Posté le 08.04.2008 par kabylieazouzanet
C’est une photo terrible, insupportable, que celle figurant en « une » d’El Khabar prise dans la morgue d’un hôpital pour illustrer un article indiquant que huit corps de haragas, flottant en mer ont été repêchés au nord-est de Cap Carbon par la marine nationale. Sur la photo, trois jeunes dont deux sont enveloppés dans des sacs de plastique, tandis que le troisième, encore revêtu d’un blouson de cuir, tenait encore son gilet de sauvetage. Il avait un visage paisible. Il semblait dormir.
Ces jeunes, contraint de fuir leur pays, mettant leur vie en péril, illustrent on ne peut mieux la détresse d’une partie de la jeunesse du pays. Horizon bouché, faute de perspectives, et ce, au moment où l’on annonce que l’Algérie a engrangé 110 milliards de dollars de réserves de change, les jeunes algériens ne croient plus aux promesses sans lendemain. Ils voient bien que leur situation ne s’est pas améliorée. Dire qu’ils sont victimes des mirages occidentaux véhiculés par Internet ou via les télés satellitaires, c’est insulter la mémoire de ces haragas morts en mer. La réalité, ils la connaissent mieux que quiconque parce qu’ils la vivent au quotidien. Toute la journée à tourner en rond, à glander, à se débrouiller comme ils peuvent – marché noir par exemple – pour se payer des vêtements, des chaussures Nike, des CD, voire aider leur famille, toute la journée à ne rien voir venir, pas une once d’espoir,.. ne peut conduire qu’au désespoir.
Ces jeunes ont beaucoup de mérite parce qu’ils auraient pu succomber aux sirènes de la Qaida au Maghreb islamique qui leur promet le paradis et 72 houris s’ils acceptaient de mourir en martyrs du djihad. Non, en tentant le tout pour le tout, ils n’aspiraient qu’à une chose : vivre, reconstruire leur vie dans un pays étranger où ils espéraient trouver du travail, conscients surtout que ce ne sera pas facile, qu’ils peuvent être expulsés vers leur pays d’origine. Non, ce ne sont pas des trafiquants, des délinquants comme se permettent de les juger ceux qui se sont fait une place au soleil ou ces bureaucrates sur qui repose le système actuel. Non, parmi eux, il n’y a pas d’islamistes radicaux qui tentent de gagner l’Europe pour commettre des attentats comme l’a écrit un quotidien national dans le but de faire peur. Et ce n’est pas en actionnant les imams, ce n’est pas le discours moral et religieux qui arrêtera ces jeunes. Car, comme je l’ai déjà écris, la mosquée n’est pas le lieu indiqué pour traiter le chômage et la mal vie de cette jeunesse sans travail, sans espoir. Sorti de la mosquée, leur quotidien fait d’injustice sociale les rattrape rapidement.
Il ne faut ni les condamner ni les juger parce que nous n’en avons pas le droit, parce que l’existence de ces haragas est bel et bien l’indice d’un malaise profond qui mine le pays, l’indice visible d’un système politique dont la seule préoccupation est de se perpétuer. Si ce pouvoir s’était attaqué aux vrais problèmes du pays, qui sont énormes et complexes et qu’on ne peut régler avec une baguette magique, et ce, combien même il n’aurait pas réussi dans sa tâche, on pourrait à la rigueur écrire et clamer : ce pouvoir a fait de son mieux. Malheureusement, ce n’est pas le cas. C’est l’amère réalité.
H.Z
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Posté le 04.04.2008 par kabylieazouzanet
Le rédacteur en chef de l’hebdomadaire indépendant Al-Doustour, Ibrahim Issa, condamné le 26 mars 2008 à six mois de prison par tribunal correctionnel de Boulak Abou El-Ela (Le Caire) pour “diffusion de fausses informations pouvant causer des troubles à l’ordre public et nuire à la réputation du pays”, qui faisait l’objet de huit autres plaintes, toutes invalidées par la justice, sera jugé demain 5 avril en appel, dans une autre affaire de diffamation opposant trois autres de ses rédacteurs en chef au Parti national démocratique (PND), le parti de Moubarek. Le 13 septembre 2007, le tribunal correctionnel d’Al-Agouza (Le Caire) avait condamné les rédacteurs en chef d’Al-Doustour, Ibrahim Issa, de l’hebdomadaire Al-Fagr, Adel Hammouda, du journal indépendant Saout Al-Oumma, Wael Al-Abrashi, et de l’hebdomadaire Karama, Abdel-Halim Qandil à un an de travaux forcés et 20 000 livres égyptiennes (2600 euros) d’amende pour “diffusion de fausses informations pouvant causer des troubles à l’ordre public et nuire à la réputation du pays”.
L’affaire Ibrahim Issa avait débuté le 5 septembre 2007 par une plainte déposée par un membre du Parti national démocratique (PND), concerne la publication d’articles faisant état de rumeurs sur la santé du président Hosni Moubarak.
