Posté le 25.03.2008 par kabylieazouzanet
Dés aujourd’hui je vais communiquer des articles du mouvement des nigériens pour la justice qui est :
Un mouvement rebelle touareg au Niger fondé en 2007 dans la région de l'Aïr. Son président est Aghali Alambo, ancien membre du FLAA (Front de Libération de l'Aïr et de l'Azawad) pendant la rébellion touarègue de 1990 et son vice-président, Achariff Mohamed, ancien capitaine des FAN (Forces Armées Nigériennes), qui a déserté en mai 2007 .
De février à septembre 2007, les combats avec l'armée nigérienne ont tué une quarantaine de militaires. Le mouvement réclame, entre autres, une meilleure répartition des revenus des richesses naturelles, issues des régions du nord, dont l'uranium et le pétrole et la fin de la surexploitation de ses ressources.
Le mouvement affirme également combattre pour la démocratie et être un mouvement national et pas seulement touareg.
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Posté le 24.03.2008 par kabylieazouzanet
Pour quoi cette question les berbères vienne d’Afrique du nord pour quoi toujours dire que les berbères sont d’origine extérieure non comme les romain les phéniciens les gaulois nous somme tous des descendent d’humo sapiens et les arabe il vienne d’où voila la vrais question a se posé.
Posté le 24.03.2008 par kabylieazouzanet
Le P-DG de Sonatrach a annoncé que la compagnie pétrolière nationale a engrangé 12 milliards de dollars de recettes à fin février, soit un nouveau record. À ce rythme, les entrées en devises, tirées des exportations d’hydrocarbures, dépasseront les 70 milliards de dollars en 2008. Cette performance résulte de la montée des cours du pétrole qui ont dépassé les 100 dollars au début de l’année.
Ce résultat augure la poursuite des excédents au plan macroéconomique en 2008 : excédent de la balance commerciale, du compte courant et au total de la balance des paiements. Les réserves en devises vont augmenter. Le surplus en matière de caisse de régulation va également augmenter. Il avait atteint plus de 3 000 milliards de dinars à fin décembre 2007. En principe, les recettes fiscales pétrolières vont également enfler permettant le financement des dépenses publiques, en particulier les investissements nécessaires pour boucler le plan de relance dont la fin de mise en œuvre est prévu en 2009 .
Le P-DG de Sonatrach a également annoncé que le plan de développement de la compagnie pétrolière nationale prévoit 45 milliards de dollars d’investissements. L’effort d’exploration sera intensifié. Il est prévu 1,5 milliard de dollars d’investissements dans l’exploration. Sonatrach va également développer des champs de pétrole et de gaz durant la période.
Posté le 22.03.2008 par kabylieazouzanet
Dans son discours devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain, le 18 janvier, la secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, a annoncé que « le temps de la diplomatie est venu ». Mais elle a aussi réaffirmé la poursuite de la guerre menée par l’administration Bush contre ce qu’elle a appelé – renouveau sémantique – les « postes avancés de la tyrannie ». Même le Maghreb est concerné par le redéploiement militaire et politique des Etats-Unis : l’affaire El-Para en a donné l’occasion.
Par Salima Mellah et Jean-Baptiste Rivoire
L’affaire commence en 2003. Alors que le gouvernement algérien déploie d’intenses efforts diplomatiques pour obtenir de Washington un soutien financier et militaire, M. Abderrezak « El-Para », un ancien officier des forces spéciales de l’armée algérienne officiellement passé à la guérilla du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), va donner un sacré coup de main au régime. Le 4 janvier, à la veille de l’arrivée à Alger d’une importante délégation militaire américaine venue envisager une reprise des ventes d’armes à l’Algérie dans le cadre de la lutte anti-terroriste, son groupe attaque un convoi militaire près de Batna. Bilan : quarante-trois soldats tués et une émotion considérable dans la population.
Evoquant un enregistrement vidéo qui se révélera plus tard un faux, les services secrets de l’armée algérienne, le tout-puissant département de renseignement et de sécurité (DRS, ex-Sécurité militaire), s’efforcent d’en persuader l’opinion internationale : El-Para serait un « lieutenant de Ben Laden » chargé d’« implanter Al-Qaida dans la région du Sahel ». Peu après, les Etats-Unis allègent l’embargo sur les armes à destination de l’Algérie et annoncent la vente d’équipements militaires antiterroristes (1). A Alger, fin 2002, M. William Burns, secrétaire d’Etat adjoint américain au Proche-Orient, avait déjà déclaré que « Washington beaucoup apprendre de l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme (2) ».
Toujours début 2003, une nouvelle opération d’El-Para va contribuer à accélérer le rapprochement entre Alger et Washington : entre le 22 février et le 23 mars, trente-deux touristes européens (seize Allemands, dix Autrichiens, quatre Suisses, un Suédois et un Néerlandais) sont enlevés dans la région d’Illizi, en plein Sahara algérien. Ils y seront retenus pendant de longues semaines, avant d’être libérés – après d’obscures tractations dont rien n’a filtré – en deux groupes successifs : les premiers à la mi-mai, les seconds à la mi-août. Une Allemande décédera dans le désert, où elle sera enterrée.
Un épouvantail bien commode
Ainsi l’Algérie passe-t-elle pour une cible d’Al-Qaida, et donc pour un allié naturel des Etats-Unis – comme la traque de Ben Laden avait justifié l’occupation de l’Afghanistan et l’implantation de bases militaires en Asie centrale, région stratégique pour Washington. El-Para serait-il, en mode mineur, l’épouvantail légitimant la présence militaire américaine dans le Sahel, présenté comme éventuelle base arrière d’Al-Qaida ? En mars 2004, le général Charles Wald, commandant en chef adjoint des forces américaines en Europe (Eucom), assurait que des membres d’Al-Qaida tentaient de s’établir « dans la partie nord de l’Afrique, au Sahel et au Maghreb. Ils cherchent un sanctuaire comme en Afghanistan, lorsque les talibans étaient au pouvoir. Ils ont besoin d’un endroit stable pour s’équiper, s’organiser et recruter de nouveaux membres (3) ».
