non-publication du document. Contacté, El Khalil Sid M’hamed, ministre des Territoires occupés sahraouis, a estimé que « la Grande-Bretagne ne peut que condamner le caractère colonial et génocidaire au Sahara occidental et être en faveur de la publication du rapport du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, en tant que membre du Conseil de sécurité ». Le ministre sahraoui a tenu à rappeler que le rapport de la commission onusienne (HCDH) sur le Sahara occidental a « mis en lumière les exactions marocaines » et le « déni de justice », dont est victime le peuple sahraoui. Il a également averti que l’Onu qui se trouve depuis 17 ans au Sahara occidental a une responsabilité pour superviser un référendum d’autodétermination et faire aboutir le processus de décolonisation. La commission du HCDH, qui avait élaboré le rapport après une visite dans les territoires occupés du Sahara occidental en mai 2006, avait mis en lumière les violations des droits de l’homme commises par le Maroc. Le rapport du HCDH affirmait même que l’autodétermination est un « droit fondamental » du peuple sahraoui qui doit en jouir « sans plus de retard ». Mais la publication de ce rapport n’a pas vu le jour sous la pression de certains pays qui continuent de soutenir le colonisateur du Sahara occidental. Il reste que cette fâcheuse annonce du ministre intervient au moment du lancement d’une vaste campagne de solidarité au sein de la chambre basse du Parlement britannique en faveur de la cause juste du peuple sahraoui en lutte pour son droit à l’autodétermination, conformément aux décisions de la légalité internationale. En novembre 2007, des dizaines de députés avaient signé une motion sur la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental. Les députés britanniques ont exhorté leur gouvernement « à continuer à œuvrer pour garantir la libération de tous les détenus d’opinion sahraouie et permettre l’accès des observateurs internationaux et des médias aux territoires occupés ». La motion appelle le gouvernement britannique à poursuivre « le soutien des efforts onusiens afin de parvenir à un règlement juste du conflit du Sahara occidental (...) garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».

Des auteurs des violations des droits de l'homme toujours impunis au Nord Kivu

Posté le 22.02.2008 par kabylieazouzanet
La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monuc) a déploré mercredi qu'aucune enquête judiciaire ne soit diligentée jusque là contre des violations graves des droits de l'homme perpétrées par les éléments de la 2ème brigade intégrée de l'armée congolaise et du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) de du général dissident Laurent Nkunda au Nord-Kivu, dans l'est de la RDC.

"Depuis leur déploiement au Nord-Kivu, des éléments de la 2ème brigade intégrée auraient tué plusieurs civils dans la localité de Musezero, située à environ 50 km de Goma.

Le Bureau des Nations Unies pour les droits de l'homme (BNUDH) a identifié huit personnes tuées parmi lesquelles trois enfants, et une personne disparue." a décalré ce le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki.

Il a indiqué que les éléments du CNDP, des preuves accablantes attestent qu'ils auraient tué une trentaine de civils à Kalonge petit village situé à environ 60 km de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, et dans les villages environnants entre le 16 et 20 janvier dernier.



Selon le porte-parole de la Monuc, ces tueries, apparemment préméditées, étaient commises à titre de représailles contre cette population civile, pour s'être réfugiée dans une zone contrôlée par les Patriotes résistants Congolais (PARECO).

"Les violations des droits de l'homme par certaines parties signataires des actes d'engagement de Goma au cours des mois de janvier et février 2008, préoccupe également la Monuc", a-il indiqué.

Malgré l'engagement solennel de respecter les règles du droit international humanitaire et des droits de l'homme, la Monuc continue à enregistrer de nombreuses allégations graves des violations de la part des signataires.

D'une manière générale, poursuit M. Saïki, ces allégations concernent des actes susceptibles de constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

Grâce à l'or noir, Alger engrange des recettes fiscales colossales

Posté le 22.02.2008 par kabylieazouzanet
Plus de 27 milliards d'euros de recettes sont entrés dans les caisses du fisc algérien en 2007, grâce au pétrole. Sur cette manne, plus de 17 milliards d'euros vont abonder le Fonds de régulation des recettes.