Par ailleurs, alors que le Raïs prépare sa succession en la personne de son fils, la campagne de répression contre les médias bat son plein, frappant aussi bien la presse écrite que les nouveaux les sites web et les blogs. Ainsi, Abdel Kareem Nabil Suleiman (« Kareem Amer »), étudiant en droit, a été condamné le 22 fé-vrier 2007 à quatre ans de prison, dont trois pour avoir "incité à la haine de l’islam" et un pour "diffamation à l’égard du président de la République". Il est incarcéré à la prison de Borg El Arab, à 40km d’Alexandrie, où il est victime de mauvais traitements. Dans les lettres qu’il a fait parvenir à ses avocats, il a évo-qué son "enfermement en cellule d’isolement pendant dix jours" et des "tortures physiques, passées sous silence par le médecin de la prison qui a modifié son dossier médical". « Kareem Amer est un bouc émissaire. On a voulu que sa condamnation soit exemplaire. Depuis, plusieurs blogueurs ont été obligés de fermer leurs sites ou d’en reti-rer des commentaires. Des rumeurs ont même été lancées contre certains d’entre eux, les ac-cusant de s’être convertis au christianisme, d’être homosexuels ou criminels, pour pouvoir les arrêter et les détenir pendant presque deux mois parfois. (...) En Egypte, c’est en bloguant que les libertés s’acquièrent. Ce sont les blogueurs qui traitent des sujets tabous et qui diffusent des articles que nul autre média n’oserait diffuser" écrit un journaliste blogueur indépendant lui-même sous le coup d’un mandat d’arrêt suite à la publication, sur son blog, (http://misrdigital.blogspirit.com/) de photos prises lors d’une manifestation au printemps 2006, mon-trant deux policiers déchirer le drapeau égyptien. En janvier 2007, il avait fait partie de ceux qui avaient publié sur le Net des vidéos de policiers torturant des détenus. Ces images ont depuis servi de preuves aux autorités pour condamner l’un des agents à trois ans de prison.
Posté le 04.04.2008 par kabylieazouzanet
Nous sommes à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle et rien n’indique que beaucoup de choses aient évolué dans le sens d’un scrutin libre et transparent. Pour l’heure, tout ce que l’on sait est que les partis au pouvoir et leurs relais au sein de la société s’agitent pour que Abdelaziz Bouteflika postule pour un troisième mandat. Ce qui suppose une révision de la Constitution permettant de faire sauter le verrou limitant à deux le nombre de mandats. Sur ce dernier point, le moins qu’on puisse dire, c’est le flou le plus total. Faire adopter les amendements constitutionnels par un Parlement élu par moins d’un tiers des électeurs serait du plus mauvais effet. Cela reviendrait à imposer à une majorité d’Algériens une décision votée par un Parlement souffrant d’un réel déficit de légitimité. Et ce, même si après avoir été adoptée par le Parlement, cette révision constitutionnelle est ensuite proposée à un vote référendaire dont on connaît par avance le résultat. Dans les deux cas de figure, on sera dans une situation de déni démocratique.
Au delà de ce débat juridico-politique, qui n’est pas sans intérêt, la question est de savoir si une élection présidentielle a beaucoup de sens dans l’Algérie d’aujourd’hui ? Dans les conditions socio-politiques présentes, accepter d’y participer ne pourrait conduire qu’à reproduire les impasses dont souffre le pays depuis plus de 20 ans. En effet, dans les conditions d’un système où la séparation des pouvoirs n’existe pas, où les libertés démocratiques et de la presse laissent à désirer, où des limitations au droit de réunion ont réduit à néant le peu d’espace d’expression libre, où les grands médias demeurent interdits à l’opposition, où il n’est pas possible de porter la contradiction aux politiques du pouvoir dans les domaines économiques, sociaux et culturels, et où en fin de compte, il n’est pas possible de demander des comptes sur l’utilisation de l’argent ( 110 milliards de réserves de change) du pays,..il ne peut y avoir d’élection présidentielle libre et transparente. Et ce, sans compter les autres conditions sous-jacentes à toutes élections : la neutralité de l’administration qui ne peut être possible sur simple injonction administrative et l’existence d’une justice indépendante… Pour résumer et aller vite, ce sont toutes ces conditions-là qui font aujourd’hui défaut.
Bien sûr, certains rétorqueront qu’il faut y aller, qu’il ne faut pas pratiquer la politique de la chaise vide, qu’il faut faire confiance au peuple et qu’il suffit d’une réelle surveillance internationale garantissant la régularité du scrutin pour espérer battre le candidat du pouvoir ou à défaut le mettre en difficulté. Ou que si on s’oppose à cette élection, ce serait faire le jeu d’un clan du pouvoir ou que l’on est instrumenté par ce même clan !