Une chose est sûre : le rapprochement entre Alger et Washington ne peut que profiter à un pouvoir militaire soucieux de faire oublier ses forfaits. Et l’expérience du DRS en la matière montre que, dans les années 1990 déjà, il avait su brillamment instrumentaliser le « terrorisme islamiste » pour contraindre l’Occident à le soutenir...
Fin 1993, le commandement militaire algérien, engagé depuis près de deux ans dans une guerre sans merci contre l’opposition islamiste, cherche à faire basculer la France en sa faveur. A Paris, au ministère de l’intérieur, M. Charles Pasqua et son conseiller Jean-Charles Marchiani soutiennent fidèlement sa politique « éradicatrice », contrairement à l’Elysée et au Quai d’Orsay – où François Mitterrand et M. Alain Juppé souhaitent une attitude moins répressive.
Pour mettre Paris au pas et neutraliser les opposants algériens réfugiés en France, les chefs du DRS et M. Jean-Charles Marchiani prennent l’opinion en otage en organisant, fin octobre 1993, le « vrai-faux » enlèvement des époux Thévenot et d’Alain Freissier, fonctionnaires français en poste à Alger (4). M. Edouard Balladur finit par autoriser M. Pasqua à déclencher l’opération « Chrysanthème », la plus importante rafle d’opposants algériens en France depuis le 17 octobre 1961. Satisfaits, les services algériens montent une opération « bidon » afin d’accréditer l’idée qu’ils sont parvenus à libérer les otages français des griffes de leurs « ravisseurs islamistes ».
Fin 1994, le DRS franchit un pas supplémentaire dans la « guerre contre-insurrectionnelle » en favorisant l’arrivée, à la tête du sanguinaire Groupe islamique armé (GIA), d’un « émir » qu’il contrôle, M. Djamel Zitouni. D’octobre 1994 à juillet 1996, celui-ci et son groupe vont revendiquer des actions sanglantes : détournement d’un Airbus d’Air France en décembre 1994, attentats dans le RER parisien en 1995, enlèvement et assassinat des moines de Tibhirine en 1996, massacres de civils... Tout cela sert, de facto, les objectifs des généraux éradicateurs : discréditer les islamistes, confirmer le soutien de Paris et torpiller toute perspective de compromis politique en Algérie. Dix ans après cette sanglante manipulation, le DRS algérien aurait-il réédité l’opération avec El-Para ?
Après avoir été officier des forces spéciales de l’armée algérienne et, selon ses propres dires, chef des gardes du corps du ministre de la défense, Khaled Nezzar, entre 1990 et 1993 (5), El-Para aurait rejoint la guérilla islamiste en 1992. Plus récemment, il serait devenu le « numéro deux » du GSPC, en guerre contre le pouvoir algérien. Mais El-Para est-il réellement un haut dirigeant de ce groupe ? Dans les documents présentés sur le site Internet du GSPC (6), le nom de Amari Saïfi, alias Abou Haïdara, alias El-Para, ne figure pas avant 2004. Certes, les touristes allemands enlevés début 2003 l’ont reconnu parmi leurs ravisseurs. Mais seul l’état-major de l’armée algérienne, ancien employeur d’El-Para, affirme qu’il agit désormais pour le compte du GSPC... lequel n’a jamais revendiqué l’enlèvement des touristes.
Pour l’hebdomadaire Paris Match, aucun doute : El-Para aurait été « chargé d’implanter Al-Qaida dans le Sahara ». Mais paradoxalement, les écrits et les propos des membres du GSPC – ainsi que les prises de position de leurs ravisseurs rapportées par les otages du Sahara, ou des compagnons d’El-Para interviewés mi-2004 par le même journal – montrent que le combat armé de ces hommes s’inscrit dans une logique exclusivement algérienne (même s’ils se disent solidaires des combats menés par d’autres djihadistes).
Pour prouver l’existence d’un lien entre le GSPC et Al-Qaida, les autorités algériennes avancent qu’un Yéménite du nom de Imad Ibn Al-Wahid, abattu par l’armée près de Batna le 12 septembre 2002, aurait été un « émissaire de Ben Laden dans la région sahélo-maghrébine » et aurait, avant sa mort, enregistré une cassette accordant la caution d’Al-Qaida aux salafistes algériens. Mais, selon les dires de trois ex-membres du GSPC, cette cassette serait tout bonnement un faux, confectionné par la cellule audiovisuelle du groupe (7). Ce type de « preuve », dont la seule source connue est le DRS (ou ses relais dans la presse algérienne), a pourtant permis à l’administration américaine d’inscrire le groupe sur la liste des « organisations terroristes » (Foreign Terrorist Organizations, FTO). Bien que des experts américains doutent de cette affiliation, « l’assimilation du GSPC à Al-Qaida a glissé imperceptiblement dans les mœurs d’écriture de la presse nationale et bientôt étrangère (8) ».
Entre février et août 2003, période de la prise d’otage des touristes du Sahara, il n’y a ni communiqué de revendication, ni demande financière ou politique de la part des mystérieux ravisseurs. Il faut attendre le 12 avril pour que la presse émette l’hypothèse d’une action du GSPC, sans avancer d’éléments probants. Plus troublant : certains prisonniers témoigneront que l’opération n’aurait pas été ordonnée par le chef présumé du GSPC, M. Hassan Hattab, mais par El-Para lui-même (9). Les prisonniers rapportent en outre que leurs ravisseurs communiquent régulièrement par radio et surtout que, très vite, des hélicoptères de l’armée algérienne survolent leurs positions pourtant changeantes. Si El-Para est repéré, pourquoi n’est-il pas mis hors d’état de nuire ?