Les cours élevés du pétrole aidant, l'Algérie a réalisé plus de 27 milliards d'euros (2.711,84 milliards de dinars) de recettes fiscales pétrolières en 2007, a annnoncé ce mardi le directeur de la fiscalité des grandes entreprises, Djilali Kouider Benhamed. Ce montant est nettement plus élevé que celui inscrit dans la loi de finances pour 2007 qui tablait sur des recettes fiscales pétrolières de 973 milliards de dinars (10 milliards d'euros environ).

La plus-value s'explique essentiellement par le fait que le prix de référence pour le calcul de la fiscalité pétrolière est arbitrairement fixé par les autorités à 19 dollars le baril contre un prix moyen effectif de vente d'environ 90 dollars le baril. Alger explique ce mode de calcul par une démarche "prudente" dans la gestion des revenus pétroliers pour parer à une éventuelle chute des prix du brut.

La différence entre les recettes fiscales pétrolières effectives et celles prévues par la loi de finances, soit plus de 17 milliards d'euros, est versée au Fonds de régulation des recettes (FRR), placé sous la haute main de la présidence de la république. Les ressources du FRR sont passées à plus de 32 milliards d'euros fin décembre 2007.

Le Kosovo proclame son indépendance

Posté le 18.02.2008 par kabylieazouzanet
« C’est fait. Tout le monde le sait. Les autorités de Belgrade ne peuvent plus influer sur le processus vers la déclaration et la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo », a dit M. Thaçi, en affirmant que quelque 100 pays étaient déjà d’accord pour reconnaître la séparation avec la Serbie.

L’indépendance de la province serbe du Kosovo a été proclamée hier, et à vrai dire, sans que cela ne surprenne qui que ce soit. Le Parlement du Kosovo a voté hier par acclamation la proclamation d’indépendance de cette province du sud de la Serbie à majorité albanaise. Alors même que se déroulait cette cérémonie, le président serbe, Boris Tadic, faisait savoir que la Serbie ne reconnaîtra jamais l’indépendance du Kosovo. De quelle manière et avec quels moyens ? Là est toute la question. Toujours est-il que des dizaines de milliers de Kosovars ont salué l’événement. Ce qui sautait aux yeux, c’est le drapeau de l’Albanie, représentant un aigle bicéphale noir sur fond rouge, déployé partout, un drapeau spécifique du Kosovo n’ayant pas encore été défini. Ce n’est même plus la fin d’un suspense, tout a été fait dans cette perspective depuis 1999, quand la KFOR (la force de maintien de la paix de l’ONU) s’est substituée aux structures existantes jusqu’à certains symboles de souveraineté. Telle est la conséquence aujourd’hui de la guerre menée en 1999 contre le régime de ce qui restait de l’ancienne Yougoslavie, dirigée à l’époque par Slobodan Milosévic, décédé dans une prison du TPIY (tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie). Sa défaite allait donc être aussi celle de la Serbie à qui il ne reste que le verbe pour dénoncer ce processus. Personne n’y a prêté attention, comme le montre la détermination des dirigeants kosovars. Ou encore les Européens – pas tous il est vrai – qui semblent avoir pris au mot le secrétaire général de l’ONU qui déclarait que le dossier du Kosovo était une « question européenne ». Quant au Premier ministre kosovar, il affichait une assurance à toute épreuve. « C’est fait. Tout le monde le sait. Les autorités de Belgrade ne peuvent plus influer sur le processus vers la déclaration et la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo », a dit Hashim Thaçi, en affirmant que quelque 100 pays étaient déjà d’accord pour reconnaître la séparation avec la Serbie. M. Thaçi a indiqué à plusieurs reprises que le processus menant à la déclaration d’indépendance était mené par les responsables du Kosovo « en coordination » avec les Occidentaux. Les Etats-Unis et plusieurs grands pays de l’Union européenne (UE) ont exprimé, au cours des dernières semaines, leur intention de reconnaître rapidement l’indépendance du Kosovo après sa proclamation. En revanche, Belgrade, fermement soutenu par la Russie, et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10% de la population) sont opposés à toute indépendance unilatérale de la province. « Je n’abandonnerai jamais la lutte pour notre Kosovo », a juré, en prêtant serment vendredi, le président serbe, Boris Tadic, réélu le 3 février, qui avait auparavant averti que « les relations ne seraient plus les mêmes » avec les pays qui reconnaîtraient le Kosovo.