Soyons clairs ! D’abord, de nombreux exemples à travers le monde ont montré les limites de la surveillance internationale : il n’existe pas d’élections qui ont été annulées à la suite de pressions internationale. En revanche, si elles ont été annulées, elles l’ont été sous la pression populaire nationale ! Ensuite la pression internationale, américaine surtout, ne s’exerce que là où les intérêts US sont en jeu. Autrement dit, quand l’Occident juge qu’un régime ne lui plaît pas ( en général des petits pays) ou qu’il le considère hostile à sa politique, alors dans ce cas précis (des exemples existent), il n’attend pas qu’aient lieu des élections, que des opposants du pays en question viennent le solliciter pour exercer les pressions nécessaires. En général, il prend les devants, fait actionner certaines ONG de défense des droits de l’Homme donnant lieu à une campagne internationale focalisé contre le régime en question, relayée par les médias. En parallèle, il multiplie les pressions de toutes sortes, des mesures sont prises contre ce régime ( gel des crédits, des avoirs bancaires de ses dirigeants, de l’aide économique ), menace de faire déferrer ses dirigeants devant des juridictions internationales, etc... Et dans le même temps, il déroule le tapis rouge aux opposants à ce régime…S’agissant de l’Algérie, ce n’est pas le cas. Le pouvoir algérien est, au contraire, bien vu par les capitales occidentales. Sa politique internationale qui colle à celle de Washington est jugée positive. Certes, des remontrances lui sont faites en matière de liberté. Sans plus. Mais pour l’essentiel, il ferme les yeux. Cet Occident que certains opposants algériens sollicitent s'est-il offusqué de ce que Ben Ali se fasse réélire à plus de 95% des voix et qu'il postule pour un cinquième mandat ? Certes non, Ben Ali est qualifié d'ami et d'allié de l'Occident.
Dès lors, il ne faut pas trop se faire d’illusions, compter sur les pressions occidentales pour changer l’état des choses en Algérie et assurer un déroulement correct du scrutin présidentiel.
Alors que faire ? Eh bien, faire comme les autres oppositions à travers le monde, se battre sur le terrain réel de la citoyenneté, des droits sociaux, de la femme, de sorte à créer un élan mobilisateur en mesure de favoriser pacifiquement et démocratiquement le changement. Qui plus est, compter sur les militaires, en agitant la menace islamiste, ne mènera pas à l’instauration d’un Etat républicain et démocratique. Les démocrates doivent compter sur eux mêmes, sur leur capacité à mobiliser afin de créer les conditions d’une alternative démocratique. Il faut, comme on dit en football, « mouiller le maillot ».
Le reste, faire appel à une surveillance internationale, guetter si le chef de l’Etat va se présenter ou non, me paraît secondaire…
Posté le 01.04.2008 par kabylieazouzanet

Les élections générales du 29 mars devaient être un dernier plébiscite pour Mugabe, elles auront été celles qui enterrent un système devenu si impopulaire qu'il était devenu impossible de lui confectionner un plan de "sauvetage"... En dépit de toutes les manipulations et du découpage électoral, le monde a assisté, ces dernières quarante-huit heures, aux convulsions d'une dynastie à l'agonie. Au lendemain des élections générales du 29 mars, l'opposition au régime du président Robert Mugabe revendique une ample victoire. Les résultats officiels se font attendre mais l'opposition crie victoire et affirme que son candidat, Morgan Tsvangirai, aurait "massacré" l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF), le parti présidentiel... Celui-ci avait pourtant procédé à un découpage des circonscriptions électorales rurales, généralement acquises à Mugabe, pour accorder deux fois plus de poids au vote rural par rapport au vote urbain. Il avait également manipulé les listes électorales et la répartition des bureaux de vote, mais deux éléments significatifs ont annulé l'effet de ces mesures : une participation importante des électeurs des zones urbaines et une faible participation dans les circonscriptions rurales (15 % ou moins).
Le parti de Mugabe avait également sous-estimé l'effet Makoni [ex-ministre de Mugabe, il a quitté la ZANU-PF pour se présenter à la présidentielle], qui a obtenu de bien meilleurs résultats que ce à quoi on s'attendait.
Posté le 01.04.2008 par kabylieazouzanet
La décision "ressemble à un poisson d'avril", titre un quotidien d'Istanbul . A l'unanimité, la Cour constitutionnelle turque a jugé recevable, le 31 mars, une demande d'interdiction du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir. Un procureur accuse en effet l'AKP d'activités antilaïques. L'examen de la plainte pourrait prendre des mois. La nouvelle a fait chuter la Bourse d'Istanbul et suscité l'inquiétude de l'Union européenne. Soixante-et-onze responsables de l'AKP, dont le Premier ministre Erdogan et le président Gül, pourraient également être interdits d'activité politique pendant cinq ans.
La Cour constitutionnelle a donné suite lundi à une requête visant à obtenir l'interdiction du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir, une procédure qui pourrait menacer la stabilité politique et les aspirations européennes de la Turquie.
La plus haute instance judiciaire du pays a jugé recevable le recours déposé le 14 mars par le procureur en chef de la Cour de cassation, Abdurrahman Yalçinkaya, qui estime que l'AKP, qui gouverne depuis 2002, menace les fondements laïques de la république turque.
Le vice-président de la Cour constitutionnelle Osman Paksüt a déclaré devant une myriade de caméras, au terme d'une réunion, que la décision avait été prise à l'unanimité des 11 juges. Une majorité des juges a par ailleurs décidé d'inclure dans le procès le chef de l'Etat Abdullah Gül, un ancien cadre de l'AKP, a dit M. Paksüt. Cette décision lance formellement le procès à l'encontre de l'AKP, créé en 2001 sur les cendres de partis islamistes dissous.
Dans son réquisitoire, le procureur a réclamé cinq années d'interdiction de politique à l'encontre de 71 responsables de l'AKP, dont M. Gül et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Le parti réfute ces accusations et affirme que la plainte répond à des motivations politiques. L'AKP, qui a été confortablement réélu lors des dernières élections législatives en juillet 2007, affirme avoir rompu avec l'islam politique et se définit comme un parti "démocrate conservateur".