Le 10 mai 2003, Alger reçoit M. Joseph Fischer, le ministre des affaires étrangères, et M. August Hanning, le chef des services de renseignement (BND). Deux jours plus tard, un premier groupe d’otages est libéré par les militaires algériens. Officiellement, ces derniers ont mené un « bref assaut au cours duquel des précautions ont été prises pour préserver la vie des otages ». Mais, à y regarder de plus près, l’opération ressemble à une manipulation...
Première bizarrerie : au lieu d’utiliser leurs otages comme des boucliers humains, les hommes d’El-Para les ont sommés de se protéger dans des grottes. A l’issue de l’attaque, sortant de leurs caches, les touristes sont surpris de n’apercevoir ni cadavres ni blessés, ni même aucune trace de sang, alors qu’officiellement les militaires auraient tué quatre des ravisseurs. L’un des otages doute de la version officielle : « Les salafistes savaient très bien ce qui allait se passer, ils nous avaient intentionnellement fait marcher 18 km dans le désert pour atteindre un lieu fixé au préalable, géographiquement approprié pour que nous puissions assister au scénario de notre “libération”. Que ait pu être mise en scène par les militaires algériens ne me vint que bien plus tard à l’esprit. (...) Je me demande encore s’il existe des interconnexions entre les salafistes et les militaires (10). »
Entre les « services » et les islamistes
Autre fait troublant : alors qu’ils sont encerclés par les militaires algériens et n’ont pas de véhicules, certains des ravisseurs échappent comme par miracle au piège qui leur est tendu et rejoignent très rapidement le second groupe d’otages, lequel se trouve pourtant à... plus de 1 000 km. Le 18 août, après cette étrange opération, le second groupe d’otages est libéré au Mali, dans des circonstances encore plus rocambolesques, après le versement d’une rançon – 5 millions de dollars, selon diverses sources – par l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse (11). Dès lors, le soupçon s’installe. El-Para, l’ancien officier dont les actions terroristes servent si bien les intérêts d’un régime algérien en quête de soutiens internationaux, ne serait-il pas resté secrètement au service de ses anciens employeurs après avoir infiltré la guérilla islamiste ?
Début mars 2004, El-Para et une cinquantaine de ses hommes sont repérés et attaqués par une unité militaire tchadienne dans le nord du Tchad. Parvenant à s’enfuir avec des complices, le terroriste algérien est finalement capturé par des rebelles du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), en guerre contre le régime d’Idriss Deby. Les rebelles le soupçonnent rapidement d’être « ce salafiste que tout le monde recherche et dont on parle sur les radios internationales (12) ». Sûr de lui, El-Para semble persuadé qu’il va être libéré rapidement : « Je connais beaucoup de monde à Alger, lâche-t-il à ses geôliers. Si vous voulez de l’argent, nous vous en donnerons. » Mais le MDJT refuse : « On s’est adressé à toutes les parties concernées pour pouvoir extrader El-Para et qu’il soit jugé dans des conditions appropriées », nous a déclaré M. Brahim Tchouma, chargé des affaires extérieures du MDJT.
Début avril, trois représentants de la rébellion tchadienne en France sont discrètement conviés en Algérie. Convaincus que celle-ci souhaite récupérer son « ennemi public numéro un », ils acceptent l’invitation et sont reçus par le général Mohamed Médiène, patron du redoutable DRS : « Nous lui avons décrit le chef des prisonniers, et il l’a rapidement identifié comme étant effectivement Amari Saïfi, dit Abderrazak El-Para, raconte M. Mohamed Mehdi, vice-président du MDJT à l’étranger. Les chefs du DRS étaient très bien renseignés. Ils nous ont même fait remarquer que le numéro de téléphone satellite d’El-Para, que nous avions noté sur un bout de papier, comportait une erreur. Ils avaient son vrai numéro. Nous l’avons composé ensemble, et le téléphone d’El-Para, qui avait été récupéré par nos hommes, a effectivement sonné dans le Tibesti ! » Alors, comment expliquer que les autorités algériennes n’aient pas arrêté El-Para plus tôt ?
Plus étrange encore, les pourparlers avec le DRS traînent en longueur : « Les Algériens ont commencé par exiger la plus grande confidentialité, raconte M. Mehdi. Ils ne voulaient pas qu’on révèle la capture d’El-Para. Nous leur avons proposé qu’ils viennent le chercher, mais ils exigeaient qu’on le ramène nous-mêmes au sud de l’Algérie. » Après deux semaines de tractations infructueuses, les rebelles tchadiens se demandent si Alger désire réellement récupérer El-Para, et reprennent les contacts avec les autorités allemandes, qui ont lancé un mandat d’arrêt international contre le terroriste. Mais les pourparlers s’éternisent : depuis les prises d’otages, Alger fait miroiter aux Allemands la signature d’importants contrats (13).
Fin mai, de plus en plus intrigués par la gêne que semble provoquer la capture de l’ancien officier algérien, les rebelles tchadiens lancent un pavé dans la mare en évoquant, dans Le Monde (14), l’étrange réticence des services algériens. Quelques jours plus tard, ceux-ci se décident à agir. Dans le plus grand secret, ils envoient à la frontière tchadienne un commando dont la mission est de récupérer secrètement El-Para, en offrant une importante somme d’argent à l’un des chefs locaux du MDJT. Pour dissimuler son rôle, le DRS va monter un stratagème. Le 2 juin 2004, un journaliste de Radio-France internationale affirme sans détour qu’« Abderrezak El-Para, l’un des hommes les plus recherchés d’Algérie, est libre », expliquant que « d’autres activistes du GSPC ont versé une rançon de 200 000 euros aux rebelles tchadiens pour la libération du Para et de deux autres activistes algériens (15) ».
