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kabylieazouzanet
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un blog sur des informations des droits de l'homme de tout les pays et sur les pouvoirs réprimant.
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20.03.2007
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06.10.2008
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la crise financière pour les nuls en 10 points-algerie

Posté le 06.10.2008 par kabylieazouzanet
1/. Arrivé au pouvoir Georges Bush a décidé de permettre à tous les américains d'être des propriétaire de leurs maisons. Alan Greespan, patron de la FED, pour faciliter la réalisation de cet objectif a fait baisser les taux d'intérêts en les amenant à un niveau très très bas (permettant par la même occasion aux USA de financer la guerre en Irak).

2/. Les institutions qui prêtent l'argent aux particuliers ont imaginé des 'astuces' pour aider les particuliers à acheter leurs maisons même s'ils n'ont pas la capacité de remboursement exigible: pendant les 2 premières années ils ne payent rien mais ensuite ils sont soumis à des taux variables. La demande étant très importante, l'immobilier a explosé: des centaines de milliards de dollars ont été investi pour y répondre: c'était le nouvel eldorado

3/. Afin de ventiler le risque (car on prêt alors l’argent sans être regardant aux capacités de remboursement des emprunteurs), les sociétés de crédit ont revendus les contrats (les liant aux propriétaires) à d'autres entités de crédits, d'assurances et à des brokers qui les ont ensuite revendus à d'autres. A chaque revente du contrat, le vendeur ou l'acheteur fait l'HYPOTHESE que le propriétaire PAYERA ou NE PAYERA PAS ses mensualités et/ou que l’assureur POURRA REMBOURSER ou NE PAS POUVOIR REMBOURSER en cas de problème. Dans les deux cas, il SPECULE sur un évènement futur.
Ces hypothèses ou spéculations sont inhérentes à des instruments complexes qu'il serait trop long d'expliquer et qui sont 'les produits dérivés' et notamment les CDS (Credit Debt Swap). En un mot, ces CDS permettent d'assurer un actif auprès d'un assureur dans le cas où cet actif a un problème. C’est le cas par exemple lorsqu’un prêteur a peur de ne pas être remboursé ou d’un prêteur qui craint de ne pas pouvoir effectuer le paiement de ses mensualités (il existe d’autres applications bien sûr). La seule différence avec l'assureur que vous connaissez, c'est qu'ici les assureurs N'ONT PAS FORCEMENT l'argent pour vous rembourser en cas de pépin. Si tout va bien, ils empochent la prime d’assurance que vous leur devez mais en cas de problème ils vont emprunter sur le marché pour vous rembourser. Vous devinez intuitivement l'énorme risque de ce business: s'ils n'ont pas d'argent pour vous rembourser ou ne peuvent pas emprunter, vous êtes mal et même très mal car vous perdez la prime que vous leur avez payé ET le problème de l'actif lui-même que vous ne pourrez pas résoudre. Un exemple classique : c’est ce qui est arrivé à l’Argentine qui avait souscrit un contrat d’assurance auprès d’un ‘assureur’ dans le cas où il ne pourrait pas rembourser au FMI ses dettes à échéance. Lorsqu’il fut dans l’impossibilité de rembourser, son ‘assureur’ fut en défaut de le faire à sa place. L’Argentine dût privatiser les joyaux de son industrie pour effectuer ses remboursements, lesquelles privatisations furent effectuées au rabais au profit des entreprises occidentales et aux bonnes âmes locales qui ont fait du lobby pour pousser leur gouvernement à signer. Vous comprenez pourquoi Belaid Abdesselem ne voulait pas signer le rééchelonnement de la dette algérienne avec le FMI tandis que certains ‘mokhs’ exigeaient qu’ils le fassent : l’Algérie perd ses meilleurs actifs et au passage les nationaux qui poussent à le faire s’en mettent plein les poches.
Dans notre cas, c'est ce qui est arrivé à Lehman Brothers, mais on n'y reviendra!

4/. Tant qu'il n'y a pas de problème (ou peu) ces brokers (intermédiaires : organismes de crédit et banques d'affaires) s'enrichissent puisqu'elles encaissent leurs primes gratuitement !
Et comme les taux d'intérêts continuaient d'être bas et qu'il n'y avait pas de problème ni pour les propriétaires, ni pour toute la chaîne de brokers, les agences de notation comme Standard & Poors et Moody's ont estimé que ces produits ETAIENT SANS RISQUE: ils leurs ont donné la note AAA (prononcer triple éye)

5/. Le AAA est une garantie. Les banques commerciales de par le monde occidental ont "acheté" ces produits et les ont packagé avec d'autres produits pour en faire ce qu'on appelle, en France par exemple, des Sicav (aux USA ce sont des obligations) "sûres" qu'elles ont ensuite vendus à leurs clients particuliers: vous et moi (encore que moi à Skikda je ne suis pas sûr de trouver des sicav). Le problème comme on le verra c’est que comme les produits sont "intégrés" à d’autres pour constituer des sicav, on ne peut plus les séparer quand il s’avèrent ‘toxiques’!

6/. Pour résumer, vous observez qu'on a un produit issu du crédit et des assurances et qui se devient, grâce aux agences de notation, un produit de type bancaire (sicav): cet enchevêtrement de différents secteurs est très important à retenir pour comprendre la suite...

7/. Les banques ne sont pas les seules à acheter ces 'produits' liés aux crédits: des pays divers se sont rués pour les acheter car ils étaient un placement sûr. Conseillés par des banques d'investissements qui sont 'juge et parties' comme Lehman Brothers, Merryl Lynch, JP Morgan, Goldman Sachs, etc ... tout le monde y va. Mais tous les pays n’ont pas le même niveau d’intelligence : certains le sont plus que d’autres ....

8/. Lorsque le nouveau patron de la FED, Ben Bernanke arrive - de connivence avec Bush qui, en bon pétro-texan, avait auparavant fait monter le baril à prés de 150 dollars grâce à ses discours guerriers qui ont fourni du grain à moudre aux réseaux de spéculateurs liés aux néocons - il décide d’augmenter les taux d'intérêts car il constate que la compétitivité des USA n'est pas forcément liée à un dollar faible et à des taux d'intérêt faibles. De fait, il fait ouvrir la boite de Pandore…
La suite vous la connaissez: les propriétaires n'arrivent pas à payer leurs crédits immobiliers, se retrouvent dehors (crise des subprimes), l’immobilier (40% du PIB américain) plonge et la valeur de tous les investissements se réduit dramatiquement. La bulle de l’immobilier éclate. Mais parmi les plus touchés se trouvent des institutions comme la Washington Mutual, assureur Numéro 1 aux USA, AIG, et Lehman Brothers qui a investit- en empruntant - pour plusieurs milliards de dollars dans l'immobilier en Californie pour finalement se retrouver avec des montagnes de béton dont le prix s'affaisse de jour en jour!