Les milieux pro-laïcité, très influents au sein de l'armée et de la magistrature, l'accusent néanmoins de vouloir islamiser la Turquie, officiellement à 99% musulmane mais au régime strictement laïc.
Le porte-parole du gouvernement, le vice-Premier ministre Cemil Cicek, a semblé minimiser la décision de la Cour constitutionnelle. "Nous nous soucions plutôt de questions comme les réformes, le développement économique et le processus d'adhésion à l'Union européenne", a-t-il dit à l'issue d'un conseil des ministres.
L'AKP dispose d'un délai d'un mois, extensible, pour présenter sa défense. Un verdict devrait prendre plusieurs mois.
M. Yalçinkaya accuse l'AKP d'être devenu un "foyer d'activités allant à l'encontre de la laïcité". Son initiative a alimenté les tensions entre les défenseurs de la laïcité et les partisans du gouvernement. Le procureur cite aussi dans son recours la récente libéralisation du voile islamique à l'Université, dont l'application est toujours suspendue à une décision de la justice.
Cette procédure insolite contre un parti au pouvoir en Turquie - même si une vingtaine de partis ont été interdits depuis les années 1960 - pourrait menacer la stabilité politique du pays et perturber ses négociations d'adhésion à l'UE, qui n'avancent qu'au ralenti depuis leur ouverture en octobre 2005.
La Commission européenne a appelé samedi par la voix de son commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn, la justice turque à prendre en compte "l'intérêt à long terme" du pays. Le cadre de ces négociations stipule qu'en cas de "violation grave des principes démocratiques" par la Turquie, "la Commission est obligée de regarder quelles ramifications cela pourrait avoir sur les négociations", a-t-il déclaré.
Pour éviter une interdiction, l'AKP, qui domine le Parlement turc, a préparé en catastrophe une révision constitutionnelle - qui n'a pas encore été présenté - qui rendrait plus difficile la fermeture de partis politiques.
"Un changement est devenu une nécessité", a affirmé lundi Nihat Ergün, vice-président du groupe parlementaire de l'AKP. Il a estimé que le système actuel de dissolution pouvait amener à l'arrêt des travaux législatifs, rappelant qu'un autre parti, le DTP pro-kurde (20 sièges sur 550), était également menacé de dissolution.
Posté le 30.03.2008 par kabylieazouzanet
Qu’est ce qu’un Bouteflika après 2009 ? Alors tapez « Mugabe » ! Son pays est en ruine, il a 84 ans et il règne depuis 28 ans... Et pourtant, Robert Mugabe s’est présenté hier pour un sixième mandat, à l'élection présidentielle au Zimbabwe, et a fait en sorte de ne pas pouvoir perdre!
Qu’est ce qu’un Bouteflika après 2009 ? Alors tapez « Bongo » ! Albert-Bernard Bongo, converti à l'islam en 1973 et devient El Hadj Omar : au pouvoir au Gabon depuis 47 ans, dont 41 ans en tant que président !
Qu’est ce qu’un Bouteflika après 2009 ? Alors tapez Ben Ali, notre voisin. Le président tunisien Ben Ali (72 ans), au pouvoir depuis 1987, veut modifier la Constitution et s’offrir un cinquième mandat en 2009. La Constitution tunisienne, déjà amendée en 2004, afin de permettre au postulant de se présenter à la présidence de la République autant de fois qu’il le veut, va de nouveau être modifiée. Cette fois-ci, il s’agira de permettre aux seuls dirigeants de partis politique ayant des sièges au Parlement d’être candidat à l’élection présidentielle.
Voilà ce qu’on risque si l’amendement de la Constitution algérienne se réalise…
Voilà ce qu’on risque si les élections de 2009 se passent avec la candidature de Bouteflika, avec ou sans « surveillants » internationaux.
Tous ces dictateurs sont au pouvoir à vie et ont été « élus » avec un scrutin « sous surveillance internationale »
La complicité internationale
Omar Bongo Ondimba a été réélu le 27 novembre 2005 avec 79,18 % des suffrages selon les résultats officiels. L’opposition avec à sa tête Pierre Mamboundou a dénoncé des fraudes massives, constatées lors du scrutin par les contrôleurs internationaux.
Les régimes occidentaux se moquent des « scrutins irréguliers ». Il applaudissent le soir même les dictateurs « élus ». Bongo ? Ils l’ont tous adoubé. Rappelez-vous. Vous êtes de la génération de Gaulle? C'est là que Bongo entre en scène, installé au pouvoir par l'incontournable Jacques Foccart, le Monsieur Afrique de l'Elysée. Vous êtes de la génération Mitterrand? Pierre Péan raconte dans "Affaires africaines" (Fayard, 1983), sans avoir jamais été démenti, comment Bongo a participé au financement de la campagne du PS en 1981, histoire d'être sûr de gagner, quel que soit le vainqueur... Et c'est à la suite d'un clash avec Bongo que Jean-Pierre Cot, le ministre socialiste de la Coopération qui tenta vainement de changer les choses, fut éjecté par Mitterrand, et que tout rentra dans l'ordre. Quant à Jacques Chirac, ce fut la continuité sans le changement. Bongo incarne parfaitement la permanence de la politique africaine de la France tout au long de la Ve République, jusqu'à la caricature si on se replonge dans le "mapping" de l'argent sale de la Françafrique que nous avons récemment diffusé sur la base de la plainte de plusieurs associations contre Omar Bongo et son gendre, le Président congolais Denis Sassou Nguesso.