L’information est inexacte, et le journaliste de RFI, probablement manipulé, invoquera plus tard de mystérieuses « sources militaires algériennes ». « Dès sa diffusion, raconte M. Mohamed Mehdi, j’ai pris contact avec la direction de notre mouvement. Elle a démenti l’information, mais m’a confirmé qu’un de nos commandants locaux, implanté à proximité de la frontière avec le Niger, s’était emparé d’El-Para et de deux de ses lieutenants. » M. Mehdi obtient que les prisonniers soient restitués à la direction du mouvement. Mais, dans les heures qui suivent, il a la surprise de recevoir un coup de téléphone de l’un des officiers du DRS rencontré quelques semaines plus tôt à Alger. Furieux, ce dernier reproche à la direction du MDJT d’avoir « fait capoter l’exfiltration d’El-Para ». « Nous n’avions rien convenu, se défend aujourd’hui M. Mehdi. Pourquoi les Algériens avaient-ils négocié dans notre dos avec un de nos chefs locaux ? Pourquoi avoir voulu faire croire que nous avions revendu El-Para aux salafistes, alors qu’en réalité c’était la Sécurité militaire qui cherchait à le récupérer discrètement ? »
Le MDJT propose alors à l’Allemagne de lui livrer El-Para et ses hommes, via la Libye. Début juillet, le transfert de deux premiers prisonniers se termine mal : après les avoir récupérés, les Libyens déclarent qu’ils les ont tués dans un « accrochage ». S’estimant victime d’une trahison libyenne, le MDJT bloque alors l’exfiltration. Interviewé quelques jours plus tard par des journalistes de Paris Match (accompagnés d’un caméraman de France 2), El-Para reconnaît sa responsabilité dans l’enlèvement de trente-deux touristes au printemps 2003, mais nie travailler pour le compte de M. Ben Laden (16).
Embarrassés, les services algériens parviendront finalement, fin octobre 2004, à convaincre un commandant local du MDJT de leur livrer l’encombrant prisonnier. Une fois entre les mains du DRS, le « Ben Laden du désert » n’est plus considéré comme une grosse prise (17). Depuis, selon la presse algérienne, il soutiendrait le projet d’amnistie générale du président Abdelaziz Bouteflika, destiné à absoudre aussi bien les terroristes que les chefs militaires impliqués dans les crimes contre l’humanité commis au cours de la « sale guerre (18) »...
Le peu d’empressement de l’administration Bush à récupérer « le bras droit de Ben Laden au Sahel » semble paradoxal. Il s’explique sans doute de façon cynique : après les attentats du 11-Septembre, les Etats-Unis avaient tout intérêt à se rapprocher du régime algérien. En 2003, après avoir annoncé la vente à l’Algérie d’équipements militaires antiterroristes, Washington a décrété que c’était le pays « le plus démocratique » du monde arabe. L’essentiel, c’est l’implantation de points d’appui militaires au Maghreb et au Sahel : l’initiative dite « Pan-Sahel » est devenue opérationnelle en novembre 2003, peu après la prise d’otages du Sahara. Objectif des Etats-Unis : restructurer leurs bases militaires dans le monde. Au lieu d’entretenir de grandes structures lourdes, coûteuses et peu flexibles, ils projettent de développer un réseau de petites bases opérationnelles, nécessitant peu de personnel.
L’Afrique du Nord et de l’Ouest constitue l’un des centres de gravité de ce projet, en raison de ses réserves de pétrole, qui couvrent actuellement 17 % des besoins américains et qui, dans les dix prochaines années, devraient fournir aux Etats-Unis 25 % de leurs importations. Avec son chiffre d’affaires estimé à 32 milliards de dollars en 2004 et son statut de première compagnie d’Afrique, la Sonatrach algérienne joue un rôle majeur.
Des points d’appui militaires pour Washington
Non seulement les Américains ont installé un important contingent militaire de 2 000 soldats à Djibouti, base militaire française depuis la période coloniale, mais ils projettent la création d’une douzaine de bases dans la région : Sénégal, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad, Ghana, Maroc, Tunisie et Algérie (19). Dans ce dernier pays, certains médias font déjà état de l’existence d’une antenne des forces spéciales américaines d’une capacité de 400 hommes non loin de Tamanrasset. L’Algérie deviendrait un « Etat pivot », indispensable pour les futurs déploiements militaires dans la région, selon la conception géostratégique américaine du « Grand Moyen-Orient ».
Au printemps 2004, Washington a décidé de porter de 7 à 125 millions de dollars le budget consacré à l’initiative Pan-Sahel, un geste qui devrait leur permettre d’augmenter leurs ventes d’armes aux pays de la région. Or, affirmait alors la presse algérienne, « il n’y a que le GSPC qui justifie la présence américaine dans la région. Si le Para est tué – et officiellement identifié –, ou s’il est capturé et remis à un Etat tiers, alors beaucoup de choses risquent d’être réévaluées (20) ». La mise hors d’état de nuire d’El-Para embarrasserait donc aussi bien les Etats-Unis que les Etats du Sahel, tous ayant intérêt à ce qu’il continue à écumer la région... Et s’il devait être arrêté, mieux vaudrait qu’il le soit par les Algériens, pour éviter des révélations embarrassantes. En juillet 2004, le porte-parole du département d’Etat américain, M. Richard Boucher, déclarait : « El-Para et ses complices doivent être remis aux autorités algériennes dans les meilleurs délais, afin d’être jugés sur la base des charges qui pèsent sur eux (21). »
Cette offensive américaine empiète à l’évidence sur les zones d’influence de la France, dont les bastions traditionnels – comme le Tchad, l’Angola et jusqu’au fidèle Gabon – font l’objet des convoitises des sociétés américaines (22). Ces visées s’accompagnent évidemment d’une volonté de marginaliser le rôle militaire de Paris dans la région. Qu’il s’agisse de l’approvisionnement en armement, de l’attribution de contrats de prospection et d’exploitation d’hydrocarbures ou des échanges commerciaux (projet américain Eizenstadt pour une zone de libre-échange pour 2004, qui a déjà été réalisée avec le Maroc, en concurrence avec la zone de libre-échange euroméditerranéenne prévue pour 2010), la France, qui avait pourtant soutenu le régime militaire algérien durant toutes ces années de « guerre totale », craint clairement de se voir évincée par la première puissance mondiale.