9/. Le Secrétaire au Trésor américain (Ministre des Finances) Henry Paulson, ancien DG de Goldman Sachs, laisse sciemment couler Lehman Brothers et pousse Merryl Lynch dans les bras de Bank of America pour éviter que la crise se propage aux banques commerciales qui, de par le monde, avaient rappelez-vous acheté ces fameux produits pour en faire des sicav. Ce faisant, il pense éviter ce qu'on appelle dans le jargon: le 'risque systémique', c'est à dire un risque qui se propage à différents secteurs reliés entre eux (point 6/.) – de par le monde - et à fortiori celui de la banque commerciale et donc de l'économie réelle puisque les entreprises vivent des emprunts à long terme des banques commerciales. Mais c'est presque trop tard car la crise financière actuelle a toutes les chances de ses propager et nous sommes peut être à la veille d'un tsunami financier dont les ravages sont à peine imaginables. Cela n'a rien avoir avec la Dépression qui était localisée aux USA. Ici c'est le revers de la mondialisation: les USA plongent dans le vide et emmènent avec eux tous les pays qui se sont raccrochés à eux. Ne survivront que ceux d’entre les plus coriaces (financièrement parlant). C'est pour ça qu'il y a actuellement un véritables 'sauve qui peut': les anglais, les français (dont les banques sont plombées mais n'osent pas le révéler), les allemands, les belges, etc: chacun essaie de sauver sa ‘tête’. Et à ce rythme même des institutions comme les FMI et la Banque Mondiale peuvent imploser car leurs principaux actionnaires (USA, France, Italie ..) sont des états qui vont faire face à un besoin énorme de liquidités pour sauver leurs banques et dans le cas où la crise se prolonge - ce qui est quasi-certain – leurs priorités iront vers la sauvegarde de leurs banques et de leurs entreprises plutôt que vers l’entretien de ces institutions..

10/. Plus haut je disais que tous les pays mettaient leur argent aux USA avec plus ou moins d'intelligence. Exemple: la Chine, la Russie, la Hollande, Singapour et d’autres ont placé pour prés de 1500 milliards de dollars dans deux institutions Freddie Mac et Fanny Mae. Ces deux là même en difficulté sont protégées de par leurs statuts car leur prises de risques ont été statutairement encouragés par l'Etat américain. Tous les pays qui ont placé leur argent chez elles peuvent être rassurés: Bush et Paulson ont rachetés leurs actifs 'toxiques' et les ont renfloué. Par contre ceux qui ont mis leur argent chez Merryl Lynch, Lehman Brothers, Citigroup, etc.. ceux là ne sont pas prêts de récupérer leurs mises .... Lehman Brothers USA par exemple a été racheté par Barclays sans les dettes, etc ...

Quant à l'Algérie, il faut demander à nos gouvernants – civils et militaires -où ils ont placé les réserves du pays… Personnellement, sachant leur malhonnêteté génétique alliée à une incompétence qu’ils n’osent plus cacher, ils cacheront la vérité en espérant que le baril du pétrole continue d’être au dessus de 100 dollars afin de reconstituer les avoirs perdus et venir dans 6 mois ou 1 an nous dire : eh ben voila les 130 milliards de réserves sont toujours là ! J’espère que des Algériens, des vrais, auront la possibilité de mettre en lumière leur supercherie …..



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Il y a 20 ans, le 5 octobre 1988 : la fin de l’esp

Posté le 05.10.2008 par kabylieazouzanet
L’Algérie commémore aujourd’hui le 20ème anniversaire des événements du 5 octobre 1988. Il y a 20 ans, le pays était secoué par de violentes émeutes. Plusieurs régions ont été touchées par un mouvement de protestation sans équivalent depuis l’indépendance. Les manifestations ont été réprimées dans le sang : plusieurs centaines de morts, des milliers de blessés et autant de personnes arrêtées et torturées.

Une révolte populaire ? Un complot ? Un « chahut de gamins » ? …20 ans après, on ne sait toujours pas qualifier avec précision ces événements. Les témoignages de qualité sont rares. Mais, peu importe. Les événements d’octobre 1988 en Algérie avaient donné « le coup d’envoi » du mouvement de démocratisation qui allait souffler dès 1989 sur les pays de l’Europe de l’Est. Progressivement, entre 1989 à 1991, tous les pays de l’ex-bloc soviétique s’étaient libérés de la tutelle pesante de Moscou. Même la puissante URSS n’avait pas résisté à ce vent de changement. Aujourd’hui, toutes les anciennes dictatures soviétiques vivent dans des pays démocratiques et prospères.

Paradoxalement, en Algérie, au lieu du changement espéré, c’est tout l’inverse qui s’est produit. Un pouvoir plus autoritaire que jamais, un multipartisme de façade, des libertés individuelles et collectives menacées, une bureaucratie omniprésente, une pauvreté qui touche près du tiers de la population, une incompétence s’est installée à tous les niveaux de l’Etat… De tous les anciens régimes «soviétiques», le pouvoir algérien est le seul à avoir réussi à faire croire au monde entier qu’il a opéré une transition démocratique, tout en se maintenant en place. Alors que l’Algérie s’apprête à vivre en 2009 une nouvelle élection présidentielle, aucun espoir de changement ne pointe à l’horizon.

Il est vrai que beaucoup de choses se sont passées en Algérie depuis ces événements : les islamistes du FIS, les législatives interrompus, le coup d’Etat de janvier 1992, la crise économique, le terrorisme, l’isolement international…Il est vrai aussi que, contrairement aux ex-pays du bloc soviétique, l’Algérie n’avait pas bénéficié de l’appui financier et politique de l’Europe pour accompagner l’espoir de transition démocratique né au lendemain des événements d’octobre 1988. Mais tous ses facteurs, internes et externes, ne peuvent justifier ou excuser le refus du changement érigé en stratégie par le pouvoir en place.