Nicolas Sarkozy, à peine élu, appelait Omar Bongo pour le remercier de "ses bons conseils", puis le recevait à l'Elysée2 et ordonnait à tout son gouvernement de passer saluer le doyen3 des "amis de la France". Deux mois plus tard, l'amitié entre Nicolas Sarkozy et Omar Bongo4 se confirme puisque c'est Libreville que le président français choisit pour clore sa première tournée africaine, le 27 juillet 2007. Il n'arrive pas les mains vides, puisqu'il a obtenu, la semaine précédente, un accord jamais vu5 du Club de Paris qui allège d'au moins 15% la dette gabonaise.
Même chose pour Robert Mugabe. Les pressions internationales sur le Zimbabwe ont échoué; les pays africains, et en particulier l'Afrique du Sud, ont reculé devant l'obstacle et toléré les outrances d'un homme qui a mené son pays et son peuple dans l'impasse. Les Zimbabwéens sont donc seuls dans un huis-clos avec un despote octogénaire qui n'aura connu, dans sa vie, que la guerrilla marxiste mâtinée d'éducation jésuite, et 28 ans de pouvoir absolu entamé par une répression sanglante au Matabeleland et poursuivie par une fuite en avant suicidaire. Ses successeurs, un jour prochain, auront tout à reconstruire sur un champs de ruine.
Ben Ali ? Allié de l’Europe dans l’Union pour la Méditerranée, le président tunisien est idéal-typique de ses homologues régionaux du Sud. Dirigeant son pays aujourd’hui comme hier, il est même aux commandes, selon son slogan, de "la Tunisie de demain".Une énième reconduction en 2009 est ainsi banalisée.
L’Occident est le premier à faire accroire que le discours du général Ben Ali répondait aux revendications des démocrates : la sécurité de la sociét, la prospérité… Tant pis si la lutte contre l’intégrisme est contredite par une politique de surenchère religieuse favorisant au contraire fanatisme et terrorisme. Tant pis si les fruits d’une forte croissance économique somme toute naturelle dans un pays en développement sont pourris par une corruption étendue, qui nourrit les sirènes de l’extrémisme religieux.
Conclusion : ne comptons pas sur l’étranger pour ouvrir la voie à l’émergence de forces d’alternance que le processus euro-méditerranéen initié à Barcelone, trop timoré en matière de respect de la démocratie et des droits de l’homme, est loin de prendre en considération.
Ne comptons pas sur la « surveillance » internationale des urnes pour éviter un pouvoir à vie à la « Mugabe » ou à la « Bongo. »
Au lieu de revendiquer la « surveillance » du scrutin qui ne donnera rien, revendiquons le respect de la Constitution et barrons la route à une candidature de Bouteflika qui sera, s’il est élu, Bongo, Mugabe et Ben Ali réunis !
Il n’est pas trop tard !
Posté le 29.03.2008 par kabylieazouzanet
Très actives durant les années 1990, les campagnes de dénigrement orchestrées dans les capitales occidentales contre l’Etat algérien, au sujet de la violence dans notre pays, ont tendance à baisser d’intensité, avec surtout la montée et la «globalisation» du discours sécuritaire accompagnant la «guerre mondiale contre le terrorisme», décidée et drivée par les Etats-Unis depuis le 11 Septembre.
Cela dit, les partisans de cette thèse ne ratent aucune occasion pour la faire ressurgir, en s’emparant du moindre événement qui s’annonce.
Une nouvelle agitation coïncide ces deux dernières années avec l’apparition d’un nouveau «mode» de terrorisme dans la région du Maghreb depuis «l’adhésion» du GSPC au réseau internationaliste Al-Qaïda, marquée par des attentats particulièrement spectaculaires et fortement médiatisées. Nous avons l’exemple, choquant et inattendu, de l’attitude prise par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en annonçant, en janvier dernier, l’ouverture d’une enquête sur les attentats du 11 décembre qui avaient ébranlé, entre autres, le siège du HCR à Alger et fait 17 morts parmi ses employés. Une décision qui, rappelons-le, a failli provoquer une crise entre Alger et l’organisation internationale, parce que, pour le gouvernement algérien, une telle mesure supposait, non seulement une remise en cause du travail fait par l’Algérie, mais aussi une mise en cause directe des forces de sécurité et de l’Etat algériens… Un autre événement viendra encore réveiller les vieux démons dans ces mêmes milieux politico-médiatiques parisiens : la sortie en France, il y a quelques mois, d’un livre, testament de l’ancien directeur du Matin, Saïd Mekbel, assassiné par des terroristes en 1994. Dans ce livre-entretien, intitulé Une lettre à la mort, le célèbre chroniqueur algérien remettait totalement en cause ses propres convictions en épousant crûment la thèse du «qui-tu-qui ?». Dans une notre de lecture, un certain François Gèze, responsable des éditions La Découverte, omniprésent et dont le nom est désormais mêlé à tous les combats anti-algériens, en a fait ce commentaire lapidaire : «(…) On peut regretter que ce témoignage majeur sur le début des ‘’années de sang’’ en Algérie n’ait pu être rendu public plus tôt.