C’est pourquoi, le processus de Barcelone lancé en 1995 étant bloqué, le gouvernement français s’est concentré sur les relations bilatérales avec l’Algérie. La visite du président Chirac en Algérie en 2003 traduisait ce souci : la déclaration d’Alger du 2 mars 2003 (23) était le prélude à la signature d’un « traité d’amitié » prévue en 2005, avec pour objectif la mise en place d’un « partenariat d’exception » sur le plan économique, culturel, scientifique, humain et... militaire. Les visites croisées de ministres des deux pays se sont multipliées et, face à la frilosité des sociétés françaises sollicitées pour investir en Algérie, Paris a préparé un « accord global » relatif à l’investissement vers ce pays. Il est même question de signer un « accord de défense ». Mais, à la grande déception des Français, l’Algérie n’a pourtant pas adhéré à l’Organisation internationale de la francophonie lors de sa session du 26 novembre 2004.
Le régime algérien a donc su exploiter habilement les retombées des attentats du 11-Septembre. Comprenant que les Etats-Unis cherchaient à s’implanter dans nord de l’Afrique, il a très vraisemblablement sponsorisé – ou au moins laissé agir – un « Ben Laden » local. Sa capture par les rebelles tchadiens, « grain de sable » dans le scénario, n’avait toutefois pas été prévue. Pour le remplacer, un nouveau terroriste a été récemment mis en avant dans la presse algérienne. Selon le quotidien L’Expression, le contrebandier Mokhtar Belmokhtar et ses hommes – présentés de longue date comme liés au GSPC – seraient dorénavant dans le collimateur des autorités : « Depuis l’affaire de l’enlèvement des touristes européens dans le Grand Sud algérien, ce groupe est devenu la bête noire de tous les services secrets occidentaux (24). » Affaire à suivre...
Posté le 22.03.2008 par kabylieazouzanet
Le journaliste Rivoire mis en examen dans l’affaire Contant
Concernant les faits, Rina Sherman rappelle qu’à la fin du mois de janvier 2004, Didier Contant, ancien rédacteur en chef de l’Agence Gamma, revenait d’une investigation en Algérie sur l’enlèvement et l’assassinat des moines de Tibhirine en 1996.
A Paris, il apprenait que Jean-Baptiste Rivoire de Canal+, faisant foi d’un email reçu d’Amnesty International à Londres, l’accusait de travailler pour les services secrets algériens et français et d’avoir harcelé l’épouse d’Abdelkader Tigha, le discréditant auprès des rédactions parisiennes, dont celle du journal Figaro Magazine qui devait publier son enquête. Transfuge de l’armée algérienne, Tigha mettait en cause l’armée algérienne dans la mort des moines, thèse défendue par l’équipe de Canal+, comme par les membres du lobby « Qui tue qui ? » Cet ancien sous-officier constituait un témoin-clé pour les émissions « Lundi investigation et 90 Minutes » de Canal+, ainsi que pour la plainte déposée en décembre 2003 par Me Baudouin (FIDH) pour une des familles des moines victimes. Les précédentes investigations de Didier Contant ont été publiées respectivement dans le Pèlerin magazine en février 2003 et dans le Figaro Magazine en décembre 2003. Au cours de sa dernière investigation, Didier Contant avait trouvé de nouveaux témoins indiquant que les moines avaient été assassinés par le GIA et il avait recueilli des témoignages mettant en doute la personne d’Abdelkader Tigha. Malgré la gravité des accusations, aucun confrère des rédactions parisiennes ne demandait au journaliste de Canal+, Jean-Baptiste Rivoire, d’en apporter la preuve. Profondément atteint dans sa réputation et son honneur, Didier Contant ne supporte pas la calomnie et meurt dans des circonstances troublantes. L’enquête a conclu à un suicide. Un seul journaliste posera la question de la responsabilité de son confrère de Canal + dans sa mort : Jean-François Kahn dans l’hebdomadaire Marianne. Condamné une première fois pour diffamation, Kahn a gagné le procès en appel qui établissait un lien entre les agissements des journalistes de Canal + et la mort de Didier Contant. Convaincue de l’innocence de Didier Contant et de l’effet néfaste que les accusations de l’équipe de Canal+ ont eu sur ce journaliste chevronné, Rina Sherman a mené une contre-enquête sur la mort de son compagnon. Les conclusions de son enquête lui ont permis de déposer une plainte, avec constitution en partie civile pour violences volontaires contre Rivoire de Canal+ et de publier un livre, Le huitième mort de Tibhirine (éditions Tatamis, Paris et éditions Lazhari Labter & Le Soir d’Algérie, Alger) en 2007. Rina Sherman sortira prochainement un film, Paris de mes exils qui porte une réflexion sur la liberté d’expression constituant un droit fondamental de l’être humain.