Par lounes guemache , le 05/10/2008

le classement complet des pays les plus corrompus

Posté le 26.09.2008 par kabylieazouzanet
Rang Pays Score IPC 2008


1 Denmark 9,3
1 New Zealand 9,3
1 Sweden 9,3
4 Singapore 9,2
5 Finland 9,0
5 Switzerland 9,0
7 Iceland 8,9
7 Netherlands 8,9
9 Australia 8,7
9 Canada 8,7
11 Luxembourg 8,3
12 Austria 8,1
12 Hong Kong 8,1
14 Germany 7,9
14 Norway 7,9
16 Ireland 7,7
16 United Kingdom 7,7
18 Belgium 7,3
18 Japan 7,3
18 USA 7,3
21 Saint Lucia 7,1
22 Barbados 7,0
23 Chile 6,9
23 France 6,9
23 Uruguay 6,9
26 Slovenia 6,7
27 Estonia 6,6
28 Qatar 6,5
28 Saint Vincent and the
Grenadines 6,5
28 Spain 6,5
31 Cyprus 6,4
32 Portugal 6,1
33 Dominica 6,0
33 Israel 6,0
35 United Arab Emirates 5,9
36 Botswana 5,8
36 Malta 5,8
36 Puerto Rico 5,8
39 Taiwan 5,7
40 South Korea 5,6
41 Mauritius 5,5
41 Oman 5,5
43 Bahrain 5,4
43 Macao 5,4
45 Bhutan 5,2
45 Czech Republic 5,2
47 Cape Verde 5,1
47 Costa Rica 5,1
47 Hungary 5,1
47 Jordan 5,1
47 Malaysia 5,1
52 Latvia 5,0
52 Slovakia 5,0
54 South Africa 4,9
55 Italy 4,8
55 Seychelles 4,8
57 Greece 4,7
58 Lithuania 4,6
58 Poland 4,6
58 Turkey 4,6
61 Namibia 4,5
62 Croatia 4,4
62 Samoa 4,4
62 Tunisia 4,4
65 Cuba 4,3
65 Kuwait 4,3
67 El Salvador 3,9
67 Georgia 3,9
67 Ghana 3,9
70 Colombia 3,8
70 Romania 3,8
72 Bulgaria 3,6
72 China 3,6
72 Macedonia (Former Yugoslav Republic of) 3,6
72 Mexico 3,6
72 Peru 3,6
72 Suriname 3,6
72 Swaziland 3,6
72 Trinidad and Tobago 3,6
80 Brazil 3,5
80 Burkina Faso 3,5
80 Morocco 3,5
80 Saudi Arabia 3,5
80 Thailand 3,5
85 Albania 3,4
85 India 3,4
85 Madagascar 3,4
85 Montenegro 3,4
85 Panama 3,4
85 Senegal 3,4
85 Serbia 3,4
92 Algeria 3,2
92 Bosnia and Herzegovina 3,2
92 Lesotho 3,2
92 Sri Lanka 3,2
96 Benin 3,1
96 Gabon 3,1
96 Guatemala 3,1
96 Jamaica 3,1
96 Kiribati 3,1
96 Mali 3,1
102 Bolivia 3.0
102 Djibouti 3,0
102 Dominican Republic 3,0
102 Lebanon 3,0
102 Mongolia 3,0
102 Rwanda 3,0
102 Tanzania 3,0
109 Argentina 2,9
109 Armenia 2,9
109 Belize 2,9
109 Moldova 2,9
109 Solomon Islands 2,9
109 Vanuatu 2,9
115 Egypt 2,8
115 Malawi 2,8
115 Maldives 2,8
115 Mauritania 2,8
115 Niger 2,8
115 Zambia 2,8
121 Nepal 2,7
121 Nigeria 2,7
121 Sao Tome and Principe 2,7
121 Togo 2,7
121 Viet Nam 2,7
126 Eritrea 2,6
126 Ethiopia 2,6
126 Guyana 2,6
126 Honduras 2,6
126 Indonesia 2,6
126 Libya 2,6
126 Mozambique 2,6
126 Uganda 2,6
134 Comoros 2,5
134 Nicaragua 2,5
134 Pakistan 2,5
134 Ukraine 2,5
138 Liberia 2,4
138 Paraguay 2,4
138 Tonga 2,4
141 Cameroon 2,3
141 Iran 2,3
141 Philippines 2,3
141 Yemen 2,3
145 Kazakhstan 2,2
145 Timor-Leste 2,2
147 Bangladesh 2,1
147 Kenya 2,1
147 Russia 2,1
147 Syria 2,1
151 Belarus 2,0
151 Central African Republic 2,0
151 Côte d´Ivoire 2,0
151 Ecuador 2,0
151 Laos 2,0
151 Papua New Guinea 2,0
151 Taijikistan 2,0
158 Angola 1,9
158 Azerbaijan 1,9
158 Burundi 1,9
158 Congo, Republic 1,9
158 Gambia 1,9
158 Guinea-Bissau 1,9
158 Sierra Leone 1,9
158 Venezuela 1,9
166 Cambodia 1,8
166 Kyrgyzstan 1,8
166 Turkmenistan 1,8
166 Uzbekistan 1,8
166 Zimbabwe 1,8
171 Congo, Democratic Republic 1,7
171 Equatorial Guinea 1,7
173 Chad 1,6
173 Guinea 1,6
173 Sudan 1,6
176 Afghanistan 1,5
177 Haiti 1,4
178 Iraq 1,3
178 Myanmar 1,3
180 Somalia 1,0

Les pays les plus corrompus au monde

Posté le 26.09.2008 par kabylieazouzanet
Avec la Somalie et l’Irak perçus comme les pays les plus corrompus, l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2008 de Transparency International, qui vient de le publier, met en évidence le "cercle vicieux liant pauvreté, faillite des institutions et corruption. Les pays développés ne sont pas en reste. Les mauvaises performances dans l’IPC 2008 de certains pays industrialisés indiquent que les mécanismes de contrôle ne sont pas non plus infaillibles dans les pays riches."

Comment "calcule"-t-on la corruption?
Avec "L'Indice de Perception de la Corruption", qui évalue la perception du niveau de corruption affectant les administrations publiques et la classe politique. C'est un indice composite fondé sur différents sondages et enquêtes réalisés par des organismes indépendants. L'IPC 2008 couvre 180 pays, soit un nombre de pays équivalent à celui couvert en 2007. Il classe les pays sur une échelle de 0 (haut degré de corruption perçu) à 10 (faible degré de corruption perçu).

elon Transparency International, le Danemark, la Nouvelle-Zélande et la Suède, obtiennent la note la plus élevée avec 9,3, suivis par Singapour, avec une note de 9,2. En bas du classement, on retrouve Haïti avec 1,4, l'Irak et Myanmar avec 1,3, et enfin la Somalie avec une note de...1.