Il aurait peut-être contribué à éviter le terrible aveuglement de la majorité des médias internationaux sur la réalité de la ‘’sale guerre’’ déclenchée en janvier 1992 par les généraux algériens, suite à leur coup d’Etat annulant la victoire du FIS (…)»
Cela dit, ces nouvelles remontrances ne sont plus suivies d’échos ; les traditionnelles voix acquises à cette thèse n’ayant plus, il faut le dire, pignon sur rue : les fameux sites se faisant les relais populaires de ces orchestrations politiques (MAOL, Algeria-Watch, Rachad…) peinent à mettre à jour leurs matières d’information, faute de rédacteurs ou peut-être d’inspiration !
L’ombre de François Gèze
La dernière tentative «à succès» de ce conglomérats d’activistes remonte à 2004, avec la sortie en France de Françalgérie : crimes et mensonges d’Etat, édité par Découverte. L’ouvrage est signé par deux journalistes : Lounis Aggoun, journaliste algérien présenté comme «indépendant et militant pour les droits de l’homme en Algérie», et Jean-Baptiste Rivoire journaliste à «90 minutes» (Canal +), «connu pour ses nombreux documentaires sur la tragédie algérienne», dont «Bentalha, autopsie d’un massacre» (1999), «Algérie : la grande manipulation» (2000) et «Attentats de Paris, enquête sur les commanditaires» (2002).
Avec un sous-titre déclamatoire : «Histoire secrète de la guerre d’indépendance à la troisième guerre d’Algérie» et étalé sur 700 pages, la dernière découverte de François Gèze est visiblement destinée à relancer l’extraordinaire et méchante polémique ayant pour slogan générique la fameuse question : «Qui tue qui ?» après une période de vaches maigres pour un certain nombre de faiseurs d’opinion ; mais à ceci de particulier qu’il survint à un moment de grandes retrouvailles franco-algériennes à la faveur des élections présidentielles en Algérie avec notamment la visite qu’avait effectuée le président Chirac à Alger.
«Depuis 1992, peut-on y lire de prime abord, la violence qui ravage l’Algérie nous est présentée comme une guerre d’intégristes islamistes contre des militaires qui se battent pour sauver la démocratie. Quant à la France, elle se serait contentée d’une bienveillante ‘’neutralité’’. Aujourd’hui, ce scénario apparaît comme une vaste construction médiatique.»
C’est ce que les auteurs tentent de montrer et d’expliquer dans ce livre qui est présenté comme étant le fruit d’une enquête qui a duré six ans, recueillant des dizaines de témoignages, recoupant des centaines de sources. Pour eux, les généraux algériens ont commencé à avoir la mainmise sur le pouvoir dès 1980 «tout en développant les réseaux de corruption de la “françalgérie”».
Le livre ne sort pas en fait de cette grille de lecture qui a fait les choux gras d’une certaine presse d’outre-mer durant toute une décennie : «Depuis 1988, ils (les généraux, ndlr) ont instrumentalisé l’islamisme radical, notamment pour s’assurer le soutien durable de Paris.»
Et depuis 1992, ils ont lancé une terrible «troisième guerre» d’Algérie en multipliant les opérations «attribuées aux islamistes» : assassinat du président Boudiaf, meurtres d’intellectuels, massacres de civils et de militaires… Pour faire pression sur la France, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires actions de «guerre psychologique» contre des citoyens français, en Algérie comme dans l’Hexagone : enlèvement des époux Thévenot en 1993, détournement de l’Airbus d’Air France en 1994, attentats de Paris en 1995, assassinats des moines de Tibehirine en 1996…
Le patron des éditions la Découverte qui n’est que trop connu sur ce registre d’essais pamphlétaires classés, ici chez nous, dans la case d’entreprises anti-algériennes pour avoir mis entre autres le célèbre Sale Guerre (2001) du sous-lieutenant Habib Souaidia, a écrit cette présentation : «Pour la première fois, ce livre démonte les rouages de l’extraordinaire machine de désinformation conçue par les généraux algériens, et les complicités dont ils ont bénéficié en France, pour cacher à l’opinion publique occidentale le seul but de la guerre qu’ils mènent contre leur propre peuple : se maintenir au pouvoir à tout prix, pour conserver les milliards de dollars de la corruption pétrolière.»
Au mois de juin de la même année, François Gèze organisait, avec le député vert Noël Mamère, une conférence à Paris portant sur le même thème, et s’appuyant sur le l’ouvrage sus-cité. Un précédent en France, puisque c’est la première fois qu’un débat de ce genre, habituellement limité dans les cercles politico-médiatiques parisiens, était admis au sein d’une institution officielle, et pas n’importe laquelle. Les initiateurs ont peut-être choisi ce haut lieu de la politique française pour tenir leur conférence afin de mieux se faire entendre sur ce qui était présenté comme étant la face cachée des relations franco-algériennes, à un moment où celles-ci semblent en voie d’être normalisées. Il s’agissait bien en fait d’un «tabou» à briser, mais sans (pouvoir) faire de casse dans le nouvel édifice franco-algérien. Le même éditeur s’était distingué par le parrainage de témoignages aussi «explosifs» ; comme celui d’un certain Nasroulah Yous Qui a tué à Bentalha,
co-écrit avec une journaliste algérienne, Salima Mellah, et lui-même présenté comme étant un survivant de la plus grande tuerie de la «deuxième guerre d’Algérie» : le massacre de Bentalha, survenu dans la nuit du 22 septembre 1997. La thèse qui y est corroborée procède d’une analyse des plus stéréotypées : «Le sale boulot, expliquera-t-il à la presse, était fait par les groupes armés, mais l’encadrement était militaire. Tout le monde sait que les groupes armés étaient noyautés par les services secrets algériens.»