Posté le 21.03.2008 par kabylieazouzanet
Une nouvelle révélation sur l'existence de bases militaires américaines dans le sud du pays et elle est donnée par le site "toutsurlalgerie.com" qui cite la prestigieuse revue de relations internationales américaine Foreign Policy.Dans un article consacré à la diplomatie américaine et paru dans son dernier numéro qui vient de sortir, Joseph Gerson spécialiste des bases US à l'étranger l'écrit clairement : « les Etats-Unis ont une base en Algérie ». C'est la première fois que c'est écrit aussi nettement par un spécialiste de la question. Et pas n'importe où : Foreign Policy est considérée "comme la référence en matière de questions militaires et diplomatiques", précise le site.
Le site rappelle que la revue avait publié un papier daté d'il y a quelques mois intitulé «Afrique : la nouvelle frontière militaire ». Il y est fait état du financement par le Congrès américain en 2005 et pour une durée de six ans de l'Initiative Transaharienne de Contre-Terrorisme (TSCTI). Doté de 500 millions de dollars, ce fond vise à financer notamment…une base en Algérie d'avions P3 Orion qui serait aujourd'hui en activité dans le sud du pays. Les avions P3 Orion sont à la fois des avions de reconnaissances et des avions de troupes.
Selon un expert militaire algérien interrogé par toutsurlalgerie, "il s'agit effectivement d'une base construite et modernisée par BRC Halliburton à Tamanrasset depuis 2004 pour accueillir ce type d'avions. Il y a actuellement en Algérie un P3 Orion américain ainsi que 6 avions Beech-1900 Hisar qui ont le même rôle de reconnaissance".
Ainsi après les exercices militaires communs entre les forces spéciales américaines et les forces spéciales algériennes racontés par Robert Kaplan dans son livre «Hog Pilots, Blue Water grunts» et dont toutsurlalgerie.com s'était fait l'écho, voici de nouvelles révélations qui attestent de la présence militaire américaine sur le territoire algérien. Déjà Kaplan citait un haut responsable militaire qui appelait à cette coopération sous forme d'une présence américaine permanente
« L'armée algérienne n'a jamais clairement démenti la présence des Américains », relève Khadija Mohsen-Finan, spécialiste du Maghreb à l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI). Mais selon elle, le gouvernement ne peut reconnaître pareil partenariat avec les Américains par crainte de la réaction des Islamistes. « Depuis six ou sept ans on parle de cette présence américaine à la manière d'un ballon d'essai lancé par Washington », poursuit-elle. « Assurément, les Américains laissent planer leur volonté d'être présents » dans cette région du pays, conclut Khedija Mohsen-Finan.
Les autorités algériennes gênées pour des considérations intérieures ont secrètement donné leur accord à l'utilisation de cette base de Tamanrasset et au survol de leur territoire par les Américains dans leur lutte commune engagée contre le GSPC, reconverti en Al Qaïda au Maghreb islamique et actif dans la bande sahelienne.
"Depuis le début de l'épisode des deux touristes autrichiens enlevés dans le désert tunisien puis transférés dans le nord du Mali, les Américains semblent particulièrement bien informés sur la situation des otages et même l'endroit où ils pourraient se trouver. On peut difficilement ne pas faire un lien avec une éventuelle présence de forces américaines dans cette région, avec des moyens de reconnaissance efficaces de type…P3 Orion, par exemple", souligne toutsurlalgerie.com
Posté le 18.03.2008 par kabylieazouzanet
Nous jurons! par les tempêtes dévastatrices abattues sur nous
Par notre sang noble et pur généreusement versé
Par les éclatants étendards flottant au vent
Sur les cimes altières de nos fières montagnes
Que nous nous sommes dressés pour la vie ou pour la mort!
Car, nous avons décidé que l'Algérie vivra.
Soyez – en témoins !
Nous sommes des combattants pour le triomphe du droit
Pour notre indépendance , nous sommes entrés en guerre.
Nul ne prêtant l'oreille à nos revendications
Nous les avons scandées au rythme du canon
Et martelées à la cadence des mitrailleuses
Car , nous avons décidé que l'Algérie vivra
Soyez – en témoins !
Ô France ! le temps des palabres est révolu
Nous l' avons clos comme on ferme un livre
Ô France ! voici venu le jour où il faut rendre des comptes!
Prépare toi ! Voici notre réponse!
Le verdict, notre Révolution le rendra
Car, nous avons décidé que l'Algérie vivra
Soyez – en témoins !
Nos braves formeront nos bataillons
Nos dépouilles seront la rançon de notre gloire
Et nos vies celle de notre immortalité
Nous lèverons notre drapeau bien haut au-dessus de nos têtes
Front de Libération, nous t'avons juré fidélité
Car , nous avons décidé que l'Algérie vivra
Soyez – en témoins !
Des champs de bataille monte l'appel de la Patrie
Écoutez-le et obtempérez!
Écrivez-le avec le sang des martyrs
Et enseignez-le aux générations à venir!
Ô gloire, vers toi nous tendons la main
Car, nous avons décidé que l'Algérie vivra
Soyez – en témoins !
Posté le 18.03.2008 par kabylieazouzanet
Qui a dit « élections truquées » ? Bouteflika sera réélu en 2009 par un scrutin démocratique, ouvert, transparent et …surveillé ! Le scénario de « crédibilisation » de la prochaine farce électorale a déjà commencé.
Vous avez aimé les marionnettes de 2004 ? Vous adorerez les marionnettistes de 2009 ! Quatre ans après avril 2004, cette manipulation des élites se poursuit avec le même succès, pour le même objectif, assurer le vernis démocratique au régime, et avec la même technique.