La 1244 en question

Cette proclamation intervient alors que les pays de l’UE ont donné samedi leur feu vert à l’envoi d’une mission de quelque 2000 policiers et juristes, baptisée Eulex, chargée d’accompagner l’indépendance du Kosovo. Cette mission doit prendre la relève de la Mission de l’ONU au Kosovo (MINUK), qui administre la province depuis 1999. Et c’est là justement où surgit un problème de taille, et qui constitue un argument entre les mains des dirigeants serbes. La KFOR assure depuis 1999 la sécurité au Kosovo. Avec la MINUK, elle y a été envoyée au terme de la résolution 1244 du Conseil de sécurité adoptée en juin 1999, qui accorde au Kosovo une « autonomie substantielle » tout en réaffirmant la souveraineté de Belgrade sur ce territoire. C’est ce qui sert de base à l’opposition serbe et aussi à celle de la Russie, mais visiblement ceux qui ont adopté cette résolution ont tout fait pour en oublier jusqu’à l’existence. Dans une première décision contestant d’avance la souveraineté kosovare et augmentant le risque d’une sécession, les Serbes du Kosovo ont annoncé qu’ils organiseraient sur leur territoire les élections municipales prévues en mai en Serbie et indiqué qu’ils formeraient leur propre parlement. Parmi les scénarios possibles figure une sécession du nord du Kosovo, où vivent 40000 des 100 000 Serbes présents dans la province. Retour donc à la case départ, mais à l’inverse de ce qui prévalait jusqu’en 1999, c’est-à-dire que les Serbes entendent devenir une minorité active dans le nouvel Etat. Mais à ce rythme, l’UE n’aura-t-elle pas encouragé un processus qu’il lui sera impossible de maîtriser et qui sera aussi dangereux pour elle ?

Quand Bouteflika sanctionne la Kabylie : Des projets économiques délocalisés de Bejaia et Azzefoun

Posté le 17.02.2008 par kabylieazouzanet
La raffinerie de pétrole de Bejaia sera, selon toute vraisemblance, délocalisée malgré toutes les expertises (Sonatrach compris) qui donnaient Bejaia comme site privilégié (existence de pipeline, port pétrolier…). Une autre étude commandée par le ministère de l’énergie à un bureau d’études étranger qui a coûté 3 millions de dollars au trésor public est arrivée aux mêmes conclusions que celles de Sonatrach.
S’étant saisi du dossier, le député Djamel FERDJELLAH apprend que le conseil du gouvernement à l’époque d’Ouyahia a entériné le choix des bureaux d’études en retenant l’implantation de la raffinerie à Bejaia. Transféré sur Tiaret, la réalisation patine depuis plus de deux ans à cause de contraintes techniques et surtout l’absence d’adduction d’eau dont le projet nécessite des quantités considérables.
Dans le même temps une centrale thermoélectrique devant approvisionner toute la région d’Azzefoun vient d’être délocalisée cette semaine alors que toutes les études ont été finalisées. A noter que sans cette centrale, il ne sera même pas possible d’alimenter une grue dans le nouveau port d’Azzefoun. Les élus locaux informés par M.Hamdani, émissaire du ministère de l’agriculture, venu signifier le blocage du projet s’apprêtent à organiser la réplique à cette entreprise d’étouffement économique et énergétique.
Bureaucratie tentaculaire qui décourage tout investisseur potentiel, délocalisation consécutive aux désordres et abus fiscaux et gestion opaque du foncier rendent toute affectation de terrain illusoire dans des délais raisonnables. Rien n’aura été épargné à la Kabylie.
Non content de ne rien programmer, Bouteflika bloque les projets antérieurs.
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