Le cas de La Sale guerre
Dès le début de la violence, on se le demandait sans cesse, le cas Algérie se posait déjà comme un cas d’école pour les Français : hommes d’opinion, politiques et ONG. La question serait alors pour nous de savoir ce qui, d’emblée, a fait que les mêmes réflexes aient resurgi avec autant d’acuité, à la faveur d’une polémique
(à sens unique) suscitée par un livre, menée par un cartel d’intellectuels ? Cela n’a échappé à personne que le récit, La Sale guerre, de l’ancien lieutenant de l’ANP, Habib Souaidia, accompagnée d’un nouveau débat en France sur les responsabilités de l’armée algérienne dans les massacres, lancé sous forme de pétition signée par des écrivains de renom, coïncidât avec la visite du ministre français des Affaires étrangère à Alger. Mais, si on se contentait de considérer l’événement sous son strict aspect éditorial, n’est-il pas, par ailleurs, plus intéressant de remarquer que la sortie de ce récit dantesque tombe trois semaines seulement après la sortie si décapante d’un écrivain nommé Yasmina Khadra ? Le lien entre les deux événements éditoriaux s’imposait pourtant de lui-même : les deux hommes ont été des officiers de l’Armée, qu’ils avaient quittée chacun à sa manière. Dans ses très nombreuses interventions dans la presse, Yasmina Khadra a décrit la situation dans les maquis islamistes qu’il a connus en tant que commandant ayant été sur le terrain de combats. Or, personne, en France, n’avait vraiment voulu prendre en compte ses points de vue parce qu’il n’a pas dénigré l’Armée qui l’a vu grandir, on préfère donner crédit à des écrits inspirés par un officier subalterne au parcours invérifiable, publié par un éditeur (La Découverte) dont l’activisme anti-algérien n’est que trop connu. Voilà ce qui peut être reproché au groupe d’intellectuels signataires de ce type de pétitions accusant les autorités algériennes de génocides. Encore que ces appels pèchent souvent par un manque flagrant de nuance et de discernement. Ainsi, des intellectuels de la trempe de Pierre Bourdieu et Vidal-Naquet, parce qu’ils se sentaient trop libre de dire ce qu’ils veulent à propos du pays qu’ils disaient aimer toujours, y assénaient-ils leur constat comme une certitude, sans jamais mettre en exergue toute la spécificité de la guerre civile en Algérie. L’année 2004 a connu aussi, on s’en souvient, d’autres épisodes tout aussi mouvementés, avec l’apparition sur scène de nouveaux pourfendeurs de l’armée algérienne : le cas d’un «ancien diplomates», Larbi Zitout, au ton particulièrement hargneux, fréquemment invité sur les plateaux des chaines satellitaires arabes. Il y est souvent accompagné d’un certain Mohamed Samraoui, se présentant comme «commandant dissident» des services de renseignement, auteur lui aussi d’un brûlot mettant en cause son ancienne hiérarchie dans les massacres des populations, Chronique des années de sang, paru en 2003.
Aujourd’hui, ce dernier est sous menace d’expulsion après le lancement, par Alger, d’un mandat d’arrêt international à son encontre. C’est là un signe que l’étau se resserre contre les adeptes du négationnisme partout dans le monde…
Posté le 27.03.2008 par kabylieazouzanet

Dans la série Tire sur tout ce qui bouge, les militaires américains continuent à particulièrement se distinguer dans le Monde arabe. En effet, lundi dans les eaux pacifiques du canal de Suez, un bateau cargo, affrété par la marine américaine pour transporter des équipements militaires, a tiré sur une petite embarcation, tuant un Egyptien et en blessant deux. C’est ce que rapporte la presse égyptienne, citant l’agence de presse officielle, des sources hospitalières, mais aussi et surtout la famille de la victime ainsi que les compagnons qui étaient à bord de la même barque. Des photos dans la ville de Suez des funérailles et des proches éplorés de la victime, Mohamad Fouad Affifi, âgé de 30 ans et père d’une fille et d’un garçon, ont été publiées sous les gros titres annonçant : « L’ambassade américaine persiste qu’il n’y a pas de victime. » En effet, les Américains ont officiellement confirmé qu’il y a eu « tirs de semonce », lundi, provenant du bateau cargo contre une petite barque égyptienne, mais nient qu’il y ait eu mort d’homme. Le chef des opérations navales américaines a affirmé à la presse que « les marins ont respecté les étapes visant à déterminer les intentions. Les tirs ont été effectués devant l’embarcation et aucun mort n’est à déplore ». De son côté, l’ambassade américaine au Caire a fait savoir par communiqué que « des avertissements avaient été lancés en arabe par mégaphone, suivis dans un premier temps d’un tir de semonce. Un petit bateau a continué de se rapprocher du navire et a reçu deux séries de tirs d’avertissement à 18-26 mètres à l’avant de sa proue. Toutes les balles ont pénétré dans la mer ». Toutes les balles n’ont visiblement pas fini dans la mer. Certaines, à en croire les photos