Dernier clip en date : la demande du RCD de Said Sadi aux capitales étrangères d’envoyer une commission internationale pour la surveillance des élections présidentielles de 2009 ! On annonce que trois pays occidentaux – la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne -, ont accepté la sollicitation de Sadi. La démocratie algérienne est sauvée ! Comme ils l’ont fait en Ukraine le mois dernier, de redoutables surveillants d’urnes venus de contrées occidentales vont accompagner la parodie électorale, faire leur rapport sur les « dépassements », regretter quelques « fraudes ici et là, et donner le quitus démocratique à une consultation pipée. Puis, dans la soirée, la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne enverront un message de félicitation au nouveau président réélu !C’est à ce canular que nous invite le chef du RCD : il nous propose non pas d’empêcher un viol mais de l’encadrer afin de vérifier si la victime a été violée dans les règles !
Pourquoi, diable, Saïd Sadi récidive-t-il dans ce vaudeville, au milieu de cette communauté d'esprits cyniques et sans grande confession politique ? Car dans la fonction de marchand ambulant au service d’un régime en quête de reconnaissance, il a déjà donné : nous avons tous en mémoire ses serments fougueux lors des meetings aux présidentielles de 2004 : “Je jure par Dieu que Bouteflika ne passera pas.” Il lui fallait bien de l’ingénuité des marionnettes pour se risquer avec autant d'assurance au parjure et au discrédit.
Mais enfin, Monsieur Sadi, ces élections truquées qui se profilent ne sont pas à surveiller mais A DENONCER DANS LEUR PRINCIPE MEME ! C’est UN VIOL ! Et il faut le désigner en tant que tel auprès de vos interlocuteurs occidentaux ! Suggérer l’idée d’une surveillance du viol, c’est en accepter la fatalité. C’est s’en rendre complice !
Oui, vous adorerez les marionnettistes de 2009 ! C’est dans cette aptitude à convertir nos meilleurs amis en parfaits camelots de leurs tromperies, que les architectes de la propagande mensongère sont les plus redoutables : qui mieux qu'un opposant républicain pour vendre à l'opinion républicaine un stratagème du pouvoir ?
Oui, quatre ans après avril 2004, cette manipulation des élites se poursuit avec le même succès, pour le même objectif, assurer le vernis démocratique au régime.
L'ennui dans l'affaire n'est pas que le microcosme politico-médiatique crée sa propre mythologie. On peut, après tout, fort bien concevoir qu'une société angoissée ait besoin de se rassurer par des duperies classiques et passagères qui brisent la monotonie du désespoir. L'embarras, ici, est que Saïd Sadi reproduit, avec talent du reste, les mécanismes de l'auto-persuasion : comme s'il ne nous suffisait pas de croire aux fables à la mode, nous éprouvons le besoin de nous en faire les courtiers zélés auprès de la population.
La mission du chef du RCD paraît, cela dit, assez aléatoire : il y a une Algérie qui s’angoisse pour le pain et qui ne vote pas, et une autre qui s’angoisse pour un troisième mandat de Bouteflika mais qui ne vote pas non plus. Et la plus influente n’est pas celle que l’on croit.
En 2008, la nigauderie est définitivement devenue le luxe des élites. Le bon peuple n’a pas les moyens d’être naïf.
Quatre ans après le mélodrame du 8 avril 2004, Saïd Sadi reste le candide imprésario relayant les subterfuges par lesquels s’éternisent les autocraties dans nos pays. Les puristes du théâtre rétorqueront, avec raison, que l'inventeur du mélodrame moderne, René de Pixérécourt, avait averti qu'”un niais est aussi nécessaire au mélodrame qu'un tyran est indispensable”. Je crains fort, cependant, que sur la scène algérienne, le surnombre d'impénitents crédules que nous sommes n'ait déjà démoli ce postulat. Notre candeur était déjà contagieuse, voilà qu'elle devient incurable. Bouteflika en bonne santé ? Tant mieux pour lui. A nous, maintenant de nous soigner !
Mohamed Benchicou
Posté le 15.03.2008 par kabylieazouzanet

Depuis une année de grandes manœuvres militaires des FAR (Forces Armées Royale du Maroc) ont eu lieu au Maroc principalement dans le sud du royaume chérifien au Sahara, les réunions aussi des grands stratèges des FAR se succèdent. Le mur de défense marocain ou les FAR font leurs manœuvres et un mur de plus de 3 mètres de haut et de 2.720 km de long ,érigé par le Maroc de 1980 a 1987 pour stopper les incursions des combattants sahraouis du front Polisario , le fameux mur de défense marocain a été édifié par les marocains aider par les renseignement de la CIA qui ont fournie au Maroc leur allié traditionnel les photos aérienne des reliefs et en général la situation géographique du Sahara fournie par des satellites américains de l'époque (1979). Les manœuvres militaires des FAR se succèdent de plus en plus a Haouza Aouserd ,Mahbas .... Des manœuvres a grande échelle (terre air mer) qui inquiètent la Mauritanie compte tenu de la politique un peu pro sahraoui du nouveau gouvernement mauritanien , et inquiéte aussi le Polisario principal ennemie du Maroc mais aussi l'Algérie le pays responsable de tous les maux et les problèmes du Maghreb,déja les journaux algériens ces derniers temps s'alarment et certains paniquent en tirant la sonnette d'alarme et parlent de guerre a grande échelle , la semaine dernière les manœuvres ont commencé à Aouserd à l'extrême sud est du Sahara alors que quatre grandes frégates ont accosté a Dakhla. Avant ces manœuvres il ya eu des manœuvres à Mahbas, Guéltat-Zemmour... ), des réunions ont été tenues la dernière en date à peu prés d'une semaine à Dakhla à laquelle beaucoup de généraux ont pris part, parmi eux les généraux: Bennani (4étoiles),Hosni Bensliman (4 étoiles), Boutaleb (3 étoiles), Amer (3 étoiles), respectivement commandant de la zone sud (Sahara) et aussi inspecteur général des FAR terre-air-mer, commandant de la Gendarmerie Royale, inspecteur de l'armée de l'air, inspecteur de l'armée de terre.