(Sources: Transparency International, Tuxboard)

L’Algérie parmi les pays les plus corrompus au monde

Posté le 26.09.2008 par kabylieazouzanet
L’Algérie est à la 99e place sur 179 pays classés (l’IPC comprenait 163 pays en 2006). Sa note est médiocre : 3 sur 10. Selon l’IPC, plus la note est basse, plus la corruption est étendue. Avoir une note de 10 signifie que le pays est transparent et ne connaît pas de corruption. Les auteurs de l’IPC considèrent qu’une note inférieure à 3 signifie l’existence d’un « haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat ». En 2006, l’Algérie a été classée à la 84e place mondiale avec une note de 3,1 sur 10. En Afrique, l’Algérie est classée à la 16e place, la Tunisie à la 7e place (61e au niveau mondial), le Maroc à la 10e et l’Egypte à la 17e.

L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), que préside Djillali Hadjadj et qui représente Transparency International à Alger, n’est pas surprise par le mauvais score enregistré par l’Algérie. « La situation sociopolitique et économique catastrophique qui prévaut en Algérie, depuis plusieurs années déjà, n’a cessé de favoriser les conditions de l’explosion de la corruption – petite et grande – à tous les niveaux, et tout est fait par le pouvoir en place pour que la généralisation de ce fléau se poursuive à grande échelle. Le retour en force d’un Etat policier, autoritaire, répressif et liberticide, est un des principaux indicateurs de ce maintien de l’Algérie parmi les pays cancres de la corruption au sein de la communauté internationale », estime l’AACC, dans un communiqué rendu public hier.

« Naîveté politique »

« Ceux qui croyaient que derrière les discours officiels et autres déclarations où le chef de l’Exécutif et son ministre de la Justice évoquaient leur intention de lutter contre la corruption se cachait une réelle volonté politique, en ont eu pour leur "naïveté" politique : tout cela était de la poudre aux yeux destinée aux partenaires internationaux et qui a surtout servi au plan interne à régler des comptes pour des luttes de pouvoir », ajoute l’AACC. L’association relève que l’Algérie « combat avec acharnement » la mise en place de mécanismes internationaux de surveillance de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption. Convention pourtant ratifiée par Alger autant que celle de l’Union africaine. « Non seulement l’arsenal législatif et réglementaire issu de ces Conventions est très indigent et très incomplet, mais il n’est même pas appliqué », relève l’AACC. Elle cite l’exemple de l’agence gouvernementale contre la corruption qui n’est toujours pas mise en place en dépit de la promulgation d’un décret portant sa création. « Second exemple, le processus de déclaration de patrimoine est éclaté et dispersé, sans mécanisme de suivi et de contrôle, et surtout non effectif, le chef du gouvernement ne se donnant même pas la peine de rendre publique sa propre déclaration de patrimoine », note l’AACC. Selon elle, les 200 milliards de dollars débloqués pour le plan de consolidation de la relance économique sont la proie de prédateurs et de « charognards maffieux ».

Elle évoque le recours systématique aux marchés de gré à gré, devenu une règle « dans nombre de ministères et au niveau des exécutifs de wilaya ». « Tout récemment encore, le ministre des Affaires religieuses annonçait, suite à l’ouverture des plis pour les études de la grande mosquée d’Alger, que ce sera au président de la République de choisir "l’heureux élu" parmi les 5 bureaux d’études retenus lors de la première sélection ! En vertu de quelle loi et de quelle réglementation sur les marchés publics, ce ministre annonce-t-il pareille décision ? », se demande l’AACC. Elle s’interroge sur l’opportunité de consacrer 3 milliards de dollars pour la construction d’une mosquée alors que la grande pauvreté se développe dans le pays et que le président de la République préconise la rigueur dans les dépenses publiques. Ravagés par la violence, la Somalie et l’Irak figurent parmi les pays les plus corrompus au monde. Au Moyen-Orient, Israël arrive en tête des pays les moins touchés par la corruption (30e au rang mondial), suivi par le Qatar, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, Oman et la Jordanie. La Syrie, l’Iran, le Yémen et le Liban sont mal classés. Le Liban occupe la même place que l’Algérie, l’Arménie, le Belize, la Mongolie et la République Dominicaine.

« Institutions publiques compromises »

Le Bostawana est le pays le plus « propre » d’Afrique. Il est talonné de près par l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, Maurice, la Namibie et les Seychelles. Les pays nordiques, principalement la Finlande, le Danemark et la Suède, gardent leur place de leaders mondiaux en matière d’absence de corruption. La Nouvelle-Zélande, le Singapour, l’Islande et les Pays-Bas sont également bien placés. La Grande-Bretagne arrive à la 12e place, l’Allemagne à la 16e, le Japon à 17e, la France à la 19e, les Etats-Unis à la 20e, l’Espagne à la 25e, l’Italie à la 41e, la Turquie à la 64e et la Russie à la 143e. Le Brésil et la Chine sont classés à la 72e place. « Les résultats de l’IPC 2007 montrent que la grande corruption dans les transactions commerciales internationales prend des proportions de plus en plus inquiétantes. L’Algérie est devenue un "acteur" important de ce type de corruption, et ce n’est pas un hasard si 4 principaux fournisseurs de l’Algérie – l’Allemagne, le Canada, l’Italie et le Japon – n’ont toujours pas ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption », observe l’AACC, notant que l’énorme manne pétrolière entre les mains du pouvoir contribue à entretenir la corruption.

Transparency International relève que ce sont les pays les plus pauvres qui souffrent le plus sous le joug de la corruption. « Il est de leur responsabilité de s’attaquer au problème. Les notes faibles de l’IPC indiquent que les institutions publiques sont fortement compromises. La priorité est d’améliorer la transparence dans la gestion financière, de la collecte des impôts aux dépenses publiques, de renforcer les procédures de contrôle et de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les responsables corrompus », préconise l’ONG. Huguette Labelle, présidente de Transparency International, estime que les pays dont les notes sont les plus basses en matière de corruption doivent prendre ces résultats avec le plus grand sérieux et agir dès maintenant pour renforcer la responsabilité des institutions publiques. « Mais les pays les mieux notés doivent également agir, en particulier pour sévir contre les activités de corruption dans le secteur privé », ajoute-t-elle. L’Indice de perceptions de la corruption de TI classe les pays en fonction du degré de corruption perçu dans les administrations publiques et la classe politique. Son élaboration fait appel à des sondages d’experts réalisés par des organismes indépendants crédibles. Johann Graf Lambsdorff, professeur d’université à Passau en Allemagne, est chargée d’établir l’IPC pour Transparency International. L’IPC définit la corruption comme l’abus d’une charge publique à des fins d’enrichissement personnel (les pots-de-vin dans le cadre de marchés publics, le détournement des fonds publics, etc).

Metaoui Fayçal, pour El Watan 2007

Opinion : Les jeux sont-ils faits ?

Posté le 26.09.2008 par kabylieazouzanet
On y voit clair. Petit à petit le puzzle a fini par se mettre en place : les pièces manquantes ont été ajoutées. Le suspense n’aura duré que l’espace d’un bref été. La révision constitutionnelle sera adoptée par un Parlement qui, soi dit en passant, n’est pas représentatif puisqu’élu par moins de 30% des électeurs, ouvrant la voie pour un troisième mandat pour Abdelaziz Bouteflika. Triplement des salaires des députés aidant, cette révision passera comme une lettre à la poste.

De fait, chacun convient que la nomination de Ahmed Ouyahia au poste de Premier ministre et le troisième mandat pour Bouteflika sont le résultat d’un deal au sein des cercles politico-militaires au pouvoir. Mais la question de savoir sur quoi a porté ce « deal » entre Bouteflika et les militaires, si deal il y a eu, reste jusqu’à maintenant sans réponse. Ecartons les explications faciles, genre, c’est « un pouvoir de corrompus », « un pouvoir assassin », « une caste de généraux qui décide et des civils qui exécutent »,…parce qu’il s’agit de réactions émotionnelles qui n’aident ni à voir clairement la situation, ni à avancer, et parce que cela participe du brouillage des repères. Et en fin d’analyse, ce genre d’explications si souvent répétées relève de ce populisme qui fait le jeu des islamo-conservateurs qui gouvernent en réalité ce pays.

Pour autant, Ahmed Ouyahia ne nous a pas gratifiés d’un scoop : seuls les naïfs pensaient que le chef de l’Etat n’allait pas postuler pour un troisième mandat, évoquant à l’appui de leurs dires la maladie et l’âge du président-candidat, voire l’hostilité de certains cercles dirigeants du pouvoir. Même Ouyahia, qui a stigmatisé ceux qui « ont créé une kermesse et qui ont dit que la révision n’aura pas lieu », a en réalité brouillé les cartes, laissant planer volontairement le doute. N’avait-il pas affirmé que la révision constitutionnelle n’était pas à l’ordre du jour – « chaque chose » en son temps, disait-il récemment – avant de se raviser et d’annoncer subitement, que « le RND est favorable à la révision de la Constitution qui va venir » ? En guise d’argument, sans autre explication d’ailleurs, il a déclaré : « je ne revendique pas Bouteflika comme propriété du RND, mais nous le soutenons car nous récoltons aujourd’hui le fruit d’une décennie ». Ce « fruit », bien évidemment, il n’en dit pas mot. Précisant en outre : « Nous nous reconnaissons dans une démarche et un programme. Nous ne revendiquons pas Bouteflika comme propriété. Bien sûr, la révision est du ressort du Président, tout comme la candidature qui est une initiative personnelle, mais nous insistons pour la candidature et la réélection du Président. »

Bien qu’à ce stade – sans doute est-il trop tôt - on n’ait pas de réponse satisfaisante sur la nature du deal passé entre les cercles politico-militaires du pouvoir, le moins qu’on puisse dire est que l’annonce d’Ouyahia n’a pris personne de court : la candidature de Bouteflika était attendue, inscrite dans les faits. Lui-même l’a annoncé au détour de certains de ses propos quand par exemple il avait donné instruction à ses ministres de préparer dès aujourd’hui le plan 2009-14. Certains partis politiques ont même devancé cette annonce : ils se sont résignés au fait que Bouteflika postule à un troisième mandat au lieu de s’y opposer en usant de leurs droits constitutionnels, et ont annoncé à leur tour qu’ils y prendraient part au scrutin présidentiel.

Plus généralement, dans les conditions sociopolitiques présentes, Abdelaziz Bouteflika se voit offrir un boulevard. Si son bilan socio-économique est un échec – n’a-t-il pas admis le 23 juillet dernier « « Nous nous sommes trompés ! Il faut tout revoir » - au plan politique, Bouteflika aura réussi à réduire l’opposition à sa plus simple expression. Résultat, ses adversaires déclarés ( Moussa Touati entre autres) pour ne pas dire fabriqués pour la circonstance, pèsent peu ou rien sur la scène nationale et ne participeront à l’élection présidentielle que pour faire de la figuration. Cette élection présidentielle ne sera même pas « une drôle d’élection » comme on l’écrivait dans le Matin d’avril 1999 ! Cette fois-ci, faute de combattants crédibles, il est même permis de penser que, quel que soit le taux de participation électoral, il sera élu avec l’aval des observateurs internationaux !

Dès lors, au lieu de compter sur l’Occident afin que le scrutin présidentiel se déroule correctement, les démocrates devraient s’impliquer davantage dans les luttes sociales quotidiennes et la défense des libertés s’ils veulent être visibles, car dans ce domaine, il y a du pain sur la planche.

Hassane Zerrouky

Feuilleton ”Imarat Lhadj Lakhdar”

Posté le 18.09.2008 par kabylieazouzanet
Une télévision nationale, servant exclusivement d’instrument de propagande du régime qui en a le monopole, se rencontre partout où sévissent encore les dictatures sanglantes qui écrasent leur(s) peuple(s).

Mais la télévision algérienne, vouée depuis 1999 à la seule glorification de Bouteflika, s’est découvert en ce mois de jeûne un nouveau créneau pour égayer les soirées de son auditoire de bons Arabo-musulmans ayant accompli leur devoir religieux en diffusant une série de chorba- sketch intitulée ”Imarat lhadj Lakhdar”. Cette production “nationale” diffusée pendant une plage horaire (juste après la rupture du jeûne) qui assure la meilleure audience a été aussi conçue pour bafouer le peuple kabyle. Chaque soir, les téléspectateurs algériens sont conviés à digérer leurs ripailles avec un épisode où un personnage représentant un Kabyle débile est censé les amuser par son accent et ses bourdes.

Il y a de cela près 20 ans, à une autre occasion de ramadan, cette même télévision dirigée par des personnages de la même veine, a acheté et diffusé un feuilleton égyptien prétendument historique qui décrit un pays berbère complètement dissolu dans la débauche et le stupre avant l’arrivée des Arabes qui lui auraient apporté civilisation, savoir et message divin. Cette série égyptienne visait en particulier à flétrir l’honneur et l’image de Dihya appelée la Kahina, la première héroïne amazighe ayant opposé une résistance opiniâtre à l’invasion arabe. Il a fallu d’énergiques protestations pour suspendre la diffusion de ce feuilleton particulièrement insultant à l’égard des Amazighs.

En 2008, la télévision de Bouteflika dirigée par Hamraoui Habib Chaouki est devenue en ce “mois de piété, de fraternité et de tolérance”, un scandaleux outil d’outrages et de haine déversés contre les Kabyles. La dévalorisation de l’autre par le biais de « l’humour arabe » est un choix politique criminel.
Le monopole de la dérision et du racisme couvert par l’impunité permet au régime de missionner quelques énergumènes pour ridiculiser le Kabyle.

L’agent de cette haine anti-kabyle est Hamraoui Habib Chaouki qui sévit dans le domaine de l’information et de la culture depuis maintenant 16 ans. Avec la complicité de Kabyles de service !
En effet, Bélaïd Abdeslam le bombarde en 1992 ministre de la Communication et de la Culture. Ouyahia le renomme au même poste en 1997 avec en sus le poste de porte-parole du Gouvernement. Bouteflika le désigne Directeur Général de l’ENTV le 1er décembre 1999. Le même Ouyahia, redevenu Premier Ministre, le maintient à son poste qui lui permet de diffuser quotidiennement des insanités contre les Kabyles Avec des tels appuis, il est évident que le personnage a carte blanche pour brocanter à sa guise l’honneur des Hommes Libres.

Pour faire bonne mesure, le pouvoir a commandé un sondage sur le programme de la télévision à l’agence MediAlgéria auprès d’un échantillon de 5.600 personnes répartis à Alger, Oran, Chlef, Constantine, Sétif et Biskra. Le résultat est impressionnant : 15 millions d’Algériens se déclarent “épatés” par cette série.
Se moquer de l’accent du Kabyle quand il parle arabe a toujours été un credo des sitcoms “humoristiques” à l’Algérienne. Puisse cette série faire sortir de leur torpeur ces Kabyles objets de quolibets et prendre conscience qu’il n’y a de liberté vraie que dans les racines.
On voit clairement que le traitement réservé par la télévision algérienne à l’encontre du peuple kabyle participe d’un complot plus vaste qui vise à le discréditer et jeter l’opprobre sur lui. Histoire de justifier les assassinats, les incendies volontaires et les provocations que subissent au quotidien le citoyens kabyles.

MAK

L'autre 11 septembre...

Posté le 12.09.2008 par kabylieazouzanet
Mardi 11 septembre 1973, le destin de toute une nation et l’espoir d’un continent vont basculer, tout comme le cours de l’histoire…
Car le 11 septembre, c'est aussi la date anniversaire du coup d'Etat sanglant opéré par Nixon et Kissinger pour assassiner l'espoir des Chiliens. En ce 35ème anniversaire de l'installation de Pinochet, et à l'occasion du centième anniversaire de la naissance du président Allende, Investig'Action a demandé à quatre auteurs chiliens d'exprimer les leçons toujours actuelles de cette tragédie. Aujourd'hui, Washington réutilise les mêmes stratégies contre d'autres pays...

Par Patricia Parga-Vega

La disparition forcée, la torture, la prison politique et la délation inaugurent une étape considérée comme « brillante » par les Etats-Unis. Le président Salvador Allende Gossens paya de sa vie l’obstination à mener à bien le mandat confié par son peuple et devint, pour le monde entier, un symbole de dignité.

Bien que son gouvernement n’ait pas duré la moitié de son mandat, Allende a été l’une des figures les plus décisives de l’histoire du Chili du vingtième siècle.

Aujourd’hui, depuis les entrailles du pouvoir nord-américain comme le Church Inform, les documents déclassifiés de la CIA ou les mémoires personnelles d’autorités proches de Nixon, nous avons connaissance avec certitude de l’opération sanglante préparée patiemment pendant dix ans par les Etats-Unis (1963-1973).

Dès la reconnaissance du succès d’Allende par le Sénat chilien, deux réunions ont lieu aux USA, les 8 et 14 septembre 1970. A ces mêmes dates, le président de Pepsi-Cola, Donald M. Kendall, marque son empreinte dans cette tragique histoire. Le 14 septembre, dix jours après l’élection présidentielle chilienne, Kendall se rend à la Maison Blanche et demande à Nixon, qui avait travaillé comme avocat pour Pepsi-Cola, qu’il accorde une audience extraordinaire à un ami et collègue chilien : Agustín Edwards, le propriétaire d’un des journaux les plus influents du Chili : El Mercurio. La relation Nixon/Kendall était basée sur une dette politique et comme les dettes se paient… Kendall avait reconstruit politiquement Nixon après son échec à la course pour la Californie, et l’avait soutenu jusqu’à la Maison Blanche.

Répétition d’une scène souvent vécue en Amérique latine : le pouvoir des transnationales cherchant à infléchir le cours de l’histoire en leur faveur et dans leurs intérêts, au mépris des coûts humains et en s’associant pour cela avec les acteurs locaux ultraconservateurs.

La réunion Nixon/Kendall eu lieu dès le lendemain 15 septembre 1970, ce qui indique clairement la priorité de l’affaire pour la Maison Blanche. Le puissant impresario chilien Agustín Edwards demande l’aide des Etats-Unis pour éviter le désastre au Chili (1). Kissinger attribue au chilien Edwards la responsabilité d’avoir fait pression sur Nixon, de l’avoir « chauffé » pour qu’il décide d’actions drastiques. Après cette entrevue, Nixon se réunit ce même jour, avec Kissinger, le Général Attorney John Mitchell- qui se trouvait là à titre privé et non officiellement- et Richard Helms, directeur de la CIA, qui enregistra quelques notes de cette réunion :

-Même s’il n’y a qu’une chance sur dix, sauvez le Chili.
-Dépenses illimitées.
-Peu importe les risques à courir.
-Ne pas impliquer l’ambassade.
-Dix millions de dollars disponibles, plus si nécessaire.
-Travail à temps plein avec à disposition les meilleurs hommes.
-Elaborer un plan stratégique avec toutes les variantes possibles.
-Faire crier de douleur l’économie chilienne.
-48 heures pour le plan d’action.

« Lors de cette rencontre, Nixon nous ordonna, à nous trois, de n’informer de ces instructions ni le secrétariat d’Etat, ni le secrétariat de Défense, ni l’ambassadeur au Chili, ni le chef de la CIA au Chili. Ce fut le plus grand secret jamais tenu dans ma carrière » assura Richard Helms en écrivant ses mémoires.

Le Church Inform nota ainsi le résultat de cette entrevue : « Le 15 septembre, le Président Nixon informe le directeur de la CIA, Richard Helms, que le gouvernement d’Allende n’est pas acceptable pour les Etats-Unis et mandate la CIA pour qu’elle joue un rôle direct en organisant un coup d’état au Chili afin d’éviter qu’Allende n’accède à la présidence».

Ce qui fut consigné par le directeur de la CIA lui-même, dans ses mémoires : « Le Président m’ordonna de fomenter un coup d’état militaire au Chili, un pays jusqu’alors démocratique »(2). Il ajouta dans ses notes que « ni Nixon, ni Kissinger ne s’embarrassaient des risques que cela supposait ». Néanmoins cette première étape destinée à éviter la présidence d’Allende, échoua, ce qui déclencha une deuxième réunion d’urgence. A ce niveau, comme conclusion du Church Inform, avec Allende installé à la Moneda, tous les efforts de la Maison Blanche « étaient orientés vers le coup d’Etat militaire ».

Le résultat de cette manœuvre US engendre aujourd’hui, 35 ans après les faits, les réflexions intéressantes et inédites de quatre intellectuels chiliens bien placés, sur une lecture de l’histoire, sur les conséquences actuelles, au Chili, de la victorieuse stratégie des Etats-Unis, sur son perfectionnement et son incursion dans d’autres pays du tiers monde, sur la nécessaire mémoire historique et sur le rôle des médias.

(1)Henry Kissinger, White House Years (Brown, Boston : Little, 1978)
(2)Richard Helms, A Look over my Shoulder (New York: Random House, 2003)

Patricia Parga-Vega est journaliste, membre de l'équipe Investig’Action.

Traduction: José Gregorio, Investig’Action

L'homme d'une 3è guerre mondiale ? Comment John McCain voit le monde

Posté le 29.08.2008 par kabylieazouzanet
Quelle politique étrangère mènera-t-il s’il est élu ? Personne n’en sait rien. Car il a souvent changé d’opinion, notamment au sujet de l’Irak. Le regard de Newsweek.

“Nous devons écouter le point de vue des pays démocratiques alliés”, martela McCain. Puis, alors que cela n’était pas prévu dans le texte de son discours, il répéta, comme pour s’exhorter lui-même : “Nous devons écouter.” Cette formule constituait le point fort du premier grand discours de politique étrangère de McCain. Grâce à elle, le candidat républicain déclarait à l’Amérique et au reste du monde que, s’il était élu, on en reviendrait enfin à ce que Jefferson appelait “le respect des opinions de l’humanité”. McCain semblait dire qu’il était le seul candidat capable de raccommoder les relations internationales de l’Amérique.

Il n’est donc guère surprenant que les responsables de la campagne de McCain ne ­cessent d’invoquer la coopération internationale. “Il a des relations extrêmement proches avec de nombreux Européens et avec des dirigeants d’autres parties du monde, y compris en Asie et au Moyen-Orient”, souligne son conseiller Rich Williamson, avant d’ajouter qu’il a su entretenir sa stature internationale “en se rendant chaque année à la Conférence de Munich sur la sécurité”.

L'incident munichois

Tout cela semble rassurant. Il n’y a qu’un seul problème : John McCain n’a pas toujours agi en conformité avec l’image d’homme d’Etat avisé qu’il veut donner. Alors même qu’il ­assistait à la Conférence de Munich en 2006, le sénateur de l’Arizona a fourni un exemple de ce que l’on appelle désormais les “moments McCain”. Au cours d’une réunion avec Frank-Walter ­Steinmeier, le ministre des Affaires étrangères allemand, McCain explosa littéralement, ­estimant que son interlocuteur n’était pas assez ferme à l’égard du régime biélorusse. McCain “commença à s’agiter sur son siège”, raconte un ancien haut diplomate qui assistait à cette réunion : “Il a dit : ‘Je ne suis pas venu à Munich pour entendre ce genre de conneries !’” Le vieil ami de McCain Joe Lieberman, le sénateur indépendant du Connecticut, intervint. “Lieberman, qui le connaît par cœur, a posé sa main sur son bras et lui a dit d’un ton apaisant : ‘John, je crois qu’il y a eu un problème de traduction.’ Mais il n’y avait aucune erreur de traduction ; l’incident était uniquement dû au tempérament explosif de McCain.”

Bien sûr, cela ne déclencha pas une crise grave et les Allemands firent rapidement savoir que tout était pardonné. Mais la saillie munichoise de McCain n’est pas un incident isolé. Le sénateur de l’Arizona est connu depuis longtemps pour les coups de colère dont il gratifie tous ceux qui le contrarient : ses collègues du Sénat, ses interlocuteurs étrangers, et même ceux qui menaient les interrogatoires au Hanoi ­Hilton [nom donné par dérision à la geôle dans laquelle étaient enfermés les prisonniers américains pendant la guerre du Vietnam et où John McCain a passé cinq ans]. Et, depuis quelque temps, Joe Lieberman semble se donner pour tâche de contrôler les sautes d’humeur du candidat.McCain est un homme difficile à cerner. Il y a, d’une part, McCain le pragmatique, l’homme astucieux, au courant des affaires du monde et déterminé à se fonder sur les faits et non sur l’idéologie. Un homme prêt à défier son propre parti et à faire des compromis, y compris avec des sénateurs démocrates comme Ted Kennedy (pour la régularisation de certaines catégories d’immigrants illégaux) ou John Kerry (pour la normalisation des relations américano-vietnamiennes). Et il y a, d’autre part, McCain le fanatique, uniquement préoccupé de faire triompher sa cause, volant parfois dans les plumes de ses détracteurs, prêt à s’aliéner ses partisans et, au besoin, à se battre seul.

Parfois ces deux McCain se fondent l’un dans l’autre pour faire de lui une personnalité forte et résolue au changement, ce que les Américains semblent aujourd’hui souhaiter. C’est par exemple McCain l’expert militaire avisé qui, après avoir étudié l’insurrection irakienne naissante, à l’automne 2003, a conclu qu’il fallait augmenter le nombre des troupes américaines. McCain a été le premier à Washington à demander l’envoi de renforts en Irak. Mais ce n’est que quatre ans plus tard qu’il a rallié le Congrès et le président à son point de vue.

“Je ne suis pas colérique, je me laisse juste emporter par la passion !”

Mais le candidat républicain a également soutenu, et ce depuis le début, les appels au renversement de Saddam Hussein et s’est toujours montré un fervent partisan de la guerre en Irak. S’agissant de l’Iran, certains craignent que l’approche rigide du candidat – en dépit de sa position affichée : vouloir s’en tenir à une pression diplomatique contre Téhéran – ne conduise aux hostilités. “La première chose à laquelle on pourrait s’attendre de la part d’un ancien combattant comme McCain, et surtout de quelqu’un qui a vécu une expérience aussi dure que la sienne, c’est une plus grande prudence”, souligne Winslow Wheeler, un spécialiste de la défense qui a pu observer McCain pendant des années.

McCain est conscient de ce qu’il a appelé dans son autobiographie, publiée en 2002, son tempérament “légendaire”. “Je suis combatif, il ne sert à rien de le nier”, écrivait-il dans son livre, intitulé Worth the Fighting for [Un combat digne d’être mené]. Tout en affirmant que les gens avaient tendance à exagérer ses colères, il reconnaissait que celles-ci “lui avaient fait commettre certaines des erreurs les plus graves de sa carrière”. Pourtant, ce ne sont pas seulement les colères de McCain qui inquiètent ses détracteurs, c’est aussi l’absolue conviction d’avoir raison qui accompagne celles-ci. Au cours de son premier mandat de sénateur, en 1986, McCain en a eu tellement assez d’entendre les gens se plaindre de ses explosions qu’un jour, d’une voix de tonnerre, il assena à ses conseillers : “Je ne suis pas colérique ! C’est juste que je me laisse emporter par la passion !” Au Sénat, McCain est connu pour se lever de son banc et sortir lorsqu’il n’apprécie pas ce qu’il entend. “Quand vous êtes président, vous n’avez tout simplement pas la possibilité de sortir quand ça vous chante. Vous avez des obligations”, fait observer un employé démocrate du Sénat. McCain nie pour sa part être jamais sorti du Sénat sous prétexte qu’il aurait désapprouvé ce qu’il entendait. Il souligne au contraire qu’il a toujours “participé calmement à de longues heures de négociation, en toute bonne foi, et avec le plus grand respect pour les personnes exprimant des avis contraires”. Mais il ajoute : “Je réagis avec passion sur les problèmes importants, et le jour où je ne ressentirai plus cette passion, tel un vieux soldat, je rentrerai chez moi pour retrouver mon rocking-chair.” Même ses adversaires les plus virulents ne vont pas jusqu’à suggérer que McCain, dont le caractère et la santé mentale ont été mis à rude épreuve par quelques-unes des tortures les plus barbares qu’un être humain puisse endurer, soit quelqu’un d’instable.

Obsédé par l'Irak

Quels combats serait susceptible de mener McCain s’il était élu président ? En tant qu’ancien du Vietnam marqué par l’échec de cette guerre, McCain a souvent exprimé, concernant l’usage de la force, des jugements pleins de prudence. En 1983, alors qu’il siégeait au Congrès, il appela au retrait des marines de Beyrouth. Il vota également, en 1993, contre l’intervention en Haïti, et pour la suppression des crédits destinés à la mission “Black Hawk Down” en Somalie. Il se montra d’abord extrêmement méfiant à la perspective d’une offensive terrestre contre l’Irak en 1991, avant de voter pour. Puis McCain a commencé à être plus agressif, après le succès de la première guerre du Golfe. Il en est venu peu à peu à élargir sa conception de la mission incombant à l’Amérique. A la fin des années 1990, il appuya fermement la guerre aérienne au Kosovo et, avec des néoconservateurs comme Paul Wolfowitz et Richard Perle, signa la lettre du “Project for a New American Century” ­[Projet pour un nouveau siècle américain, un think tank néoconservateur fondé en 1997 à ­Washington], qui appelait au renversement de Saddam Hussein. Une décennie plus tard, après les attentats du 11 septembre 2001, McCain montra encore plus d’ardeur que George W. Bush à s’attaquer à Saddam Hussein en pleine guerre contre Al-Qaida, déclarant dès le début de 2002 que l’Irak constituait “le prochain front”. Depuis, il a déclaré qu’il était d’accord avec Oussama Ben Laden pour dire que l’Irak était le champ de bataille principal de la guerre contre le terrorisme. McCain sait que le succès ou l’échec de sa candidature dépendra de la façon dont l’opinion publique américaine appréhende la guerre en Irak et celle contre le terrorisme. “La façon dont les gens jugent la situation en Irak aura un impact direct sur la façon dont ils me voient, a-t-il déclaré. D’une certaine manière, cela échappe à mon contrôle.”

“McCain est fortement influencé par son expérience vietnamienne”

Même si le bilan de McCain sur la question du recours à la force est mitigé, son équipe sait qu’il a un problème d’image. C’est pourquoi les premières phrases du discours qu’il a prononcé à Los Angeles en avril visaient à dissiper les soupçons faisant de lui un va-t-en-guerre. “Je déteste la guerre, a insisté McCain. Lorsque des pays cherchent à résoudre leurs différends par la force, il en résulte mille tragédies. Et, quels que soient les gains que les pays en tireront, les anciens combattants, eux, se souviendront avant tout des pertes occasionnées.”
Cette dernière phrase montre que l’expérience vietnamienne de McCain continue à le façonner. “Sa position sur l’Irak est fortement influencée par son expérience vietnamienne”, souligne l’ex-sénateur démocrate Gary Hart. “Pour lui, ne pas perdre est un enjeu émotionnel. Comme d’autres vétérans, il estime que nous aurions pu gagner la guerre du Vietnam, mais que les politiciens ont cédé aux pressions de l’opinion et décidé prématurément que nous devions nous retirer.”
Cependant, s’il y a une question qui hante de manière encore plus vive la candidature de McCain, c’est bien celle de l’engagement du pays dans une nouvelle guerre contre l’Iran. McCain a déclaré qu’il continuerait “à épuiser toutes les autres options avant de mettre en danger la vie de jeunes Américains”, mais il a ajouté : “Nous ne pouvons nous permettre de laisser l’Iran acquérir des armes nucléaires.” Joe Lieberman affirme que McCain est précisément l’homme qui évitera à l’Amérique d’entrer en guerre. “Il fera tout son possible pour éviter une confrontation militaire avec l’Iran, insiste-t-il. Il existe un vieil adage : le meilleur moyen de préserver la paix est de préparer la guerre.” McCain estime que les effectifs de l’armée de terre américaine et des marines devraient être augmentés de plus de 100 000 hommes, mais il comprend également que la lutte globale contre les terroristes et les Etats qui les soutiennent requiert, outre les opérations militaires, une aide multiforme, et nécessite de gagner “les cœurs et les esprits”. “Dans ce combat, les bourses d’études seront plus importantes que les bombes intelligentes”, a-t-il déclaré lors de son discours à Los Angeles. S’il devient un jour président, auxquelles aura-t-il recours en priorité ?

Michael Hirsh
Newsweek

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

Posté le 27.08.2008 par kabylieazouzanet
les émeutes pour le peuple est une réponse pour un pouvoir ignoble qui tue chaque année 300 personnes pour gardée sa putain de mains sur nous alors voila un articles des droits de l'homme:
Art 35 : Quant le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

alors mes chers concitoyens il faut pas avoir peur ni de la mort ni de la torture par ce que la loi est avec vous et un jour votre non seras celui d'une école ou d'une rue et un jour votre pays et son armée protégeras vos enfant un jour.........

a tout les peuples du monde oppressé tu parle tu meurs tu parle pas tu meurs alors parle est meurs.
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