et articles égyptiens provenant de la ville de Suez, ont mis fin à la vie d’un jeune vendeur ambulant. Mohamad Fouad faisait partie de ces « bamboutis », comme les appellent les Egyptiens qui écument le canal de Suez avec leurs petites barques remplies de marchandises, à l’intention des marins sur les bateaux qui traversent le canal. Les « bamboutis » sont au canal de Suez, ce que sont les vendeurs à la sauvette aux embouteillages du centre-ville du Caire. Un métier né avec l’ouverture du canal de Suez à la fin des années 1860 et qui est officiellement géré par les autorités du canal qui délivrent des autorisations aux petits vendeurs. Le frère de la victime a affirmé au service arabe de la BBC que l’embarcation de son frère ne s’est jamais approchée du navire américain : « Ils ne s’approchent jamais de ce type de navires, car ils sont fortement gardés. » Les compagnons de la victime, eux, affirment que « les Marines américains sont descendus fouiller la barque après avoir tiré et n’ayant trouvé que des bibelots de Khan Al Khalili, ils sont remontés sur leur cargo ». Tout ce beau monde doit certainement être rassuré par l’annonce faite par l’ambassade américaine de l’ouverture d’une enquête, et surtout le fait que « le commandement de la 5e flotte de la marine américaine coopérait pleinement avec les autorités égyptiennes ».
Daïkha Dridi EL WATAN
Posté le 25.03.2008 par kabylieazouzanet

Après les services secrets français, c’est au tour du contre-espionnage allemand de se dire « inquiet », selon l’Agence AFP, du renforcement au Maghreb des groupes terroristes alliés au réseau Al Qaïda. Enrst Uhrlau, le chef des services secrets allemands (BND), dans une interview à paraître aujourd’hui dans l’hebdomadaire Spiegel, affirme que la région du Maghreb est désormais l’« un des piliers du djihad ». « Le BND observe, d’après lui, avec une grande inquiétude (...) ce qui est en train de se développer dans la région, qui comporte de nouvelles caractéristiques et apporte le djihad jusque devant notre porte. » En octobre, le secrétaire d’Etat allemand à l’Intérieur, August Hanning, avait souligné les liens, « mouvements » ou « communications », existant entre les islamistes du Maghreb et d’Allemagne. Il avait aussi évoqué l’inquiétude suscitée par l’existence de camps d’entraînement terroristes dans le nord du Mali. En Allemagne, environ 700 personnes sont sous la surveillance des services du contre-espionnage, a indiqué M. Uhrlau à Spiegel Special. Par ailleurs, les experts de la lutte contre le terrorisme dans les pays du Maghreb, du Mali et du Niger se rencontreront, du 2 au 4 avril, à Alger, pour évaluer le risque de la menace terroriste dans la région et tracer une feuille de route pour faire face à la branche d’Al Qaïda en Afrique du Nord, qui œuvre à étendre son activité au Maghreb et au-delà du Sahel. Un communiqué du Centre africain pour l’étude et la recherche sur le terrorisme a précisé dans un communiqué dont El Khabar a obtenu une copie, qu’il allait organiser une rencontre sous le titre « Lutte contre le terrorisme au Nord de l’Afrique ».
Une source proche du dossier a précisé que les interventions des experts sécuritaires « vont s’accentuer sur le terrorisme en tant que phénomène rencontré par la région, et non sur l’organisation d’Al Qaïda en elle-même », tout en indiquant l’insertion d’un dossier important qui a trait à l’aide technique dont ont besoins les pays dans leur guerre contre le terrorisme.
Selon une source du commissariat à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Il est attendu que les travaux de trois jours soient couronnés par l’instauration des bases d’une feuille de route qui détermine les priorités de la lutte contre le terrorisme dans le Maghreb et le Sahel africain.
Selon la source, les experts vont étudier, durant la rencontre, les moyens de démanteler les groupes autoproclamés Salafistes djihaddistes ainsi que les méthodes qu’ils ont utilisées lors des dernières explosions kamikazes qui ont eu lieu en Algérie et au Maroc l’année dernière, en plus des actes commis en Mauritanie au début de cette année, les perturbations vécues par la Tunisie à la fin 2006 et enfin l’enlèvement des deux Autrichiens qui a eu lieu sur ses terres. Autrement dit, les bruits de bottes des G’IS américains entendus au sud de notre pays ne seraient donc pas fortuits.
L.M.
Posté le 25.03.2008 par kabylieazouzanet
Les Troupes d'Intervention Rapides (TIR) ont intercepté les Milices Armées Nigeriennes (FAN) qui accomplissaient leur sale besogne dans la vallée de Tidene, tuant des civils, et incendiant des villages.
BILAN:
* 2 véhicules militaires détruits
* au moins 15 soldats tués
Les FAN sont en debacle et dispersées autour du village de Dabaga.
Nous ratissons toute la zone pour les retrouver et les repousser hors des zones sous notre contrôle. Ces assassins seront combattus jusqu'au dernier.
La Justice vaincra.
Le mouvement