A noter que le Maroc a signé d'importants contrats d'armement ces derniers temps, il s'agit de 1.200 véhicules blindés d'Espagne pour 600 millions $ ,1 frégate "Fremm" multi-missions et qui est un gros navire, de 137 mètres de long et 5.500 tonnes il est anti-aérien anti-sous marins avec porte hélico et artillerie légère.... pour 500 millions $, 3 croiseurs acheté de la Hollande multi-missions avec aussi comme options anti-aérien anti-sous marins, avec porte hélico et artillerie légère.... Qui font 105 mètres de long chacun, sans compter le fameux contrat avec les Etats Unis pour l'achat de 24 avions bombardiers F-16 C/D Block 52 neuf pour 2 milliards d'euros, il y'a aussi des contrats avec la Russie pour l'achat de Tunguska 2s6M (porte missiles anti-aérienne).
Cela reste une réponse si ce n'est un avertissement a l'égard de l'Algérie qui a conclu elle aussi d'importants contrats d'achats d'armements avec la Russie pour 7 milliards de $,Cela est d'autant plus inquiétant que le problème du Sahara n'est toujours pas réglé.
Le Maroc a présenté un plan d'autonomie jugé par la France de crédible ,de base de discussion, jugé par les Etats Unis comme crédible, et applaudi par la communauté international sauf l'Algérie qui reste attachée aux idées de révolution, décolonisation.... des années 60,et qui dépense des milliards dans l'armement au lieu de les investir dans l'économie et dont le peuple algérien en a vraiment besoin.
Le bruit de botte dans les frontières algéro-marocaine n'augure rien de bon, s'il devrait y avoir un conflit qui opposerait le Maroc et le Polisario il faut s'attendre à une confrontation Maroc Algérie car il semble que le Maroc ne tolère plus que les combattants sahraouis attaquent le Maroc à partir de l'Algérie sans qu'il fasse usage de son droit de poursuite c'est a dire dans les terres algérienne, ce que bien sûr l'Algérie n'acceptera jamais. Donc une guerre éclatera. Dernièrement le président Bouteflika a affirmé qu'il n'y aura jamais une guerre avec "le Maroc frère" mais une attaque du Polisario contre le Maroc sera sûrement la cause d'une guerre inter-maghrébine .Pour le moment les Etats Unis calment le jeux, mais jusqu'a quand ?
Posté le 13.03.2008 par kabylieazouzanet
Genève-Paris, le 1er février 2008. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), condamne vivement la poursuite des actes de répression à l’encontre des journalistes tunisiens et des étudiants syndicalistes.
En effet, le 18 janvier 2008, le tribunal de Sakiet Ezzit dans la banlieue de Sfax a confirmé en appel la condamnation du journaliste Slim Boukhdir, correspondant du journal panarabe basé à Londres Al Quds Al Arabi et du site Internet de la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya, et membre fondateur de l’association de défense des libertés “Liberté et équité”, à un an de prison ferme pour “outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions”, “atteinte aux bonnes mœurs” et “refus de présenter ses papiers d’identité” [1]. Les avocats du journaliste, ainsi que des représentants d’organisations locales et internationales de défense des droits de l’homme qui ont suivi le procès en première instance et en appel, ont dénoncé de nombreux vices de procédure, en particulier le refus du tribunal de convoquer les témoins de la défense. M. Slim Boukdhir, qui œuvre pour la liberté de la presse et la liberté d’expression depuis plusieurs années, est une nouvelle fois victime de la politique de persécution et de harcèlement des autorités tunisiennes. D’après nos informations, M. Slim Boukdhir était détenu depuis le début de son incarcération dans des conditions déplorables et ses avocats et sa famille se sont vus refuser le droit de lui rendre visite plusieurs fois sans raison légitime. L’Observatoire se félicite que ses conditions de détention aient récemment été améliorées, mais déplore que M. Boukdhir soit maintenu à l’isolement.
Par ailleurs, une nouvelle vague d’arrestations et de poursuites judiciaires a également touché plusieurs étudiants membres de l’Union générale des étudiants tunisiens (UGET). Actuellement, l’UGET compterait 49 étudiants victimes d’arrestations et de détention, de licenciements abusifs, de poursuites et condamnations abusives ou tombant sous le coup de mandats de recherche. Ces étudiants seraient harcelés en raison de leurs activités syndicales et de l’exercice de leur droit à la liberté d’expression et d’association.
Enfin, l’Observatoire déplore l’interdiction de séjour opposée par les autorités algériennes, suite aux pressions exercées par Tunis, à M. Taoufik Ben Brik, journaliste connu pour ses activités de défense des droits de l’Homme qui venait à Alger présenter un de ses ouvrages.
Les actes de harcèlement visant M. Slim Boukhdir, M. Taoufik Ben Brik et les membres de l’UGET sont les dernières en date d’une série d’inculpations, d’arrestations et de harcèlement visant à museler les journalistes indépendants et les opposants pacifiques aux autorités tunisiennes. Par conséquent, l’Observatoire demande aux autorités tunisiennes de garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Slim Boukdhir et de procéder à sa libération immédiate et inconditionnelle dans la mesure où sa détention est arbitraire puisqu’elle vise à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme.
Par ailleurs, l’Observatoire prie les autorités tunisiennes de cesser tout acte de répression envers M. Slim Boukhdir, M. Taoufik Ben Brik, les membres de l’UGET et l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme et de rétablir les dialogues avec eux, de se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, et, plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie .